Blogue de Lyne Robichaud

29 novembre 2011

Des rêves de gouvernement ouvert qui ne s’éteignent pas (Edgeryders)

Il y a deux semaines, je me suis rendue à Strasbourg, en France, pour rencontrer les membres de l’équipe du nouveau projet Edgeryders, piloté par le Conseil de l’Europe, et financé conjointement par la Commission européenne. Je suis très heureuse et honorée de faire partie de cette équipe.

Je ne suis pas Européenne, mais ma vision s'étend à toute la Francophonie, et au-delà.

J'ai raconté mon histoire chez Edgeryders, puisque c’est à travers les yeux des citoyens que les instances gouvernementales européennes souhaitent découvrir ce qui tient à cœur aux jeunes (et les moins jeunes également), et à partir de ces informations, rechercher des solutions pour les aider à surmonter les difficultés (notamment en ce qui concerne l’emploi). C’est ainsi que devrait être un gouvernement ouvert: à l’écoute, démontrer un réel intérêt pour ce qui est proposé par les citoyens, et utiliser ces informations (cette création de connaissances) pour améliorer les politiques publiques.

Chez Edgeryders, j’ai parlé de mes rêves de gouvernement ouvert dans l’espace francophone, parce que c’est ce qui me préoccupe depuis plusieurs années, suffisamment pour avoir consacré beaucoup de mon temps et de mes énergies à tenter d’atteindre cet idéal. À ce jour, il n’existe pas encore de pays francophone à travers le monde, qui se soit véritablement doté d’une politique de gouvernement ouvert, et soit arrivé à appliquer les fondements de cette philosophie.

Ces rêves sont toujours vivants, bien que le projet Gouvernement ouvert et Francophonie que j’ai proposé, n’ait pas encore abouti. Lorsque quelque chose à l’intérieur nous anime avec autant d’intensité, rien, ni personne, ne peut l’anéantir. Même si des instances gouvernementales ont rejeté les idées que j’ai proposées, ces idées n’ont pas été détruites. Elles continuent d’exister, quelque part, en moi, et chez d’autres gens également.

J’ai partagé les détails d’un projet qui n’existe pas encore. Peut-être qu’il n’existera jamais. Il n’est pas encore de ce monde, mais il a gravité à l'intérieur de moi, et chez d’autres personnes, pendant toute une année.

Ces idées ne m’appartiennent pas, elles appartiennent à la communauté.

En partageant mon histoire chez Edgeryders, j’ai rencontré sur ma route un philosophe. Pas n’importe quel type: un philosophe expérimental. La semaine dernière, avec Michel Filippi, a pris forme une discussion à propos de modèles de leadership et de gouvernement ouvert. Ce genre de discussion n'a encore jamais eu lieu, et j'étais contente qu'elle prenne forme dans un endroit tel que Edgeryders.

Michel Filippi a lui aussi raconté son histoire. C’est ainsi que j’ai appris qu’il est doué pour créer des relations entre les choses et les personnes, pour «modéliser». Il m’a pointé un article de Karl Dubost, datant de 1999, intitulé «Proximité sémantique».
«Laisser émerger la forme de l'action, plutôt que de modéliser l'action sur la forme
Cette phrase flotte dans mon esprit depuis quelques jours. Je me demandais comment j’allais orienter une mission collective sur Edgeryders, en lien avec les questions de gouvernement ouvert. Cette phrase arrive au bon moment, comme un cadeau. Merci beaucoup Michel Filippi.

J’invite celles et ceux qui ont des rêves de gouvernement ouvert, tout comme moi, et aussi celles et ceux qui sont préoccupés par l’avenir de notre société, à partager votre histoire, et à vous joindre aux discussions et missions collectives, que nous tisserons ensemble au cours des prochains mois sur Edgeryders.

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