Blogue de Lyne Robichaud

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21 juin 2011

L'Ombudsman de l'Ontario appelle à un gouvernement ouvert

André Marin
Ce soir, j'ai félicité l'ombudsman de l'Ontario, André Marin, d'avoir demandé un gouvernement ouvert. Il m'a répondu sur Twitter: "Merci. Je vais continuer à faire la lutte", en parlant des "naysayers", suite à son gazouillis "Convinced more than ever that #opengov naysayers are wrong."

Voici le communiqué de presse, la traduction en français, du bureau de l'ombudsman de l'Ontario. Je trouve cette traduction un peu étrange... Il est question 'd'ouverture gouvernementale', plutôt que de 'gouvernement ouvert'. Bof, peu importe le vocabulaire, ce qui compte, c'est qu'une voix s'est élevée. Cela fait du bien d'entendre ce genre de discours au Canada, au niveau provincial.

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L'OMBUDSMAN APPELLE À L'OUVERTURE GOUVERNEMENTALE EN ONTARIO: RAPPORT ANNUEL 2010-2011
Date: 2011-06-21 - Salle de presse, Ombudsman

TORONTO (21 juin 2011) – L’Ombudsman de l’Ontario, André Marin, a invité le gouvernement de l’Ontario à suivre vigoureusement la tendance mondiale à l’ouverture gouvernementale, soulignant que bon nombre de ses enquêtes sur les organismes gouvernementaux avaient révélé un manque de transparence et de responsabilisation envers les Ontariens.

«L’Ontario a maintenant l’occasion de jouer un rôle devancier sur ce plan», affirme M. Marin dans le premier rapport annuel de son second mandat quinquennal d’Ombudsman. «Quand le processus décisionnel reste fermé, il y a dissimulation, au pire, ou manque d’efficacité, au mieux. La réputation du gouvernement s’en trouve ternie et les administrés sont frustrés et anxieux.»

La montée des médias sociaux et l’accès sans précédent du public à l’information en temps réel ont eu des répercussions partout sur la planète – renforçant les attentes du public envers la transparence au gouvernement, dit M. Marin. «Le temps est révolu où les gouvernements pouvaient contrôler leurs messages et choisir comment gérer l’information publique», affirme-t-il. Et il incite le gouvernement à penser de manière proactive et à diffuser l’information, au lieu de simplement réagir aux demandes.

L’Ombudsman a cité plusieurs exemples montrant comment son travail avait mis en évidence des décisions gouvernementales qui avaient tenu le public à l’écart – la plus connue de toutes étant le renforcement des pouvoirs policiers lors du sommet du G20, l’été dernier à Toronto. Comme l’atteste son rapport de décembre 2010, Pris au piège de la loi, la province a discrètement adopté un nouveau règlement en vertu d’une loi datant d’un temps de guerre et n’en a pas averti le public, contribuant ainsi à des violations massives des droits civils. Depuis, la province s’est engagée à supprimer la Loi sur la protection des ouvrages publics et à mieux informer le public à l’avenir.

Un autre cas similaire a été exposé en détail dans le rapport fait par M. Marin en août 2010, La combine du RLISS, montrant que les Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) avaient illégalement tenu des réunions à huis clos dans un but «d’éducation» – contrairement à leur mandat d’engagement de la communauté. Depuis, tous les RLISS ont modifié leurs règlements et ont adopté de nouvelles directives d’engagement de la communauté.

Voici certains des autres domaines évoqués dans le rapport de l’Ombudsman qui se rapportent au thème de «l’ouverture gouvernementale»:

- Inspections des foyers de soins de longue durée (page 44): Les foyers affichaient en ligne les résultats d’inspection, comme promis, mais les renseignements donnés étaient souvent grossièrement obsolètes, inexacts et incompréhensibles.
- Surveillance du secteur MUSH (page 13): Contrairement à toutes les autres provinces, l’Ontario protège les municipalités, les universités, les conseils scolaires et les hôpitaux (de même que les foyers de soins de longue durée, les sociétés d’aide à l’enfance et la police) de la surveillance de l’Ombudsman – et le Bureau de M. Marin a donc dû rejeter 1 963 plaintes à propos de ces organismes cette année.
- Réunions municipales (page 57): La plupart des 45 cas étudiés par l’Ombudsman à propos des réunions à huis clos ont été aisément réglés, mais certains ont révélé que des incompréhensions subsistaient à propos de l’ouverture sur le plan local. Ainsi, la Ville de Latchford a avisé, à tort, ses citoyens que leurs plaintes à l’Ombudsman sur les réunions à huis clos seraient tout d’abord examinées par les responsables municipaux.
- Hydro One (page 70): Une femme, à qui Hydro One avait facturé par erreur un tarif commercial d’électricité pour sa consommation résidentielle, a été avisée par Hydro One qu’elle aurait dû remarquer elle-même la bévue d’Hydro One étant donné que la facture faisait référence à un tarif « régulier».

Comme les années précédentes, la mise en évidence de tels manques de transparence a mené en fin de compte à une meilleure gouvernance, dit M. Marin. Il en a cité des exemples, comme son enquête de 2006 sur les méthodes secrètes de la Société d’évaluation foncière des municipalités, son enquête de 2007 sur le désintérêt initial de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario à examiner les cas de gagnants «liés à la Société», et son enquête de 2009 sur le plafond arbitraire de financement de l’Avastin, médicament anticancéreux.

«Le temps est venu pour le gouvernement de l’Ontario de ne plus se contenter de beaux discours sur la transparence», dit M. Marin. «Pour commencer, il pourrait ouvrir la porte à une surveillance accrue de l’Ombudsman sur le secteur MUSH.»

Le Bureau de l’Ombudsman a fait sa part pour privilégier vigoureusement l’ouverture depuis que M. Marin a été nommé en 2005. Tout en s’acquittant de son obligation de protéger la confidentialité des plaignants, le Bureau joue un rôle précurseur dans l’utilisation des médias sociaux, entre autres pour les enquêtes. Bientôt, il lancera sa propre application Web pour faciliter plus encore l’accès au public.

«Je ne doute absolument pas que le gouvernement de l’Ontario et ses administrateurs aspirent à l’ouverture et à la transparence», dit M. Marin. Et il les incite «à opter fermement pour l’ouverture et la transparence, pas uniquement dans le cadre d’une politique générale, mais en faisant de ces éléments leur croyance fondamentale – et leur plus grande contribution.»

Ontario must get with the times on transparency

André Marin
When ombudsmans call on premiers to embrace open government, it's another sign that the country is perhaps caught in pockets of dark ages... “literally last century,” says André Marin. (I like this expression, I must try to remember it.)

Thanks to @JohnFMoore for posting this article on Twitter, and Joseph @Thornley for including it in his Gov2.0 Daily (http://paper.li/thornley/gov2).

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ONTARIO MUST GET WITH THE TIMES ON TRANSPARENCY, WATCHDOG SAYS
Tuesday, Jun. 21, 2011 11:10AM EDT - By Karen Howlett, Globe and Mail Update

Ontario’s Ombudsman is calling on Premier Dalton McGuinty to embrace the worldwide trend toward open government by giving the public real-time access to information about programs and services.

The practice of having to file a complicated access-to-information request is “literally last century,” André Marin said in his annual report, released on Tuesday.

Ontario’s Ombudsman is calling on Premier Dalton McGuinty to embrace the worldwide trend toward open government by giving the public real-time access to information about programs and services.

The practice of having to file a complicated access-to-information request is “literally last century,” André Marin said in his annual report, released on Tuesday.

“People want information on what their government is doing, they want it to be easy to find and understand, and they want it now,” he said.

Mr. Marin has been urging the McGuinty government for several years to open up the so-called MUSH sector – municipalities, universities, school boards and hospitals – to scrutiny. The government has in part responded to that pressure by making the province’s 156 hospitals part of Ontario’s Freedom of Information and Protection of Privacy Act.

In his sixth annual report, Mr. Marin is going one step further by asking the government to make information available without the public having to ask for it.

“The new expectation of openness isn’t what you get from filing a complicated access-to-information request,” he said.

Mr. Marin cited the controversy surrounding last summer’s G20 summit as an example of just how “destructive” secrecy can be.

“Exactly a year ago this week, at the G20 summit in Toronto,” he said, “we saw a massive violation of civil rights on our streets.”

In response to a separate report Mr. Marin issued last December that was highly critical of the government’s handling of the G20, Mr. McGuinty acknowledged that his officials acted too quickly and kept the public in the dark when they handed police special powers that violated citizens’ civil liberties.

Mr. Marin’s earlier report noted that the government quietly passed a G20 regulation last summer that left Torontonians under the impression they could be arrested merely for passing by the summit security fence without identification.

Had the government been open about these new powers, at the very least people would have had fair warning that their rights were no longer what they believed them to be, Mr. Marin said. Rather, he said, it is more likely that the regulation would have been challenged, found contrary to the Charter of Rights and Freedoms, and scrapped altogether.

Ultimately, that is precisely what happened, said Mr. Marin, who has often been a thorn in the side of the McGuinty government for a number of highly public investigations. He himself endured the unwelcome glare of publicity last year as he battled to keep his job and finally secured a second, five-year term.

Mr. Marin said the government did end up scrapping the G20 regulation and vowed that in future the public will be warned if there are any changes to police powers.

27 juin 2009

Le décès en 24 heures d'une ontarienne de 6 ans passe inaperçu


Quand j’ai lu l’article du Star, j’ai recommencé plusieurs fois pour être certaine que je ne m’étais pas trompée. Mais j'avais bien lu: mourir d'une grippe en vingt-quatre heures, c'est presque de la science fiction!
«L'enfant (de 6 ans) a eu de la fièvre et a commencé à vomir le dimanche, 14 juin, et est décédée le lendemain. Une autopsie a été pratiquée et les résultats du laboratoire ont révélé, vendredi dernier, qu’elle avait en effet le virus. Elle est la quatrième ontarienne à mourir du virus [H1N1].»

Une fillette âgée de 6 ans est morte en 24 heures de la grippe porcine à Brandon, en Ontario. Il me semble que ce décès est passé inaperçu. Ce décès était-il trop bouleversant pour être repris par les fils de presse et largement publié?

Que se passe-t-il? Les journalistes se sont-ils posé des questions? Des recommandations ont-elles été émises pour étouffer l'affaire?

Aux États-Unis, des enfants plus âgés que cela sont morts après une plus longue durée, et la nouvelle de leur mort a déferlé dans les médias. Les «experts» se sont posé des questions face à l’absence de «conditions» de santé pré-existantes, les autorités ont mené des enquêtes, les parents se sont inquiétés que la même chose se produise pour leurs enfants.

Au Québec: apparemment rien. Il n’y a pas eu la moindre réaction. Ni ailleurs, à l'exception de l'article du Star, publié le 23 juin dernier.

L’amie Gaby a traduit en français dans Zonegrippeaviaire l’article du Star, afin que des francophones aient connaissance de ce décès et se posent des questions.

Ce même article indique que les autorités québécoises ne donnent pas de détails à propos des récents décès annoncés et ne donnent pas la peine de répondre aux questions des journalistes.
«Les responsables de la santé du Québec ont publié hier, en fin d’après-midi, une déclaration pour annoncer deux nouveaux décès dans la province. Ils ne donnent pas de détails et n'ont pas retourné les appels.»

Si vous trouvez qu’il soit «normal» qu’une enfant de 6 ans meure au bout de moins d’une journée d’une grippe qui est censée être bien «bénigne», de mon côté, je trouve que cela est assez troublant, et encore plus troublant le silence... de mort à la suite de ce décès. La mort de Michael Jackson a de quoi soulever l’intérêt des foules. Mais pas celle d’une petite ontarienne...
 
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