Blogue de Lyne Robichaud

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20 avril 2012

La puissance des introvertis

Le «pardon» dont parle Alberto Cottica dans son rapport de mission "Storytelling, Divination, Forgiveness. My most important tools and where I picked them up", qui permet à chacun d'être tel qu'il est, m'a fait penser à cet article, 'Silence, la puissance des introvertis', http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/100412/silence-la-puissance-des-introvertis

J'ai été très surprise de lire dans cet article que «la population est composée de 30% à 50% d’introvertis, qui se révèlent terriblement inefficaces dans des systèmes basés sur l’argumentation et la confrontation publique.» La moitié des gens, ça fait beaucoup de monde!

Or, la société valorise la posture extravertie.

D'après Susan Cain dans The Power of Introverts, http://www.thepowerofintroverts.com --- the Quiet Revolution --- indique les introvertis atteignent les mêmes objectifs que les extravertis, mais en faisant cela d'une manière différente.

Des plateformes collaboratives (telles que Edgeryders) accordent un espace et une ouverture à divers types de gens, ce qui garantit un accès équitable pour que tous les participants s'expriment, c'est-à-dire fassent leur propre 'storytelling'.

19 avril 2012

Quest for recognition of the authentic self at work

In "Testing the employer", Matthias (Neodynos) talked about the "authentic self" not really being recognized and encouraged at work. He said that some people "try long enough and will find the exceptional employer who accepts, even wants, their authentic self."

I imagine someone talking about this in an interview!

I looked for the English translation of the proverb "Chassez le naturel, il revient au galop." I get "The leopard can't change its spot."

Same thing in love relationships. People do not change. If a girl falls in love with a guy and thinks she can get him to become someone else over some time, it does not work. How is it that employees are not accepted by employers for what they are, as they are? (kidda unconditional love)

It always comes back to dominance.

Freedom should not be only for the few who find the perfect spot for them in the labor market, but for all employees to have sufficient space (not physical space but mind space, creative space) and confidence of their superiors. There, one comes to have to deal with flexibility vs rigidity and control; the top-down approach vs horizontal teams.

On January 16, 2011, at Gov2.0Radio, I listened to the customer service guru, John Tschohl, with his 38 years of experience, talk about 'happiness' at work. He repeated a dozen times that empowerment for business employees "generates quick decisions, saves time, reduces costs and boosts administration sales."

While John Tschohl had no time to go into details in this one hour radio show about how empowerment works, and even more complicated to explain, where does empowerment come from, as it navigates in subtle and complex mechanisms of the mind and of collective consciousness, to make a long story short, he described empowerment as being 'skills and attitude'. Both a behavior that is adopted, and abilities that are acquired with experience. Therefore, one must change behavior and ensure that it becomes a "lifestyle", he said.

I love this description of Baird T. Spalding, of empowerment that leads to radiance of the personality: "The body harmonizes itself, the soul radiates, illuminates the mind, ideas become pervasive, brilliant, vibrant, and accurate. The speech becomes positive, real, and constructive. All things fix themselves and take their true aspect." (true aspect = authentic self)

At work, it would be wonderful if this ideal was understood and that efforts were made ​​to implement this in work environments.

08 février 2012

Encourager les valeurs, capacités et idées créatrices des citoyens

Dans un mode de gouvernement ouvert, un élément essentiel du travail des décideurs et des gestionnaires gouvernementaux consiste à découvrir et à encourager les valeurs, les capacités et les idées créatives des citoyens. Par conséquent, une «communication saine» est fondamentale.

Si vous essayez de contrôler les personnes, cela se présente souvent sous la forme de critiques ou en rejetant leurs idées, elles risqueront de vous résister, ou elles capituleront. Elles manqueront de motivation pour vous aider à atteindre vos objectifs. Par contre, si vous accordez aux citoyens le pouvoir de prendre leurs propres décisions, ils seront plus enclins à vous aider et seront davantage susceptibles de faire don de leur énergie, de leur créativité et de leur dévouement à votre cause ou projet.

Pour arriver à faire cela, vous avez besoin d’être capable d’accepter et d'encourager les gens dans la direction qu’ils ont déjà choisi - même si celle-ci n'est pas la direction précise que vous préférez. Atteindre le juste équilibre entre le contrôle et l’acceptation peut s’avérer psychologiquement difficile pour des gestionnaires gouvernementaux - même si cela est volontiers accepté initialement comme étant nécessaire.

Il faut être en mesure d’accorder suffisamment de liberté pour laissez aux citoyens participants comprendre par eux-mêmes ce qui doit être fait et comment cela devrait être fait.

Au fur et à mesure que le gouvernement ouvert se développera, il reviendra de plus en plus aux citoyens – et non pas à quelqu'un situé tout en haut de la hiérarchie - de résoudre les problèmes et de saisir de nouvelles opportunités.

De plus en plus, les citoyens arriveront à développer leurs propres visions de ce que le gouvernement peut faire. Une bonne vision n'est pas juste un tas de mots qui sonnent bien. Il s'agit d'une image concrète d'un résultat qu’une personne est profondément engagée à atteindre. Cela signifie qu’une bonne vision est très importante pour une personne. Si une vision n'est pas connectée à des choses qui lui tiennent vraiment à cœur, il ne s’agit que de mots. Lorsqu’une personne est réellement engagée dans une vision qui est connectée avec ses propres valeurs profondes, il émerge alors une puissance surprenante pour faire avancer les choses.

Par conséquent, pour qu’un gouvernement ouvert «marche», c’est-à-dire pour que la collaboration s’effectue et qu’elle conduise à des résultats optimaux, il faut s’assurer de mettre en place un climat de respect des citoyens, à un tel point qu’il leur est accordé la liberté de développer leur créativité et, par conséquent, leur propre pouvoir d’agir (empowerment).

06 août 2011

Le cas de Nantes versus celui de Trois-Rivières

Le pont Laviolette séparant Trois-Rivières de la rive-sud (fleuve Saint-Laurent). Mon père Yves a contruit les pilônes en béton de ce pont.

En France, il y a une longueur d’avance sur le Québec, étant donné que le premier ministre a lancé la mission Étalab en février 2011, en nommant Séverin Naudet à la tête de cette mission (qui relève directement de son cabinet). On parle d’une «révolution» des données ouvertes (open data) en France. Cependant, il n’est pas encore question de gouvernement ouvert (open government), entre autres étant donné une culture du contrôle prononcée.

Toutefois, une collectivité de France se démarque, en raison de facteurs exceptionnels. Le député-maire de Nantes, JEAN-MARC AYRAULT, a embrassé les principes du gouvernement ouvert il y a environ 2 mois. Nantes est ainsi devenue la première ville francophone au monde à emprunter cette voie. Ceci s’est produit grâce à la gestion de proximité du maire, et aux convictions, détermination et persévérance de la talentueuse Claire Gallon, à la tête de l’organisme LiberTIC. La capacité d’écoute du député-maire, sa vision, les fréquents échanges avec Claire Gallon et son équipe, ont conduit à une politique axée sur le citoyen, ouverte, participative, et collaborative.

Avez-vous visionné cette vidéo-entrevue datant du 15 février 2011 du député-maire à propos de la vie numérique et des médias sociaux? (Ce monsieur était pressenti pour devenir premier ministre de la République française il y a quelques années, équipe de Ségolène Royal). Si vous ne l'avez pas déjà fait, je vous invite à prendre quelques minutes pour l'écouter: http://www.youtube.com/watch?v=ZyfuhcdTvlk&feature=player_embedded#at=244

Il est possible pour une municipalité de prendre des décisions avant-gardistes, sans avoir à rejeter la responsabilité de ses propres décisions dans la cour du gouvernement (palier supérieur). Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie que j’ai soumis le 7 juin 2011 à la Ville de Trois-Rivières leur offre la possibilité de se positionner en leader mondial de soutien et de développement de la gouvernance ouverte, en plus de devenir la première municipalité québécoise gouvernement ouvert, et offrir des services de qualité accrue à leurs citoyens.

L’équipe de IDÉtr refuse de me rencontrer. Le directeur général ne comprend pas bien le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Il se ferme, il refuse d’écouter et de faire quelque effort pour essayer de comprendre. Il se DÉRESPONSABILISE en exigeant d’un autre palier gouvernemental supérieur qu’il prenne une décision à sa place (la députée de Trois-Rivières, gouvernement du Québec). Le rôle et la responsabilité de l’équipe de IDÉtr Innovation et développement économique est d’évaluer les projets d’affaires. Est-il acceptable que IDÉtr demande à la députée de faire son travail?

Si Nantes est parvenue à innover et à s’ouvrir à un nouveau type de gouvernance, je ne vois pas pourquoi des décideurs québécois ne pourraient pas le faire aussi. Sommes-nous moins intelligents que d’autres? Sommes-nous des êtres moins qualifiés, avec moins de potentiel? Absolument pas. Alors, qu’est-ce qui nous empêche d’innover? La peur de l’inconnu. Et sans doute aussi la peur de la perte de contrôle.

Un gouvernement ouvert ne signifie pas une perte de contrôle. Cela signifie simplement que le contrôle se déplace. Un processus souple n'est pas indiscipliné. Le gouvernement modifie sa façon de faire les choses. Il transforme son rôle de producteur en rôle de co-producteur.

Davantage de façons de travailler en co-production / collaboration signifie que les gens au sommet d'une structure de haut en bas perdent (effectivement) du pouvoir, et cette nouvelle réalité doit être confrontée dans l'ensemble du gouvernement. Ce changement est le mieux articulé lorsque des moyens plus transparents et un travail collaboratif signifient que «le peuple» collectivement s'est accordé un sens accru de sa propre puissance (empowerment) - vous obtenez pour les gestionnaires gouvernementaux la confiance pour agir, car vous savez que d'autres personnes pensent la même chose. Cela peut être vrai autant à l'interne qu'à l'externe. Les employés peuvent désormais (dans ce nouveau système de pensée) avoir une idée de ce qu'ils peuvent réaliser et la capacité de s'y mettre et de l'accomplir. Ainsi, l'empowerment individuel et communautaire conduit à l'empowerment institutionnel.

Au Canada, les membres de l’Association internationale des maires francophones (un des vecteurs de l’Organisation internationale de la Francophonie) sont: Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick; Fédération canadienne des municipalités; Gatineau; Lévis; Montréal; Québec; Saguenay; Sherbrooke; TROIS-RIVIÈRES; Union des municipalités du Québec.

Le maire Yves Lévesque et la Ville de Trois-Rivières sont membres de l’AIMF.

En France, les membres de l’AIMF sont: Angoulême; Association des communes et collectivités d'Outre-Mer; Bordeaux; Le Havre; Lille; Lyon; Marseille; Grand Nancy; NANTES; Nice; Paris; Poitiers; Strasbourg; Tours.

Le député-maire Jean-Marc Ayrault et Nantes sont membres de l’AIMF.

24 juillet 2011

Leaders de gouvernement ouvert, apprenez à gérer consciemment la grande force d’entraînement collectif

J’ai téléchargé sur mon iPhone l’application suivante: Deepak Chopra Daily Gift. Chaque jour je reçois une seule phrase, plutôt profonde, qui me permet de méditer sur la conscience. Aujourd’hui, j’ai reçu ceci:
"It is not possible to change others only yourself. To change the picture, you merely change the film, you do not attack the cinema screen".
Ce qui signifie qu’il suffit simplement de changer ses pensées. De remplacer les pensées négatives par des pensées positives.

Thierry Saussez, l’ex-directeur du Services d’information du gouvernent de la République française, est cité dans le magazine L’Express du 20 juillet 2011, à l’article «111 raisons d’être optimiste pour la France» annoncé en couverture.

Le conditionnement social nous porte à penser que tout ce qui est normal, selon notre culture, est aussi naturel, donc universel. Il est rare que l’on entende parler d’un leader gouvernemental choisissant délibérément de penser positivement, dans le but prémédité d’avoir une influence sur la société, et cherchant à enseigner aux gens à démanteler leurs schémas de pensées, issus du leur conditionnement social, pour remplacer ceux-ci par de nouvelles habitudes choisies cette fois consciemment. «La société française a perdu ses références et surtout la conscience exacte de ce qu’elle est», indique Jean-Hervé Lorenzi.

«La nation ruisselle d’atouts, qu’elle aime dénigrer, et de forces, qu’elle affectionne de moquer», peut-on lire dans l’article de l’Express.

«C’est aux politiques d’être au rendez-vous, pour remplacer le principe de précaution, ce bréviaire de la frilosité, par un théorème de l’audace.»

L’article souligne que chaque personne est unique, regorgeant de potentiel. Chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et unique. C'est le devoir de toute personne de savoir apprécier qu'elle est unique par son caractère particulier et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle. «Derrière chaque citoyen se cache une raison d’espérer pour notre pays», indique L’Express. Les 111 raisons célèbrent ce qu’il y a de meilleur à propos de la France.

La toute première tâche de chaque être humain est l'actualisation de ses possibilités uniques, sans précédents et jamais renouvelées. Voilà pourquoi je considère que les plates-formes de gouvernement ouvert peuvent aider de nombreuses personnes à s’exprimer et à se rapprocher de qui elles sont (leur soi supérieur). Lorsque les gouvernements comprendront que s’ils célèbrent ce qu’il y a de meilleur chez les citoyens avec qui ils collaborent, et s'ils arrivent à mobiliser suffisamment de gens pensant de façon positive (le type de pensées est très important, de même que le niveau de conscience), ils réussiront consciemment à gérer la conscience collective et son pouvoir pour le bien commun. «La seule querelle qui vaille est de savoir si la somme de nos confiances individuelles peut devenir la grande force d’entraînement collectif à laquelle rien ne résistera», indique Thierry Saussez.

Pas besoin de se quereller pour cela, M. Saussez.

La réponse: Oui, c’est possible.

Celles et ceux qui sont dans un état physique de conscience le savent et le comprennent. Ces personnes comprennent quels sont les mécanismes pour y arriver, et sont en mesure de les appliquer à une plus grande échelle. Gestionnaires gouvernementaux, faites entrer un peu de physique quantique dans vos vies. Vous en aurez besoin pour exceller dans vos initiatives de gouvernement ouvert.

08 juin 2011

What are open government training needs?

My suggestions of training steps for high officials and government employees:

> TRANSFORMATIONAL LEADERSHIP. How to BEHAVE in an open government.

Government officials often fall into denial, blame others to avoid taking responsibilities, are afraid of transparency, are sometimes accused of corruption, etc. What type of behavior, what values are associated with the open government philosophy? What behaviors contribute to creating transparency, participation and collaboration? What can be changed, to make the transition from the old behavioral patterns, to a transformation into an open government?

> EMPOWERMENT, EMPOWERMENT, AND EMPOWEMENT
. How to PERFORM in an open government.

Emphasis on individual, community and organisational empowerment. A continuous training program, every 3-4 months, because empowerment is a way of life. See my post "The effect of empowerment in an Open Government philosophy" about guru of customer service, John Tschohl, on empowerment trainings in businesses (and governments)

> EFFECTIVE MANAGEMENT OF THE WISDOM OF CROWDS. How to SOLVE problems in an open government.

What is exactly the wisdom of crowds? (I call it collective consciousness.) Where does it come from? How does it work? How can it be managed effectively by governments, via participative and collaborative open government platforms? Once the mechanisms of wisdom of crowds are understood, governments can start exploring ways to establish co-creation and co-production relationships with citizens, to improve services and solve problems.

> OPEN GOVERNMENT BUSINESS MODEL. How to IMPLEMENT an open government.

Once the necessary leadership, and management skills are in place, then I would go into greater details, explaining what is the full spectrum of possibilities with open data and open government platforms.

08 mars 2011

The effect of empowerment in a Open Government philosophy

[My translation of my initial post, written in French: «L’effet de l’empowerment dans une philosophie de Gouvernement ouvert», January 21, 2011, GovintheLab]

On Sunday January 16, 2011, at Gov20Radio, the customer service guru, John Tschohl, with his 38 years of experience, repeated a dozen times - wanting to make sure that his message would be heard - that empowerment for business employees "generates quick decisions, saves time, reduces costs and boosts administration sales." He described the effect of empowerment on a business (or government).

He also stressed the fact that for employees to gain empowerment in a business (or government), they must be given more than a "one-day training every 6 years". John Tschohl said that a recurrent training program (every four months) was a winner. He described how to cultivate empowerment.

The effect that empowerment has on citizens is often forgotten in discussions. Have you noticed that it is usually information about the government, when examples of Open governement are shown? However, Open government is a partnership between a government and its citizens. There are two parties involved in a collaboration of equals, in a co-creator mode. The effect of empowerment on citizens is often forgotten.

While John Tschohl had no time to go into details about how empowerment works, and even more complicated to explain, where does empowerment come from, as it navigates in subtle and complex mechanisms of the mind and of collective consciousness, to make a long story short, he described empowerment as being "skills and attitude".

Empowerment is, according to John Tschohl, both a behavior that is adopted, and abilities that are acquired with experience. Therefore, taking a short training on empowerment would not be enough: one must change behavior and ensure that it becomes a "lifestyle", said John Tschohl.

THE EFFECT OF EMPOWERMENT

From the perspective of the mind, when a human being adopts empowerment and that this leads to radiance of his personality, "the body harmonizes itself, the soul radiates, illuminates the mind, ideas become pervasive, brilliant, vibrant, and accurate. The speech becomes positive, real, and constructive. All things fix themselves and take their true aspect."(Baird T. Spalding, Life and Teaching of the Masters of the Far East)

John Tschohl observed during his long career that empowerment produces rapid decision making, care from employees to customers, and most importantly, he said it made the customers "happy". I listened a couple of times to this Gov20Radio show, to be very certain that this was the right word I heard. He actually pronounced the word 'happy'.

This concept - happiness – it is the first I have heard about in the Open government sphere. I find this is hopeful: it hints a major shift that could happen in the future in our societies if the Open government philosophy spreads to a critical mass. Does empowerment lead to happiness? Absolutely! I can explain this mechanism another time, because it's a long story... but I insist on this point and ask you to remember it: keep it carefully in a drawer, somewhere in your head. Do not loose sight of it.

Another important aspect of empowerment is that it changes people: it transforms their lives and ensures that their dreams (ideas) come true. "Consciousness must discover the mind before it can form the desired things. The enlightened being perceives the creative interior principle, then sees clearly, then understands. The enlightened being becomes aware of the field that opens up before him. Knowing that the creative principle is inside, this being takes the desires of the heart, and they become an ideal, a mold that attracts power and substance to be filled. The dream becomes a reality."(Baird T. Spalding, Life and Teaching of the Masters of the Far East)

In light of these explanations, we can foresee that the more government employees and citizens will master skills and attitudes that lead to empowerment, the better for our societies.

The key to success of an Open government?
First - The message must arouse contagious emotions.
It is not just about data availability, but rather about the ability to get to the heart of the human experience. The government must inject the necessary passion for employees and citizens to enjoy collaborating together.

Second - Empowerment must become accessible to all.

04 mars 2011

La solution pour les municipalités du Québec: un Gouvernement ouvert

Le Premier Sommet sur le milieu municipal, organisé par l’Union des municipalités du Québec, aura lieu le 19 mars prochain à Boucherville.

Les municipalités québécoises se sont aperçues que les scandales ont érodé la confiance de la population envers leurs institutions. Il faut au moins leur donner cela, elles ont été en mesure d’observer qu’il existe un malaise collectif. «Maurice Boivin (président du caucus régional de l'UMQ en Outaouais et maire de Thurso) a conscience que la confiance des citoyens envers leurs élus municipaux a été fortement ébranlée aux cours de la dernière année par divers allégations et scandales qui ont touché certaines municipalités», rapporte Yves Soucy, Le Droit. La première étape du leadership est franchie avec avec succès. (À mon avis), la première chose à faire est d’observer et d’être à l’écoute. Voir mon billet: Leçon no.1 de leadership: observer et écouter attentivement.

Les municipalités québécoises ont déclaré qu’elles souhaitaient améliorer leurs relations avec les citoyens. «Il est donc important de rétablir ce lien de confiance et d'inciter le monde, particulièrement les jeunes, à s'impliquer activement dans les affaires municipales.» Espérons que ce Sommet aidera ces municipalités à réaliser leur objectif en proposant de bonnes idées. Voir mon billet: Leçon no.2 de leadership: établir des liens affectifs.

La solution saute pourtant aux yeux. Mais personne ne semble la voir. Ou vouloir la regarder. Ou être conscient de ce qui serait nécessaire. Le temps est arrivé d’implanter un Gouvernement ouvert! Nous verrons si ce Sommet permettra aux municipalités de recevoir quelque inspiration de ce côté. Voir mon billet: Leçon no.3 de leadership: être conscient.

Le thème de ce premier Sommet est «S'investir, innover, agir». Ce serait formidable si le milieu municipal québécois envisageait d’adopter une gouvernance ouverte. Mais cela requiert des changements fondamentaux à l’intérieur même des institutions. Les municipalités voudraient que les gens participent, mais sont-elles prêtes à se transformer pour que cela devienne possible? Les gens ne se mettent pas à soudainement participer, juste parce que cela est souhaité.

Le principal changement organisationnel d’un Gouvernement ouvert consiste en l’adoption de valeurs liées à cette philosophie, qui guident les actions autrement que dans un cadre hiérarchique tendant à déresponsabiliser les intervenants en les considérant comme des subordonnés plutôt que des partenaires. Il faut abandonner ce cadre, et changer de mentalité.

Le système de valeurs lié au Gouvernement ouvert --- transparence, participation, collaboration --- est plus fondamental que l’usage de toute autre règle ou procédure de libération des données. Car dans une organisation de Gouvernement ouvert, chaque intervenant se doit d’adopter un comportement responsable, mais il doit aussi détenir le pouvoir nécessaire à l’atteinte des objectifs énoncés.

(D’après moi), c’est l’équilibre entre ces valeurs, les compétences et le pouvoir (l’empowerment individuel, l'empowerment communautaire et l'empowerment organisationnel) qui garantit le succès d’une implantation de Gouvernement ouvert. Voir aussi mon billet: Leçon no.4 de leadership: l’action éclairée.

«On veut démontrer aux gens qu'il y a des enjeux cruciaux sur lesquels nous nous penchons, et ramener le focus sur l'intérêt que nous avons à travailler pour les citoyens », conclut le maire Maurice Boivin.

Bon succès à l’Union des municipalités du Québec! Je leur chuchote la solution à l’oreille: Gouvernement ouvert, Gouvernement ouvert, Gouvernement ouvert…

13 février 2011

En quoi consiste le leadership du vingt-et-unième siècle?

Dans des billets précédents, j’ai exploré quelles sont les composantes de l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel.

Un important changement s’est produit à travers le monde ces dernières semaines.

Une nouvelle façon de faire de la politique est observée.

J’ai mentionné dans ce billet, que les médias sociaux ont bouleversé la façon de faire de la politique, étant donné que les nouvelles générations, que l’on croyait apolitiques et désintéressés de la chose politique, s’y intéressent désormais par le biais d'Internet. Les médias sociaux sont utilisés par ces générations comme un puissant vecteur de changement social dont l’impact est suffisamment important pour induire de profonds changements politiques.

Le type de changement dont il est question concerne le leadership.

L’ancien type de leadership exalte le pouvoir, et le recours au pouvoir a été directement lié à des abus. Lorsque les forts et impitoyables montent sur la scène politique, nous nous trouvons dirigés par des rois et des généraux, des autocrates et des dictateurs, des premiers ministres et des présidents avides de pouvoir.

Puisqu’un important changement s’est produit, il serait approprié de se demander quel type de leadership répond à ce changement.

Il faudrait s’interroger sur la manière dont peut se briser le moule. Il est urgent que soit défini comment éviter de répéter le même schéma. Les gouvernements se sont-ils demandé en quoi consiste le leadership du vingt-et-unième siècle?

Les prochains grands chefs devraient être des symboles d’un rêve collectif – puisque les médias sociaux produisent désormais un phénomène de conscience collective. Ce qui signifie que les leaders devraient représenter le rêve de ceux qu’ils dirigent. Les gens se tourneront vers un leader, ils seront attirés par sa capacité de les traiter avec dignité et de répondre à leurs besoins avec habileté.

Le Gouvernement ouvert, comme l'a défini John Moore, est «une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux. Cette philosophie est entièrement orientée vers la réalisation des objectifs grâce à une efficacité accrue, une meilleure gestion, la transparence de l'information et l'engagement des citoyens, et mettant le plus souvent à profit les technologies nouvelles pour atteindre les résultats souhaités. Il s’agit d’apporter au gouvernement des technologies et des approches inspirées du monde des affaires.»

John Moore indique aussi que «ces objectifs et ces approches sont nécessaires dans le monde entier.»

Pour qu’aient lieu ces «partenariats» avec les citoyens, je suis d'avis qu'il faut qu’il y ait du respect. Le respect est le sentiment de considération, d'égard, que l'on peut avoir envers un individu ou dans notre cas, une société. Il se manifeste par une attitude de déférence et le souci de ne pas porter atteinte à l'objet du respect, ni le heurter inutilement. Le respect est une valeur plus profonde que la simple politesse, car il est débarrassé de toute hypocrisie. Le respect mutuel constitue l'un des fondements de la paix sociale et des relations interpersonnelles.

Le leadership du vingt-et-unième siècle – aussi incroyable que cela puisse vous paraître − devra être axé sur la conscience collective, parce que nous vivons désormais dans un monde connecté. Pas uniquement connecté par l’Internet, mais connecté aussi à un autre niveau, celui de la conscience collective, qui est un champ unifié.

Un véritable leadership ne devrait pas être associé à la popularité, au pouvoir ou à l'entassement des bénéfices. Un véritable leader devrait être en mesure d’enlever son ego du chemin, afin que cette personne puisse servir le plus grand bien.

Le respect (la considération envers autrui) et la compassion redéfiniront le pouvoir dans les relations et les organisations gouvernementales.

08 février 2011

Ce qui favorise la valorisation (empowerment organisationnel)

Mes trois derniers billets ont porté sur l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel. Il était question de valorisation dans l’empowerment organisationnel.

J’ai souligné, dans le billet sur l’empowerment organisationnel, que dans l’univers gouvernemental − davantage que dans celui des entreprises −, s’est développé une attitude très malsaine, qui (à mon avis), s’avère une problématique majeure dans l’implantation d’une philosophie de Gouvernement ouvert: «c’est la faute à». Cette attitude devrait être remplacée par un sens accru des responsabilités.

Pour que l'empowerment organisationnel se développe dans un Gouvernement ouvert, l'organisation devrait s'assurer que ses actions génèrent de l'empowerment à la fois chez les employés (consultants, partenaires, etc.), ainsi que les citoyens.

Dans ce billet, je vous propose des moyens qui favorisent la valorisation en milieu de travail. Ces moyens peuvent générer de l'empowerment chez les employés. Si le Gouvernement ouvert collabore (en mode de co-création) avec des citoyens, alors ces moyens peuvent aussi s'appliquer aux communautés de citoyens et aux individus.

Surveiller la démotivation
La diminution du rendement, le stress, l’anxiété, l’augmentation des conflits, l’attitude négative, l’absentéisme et la présence forcée au travail (être là de corps mais non d’esprit) peuvent être les effets d’une démobilisation.

Un gestionnaire avisé doit savoir reconnaître les changements significatifs dans l’attitude, les comportements et le rendement d’un employé (manque d’énergie, frustration constance, cynisme, manque de créativité, retards, etc.), et au besoin, revoir la tâche de l’employé et les moyens mis à sa disposition. Un gestionnaire avisé doit agir avant qu’il ne soit trop tard.

Jean-Pierre Brun, professeur titulaire en management à l'Université Laval, recommande: «À la fin d'une journée, le gestionnaire avisé doit se demander s'il a réussi à valoriser ses employés, s’il a été suffisamment à l'écoute, etc.»

Pardon? À la fin de chaque journée! Et non pas une fois par année, au moment de l’évaluation annuelle? Le gestionnaire avisé devrait par conséquent faire en sorte que la valorisation des employés dans l’exécution de leur travail soit intégrée dans ses tâches quotidiennes.

Les répercussions de la démobilisation d’un employé sont nombreuses, pour l’employé lui-même et pour l’organisation. La démobilisation d’un employé peut affecter sa santé mentale et émotionnelle. Des signes d’épuisement sont alors susceptibles de surgir et, souvent, ils ne surviennent pas parce que l’employé travaille trop, mais bien parce qu’il ne se sent pas reconnu, qu’il ne suit pas de direction claire, qu’il cerne mal son rôle ou qu’il a l’impression que ce qu’il fait n’aboutit à rien.

Les problèmes d’un employé démobilisé deviennent donc inévitablement les problèmes de l’organisation. Dans une telle situation, le gestionnaire avisé gagne à valoriser l’employé, à bien définir son rôle et à adopter une approche personnalisée. Cette stratégie s’avère efficace parce qu’elle a souvent un impact positif sur l’engagement et l’empowerment.

Souligner les bonnes performances
Le gestionnaire avisé connait les avantages du renforcement positif et de la valorisation auprès de ses employés. En soulignant leurs bonnes performances, un gestionnaire avisé stimule la motivation et bâtit la loyauté. Il existe une panoplie de moyens pour leur dire «bravo» et «merci». Et en plus, ça ne coûte rien!

Savoir dire merci, c'est éprouver de la reconnaissance profonde à l’égard de la vie et de ceux qui nous entourent. «Merci» devrait devenir plus qu’un signe de politesse lancé sans attention pour avoir été appris tôt par cœur. La gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes. D’abord, la constatation du bien reçu et de son coût (l’effort qu’il a demandé). Ensuite, la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi. Plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus nous en sommes appréciés, donc plus ils sont aimables, donc plus nous avons de raisons de leur être reconnaissant, etc. C’est un cercle vertueux qui peut ne jamais être bouclé!

Par ailleurs, la gratitude aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque. Pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent.

Pour en revenir aux politiciens, qui passent leur temps à chialer et à blâmer, s'ils apprenaient tout simplement à dire «merci», cela changerait à jamais le visage de la politique!

Favoriser la créativité
Encourager les employés à être créatifs, non pas seulement au plan technique, mais également dans la recherche de solutions aux problèmes organisationnels, génère de l’empowerment.

Donner de la corde!
Le gestionnaire avisé accorde une plus grande autonomie aux employés. Le gestionnaire avisé alloue un plus grand contrôle aux employés sur l’activité de travail.

Appliquer des valeurs
En milieu de travail, des valeurs comme le respect, l’équité et la communication authentique favorisent l’empowerment. Cependant, l’application des valeurs doit se faire de façon concrète. Ne vous contentez pas, par exemple, d’afficher d’une liste des valeurs, du moins pas si vous souhaitez que celles-ci se traduisent par des comportements observables chez les membres de l’organisation. Le sentiment d’engagement ressenti est en partie relié à l’environnement de travail; si un employé ou collègue ne constate pas une intégration concrète des valeurs de l’organisation, il pourrait être moins enclin à s’engager.

Communiquer, communiquer, communiquer
Les choses ont bien changé depuis quelques années. Une panoplie d’outils favorise la communication entre les personnes, et cela devrait se refléter également dans les communications entre le patron et les employés. Les employés souhaitent maintenant pouvoir accéder plus facilement à leur patron.

Informer régulièrement les employés sur l’orientation et les résultats de l’entreprise, du département, de l’équipe de travail favorise l’empowerment, car les gens comprendront mieux quelle est la mission de l’organisation, ses objectifs et ses projets en cours. Une bonne communication fait en sorte que tout le monde sait dans quelle direction ils marchent et où ils s’en vont.

Cultiver la sympathie
Engendrer une plus grande sympathie entre tous et chacun fera s’épanouir l’empowerment. Chaque personne est unique, chaque personne possède des qualités exceptionnelles, des dons. Nous avons tous quelque chose de beau et de magnifique. Lorsque les gens se sentent merveilleux et appréciés, ils se comportent comme des personnes merveilleuses.

Cultiver la confiance
Obtenir la confiance de ses employés est primordial pour un employeur. Un employé qui se sent en confiance pourra plus facilement parler des difficultés vécues et ressenties avec son supérieur. Celui-ci pourra alors l’aider par divers moyens: par exemple, se montrer plus souple dans l’horaire de travail; le référer au programme d’aide aux employés s’il en existe un dans l’entreprise; alléger temporairement sa tâche, etc.

Adopter une approche personnalisée
Le gestionnaire qui favorise une approche plus personnalisée, qui s’intéresse à l’individu, à ses préférences et à ses motivations, risque d’obtenir des résultats particulièrement intéressants sur le plan de l’engagement de ses employés. En adoptant une approche au cas par cas (dans demeurant toutefois dans ce qui est raisonnable), un gestionnaire avisé démontre qu’il tient compte du caractère unique de chaque individu. Le gestionnaire qui adopte cette approche doit toutefois intervenir et distribuer les rôles et les responsabilités en prenant en considération les particularités des situations. Le gestionnaire avisé doit agir en fonction de la zone de confort de chaque employé, de ses sources de motivation et de ses talents.

Reconnaître des compétences
On l’oublie trop souvent mais les employés sont la force et l’image d’une entreprise (ou d’un gouvernement). Il est donc important d’investir dans le développement et la reconnaissance de leurs compétences.

Une fois sa compétence reconnue, le personnel pourra viser les plus hauts standards de qualité dans ses pratiques de travail, ce qui aura inévitablement des répercussions sur la satisfaction de la clientèle. Pour l’employeur, ceci permet d’amener l’équipe à atteindre un niveau de compétence établie, tout en se démarquant de la concurrence.

Faire le point

Les gestionnaires et les employés ont tout avantage à faire le point annuellement sur leur mission, leurs valeurs et leurs pratiques, ne serait-ce que pour en tirer un bilan positif et ainsi poursuivre sur la bonne voie.

Créer des événements mémorables
Créer des événements mémorables permet de célébrer ensemble la réussite. Plusieurs employeurs bien inspirés donnent de la visibilité à leurs gagnants et leur montrent ainsi qu’ils sont fiers de leur implication et de leur succès.

07 février 2011

Les composantes de l'empowerment organisationnel dans un contexte de Gouvernement ouvert

Dans deux billets précédents, j'ai tenté de décortiquer, dans un contexte de Gouvernement ouvert, quelles sont les composantes de l'empowerment individuel, de même que celles de l'empowerment communautaire.

Ces deux types d'empowerment se complètent l'un l'autre. William A. Ninacs, le grand spécialiste québécois du concept d'empowerment, auteur du livre Empowerment et intervention, considère que les composantes de l’empowerment communautaire sont les facteurs structurants de l’empowerment individuel. Car l’empowerment individuel comprend une dimension transactionnelle qui se joue aussi au plan social et collectif, qui implique une relation avec les autres.

Individu. Empowerment individuel.

Communauté. Empowerment communautaire.

Gouvernement. Empowerment organisationnel.

L’empowerment organisationnel

Quelle est la fonction du rôle de l’organisation dans une perspective de soutien de l’empowerment?

William A. Ninacs considère que «la structure organisationnelle devrait permettre la participation et la formation des individus et par le fait même, elle devrait représenter un lieu de valorisation personnelle».

Or, voilà toute la problématique actuelle d'implantation d'une philosophie de Gouvernement ouvert! Les politiciens et leaders gouvernementaux d'aujourd'hui sont habitués de dépeindre la partie adverse comme étant «mauvaise». C'est toujours «la faute à» quelqu'un d'autre. La faute est à qui vous voudrez. Mais la sienne, jamais!

La responsabilité ne signifie pas blâmer quelqu'un ou quelque chose à votre situation, vous y compris. Ayant accepté cette circonstance, cet événement, ce problème, la responsabilité, survient alors la capacité de développer une réponse créative à la situation telle qu'elle est maintenant. Tous les problèmes contiennent les germes d'opportunités, et cette prise de conscience permet de prendre le moment et de le transformer en une meilleure situation. Une fois que vous faites cela, tous les situations inquiétante se transforment une opportunités de création de quelque chose de nouveau.

Comment espérez-vous que des employés et des collaborateurs se sentent valorisés, si vous passez votre temps à les blâmer?

S'ils ont constamment eu recours à ce réflexe depuis des lustres ― blâmer l'autre ―, comment espérez-vous que les leaders et gestionnaires gouvernementaux se comportent différemment avec les citoyens?

Les leaders et gestionnaires gouvernementaux doivent apprendre à penser autrement.

Car plus nous devenons responsables, moins nous avons tendance à gaspiller l'énergie de quiconque en reproches. En fin de compte, la façon dont nous choisissons de répondre à des situations et à des personnes nous incombe.

Par conséquent, pour qu'ait lieu une véritable implantation de Gouvernement ouvert (pour que se développe l'empowerment organisationnel), il faudrait que les leaders et gestionnaires gouvernementaux deviennent plus responsables.

La valorisation personnelle ne deviendra possible que lorsque la structure organisationnelle misera sur les compétences et les qualités des membres et des collaborateurs qui gravitent dans l’organisation. C'est dans ce contexte que l'organisation se trouvera davantage en mesure de favoriser son propre empowerment. Pour que l'empowerment puisse jaillir, il faut que l'organisation considère les intervenants avec égalité. J'emploie souvent le terme de «co-création».

«La conscience critique constitue un élément crucial qui permet aux acteurs de l’organisation de reconnaître les enjeux tant pour les membres (employés gouvernementaux) que pour la population en général», a souligné William A. Ninacs.

Composantes de l’empowerment communautaire dans un contexte de Gouvernement ouvert

Dans un billet précédent portant sur l'empowerment individuel, j’ai mentionné que dans un contexte de Gouvernement ouvert, une approche basée sur l’empowerment reconnaît aux citoyens et aux communautés leur capacité à déterminer la direction du changement.

J’ai indiqué qu’il existe des particuliarités à l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel. J’ai décrit chacune des quatre composantes de l’empowerment individuel: la participation, les compétences, l’estime de soi et la conscience critique.

Ce billet portera sur l’empowerment communautaire.

Composantes de l’empowerment communautaire
Les quatre composantes de l’empowerment communautaire, d’après William A. Ninacs, le grand spécialiste québécois du concept d'empowerment, auteur du livre Empowerment et intervention, sont: le pouvoir d’agir (la participation); les compétences; la communication, et le capital communautaire.

Un premier atout majeur est de fournir des structures et des conditions favorisant la possibilité de développer leur pouvoir d’agir aux membres d’une communauté. Il s’agit là de la première composante: favoriser la participation.

La deuxième composante est la capacité d’optimiser les forces du milieu afin d’assurer le bien-être de tous les membres (compétences).

Troisièmement, la communication prend une part importante dans le processus afin de créer un climat de confiance, une transparence dans les processus décisionnels et pour assurer la circulation de l’information.

Finalement, le capital communautaire est la quatrième composante. Il s’agit de la capacité d’une communauté de susciter l’entraide et la mobilisation sur des questions sociétales plus larges en alimentant le sentiment d’appartenance et la conscience de la citoyenneté.

William A. Ninacs considère que les composantes de l’empowerment communautaire sont les facteurs structurants de l’empowerment individuel. Car l’empowerment individuel comprend une dimension transactionnelle qui se joue aussi au plan social et collectif, qui implique une relation avec les autres. À cet effet, R. Katz a publié une étude des plus intéressantes − Empowerment et Synergy −, dans laquelle il présente l’empowerment comme un paradigme synergique où les personnes sont interreliées, où il s’effectue un partage des ressources, et où la collaboration est encouragée.

R. Katz a suggéré que l’empowerment est une alternative au «paradigme de la rareté», une pensée communément répandue à propos des ressources humaines, qui suppose que les individus sont en concurrence parce que les ressources sont rares. Cette alternative, le «paradigme de la synergie», se transpose en «communauté de synergie», lorsque les ressources humaines reconnues s’avèrent renouvelables et en expansion, et que celles-ci sont distribuées équitablement parmi les membres, de telle sorte que ce qui est bon pour un est bon pour tous, et que «le tout est plus grand que la somme des parties».

Ce qui nous ramène une fois de plus à la conscience collective. J’ai souvent mentionnée que la conscience collective est un champ unifié.
John Hagelin est professeur de physique en physique quantique. Il est responsable du développement d'une théorie du champ unifié sur la base des supercordes. Le Dr Hagelin a été nommé lauréat du prix Kilby. Ce prix est décerné en reconnaissance aux scientifiques qui ont effectué «une contribution majeure à la société à travers leurs travaux de recherche appliquée dans les domaines de la science et de la technologie». Le Dr Hagelin a reçu ce prix pour ses travaux en physique des particules, dans le développement de la théorie supersymétrique du champ unifié (supersymmetric grand unified field theory).

John Hagelin explique clairement ce qu’est la conscience collective dans cette vidéo:
«La base même de l’univers est cet unique champ d’intelligence universel, de telle façon que toutes les forces de la nature sont maintenant (scientifiquement) comprises comme étant Un. Ce champ est appelé le champ unifié, dans le contexte de la théorie des supercordes. Ce champ consiste en un océan d’existence se situant à la base de tout esprit et matière. Toutes les soi-disant particules de l’univers, tout dans l’univers n’est qu’une ondulation de ce champ: un champ non matériel. Cela est ultimement le champ de la conscience. Tout dans l’univers n’est rien d’autre que cela. Les planètes, les gens, les animaux, etc. ne sont que des vagues de cet océan de conscience. Nous sommes réellement unifiés à notre base. Il n’y a seulement qu’une conscience unique dans cette pièce. Nous idéalisons notre conscience via le filtre de notre système nerveux. Mais la conscience elle-même, le Soi avec un grand «S» est universel. Et connaître cela, le connaître par expérience, a été appelé illumination à travers les âges.»
Par conséquent, les gouvernements qui souhaitent implanter une philosophie de Gouvernerment ouvert doivent reconnaître que la participation citoyenne – d’où jaillit l’empowerment communautaire − s’effectue et s’organise au niveau de la conscience collective.

Dans un billet subséquent, j’examinerai en quoi consiste l’empowerment organisationnel.

05 février 2011

Les composantes de l’empowerment individuel dans un contexte de Gouvernement ouvert

La philosophie de Gouvernement ouvert, telle que définie par John Moore, est «axée sur le citoyen et la stratégie, afin que les meilleurs résultats soient généralement dictés par des partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux.»

Une approche basée sur l’empowerment reconnaît aux citoyens et aux communautés leur capacité à déterminer la direction du changement.

Par conséquent, pour que se réalise pleinement l’implantation d’un Gouvernement ouvert, il faut que les gouvernements réalisent que cela prend de l’empowerment. Les gouvernements doivent aligner leurs actions et se comporter d’une façon qui fasse en sorte que s’accroisse l’empowerment.

«Au plan individuel, Eisen (1994) définit l'empowerment comme la façon par laquelle l'individu accroît ses habiletés favorisant l'estime de soi, la confiance en soi, l'initiative et le contrôle.» (Longpré et al., 1998) (d’après un projet de recherche du CESAF, Centre d'excellence pour la santé des femmes --- pour lequel j’ai travaillé en tant que responsable des communications).

Les fondements de l’empowerment
L’empowerment est:
- un sentiment de pouvoir personnel;
- une orientation de l’intervention qui mise sur le développement des forces existantes;
- l’adoption d’un cadre d’analyse et la vision selon laquelle le pouvoir ne constitue pas nécessairement une denrée rare. En d'autres mots, le pouvoir n’est pas un acte réservé à certaines «catégories» de personnes.

Ce pouvoir est illimité.

L’empowement consiste en une autonomie d’action autant individuelle que collective.

Notez cependant que l’empowement n’est pas seulement une question collective, parce qu'il jaillit de l’intérieur de soi.

En conjuguant empowerment et intervention, on obtient le développement de la capacité d’agir et de la solidarité. Une vision renouvelée de l’intervention auprès des personnes, axée sur les fondements de l’empowerment, favorise l’acquisition de la capacité d’agir.

On entend aussi souvent le vocable «pouvoir d’agir» comme synonyme du terme empowerment.

Le facteur déterminant de la verticalisation – l’indiscutable primauté –, fait en sorte que l’ancien mode de gestion de pouvoir vertical donnait souvent lieu à des interventions paternalistes ou culpabilisantes. Une nouvelle façon d’intervenir axée sur l’empowerment soutient le développement du pouvoir d’agir des individus et des communautés.

Il existe des particuliarités à l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel.

Composantes de l’empowerment individuel
William A. Ninacs, le grand spécialiste québécois du concept d'empowerment, auteur du livre Empowerment et intervention, décrit les composantes de l’empowerment individuel comme étant: «la participation, les compétences, l’estime de soi et la conscience critique.

La démarche d’empowerment est un cheminement dans lequel une personne doit s’engager (participation), en utilisant ou en acquérant des habiletés spécifiques aux objectifs poursuivis (compétences). La démarche amène la personne à se percevoir comme compétente, possédant les habiletés, les qualités et les attitudes et les connaissances suffisantes (ou avoir la capacité de les acquérir) pour emboîter le pas (estime de soi).

La conscience critique permet à l’individu de transcender la conscience individuelle du problème pour permettre une analyse plus poussée et pour mettre en contexte (individuel, collectif, social, politique) la nature de la problématique vécue.
» Selon William A. Ninacs, «ces composantes se renforcent mutuellement pour optimiser les chances de développer son pouvoir d’agir sur une situation particulière.»

Notez que William A. Ninacs parle de «transcender la conscience individuelle». Ce qui pourrait signifiquer que pour atteindre un état d’empowerment individuel, il faudrait arriver à rejoindre la conscience collective.

Dans des billets subséquents, j’aborderai les composantes de l’empowerment communautaire et de l’empowerment organisationnel, et bien entendu, je poursuivrai mon exploration de la conscience collective.

04 février 2011

Facteurs de succès d’une communication participative

Dans un billet prédécent, j’ai indiqué comment la communication participative dans un contexte de Gouvernement ouvert favorise l’empowerment. Passons en revue quels sont les facteurs de succès.

Pour une réussite de la communication participative, certaines conditions doivent être réunies. Par une présence permanente auprès des partenaires participants, les animateurs (ou gestionnaires) de communauté ont un rôle capital à jouer dans l'approche de la communication participative. Ces animateurs servent de relais pour la coordination sur le terrain. Leur motivation et leur appropriation de la démarche s’avèrent par conséquent des éléments importants pour l'atteinte des résultats escomptés.

Une bonne adhésion au processus s’obtient grâce à l'adoption d'une démarche itérative comprenant des suivis réguliers, qui doivent être des occasions d'échanges, de clarification, de formation, de capitalisation et d'information, etc.

Une bonne compréhension commune du concept de communication participative par tous les acteurs permet d'éviter les frustrations voire les réticences ou résistances pouvant occasionner un ralentissement dans l'exécution des activités.

Lorsque toutes les parties concernées par une action s'entendent dès le départ sur une solution possible et sur les modalités de son application, il n'y a pas de raison pour échouer.

La mise à niveau des parties prenantes peut s'opérer à travers une initiation des principaux acteurs et partenaires au concept de communication participative à travers des ateliers d'échanges, de réunions de concertation, de suivi et d'appui sur le terrain.

Un feedback régulier sur les résultats obtenus encourage et motive davantage les communautés participantes et contribue au rayonnement des activités.

L'application de la démarche de communication participative à des préoccupations concrètes des populations facilite par ailleurs une parfaite connaissance du contexte initial de réalisation des activités et la compréhension des objectifs à atteindre. Ceci favorise également la mobilisation des communautés pour la résolution de leurs problèmes et une bonne prise en main des solutions, ce qui est essentiel pour une appropriation des activités des projets.

Un recours à la communication interpersonnelle est aussi très important dans une démarche de communication participative. Ce qui suppose comme préalable le renforcement des capacités des animateurs en matière de techniques de communication interpersonnelle.

L'adoption d'un cheminement itératif dans un processus d'évaluation, de même que l'instauration d'un mécanisme de suivi et d'appui, permettent aux acteurs d'apporter des correctifs nécessaires en cours d'avancement et ainsi d’effectuer un saut qualitatif dans la réalisation des objectifs du projet.

La mise en place d'un comité de gestion intégrant des membres de la communauté et animé par ces derniers peut devenir un élément de bonne gouvernance qui facilite la bonne entente au sein du projet et renforce la confiance mutuelle, mais assure également au processus une transparence, gage de la durabilité de l'engagement et de la pleine mobilisation des membres de la communauté.

03 février 2011

La communication participative facilite l'empowerment

Une véritable communication participative s'avère rare, mais elle peut faciliter l'empowerment de groupes. Ce type de communication exige un dialogue continu avec les intervenants.

Les Gouvernements ouverts souhaitent qu'ait lieu une participation citoyenne. Maîtrisent-ils les principes et connaissances de base de la communication participative?

Une bonne application des méthodes de communication participative n'est pas suffisante pour assurer le succès d'un projet. Il faut s'assurer d'y greffer d'autres éléments contextuels plus vastes, y compris un cadre de projet flexible (en particulier en termes de délais), un environnement politique favorable, ainsi qu'une attitude favorable des principales parties prenantes.

La communication participative est une approche fondée sur le dialogue, qui permet le partage de l'information, des perceptions et des opinions des divers intervenants. La communication participative facilite ainsi l'empowerment. Ce n'est pas seulement un échange d'expériences et d'informations: il s'agit également d'une exploration et d'une production de nouvelles connaissance, visant à répondre à des situations qui doivent être améliorés.

La communication participative peut être utilisée à n'importe quel niveau de prise de décision (local, national, international), quelle que soit la diversité des groupes concernés.

Parce que cela contribue à engager activement les parties prenantes dès le début, et par la recherche d'un consensus plus large portant sur des initiatives de développement, la communication participative a commencé à être considérée comme un outil essentiel.

Cela s'explique en partie parce que de nombreux conflits et les obstacles peuvent être évités si ceux-ci sont réglés rapidement. Une véritable participation augmente également le sentiment d'appropriation par les acteurs locaux, et joue favorablement sur la durabilité.

Pour être véritablement participative et vraiment efficace, la communication doit avoir lieu entre toutes les parties concernées, en veillant à ce que toutes les personnes aient les mêmes possibilités d'influencer le résultat de l'initiative. Idéalement, la communication participative devraient faire partie du processus d'ensemble d'un projet:

- La communication bidirectionnelle doit être adoptée dès le début et être appliquée de manière cohérente.

- La pleine participation à toutes les parties prenantes à n'importe quelle étape du processus n'est pas possible et, dans certains cas, probablement pas souhaitable. Un large consensus peut s'avérer suffisant.

- L'inclusion doit être équilibrée, en tenant compte du temps des intervenants, de leurs ressources, de leurs intérêts et de leurs connaissances. Après que leur apport ait été pris en compte, les intervenants n'ont pas besoin d'être impliqués dans des décisions concernant des détails allant au-delà de la portée de leurs intérêts.

Pour accomplir des missions de communication participative réussies, il est nécessaire d'établir un espace ouvert, où les principales parties prenantes peuvent interagir librement les unes avec les autres.

La conception d'une stratégie réussie commence par la définition des objectifs.

Un plan d'action est nécessaire pour guider la mise en œuvre, faciliter la gestion et le suivi de toutes les activités pertinentes.

L'évaluation doit être planifiée dès le début d'une initiative. En outre, si la participation signifie que les intervenants sont des partenaires dans le processus décisionnel, ils doivent également s'avérer des partenaires dans l'évaluation de l'impact.

01 février 2011

Les médias sociaux facilitent-ils un cheminement vers la responsabilité?

L'individu contemporain occidental se voudrait autonome, conquérant et responsable. Toutefois, il est engourdi. Les gouvernements ouverts souhaitent qu'ait lieu une collaboration et participation citoyenne. Quel genre de citoyens rencontrons-nous de nos jours? Ces citoyens sont-ils responsables?

L'individualisme est une «maladie» sournoise malheureusement très répandue. Le citoyen moderne a développé une fâcheuse tendance à jouer à l'enfant ou à pleurer sur son sort. Dans un cas comme dans l'autre, c'est une façon de fuir ses responsabilités, de tricher et, finalement, de ruiner la vie sociale.

Comment jouir de l’indépendance tout en esquivant ses devoirs? Par deux échappatoires, l’infantilisme et la victimisation, ces «maladies» de l’individu contemporain. D'un côté, l'adulte, choyé par la société de consommation, voudrait garder les privilèges de l'enfance, ne renoncer à rien tout en étant diverti en permanence. De l'autre, l'adulte se peint en martyr, même s'il ne souffre que du simple malheur d'exister. (Pascal Bruckner, La Tentation de l'innocence, 1996)

Dans ce cas, les bien-souffrants seraient les nouveaux bien-pensants.

Que favoriserait l'épanouissement vers un «bien-souffrant», plus responsable?

Aujourd'hui, on a plus souvent recours au psychiatre, aux médicaments et à l'avocat qu'à la responsabilité et à l'intelligence. Scandalisés par le moindre incident de notre existence, nous crions à la barbarie lorsque nous ne sommes pas immédiatement contentés. La médicalisation croissante de nos existences est signe des temps, des frustrations, et de l'incapacité à surmonter une existence incertaine et une histoire tragique.

Par ailleurs, le fossé entre les sexes se creuse. Il y a bel et bien une crise structurelle entre hommes/femmes. Le taux de divorce bat des records. Un mariage sur deux se termine par un divorce. Cette réalité est le fruit d'une mutation profonde des rapports hommes/femmes, encore inaboutie. Car l'indépendance de la femme n'a pas été encore pleinement intégrée dans les mentalités. D'où une crise des rôles masculin et féminin et une précarisation des liens intimes. On constate un durcissement des relations dans le couple, qui s'avère d'ailleurs un reflet d'un durcissement du monde du travail. J'en ai parlé dans mon billet «Eros Bendato et les médias sociaux».

Dans toutes les sociétés développées, la montée de la solitude est devenue un phénomène social majeur, souligne la psychiatre, psychanalyste et victimologue Marie-France Hirigoyen, spécialisée dans l'étude de toutes les formes de violences. Alors que les interactions entre individus sont permanentes, voire envahissantes, de nombreuses personnes éprouvent un sentiment douloureux d'isolement.

Toutefois, la solitude n'est pas mauvaise en soi, rappelle Hirigoyen. La solitude peut apporter énergie et inspiration: à tout âge, la solitude choisie, tout en restant disponible à l'autre, est une source de plénitude, un moyen de sortir de la superficialité d'une société dominée par le narcissisme et le culte de la performance.

Accepter la solitude, c'est cesser de dépendre du regard de l'autre et assumer la responsabilité de ce que l'on est, savoir ce que l'on vaut par soi-même, compter sur soi et non sur les autres. Accepter la solitude génère para conséquent un gain en empowerment. C'est à travers les difficultés de la solitude que se fait l'apprentissage de l'autonomie. Avec l'autonomie se développe souvent le sens des responsabilités.

Ce qui rend un humain en santé est le fait d'être aligné avec les forces de l'univers, de sentir que le corps fait partie de la nature, de communier avec l'âme en passant du temps dans le silence et la solitude. C'est à travers la solitude que l'humain trouve la voie invisible vers la conscience collective.

Les médias sociaux transforment la société de nombreuses façons. Les périodes de solitude et d’abstinence sexuelle, souvent durables, peuvent être adoucies par les relations d'amitié qui peuvent se développer via les médias sociaux.

Quelques-unes des caractéristiques les plus évidentes de la communication en ligne sont l’anonymat, l’invisibilité, le manque de contact, les messages écrits impersonnels, l’élasticité du niveau de synchronisation, la neutralisation du statut et la facilité avec laquelle on peut diffuser des messages auprès d’un grand nombre de personnes. En raison de ces caractéristiques ainsi que de bien d’autres, les personnes sont amenées à communiquer de manière plus spontanée, expressive, authentique et ouverte. Ce modèle de comportement inusité présente paraît-il le véritable visage d’un individu. (Bargh, Fitzsimons, & McKenna, 2002, Can you see the real me? Activation and expression of the “true self” on the Internet. Journal of Social Issues)

Quel rôle les médias sociaux, conjugués avec les nouvelles solitudes, peuvent-ils jouer dans la transformation de bien-souffrants en citoyens responsables, soucieux de construire la vie sociale, engagés, participant et collaborant à un Gouvernement ouvert?

27 janvier 2011

After Tunisia, Egypt, Yemen, etc.. Phase 3 of awakening of consciousness

It took five weeks to Tunisian citizens to bring down Ben Ali. It all started on November 17, 2010, when a young greengrocer in Sidi Bouziz, in the center of the country, tried to commit suicide by burning himself to death. On January 15, 2011, Ben Ali's reign became something of the past, after Riyadh confirmed that the Ben Ali couple had landed in Saudi Arabia.

Radio-Canada reported on January 27, about the events in Yemen:
Thursday, thousands of protesters took the streets in Sanaa, the Yemeni capital, to demand the resignation of President Ali Abdallah Saleh, who has been in power for the past 32 years.
Inspired by the "Jasmine revolution" of Tunisia and by the recent events in Egypt, demonstrators called for a political reform, chanting anti-government slogans.
"No renewal of the mandate, no to the inheritance of power", "Time for a change is now", could be heard from opposition leaders and young demonstrators. [Translation, Radio-Canada, Yemen: des milliers de manifestants dans la rue, January 27, 2011]

"Time for a change is now."

We are entering Phase 3 of the awakening of consciousness. Citizens from around the world could bring down abusive governments, one by one. In this case, governments should move quickly to embrace the Open Government philosophy, otherwise, people could restore order and decide to fix themselves the situation by implementing an Open Government.

Yesterday, in my post about the Pope and social media, I explained the awakening mechanism of collective consciousness.

STEP 1 - Understanding that communication has been transmuted
Social media are tools where people can express themselves. The action of expression, of saying something, the action of manifesting something leads to the expression of freedom.

PHASE 2 - Understanding that everything is connected to everything
Social media can help us realize that we are all connected, that we are part of a whole. Just as the material world is connected, the invisible world is also connected at a quantum level. This subtle world is connected by a field of consciousness. What is invisible has received little attention so far, in a materialistic culture where reality is defined by science. Now science is beginning to integrate the intangible (see this article 'At last Scientists are Discovering the Soul').

STEP 3 - Discovering the power of the citizen, the unified field
Up to now, what prevented us to live a connected life is not the opposition of science and skepticism. The problem is that this subtle level of our basic nature - what is invisible about us - has only been explored one person at a time. It has not yet been revealed in a very organized manner.

But times have changed. We can observe that the Open Government philosophy leads to a higher level of collective consciousness.

For a new worldview to emerge, understanding the nature the unified field - the collective consciousness - should be consistent.

I am convinced that the Open Government philosophy can also give rise to an organization of collective consciousness. Government leaders simply have to understand what is happening. The time has come for government leaders to understand the mechanisms of the mind in order to put them at work. Because these mechanisms can have a significant impact on improving quality of life, and dramatically reduce administrative costs.

John Moore, in his post entitled "An Open Government Directive Scorecard, Year One", imagined a scorecard to evaluate government action, using the following breakdown:
• Goal Setting: 30%
• Clear Strategies and Measurements of Success: 20%
• Leadership Education and Approaches: 20%
• Personnel Communication, Training, Retention: 20%
• Use of technology: 10%

Among these five elements, John Moore sees "Personnel Communication, Training, Retention" as being the weakest. He graded the U.S. government with 75% (C).

What John Moore wrote to explain this low grade:
"Many people are excited about open government but many people are also frustrated by lack of personal growth and advancement, progress and processes locked in red tape, and a feeling that they can do more for open government by working outside of government. These are not simply my perceptions but are the reality of dozens of conversations I have had in the last three months."

Which is to say... there are gaps in empowerment... Development is blocking at Phase 3 of consciousness.

I do not speak the same jargon that John Moore uses (as a matter of fact, I'm radically different from the rest of the Open Government sphere), because I see everything through the curtain of consciousness. But I believe that my analysis is similar to John's. My analysis provides tools and arguments to government leaders, that can be helpful to them to improve their performance.

What can be achieved through consciousness:
• Collective consciousness is a sort of Internet connection between all human beings.
• Nature is organized and intelligent.
• The higher states of consciousness are real.
• Direct healing is possible, that is to say, self-healing.
• Separate minds can be in communication.
• Everything happens for a reason.
• Collective prayers (thoughts) can be answered.
• Dreams, desires and intentions (thoughts) can come true.
• A critical mass of people who desire peace can end war and establish an era of peace.
• A critical mass of people who want to improve on problematic global issues can bring lasting solution.

A culture of consciousness is possible. In fact, science of getting lined up to such a culture, even if it is based, ironically enough, on the premise that consciousness has no validity except as an emergent property of matter. One can foresee that the next culture of consciousness will be based on connections, which will overthrow the entire scientific prejudice against the subtle body, invisible realities, and the primacy of collective consciousness in general.

Consciousness is a field of infinite possibilities. Citizens are becoming aware of their pure potential. Potential has no beginning and no end. It exists as potential. When governments will finally realize that, the time for real change will come.

In the meantime, John Moore is leading the way by showing government leaders the right attitude to adopt.

Après la Tunisie, l'Égypte, le Yemen, etc. Phase 3 d'éveil de la conscience


Il a fallu cinq semaines aux citoyens Tunisiens pour faire tomber Ben Ali. Tout a commencé le 17 novembre 2010, lorsqu'un jeune marchand de légumes à Sidi Bouziz, dans le centre du pays, a tenté de se donner la mort en s'immolant par le feu. Le 15 janvier 2011, le règne de Ben Ali se conjugue désormais au passé, après que Ryadh ait confirmé que le couple Ben Ali se soit rendu en Arabie Saoudite.

Radio-Canada rapporte le 27 janvier à propos des manifestations au Yemen:
Des milliers de protestants sont descendus dans la rue jeudi à Sanaa, la capitale du Yémen, pour demander le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Inspirés par la «révolution du jasmin» tunisienne et par les récentes manifestations en Égypte, les manifestants ont demandé des réformes politiques en scandant des slogans antigouvernementaux.
«Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir», «l'heure du changement a sonné», pouvait-on encore entendre de la part des leaders de l'opposition et des jeunes organisateurs des manifestations. [Radio-Canada, Yemen: des milliers de manifestants dans la rue, 27 janvier 2011]

«L'heure du changement a sonné».

Nous entrons dans la Phase 3 d'éveil de la conscience collective. Les citoyens du monde entier pourraient faire tomber un à un les régimes gouvernementaux abusifs. Dans ce cas, les gouvernements devraient s'empresser d'embrasser la philosophie de Gouvernement ouvert, sinon, les citoyens pourraient faire en sorte de les ramener à l'ordre et s'arranger pour implanter une Gouvernance ouverte.

Hier, dans mon billet portant sur le pape et les médias sociaux, j'ai expliqué les étapes du mécanisme d'éveil de la conscience collective.

PHASE 1 - Comprendre que la communication est transmuée
Les médias sociaux font en sorte que les gens peuvent s'exprimer. L'action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose conduit à l'expression de la liberté.

PHASE 2 - Comprendre que tout est lié à tout
Les médias sociaux permettent de reconnaître que nous sommes tous connectés, nous faisons partie d'un tout. Tout comme le monde matériel est connecté, l'invisible est également connecté au niveau quantique: ce monde subtil est relié par un champ de conscience. Ce qui est invisible a retenu peu d'attention jusqu'à présent, dans une culture matérialiste où la réalité est définie par la science. Or la science commence à intégrer l'immatériel dans ses recherches (lisez cet article 'At last scientists are discovering the soul').

PHASE 3 - Découvrir le pouvoir du citoyen, le champ unifié
Jusqu'à maintenant, ce qui nous a empêché de vivre une vie connectée n'est pas l'opposition de la science ou le scepticisme. Le problème est que ce niveau subtile de notre nature fondamentale, ce qui de nous est invisible, n'a été exploré qu'une personne à la fois: cela ne s'est pas encore révélé d'une manière très organisée.
Mais les temps ont changé. Nous pouvons observer que la philosophie de Gouvernement ouvert donne lieu à une hausse de la conscience collective.

Pour qu'une nouvelle vision du monde émerge, la compréhension du champ unifié - la conscience collective - doit être cohérente.

Je suis convaincue que cette même philosophie de Gouvernement ouvert peut également donner lieu à une organisation de la conscience collective. Il faut simplement que les leaders gouvernementaux comprennent ce qui se passe. Le temps est venu pour les leaders gouvernementaux de comprendre les mécanismes de l'esprit afin de pouvoir les mettre à contribution. Car ces mécanismes peuvent avoir un impact considérable sur l'amélioration de la qualité de vie des citoyens, et réduire dramatiquement les dépenses administratives.

John Moore, dans son billet intitulé 'An Open Government Directive Scorecard, Year One', s'est construit un tableau de bord pour évaluer l'action gouvernementale, en utilisant la répartition suivante:
• Définition des objectifs: 30%
• Stratégies claires et mesures de succès: 20%
• Leadership, sensibilisation et approches: 20%
• Communication avec le personnel, formation, rétention: 20%
• L'utilisation de la technologie: 10%

Parmi ces cinq éléments, celui que John Moore considère le plus faible est la «Communication avec le personnel, formation, rétention». Il a accordé la note de 75% (C) au gouvernement américain.

Voici ce que John Moore a dit à ce propos:
«De nombreuses personnes sont enthousiasmées par un Gouvernement ouvert mais plusieurs sont aussi frustrées par le manque de croissance personnelle et d'avancement, de progrès et par les processus bloqués dans les formalités administratives, et le sentiment qu'ils peuvent faire plus pour un Gouvernement ouvert, en travaillant à l'extérieur du gouvernement. Ce ne sont pas tout simplement mes perceptions, mais sont la réalité de plusieurs dizaines de conversations que j'ai eues au cours des trois derniers mois.»

Ce qui revient à dire qu'il y a des lacunes en empowerment... Cela bloque à la phase 3 de conscience.

Je ne parle pas le même jargon que John Moore, parce que j'aperçois tout à travers le rideau de la conscience collective. Mais je considère que mon analyse rejoint celle de John Moore et fournit des outils et des arguments aux leaders gouvernementaux, qui leur permettront d'améliorer leur performance.

Ce que peut accomplir la conscience:
• La conscience collective est une sorte de connexion Internet entre chaque être humain.
• La nature est organisée et intelligente.
• Les états supérieurs de conscience sont réels.
• La guérison directe est possible, c'est-à-dire l'auto-guérison.
• Des esprits distincts peuvent être en communication.
• Tout arrive pour une raison.
• Les prières collectives (pensées) peuvent être exaucées.
• Les rêves, souhaits et intentions (pensées) peuvent se réaliser.
• Une masse critique de gens qui veulent la paix peuvent mettre fin à la guerre et instaurer une ère de paix.
• Une masse critique de gens qui veulent améliorer une problématique mondiale peuvent replacer la problématique par une solution durable.

Une culture de la conscience est possible. En fait, la science d'aujourd'hui s'enligne vers une telle culture, même si elle est fondée, assez ironiquement, sur la prémisse que la conscience n'a pas de validité, sauf comme une propriété émergente de la matière. On peut prévoir que la prochaine culture de la conscience sera fondée sur les connexions, ce qui renversera le préjudice scientifique dans son ensemble contre le corps subtil, les réalités invisibles, et le primat de la conscience collective en général.

La conscience est un champ de possibilités infinies. Les citoyens commencent à prendre conscience de leur pure potentialité. Le potentiel n'a pas de commencement ni de fin. Il existe en tant que potentiel. Quand les gouvernements prendront enfin conscience de cela également, l'heure du véritable changement aura sonné.

D'ici là, quant à la bonne attitude à adopter, John Moore montre la voie aux leaders gouvernementaux.
 
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