Blogue de Lyne Robichaud

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25 septembre 2010

Eros Bendato et les médias sociaux

L'oeuvre Eros Bendato, par Igor Mitoraj

L’œuvre Eros Bendato a été réalisée par Igor Mitoraj, un artiste polonais, connu pour avoir provoqué de vives polémiques. Il s’inspire de la statuaire antique pour illustrer la nature humaine et ses imperfections. Ses sculptures sont délibérément blessées ou écorchées. Adriel Hampton (e)ADRIEL nous l’a fait découvrir le 22 septembre dernier, via Flickr, lors d’un déplacement à St.Louis, aux États-Unis. J’ai constaté par la suite qu’il existe plusieurs autres Eros Bendato, situés un peu partout dans le monde, dont à Vancouver, au Canada, et à Cracovie, en Pologne.

Eros Bendato est une sculpture en bronze d’une grande puissance, qui ressemble à un fragment d’une statue de Eros, le dieu de l’amour. C'est une critique de la civilisation contemporaine et une intense mise en garde.

Précarisation des relations amoureuses
La tête arrachée du dieu Eros nous fait réfléchir sur l’état actuel des relations hommes/femmes.

Dans toutes les sociétés les sociétés développées, la montée de la solitude est devenue un phénomène social majeur. Alors que les interactions entre les individus sont permanentes, de nombreuses personnes éprouvent un sentiment douloureux d’isolement. Plusieurs personnes font le choix de vivre seules. Cette réalité est le fruit d’une profonde mutation des rapports hommes/femmes, encore inaboutie.

Si les femmes ont enfin obtenu une autonomie nouvelle, dans le travail comme dans la sexualité, cette indépendance n’a pas encore été pleinement intégrée dans les mentalités. D’où une crise des rôles masculin et féminin et une précarisation des liens intimes: un mariage sur deux se termine par une rupture, surtout à l’initiative des femmes.

Illusions de la communication et du virtuel
Dans la vie réelle, il existe de moins en moins de lieux d’échange et donc de rencontres fortuites. Dans les grandes villes, les gens sont proches les uns des autres, mais ils ne se rencontrent pas. Ainsi, pour sortir de son réseau familial ou amical, il ne reste qu’Internet. L’explosion des médias sociaux coïncide ainsi avec une crise structurelle des relations homme/femme, de même qu’avec un durcissement des relations de travail.

La solitude n’est pas toujours perçue comme telle, car elle peut être masquée par des rencontres (croiser beaucoup de gens, sans nécessairement ressentir quelque chose de significatif) et de l’agitation.

J’ai été très surprise que William James Pitcher (e)RZR pose aujourd’hui la question suivante sur Facebook, puisque je réfléchis justement à ce sujet ces derniers jours : «Do you ever have days where you feel that social media makes you less social?»

Les informations sont de plus en plus nombreuses, mais aussi de plus en plus fractionnées. Le problème est que toutes nos connexions sont saturées et qu’il y a plus de place pour un territoire intime. On échange de l’information, mais l’incommunicabilité est devenue la règle. Notre esprit se dilue dans la surinformation, et nous perdons l’esprit critique et une sensibilité envers Autrui. Nous croyons communiquer beaucoup, mais nous ne le faisons le plus souvent que d’une façon rapide et superficielle. Toutefois, un échange profond nécessite du temps.

La véritable intimité implique avant tout de la disponibilité, la capacité à repérer si l’autre va bien ou non. Au lieu de cela, nous fuyons tout face-à-face avec nous-mêmes et avec les autres par des communications où nous n’échangeons aucunement.

Fin de l’épaisseur

Avec l’accélération du temps et l’impatience de notre époque, nous manquons d’espace libre pour rêver et pour nous relier en profondeur avec notre entourage. Nous développons ainsi un faux-soi adaptatif, qui amène les personnes à perdre le contact avec leurs véritables sentiments intérieurs, et à vivre une existence dépourvue d’authenticité.

L’œuvre Eros Bendato s’avère une puissante mise en garde que c’est la fin de l’épaisseur, c’est la fin de la profondeur des sentiments. Tout est superficiel, à fleur de peau. D’ailleurs, la peau du dieu Eros est toute écorchée. Tout comme le sont nos cœurs.

Empowerment, maturation
Cependant, la solitude n’a pas que de mauvais côtés. Elle peut apporter énergie et inspiration (empowerment). La capacité de rester seul est une ressource précieuse, qui permet d’être en contact avec ses sentiments les plus profonds et de développer son imagination créatrice. Les expériences de solitude s’avèrent également des expériences d’apprentissage. Un rapport positif à la solitude constitue une étape importante de maturation.

Avec Internet, il devient possible de rencontrer des gens que l’on n’aurait pas croisés ailleurs et avec qui on peut véritablement échanger, même si cet échange ne concerne qu’une facette de nous. Nous pouvons adapter chaque lien aux différentes facettes de notre personnalité. Dans cet état d’esprit, il y aura plusieurs personnes qui compteront, plutôt qu’un être cher unique.

Dans un contexte de gouvernement 2.0, plus d’empowerment individuel constitue une tendance positive. Des individus plus matures seront davantage portés à devenir responsables de leur communauté, à s’intéresser à ce qui se passe dans leur milieu et à s’impliquer activement pour améliorer la qualité de vie de la collectivité.

Le règne de Dragonne

Aujourd’hui, la Dragonne (@dragon_flaming:}~~~ (e)SLEEP) a décroché la première position sur le site Empire Avenue. Je me réjouis qu’elle se soit rendue au faîte du site. Elle véhicule des valeurs d’amitié, de solidarité et d’amour. La communauté qu’elle a fondée il y a quelques jours à peine, The Dragon’s Cave, est un succès retentissant. On y échange en badinant et en s’amusant en construisant au gré des conversations l’univers magique de la Cave. Les liens se consolident rapidement, et des amitiés solides y naissent.

Ma collaboration étroite avec la Dragonne me permet d'observer de plus prêt les effets de la promotion de la chaleur humaine dans les médias sociaux. À The Cave, «Nous sommes des amis. Nous nous apprécions, nous nous aimons. Nous nous soutenons. Ensemble, nous sommes incroyables.»

20 septembre 2010

11 réponses à Dragonne (e)SLEEP (interview)

Depuis cinq jours, je collabore avec la reine Dragonne sur Empire Avenue à ériger un empire à The Cave, une nouvelle communauté de réseautage axée sur le jeu et le plaisir. Jusqu'à présent, nous connaissons un succès retentissant, avec une cinquantaine de membres. Nous avons même atteint la 17ième position du Top Influence parmi l'ensemble des groupes de Empire Avenue. On peut dire que nous avons le vent dans les voiles. Dragonne m'a demandé de répondre à quelques questions. Voici la version en français d'une interview qu'elle publie sous forme de billet dans son blogue The Dragon's Cave.


Parlez-nous de vous.
J’oscille entre deux passions, les médias sociaux et l’art. Je suis un agent de changement, une gestionnaire de projets Internet et un artisan en métiers d’art. Je suis douée pour l'analyse des situations, l'amélioration des structures organisationnelles et la gestion de dossiers complexes. Je suis un meneur d'hommes, une sorte de mélange d’entrepreneur passionné avec un côté social rêveur. Lorsque je pilote un dossier, je m’implique à fond. J’agis en fonction d’atteindre un idéal. J’ai habité à Montréal pendant 20 ans. Je vis présentement dans ma ville natale, Trois-Rivières. Je suis une mère monoparentale d’un garçon lumineux de cinq ans.

Dites-nous pourquoi vous avez rejoint Empire Avenue, et ce que vous en espérez.
J’ai été informée de l’existence de Empire Avenue par mon un ex-collègue de Web escape agents, Geoffroi Garon (e)GGAR, qui avait publié un article à propos de EAv sur Facebook. Étant donné que j’adore les médias sociaux, je me suis immédiatement inscrite. Depuis ma toute première journée sur Empire Avenue, je n’ai pas cessé de rire. J’ai vraiment beaucoup de plaisir à réseauter sur ce site.

Je me sers de Empire Avenue pour réseauter et consolider mes liens avec des gens. J’ai revu sur Empire Avenue plusieurs leaders d’opinion que je croisais déjà sur Facebook et Twitter. Et j’ai découvert aussi des perles rares, des personnes créatives et passionnées, toutes plus douées les unes que les autres dans leurs domaines respectifs. Empire Avenue s’avère un puissant outil de réseautage pour moi. Je suis béate d’admiration, comme un enfant devant un étalage infini de jouets. Empire Avenue, c’est une expérience incroyable pour moi.

Dites-nous ce que vous pensez que signifie l’influence.
Un leader d’opinion est un individu influençant d’une manière informelle le comportement d’autres personnes dans une direction souhaitée. L’une des idées les plus établies concernant la transmission de l’information est l’importance de la communication interpersonnelle. L’information diffusée par le bouche-à-oreille a un impact plus grand sur la décision (par exemple d’achat) que les autres sources d’information classiques comme la publicité.

Je pense que les décideurs NE DEVRAIENT EN AUCUN CAS DÉLAISSER les leaders d’opinion. Ils devraient tout faire pour mettre en œuvre des stratégies de communications qui leur sont adaptées, et forger une relation à long terme avec les leaders d’opinion, en les invitant à être des membres d’honneur dans leurs panels, ou des bêta-testeurs de nouvelles politiques et de mesures. Si ces stratégies sont menées correctement, les leaders d’opinion peuvent se transformer et devenir des transporteurs d’une information positive, et par conséquent, influencer les autres citoyens composant une communauté.

Parlez-nous du contenu que vous aimez.
Je m’intéresse à ce qui concerne le Gouvernement 2.0 et le développement des médias sociaux.

Ces derniers mois, j'ai passé beaucoup de temps à me documenter sur la conscience, qui est un champ, ou la conscience collective, la définition de la matière (de la physique quantique), et l’expérience du centième singe. Car j’entrevois un lien entre la conscience collective et les médias sociaux.

Je suis curieuse à propos de tout ce qui permet de dépasser les barrières de l'«impossible» et le dépassement de soi.


Parlez-nous de votre travail d’artisan. Il est plutôt beau.
Mes œuvres en sont en papier. J’utilise une très ancienne forme d’art – le quilling – qui existe depuis la Renaissance. Les moines se servaient du quilling pour enluminer des textes religieux. Cela consiste à utiliser des bandes de papier qui sont roulées, façonnées, et collées ensemble pour créer des motifs décoratifs. Le papier est enroulé autour d'une plume pour créer une forme spiralée de base. Les motifs la plupart des fleurs et des feuilles forment d'élégants topiaires, des bijoux, des cartes de souhaits, et d’autres objets décoratifs. J’utilise du papier sans acide et j’enduis mes oeuvres d'un produit acrylique pour les rendre structurellement plus solides. Pour en savoir plus, consultez ma démarche artistique. Mes oeuvres sur Flickr.


J’ai recommencé à créer en 2009, après la mort de mon père. Le choc de son décès a réveillé ma créativité. Il s’agit de ma seconde carrière artistique. Après avoir obtenu mon diplôme universitaire, je m’étais lancée dans une carrière d’artiste en arts visuels. À l’âge de 26 ans, je me suis retrouvée à la tête de l’Association des artistes en arts visuels du Québec. J’ai dirigé des relations gouvernementales pendant plusieurs années et j’ai atteint les objectifs fixés. Mes démarches et ma persévérance ont conduit, en 1995, à la reconnaissance des ateliers d'artistes dans la Loi sur la fiscalité municipale du Québec. Par la suite j’ai délaissé les arts visuels pour me spécialiser dans les communications Internet.

Vous êtes très engagée dans le Gov2.0, dites-nous pourquoi cela est si important pour nous.
Le Gouvernement 2.0 est ce qui m’intéresse le plus en ce moment. «Gouvernement 2.0» désigne l’intégration de la nouvelle génération de médias numériques, à la structure et au fonctionnement d'une Administration. Je crois que la notion de sagesse des foules peut s'appliquer à la gouvernance. Cependant, mon cœur se brise rien à y penser! Je trouve cette situation déchirante, car j’aurais le goût de m’y investir, mais je ne perçois pas présentement d’ouverture pour le Gov2.0 au Québec. Il est regrettable d’envisager qu’un changement pourrait possiblement prendre plus d’une décennie.

Je pense que le Gouvernement 2.0 favorise une prise de conscience collective cohérente qui pourrait non seulement améliorer la qualité de la vie urbaine, mais aussi résoudre les conflits internationaux et assurer la paix mondiale.

C'est pourquoi, même si je ne suis pas plongée à fond dans un pilotage de dossier de Gouvernement 2.0 comme je le souhaiterais, j’admire et j’applaudis les personnes qui m'inspirent, ces leaders qui poussent pour que les choses avancent. Par exemple, Adriel Hampton (e)ADRIEL représente depuis plusieurs années un modèle de leadership pour moi.
Je crois au pouvoir miraculeux des médias sociaux. Ils refaçonnent notre manière de communiquer. Ils pourraient réinventer notre société.

Dites-nous quelles sont les 5 choses que vous n’aimez pas.
La peur. La fermeture d’esprit. Les «control freaks». L’autoritarisme. Le repli sur soi.
Le mensonge. Manquer à sa parole.
L’indifférence. La perte de confiance envers l’État et la politique.
Que l’on s’adresse à moi d’une autre pièce: je suis visuelle. Regardez-moi dans les yeux!
La culture du silence qui sévit depuis plusieurs années au Canada et au Québec.

Dites-nous quelles sont les 5 choses que vous aimez.
La transparence. La démocratie. Les communications. Les solutions durables.
La beauté, l’art.
La liberté de penser et de créer.
L'énergie, l'amour, l'harmonie des relations.
La stabilité émotionnelle, le bien-être intérieur, la paix de l'esprit, le bonheur.

Vous affichez une liste intéressante de livres sur Facebook, dites-nous en plus sur ce que vous aimez lire.
Je lis surtout des essais sociologiques, scientifiques et spirituels. Mes auteurs préférés sont le romancier et essayiste français Pascal Bruckner (La Mélancolie démocratique; Misère de la Prospérité; L’Euphorie Perpétuelle) qui s'évertue à témoigner des réalités sociales, et le Dr Deepak Chopra, médecin penseur indien, que le TIME a classé parmi les 100 personnes les plus influentes au monde. Cette année, je suis en train de lire l’œuvre complète de Chopra (j’ai lu une dizaine de ses livres au cours de l’été, et il m’en reste encore 45 à décortiquer): Pouvoir, liberté, grâce; Esprit éternel et corps sans âge; Le Corps Quantique.

D’autres livres qui m’ont marquée: Gregory Berns, Iconoclasts. James Surowiecki, The Wisdom of Crowds. Naomi Klein, The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism. Miguel Ruiz, La maîtrise de l’amour et Le cinquième accord Toltèque.

Dites-nous quelque chose à propos de vous dont personne n’est au courant.

Bien que j’aie une présence très forte dans les médias sociaux, dans la vraie vie, je suis plus réservée. Je parle peu, et je suis portée à observer les gens et les situations. Comme le dit souvent un de mes amis bloggeur, ‘I’m better on paper.’

À quelle date (approximative) avez-vous rejoint Empire Avenue?
J’ai découvert Empire Avenue il y a environ 6 semaines.

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17 septembre 2010

Love is everywhere! Avoir du plaisir en réseautant sur l'Empire Avenue


Chevalerie, dragonne flamboyante, fringants damoiseaux, grotte secrète, amitié et amour: un monde imaginaire s'anime un peu plus chaque jour dans l'Empire Avenue, depuis que la dragonne (e)SLEEP a invité ses 'humains préférés' à la rejoindre dans The Cave.

La dragonne et ses amis conjuguent le réseautage avec le plaisir. Les liens s'enrichissent grâce à l'ambiance détendue, les festivités et les intrigues amoureuses propres à une cour royale.

Cette grotte mystérieuse n'est pas vraiment secrète, puisqu'elle est ouverte à tous. La dragonne est une hôte accueillante. Elle a développé une approche personnelle et efficace. Elle distribue les bises et les compliments. La reconnaissance et la valorisation, c'est d'abord et surtout une habitude quotidienne pour la dragonne et ses amis. À travers son blogue The Dragon's Cave, elle présente sous forme d'interview les gens extraordinaires que nous pouvons croiser sur l'Empire Avenue. Son plus récent billet porte sur Cielbleu (e)CBLU (aka François Heitz).

Celles et ceux qui gravitent autour de la dragonne ont des points en commun: ils partagent de la chaleur humaine dans leurs relations et échanges sur l'Empire Avenue, et ils font appel à leur imagination pour construire l'univers de The Cave. 'Hey I feel it! Thanks for the help a few weeks ago. Now look at me! You created some serious loyalty! It goes a long way!', m'a dit Jordan Hodges (e)JORDNH.

'Love is everywhere... must be the heat from da Cave!', s'est exclamé Jitesh Panchal (e)UNS33N, un des damoiseaux de la cour de la reine.

Laissez la passion vous emporter dans un véritable tourbillon d'enthousiasme. Le dynamisme et l'humour incitent au dépassement et à l'épanouissement personnel. Que demander de mieux pour tisser une toile de contacts à travers le monde par le biais de l'Empire Avenue?

Une attitude sympathique et enjouée constitue la clé du succès. (e)SLEEP en est la preuve vivante. La dragonne flamboyante instaure un modèle par excellence de passion pour le réseautage.
 
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