Blogue de Lyne Robichaud

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23 janvier 2012

Une vision transculturelle du gouvernement ouvert

Ma vision d'un gouvernement ouvert consiste en un partenariat multilatéral hybride - une intégration transnationale faisant le pont entre la culture et l'identité nationale. Je crois que ceci fournirait une opportunité d'exploration sans précédent des plus instructives de développement du gouvernement ouvert à travers le monde.

Je ne sais pas exactement encore comment s'y prendre pour briser la régulation culturelle (acculturation). Je passe mon temps à me demander comment l'anglosphère et la Francophonie pourraient devenir comme des vases communicants. Je considère que ceci pourrait être possible si la Francophonie était considérée comme «forte», c'est-à-dire s'il y avait égalité entre les deux sphères.

Au cours des cinq dernières années, j'ai fait de mon mieux pour agir en tant que pont vivant entre les anglophones et les francophones. J'ai même édité mon blogue - L'Ère du Temps - dans les deux langues, ce qui n'est même pas le cas de plusieurs institutions gouvernementales. L'osmose m'attire, me fascine. Cela est défini comme le mouvement de molécules de solvants passant à travers une membrane perméable vers une région de concentration plus élevée, visant à égaliser les concentrations de part et d'autre de la membrane. Je souhaiterais appliquer ce système biologique à la sphère du gouvernement ouvert. J'aimerais que l'information à propos du gouvernement ouvert voyage facilement de l'anglais au français (et vers d'autres langues également), et vice versa.

L'acculturation de facto des membres de ma communauté, par l'assimilation à une culture anglophone (supposément) mondiale, et la négation de l'identité culturelle, tout cela me fatigue. Je suis lasse d'avoir à se conformer à cet état des choses. Pendant des années, j'ai eu à négocier activement les limites de la séparation culturelle, l'assimilation et l'exclusion, sur une base quotidienne. Par conséquent, j'aspire à des solutions de fusion, d'inclusion, et ainsi de suite.

Je crois que l'hyperespace transnational devrait être une expression évolutive de différentes cultures et de langues. J'entrevois que si les médias sociaux permettent de nouvelles notions de connectivité, de communication et d'interaction, les médias sociaux produisent et diffusent également par conséquent de nouvelles cultures. Je voudrais étendre cette approche au gouvernement ouvert. Par conséquent, j'ai conçu avec John F Moore de Government in the Lab, le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, qui visait la participation d'une majorité d'États francophones (39) et de près de 1000 de leurs villes - c'est-à-dire une masse critique de gouvernements - qui se seraient impliqués dans un partenariat multilatéral hybride.

Je parle souvent de transcendance et de conscience. Je vise à créer ultimement une métamorphose transculturelle, qui transcenderait les mondes et diverses réalités.

Pour en savoir plus à propos de ma vision, consultez mes rapports de mission chez Edgeryders http://edgeryders.ppa.coe.int/share-your-ryde/mission_case/longing-open-government
et http://edgeryders.ppa.coe.int/spotlight-open-government/mission_case/towards-open-government-quebec-and-francophonie

06 octobre 2011

In what way I am an Edgeryder

The Edgeryders team asked me to answer two questions:

In what way are you an Edgeryder?

An explorer ― of beauty, consciousness, empowerment, structures of technology and open governance ― I intertwine a creative spirit with a passion for human progress. An experienced web communicator, project manager and analyst, I excel at managing complex flows of information and believe in the power of collective intelligence. My sense of observation helps me to assess internal and external needs of businesses and governments.

For several years, I’ve been passionate about open government. It has mostly meant observing other countries develop initiatives while being utterly disappointed for not putting my shoulder to the wheel, since Quebec is not yet an open government.

For five years, I have created projects that promote transparency, participation and citizen engagement. In 2007, I presented Zonegrippeaviaire to the government of Quebec. This project aimed to engage the public to prepare for a pandemic, with plans and strategies designed to involve citizens directly. This year, I collaborated with Government in the Lab (Massachusetts, USA) to propose open government strategies of organizational transformation. In December 2010, we designed the Open Government and Francophonie project, similar to the Open Government Partnership, but adapted to OIF Francophone countries. I was able to influence the government of Quebec to include an open government component in an analysis of the potential of Web 2.0.

Une exploratrice ― de beauté, conscience, empowerment, structures de la technologie et de gouvernance ouverte ― j'enchevêtre un esprit créatif avec une passion pour le progrès humain. Communicatrice web et gestionnaire de projet expérimentée, j'excelle dans la gestion de complexes flux d'information et je crois en la puissance de l'intelligence collective. Mon sens de l'observation m'aide à évaluer les besoins internes et externes d'entreprises et de gouvernements.

Depuis plusieurs années, je me passionne le gouvernement ouvert. Cela a surtout consisté à observer d’autres pays développer des initiatives tout en étant totalement désappointée de ne pouvoir mettre la main à la pâte puisque le Québec n’est pas encore un gouvernement ouvert.

Depuis cinq ans, je travaille à la conception de projets favorisant la transparence, la participation et l'engagement des citoyens. En 2007, j'ai présenté Zonegrippeaviaire au gouvernement du Québec. Ce projet visait à faire participer le public à se préparer à une pandémie, par des plans et stratégies visant à impliquer directement les citoyens. Au cours de la dernière année, j'ai collaboré avec Government in the Lab (Massachussetts, États-Unis) à l'élaboration de stratégies de transformation organisationnelle de gouvernement ouvert. Nous avons conçu en décembre 2010 le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, semblable à l'Open Government Partnership, mais adapté aux pays de l'OIF. J'ai réussi à influencer le gouvernement du Québec à inclure un volet de gouvernement ouvert dans une analyse du potentiel du Web 2.0.


Why do you want to be part of the community?

That each one of us has the opportunity to attain the highest vision of who she/he is: shouldn't it be the goal of every State? Every flower in the fields tries to grow as straight and as high as possible, to hatch all the splendor of his beautiful petals. It's the same for human beings. We have within us a force (empowerment) that drives us to transcendence. Each person is unique and wonderful. The Edgeryders recognize the potential of each, try to identify problems and seek collective solutions to eliminate barriers to development.

An orphan of open government, until this new type of governance is adopted by Quebec, I'm so passionate about this and I believe so much in its potential for society that I do not want to wait a second longer to participate.

To be a "global citizen" has a special connotation for me: I know that we are all connected to each other, not only through social media. This connection also exists in the immaterial world: we are a localized part of a unified field of consciousness. Therefore, whether one is located here or there, it does not really matter. Solutions that will be imagined and created by the Edgeryders will have a positive impact on improving systems, policies and structures, and ultimately on the quality of life of countless of communities of citizens.

I like how the Edgeryders show optimism, pay attention to solutions, and seek collaboration to determine the "right" priorities for development. I wish us good luck!

Que chacun ait la possibilité d'atteindre la plus haute vision de qui il est: voilà quel devrait être l'objectif de chaque État. Chaque fleur dans les champs cherche à pousser le plus droit et le plus haut possible, à éclore de toute la splendeur de ses magnifiques pétales. C'est la même chose pour les humains. Nous avons en nous une force (empowerment) qui nous pousse au dépassement. Chaque personne est merveilleuse et unique. Les Edgeryders reconnaissent le potentiel de chacun, tentent d'identifier les problématiques, et recherchent des solutions collectives qui élimineront les entraves au développement.

Orpheline de gouvernement ouvert, en attendant que ce nouveau type de gouvernance soit adopté par le Québec, j'ai tellement de passion pour ce sujet et je crois tellement en son potentiel pour la société que je ne veux pas attendre une seconde de plus pour participer.

Être un «citoyen du monde» prend une connotation particulière pour moi: je sais que nous sommes tous reliés les uns aux autres, pas seulement par le biais des médias sociaux. Cette connexion existe également dans l'immatériel. Nous sommes des espaces localisés d'un champ de conscience unifiée. Par conséquent, que l'on soit situé ici ou ailleurs, cela n'a pas réellement d'importance. Les solutions qui seront imaginées et créées par les Edgeryders auront un impact positif sur l'amélioration des systèmes, politiques et structures, et ultimement, sur la qualité de vie d'innombrables communautés de citoyens.

J'aime la façon dont les Edgeryders démontrent de l'optimisme, portent attention aux solutions, et recherchent la collaboration permettant de déterminer les «bonnes» priorités et axes de développement. Je nous souhaite bon succès!

25 septembre 2011

Faculté d’observation, intuition, conscience et leadership


Dans les dessins animés, on voit souvent illustrées des scènes de conflit intérieur de conscience chez des personnages. La représentation la plus commune de ceci consiste en deux mini représentations du soi flottant au-dessus de la tête, qui représentent respectivement les pensées positives et les pensées négatives. Un petit ange se tient à gauche au dessus du personnage, et se chamaille avec un petit diable, flottant aussi à sa droite. Le personnage observe, effaré, les yeux tournés ver le haut, ces deux hémisphères de lui-même, débattre indéfiniment et lutter pour l’emporter sur le contrôle de sa conscience.

Dans la réalité, il n’y a ni petit ange ni petit diable. Nos pensées coulent dans un flot interrompu. Nous pensons que nos pensées sont dans nos têtes (je reviendrai là-dessus un peu plus loin dans ce billet). Nous pouvons exercer un contrôle sur nos pensées. Nous pouvons apprendre à maîtriser nos pensées. Certes, ce n’est pas facile, mais c’est possible. Il faut d’abord s’observer penser, se mettre en quelque sorte en retrait de soi-même, et regarder s’écouler les pensées. À la longue, on peut arriver à ignorer les pensées négatives et privilégier celles qui élèvent notre être.

Vendredi dernier, le 23 septembre, M. Henri-François Gautrin a dit quelque chose à propos de moi, qui résume plutôt bien, en trois mots, ma véritable nature: «Elle voit tout».

Je parle peu et j’observe beaucoup. Plusieurs de mes collègues ‘opengov advocates’ ont remarqué que je parle peu. John F Moore, après seulement 3 minutes de rencontre en personne, s’est esclaffé, «You don’t talk!». J’ai littéralement l’air d’une muette, aux côtés du ‘verbose’ Adriel Hampton. Ceux qui partagent ma vie me demandent inlassablement où ils laissent trainer leurs affaires. Cela dure depuis des décennies. Chaque fois, je leur indique l’endroit précis où ils ont placé leur objet, et cela les exaspère que je sache ce qu’ils ne savent pas eux-mêmes…

Étrangement, ce qui est le plus important parmi les propos, je le perçois d’une façon spéciale. C’est comme si les déclarations pertinentes sont intuitivement soulignées pour moi. Lorsque cela se produit, le temps semble s’écouler plus lentement, les propos s’amplifient d’eux-mêmes, comme si quelque chose prenait un surligneur et marquait pour moi les paroles d’un trait de couleur. Il me suffit d’écouter les gens quelques instants: ils parlent habituellement de ce qui compte le plus pour eux et de ce qui les préoccupent. Sans doute est-ce le fait de parler peu et de me concentrer sur l’essentiel, qui fait ressortir l’essentiel chez les autres lorsqu’ils m’abordent. Habituellement, les gens me fournissent les réponses essentielles.

Une faculté d’observation développée ne s’applique pas qu’aux objets. Elle s’étend également aux paroles (qui sont des pensées exprimées). Au fur et à mesure que les gens s’expriment, dans mon esprit, je distingue les pensées en deux catégories: positives et négatives. J’entrevois, dans leurs propos, lesquelles de leurs pensées produiront à long terme des effets néfastes sur leur santé, ou les limiteront dans leurs actions. Par ailleurs, au fur et à mesure que j’entends les gens parler, se déroule dans mon esprit un discours intérieur, où je passe mon temps à émettre des pulsions incontrôlées de freinage comme lorsqu’on conduit et que l’on appuie machinalement sur la pédale du frein quand les yeux entrevoient un obstacle. Je me dis, «il/elle ne devrait pas penser cela… il/elle devrait retirer cela de son esprit.» La plupart du temps, je me contente d’observer sans jugement. J’attends le moment propice pour aborder les personnes sur ce sujet délicat. Je dois percevoir chez l’autre une nette ouverture d’esprit. Il arrive quelques fois que j’intervienne dans des situations de crises, lorsque je n’en peux plus de voir l’autre se débattre.

Nous pensons que nos pensées sont émises dans nos têtes. Nous avons la perception que nos pensées nous appartiennent. Lorsqu’un individu a recours à l’intuition, il déverrouille la possibilité de se relier à une conscience élargie, puisque nous sommes un point localisé d’un champ de conscience unifiée.

Étant donné que nous sommes reliés à ce champ de conscience unifiée, nous avons un potentiel illimité. Nous nous limitons nous-mêmes – par nos propres pensées – dans notre développement.

Alors, peut-être comprendrez-vous maintenant d’où vient mon intérêt pour le gouvernement ouvert, pourquoi j’entretiens une telle passion pour ce type de gouvernance: cela vient du fait qu’à travers ses principes fondamentaux – transparence, participation et collaboration – s’articule une autre façon de penser et d’agir.

S’il était possible de fournir un équipement flottant (un petit ange et un petit diable) d’alignement de conscience aux individus, cela les aideraient dans leur développement et prise de décisions.

Puisque les décideurs gouvernementaux sont responsables d’une collectivité, tout comme le sont les chefs d’entreprise, ces individus bénéficieraient d’un apprentissage du ‘soul of leadership’, le leadership à partir de l’âme.

Dans le corps humain, il existe un mécanisme extrêmement subtil et complexe localisé à la base de la colonne vertébrale (et non pas dans la tête), qui réveille une énergie latente extrêmement puissante. Ce mécanisme, quand il est mis en branle et porté à une activité, effectue dans un laps de temps déterminé, une merveilleuse transformation des systèmes nerveux et cérébral, aboutissant à la manifestation d’un type supérieur de conscience, destiné à être l’héritage commun de l’Humain dans un avenir lointain.

25 juillet 2011

Les leçons de leadership

Je réponds à la question no.5 de Henri-François Gautrin, le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, par une série de billets.
QUESTION: L'utilisation du Web 2.0 doit-elle entraîner des modifications dans la façon de fonctionner du gouvernement?
Les billets de cette série:
1. Faire face à l'innovation sociale nécessite des approches spécifiques;
2. Leaders intrépides;
3. Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation;
4. Réduction de la taille de l'État et rôle de co-producteur;
5. Susciter la participation et la collaboration.
6. Apprenez à gérer consciemment la grande force d’entraînement collectif en étant optimiste (l'exemple de Thierry Saussez).
7. L’ÉCOUTE est la première qualité à maîtriser
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La première leçon de leadership concerne l'écoute.
J'en ai parlé dans le billet: L’ÉCOUTE est la première qualité à maîtriser

Les autres leçons de leadership sont les suivantes:
- Leçon no.2: Établir des liens affectifs
- Leçon no.3: Ëtre conscient
- Leçon no.4: L'action éclairée

25 avril 2011

An astronaut understands how 2.0 tools can solve global problems

The 6th astronaut to walk on the moon, Apollo 14 astronaut Dr. Edgar Mitchell, and founder of IONS (the Institute of Noetic sciences) following that lunar mission, believes that “Conflict among people and nations, including current hostilities in the Mideast, can find resolution from insights in consciousness science and education initiatives“.

Silence and emptiness of space probably allowed Dr. Edgar Mitchell to achieve a higher level of consciousness. For 38 years, his Institute’s primary program areas are consciousness and healing, extended human capacities, and emerging worldviews. “Noetic“ comes from the Greek word nous, which means “intuitive mind” or “inner knowing.” IONS conducts, sponsors, and collaborates on leading-edge research into the potentials and powers of consciousness.

IONS announced more than 30 high-impact talks by 40 global visionaries at the international Noetic 2.0: Tools and Technologies for a World Transforming, July 20 - 24, 2011. (Registration form)

Dr. Deepak Chopra is one of the 40 guest speakers. His presentation will focus on the “social subconscious, having the potential to create a new idea of being“.

2.0 tools and technologies proposed by the Institute of Noetic sciences do not differ from the 2.0 tools and technologies used by the government 2.0, or open government. These are the same tools and technologies. These are also the same users - human beings. When government officials will understand the nature of human beings, and the power of consciousness, they will be able to consciously manage the collective consciousness. At this point, it will become possible for them to invite citizens from around the world to collaborate to solve global problems.

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Un astronaute comprend comment des outils 2.0 peuvent solutionner des problèmes mondiaux

Le sixième astronaute à marcher sur la lune, l’astronaute de Apollo 14 Dr Edgar Mitchell, et fondateur de IONS (the Institute of Noetic Sciences) après cette mission lunaire, estime que «les conflits entre les peuples et les nations, y compris les hostilités en cours au Moyen-Orient, peuvent être résolus par la connaissance de la science de la conscience et des initiatives d'éducation».

Le silence et le vide de l’espace ont sans doute permis au Dr Edgar Mitchell d’atteindre un niveau de conscience plus élevé, car depuis 38 ans, la mission principale de son Institut se consacre à la conscience et la guérison, l’étendue les capacités humaines, et les visions nouvelles.

«Noétique» (noetic) vient du mot grec UNO, qui signifie «esprit de finesse»ou «connaissance intérieure». IONS dirige, commandite, et collabore à la recherche de pointe sur les potentiels et les pouvoirs de la conscience.

IONS a annoncé plus de 30 conférences de haut calibre par 40 visionnaires à l'échelle internationale. Noetic 2.0: Outils et technologies pour un monde en transformation, aura lieu du 20 au 24 juillet 2011, en Californie. (Formulaire d'inscription)

Le Dr Deepak Chopra fait partie des 40 conférenciers invités. Sa présentation portera sur «l’inconscient social, qui a le potentiel pour créer une nouvelle idée de l'être» (humain).

Les outils et technologies 2.0 proposés par l’Institut de la noétique se diffèrent pas des outils et technologies utilisés par le gouvernement 2.0, ou gouvernement ouvert. Ce sont les mêmes outils et technologies. Les mêmes utilisateurs, des êtres humains. Lorsque les gestionnaires gouvernementaux comprendront la nature de l’humain, et le pouvoir de la conscience, ils seront en mesure de gérer consciemment la conscience collective, et pourront inviter les citoyens à collaborer pour résoudre des problématiques mondiales.

04 mars 2011

La solution pour les municipalités du Québec: un Gouvernement ouvert

Le Premier Sommet sur le milieu municipal, organisé par l’Union des municipalités du Québec, aura lieu le 19 mars prochain à Boucherville.

Les municipalités québécoises se sont aperçues que les scandales ont érodé la confiance de la population envers leurs institutions. Il faut au moins leur donner cela, elles ont été en mesure d’observer qu’il existe un malaise collectif. «Maurice Boivin (président du caucus régional de l'UMQ en Outaouais et maire de Thurso) a conscience que la confiance des citoyens envers leurs élus municipaux a été fortement ébranlée aux cours de la dernière année par divers allégations et scandales qui ont touché certaines municipalités», rapporte Yves Soucy, Le Droit. La première étape du leadership est franchie avec avec succès. (À mon avis), la première chose à faire est d’observer et d’être à l’écoute. Voir mon billet: Leçon no.1 de leadership: observer et écouter attentivement.

Les municipalités québécoises ont déclaré qu’elles souhaitaient améliorer leurs relations avec les citoyens. «Il est donc important de rétablir ce lien de confiance et d'inciter le monde, particulièrement les jeunes, à s'impliquer activement dans les affaires municipales.» Espérons que ce Sommet aidera ces municipalités à réaliser leur objectif en proposant de bonnes idées. Voir mon billet: Leçon no.2 de leadership: établir des liens affectifs.

La solution saute pourtant aux yeux. Mais personne ne semble la voir. Ou vouloir la regarder. Ou être conscient de ce qui serait nécessaire. Le temps est arrivé d’implanter un Gouvernement ouvert! Nous verrons si ce Sommet permettra aux municipalités de recevoir quelque inspiration de ce côté. Voir mon billet: Leçon no.3 de leadership: être conscient.

Le thème de ce premier Sommet est «S'investir, innover, agir». Ce serait formidable si le milieu municipal québécois envisageait d’adopter une gouvernance ouverte. Mais cela requiert des changements fondamentaux à l’intérieur même des institutions. Les municipalités voudraient que les gens participent, mais sont-elles prêtes à se transformer pour que cela devienne possible? Les gens ne se mettent pas à soudainement participer, juste parce que cela est souhaité.

Le principal changement organisationnel d’un Gouvernement ouvert consiste en l’adoption de valeurs liées à cette philosophie, qui guident les actions autrement que dans un cadre hiérarchique tendant à déresponsabiliser les intervenants en les considérant comme des subordonnés plutôt que des partenaires. Il faut abandonner ce cadre, et changer de mentalité.

Le système de valeurs lié au Gouvernement ouvert --- transparence, participation, collaboration --- est plus fondamental que l’usage de toute autre règle ou procédure de libération des données. Car dans une organisation de Gouvernement ouvert, chaque intervenant se doit d’adopter un comportement responsable, mais il doit aussi détenir le pouvoir nécessaire à l’atteinte des objectifs énoncés.

(D’après moi), c’est l’équilibre entre ces valeurs, les compétences et le pouvoir (l’empowerment individuel, l'empowerment communautaire et l'empowerment organisationnel) qui garantit le succès d’une implantation de Gouvernement ouvert. Voir aussi mon billet: Leçon no.4 de leadership: l’action éclairée.

«On veut démontrer aux gens qu'il y a des enjeux cruciaux sur lesquels nous nous penchons, et ramener le focus sur l'intérêt que nous avons à travailler pour les citoyens », conclut le maire Maurice Boivin.

Bon succès à l’Union des municipalités du Québec! Je leur chuchote la solution à l’oreille: Gouvernement ouvert, Gouvernement ouvert, Gouvernement ouvert…

22 février 2011

Leçon no.4 de leadership: L'action éclairée

Après avoir bien observé les situations et écouté attentivement ce que les gens ont à dire à propos de leurs besoins (leçon no.1 de leadership), après avoir réussi à établir des liens affectifs avec les personnes de son entourage (leçon no.2 de leadership), puis en ayant pris conscience de ce qu'il y a de plus important, c'est-à-dire sa propre conscience (leçon no.3 de leadership), un leader est prêt à passer à l'action.

C'est par l'entremise de l'action qu'une vision de leader vient à se matérialiser.

Chaque situation appelle une action éclairée. En tant que leader, vous devez identifier le rôle que vous êtes appelé à jouer. Si vous êtes conscient, votre rôle se dessinera de lui-même à vous. Les visionnaires remportant du succès sont en mesure de remplir n'importe quel rôle - leur flexibilité leur provient de la souplesse de leur âme.

Un rêve (un projet, un objectif) commence comme une simple possibilité. Lentement, cette possibilité se développe et se transforme en une vague d'énergie - une sorte de sentiment d'alignement avec votre but. Ceci exige de la pratique et de la confiance en soi. Les leaders qui réussissent se fient à ce qui provient du plus profond de leurs entrailles. Ces leaders analysent les faits, mais ils savent également qu'ils doivent plonger profondément en eux-mêmes et ils attendent patiemment que les réponses émergent. Les réponses leur proviennent parfois au milieu de la nuit, parfois sous la douche, parfois quand ils font une promenade ou quand ils prennent un verre. Les réponses ne nous parviennent pas toutes de la même manière. C'est pourquoi il est si important de se faire confiance et d'apprendre à reconnaître le sentiment profond à l'intérieur soi, avant de se lancer dans l'action, étant donné que l'action appropriée est fondée sur la conscience.

Par ailleurs, un leader visionnaire ne se contentera pas de construire des équipes de personnes compétentes et qualifiées. Aussi important que cela paraisse, il est encore plus vital de démontrer au groupe - et au monde en général - que vos actions sont authentiques. Lorsque vous vous adressez à un groupe, faites en un engagement personnel. Promettez d'investir votre temps, votre attention, votre énergie, vos contacts personnels, et même des ressources financières (si cela est approprié), etc. Soyez précis. Votre groupe mérite de connaître exactement de quelle manière vous allez vous investir.

Assurez-vous de tenir le groupe informé à chaque étape de progrès sur la trajectoire de votre objectif. Assurez-vous que chacun réalise que vous êtes ouvert aux commentaires. Et assurez-vous que personne ne soit laissé de côté.

• Incitez le groupe à dépasser sa portée afin que tout le monde voit que la vision est à l'œuvre et qu'elle peut se réaliser.

• Mesurez chaque étape vers la réalisation de l'objectif. Des objectifs mesurables sont tangibles, visibles. L'information doit être partagée et connue par l'ensemble du groupe. Évitez d'être imprécis et vague.

• Les accords devrait être la base des décisions. Allez de l'avant avec l'accord de tous ceux qui participent. Évitez des actions unilatérales et des règles arbitraires.

• Enregistrez les progrès réalisés. Que chacun sache qu'il ou elle fait partie d'une histoire qui se dévoile, d'un voyage. Évitez les procédures dépourvues de sens et laissées au hasard.

• Des délais devraient être fixés pour l'attente de l'objectif. Ces limites ne sont pas des contraintes. Ces délais permettent à chaque membre de trouver son propre rythme, tout en restant conscient d'une date de fin de projet déterminée. Évitez les projets ne comportant pas de limites fixes.

16 février 2011

Leçon no.3 de leadership: être conscient

Je vous invite à lire les deux premiers billets de cette série concernant le leadership: Leçon no.1 Observer et écouter; et Leçon no.2 Établir des liens affectifs.

Dans l’ancien mode de leadership, nous pouvons constater tant de peur et de pensées de pénurie - des gens aux prises avec un environnement concurrentiel, rattrapés par la soif et le désir - et pourtant jamais satisfaits. En plus de cela, la plupart des dirigeants sont engagés dans un tourbillon incessant au rythme effréné, un environnement professionnel intense d’une complexité accrue, des marchés de plus en plus concurrentiels – le tout dans un contexte de pression croissante. Ouf!

Alan Greenspan a prononcé ces paroles en septembre 1999, que je trouve absolument désolantes et fatalistes: «C’est la nature humaine. À moins que quelqu'un ne trouve un moyen de changer la nature humaine, nous aurons plus de crises.»

Ce n’est pas cela, «la nature humaine». Nous ne sommes pas voués à de perpétuelles crises. Si nous voguons de crises en crises, c’est que nous n’avons pas compris quelque chose.

Pour qu’une philosophie de Gouvernement ouvert soit implantée avec succès, un nouveau type de leadership est nécessaire: un leader plus conscient. Un leader qui soit inspiré, et désireux d’effectuer le cheminement intérieur nécessaire qui inspirera des équipes vers la performance optimale – et qui ne se laissera pas prendre au piège de l'ego et de l’avidité.

Être conscient… «Mais être conscient de quoi?», me demanderez-vous?

Tout simplement, être conscient de soi-même…

Il s'agit de découvrir l’essence – et de naviguer à partir de cette base – de l'intérieur, d'une façon qui soit alignée sur les objectifs généraux d’une organisation ou d’une administration gouvernementale.

Être conscient, ce n’est pas la même chose que penser. Le monde est si complexe que même une personne des plus intelligentes ne pourrait arriver seule – ou même à l’aide d’une équipe - à calculer toutes les possibilités d’une situation.

Pour devenir un leader avisé, il faut être le plus conscient possible. Les trajectoires ne cessent de changer à chaque instant, plusieurs chemins se dessinent. Lequel emprunter? La conscience nous indique lequel est le bon.

En tant que leader, votre propre conscience affecte toutes les personnes autour de vous, puisque les gens que vous dirigez et les personnes que vous servez dépendent de votre compréhension des situations. Alors il faut plonger à l’intérieur de soi pour trouver les bonnes réponses.

Connaissez cette chose par laquelle tout le reste devient connu: la conscience.

«Connais-toi toi-même.» Si vous vous connaissez, vous avez connu tout le reste. Sachez que, en sachant cela, vous connaissez tout le reste. Combien de fois dans votre vie avez-vous entendu dire que les réponses ne viennent pas de l’extérieur? L’avez-vous compris? Avez-vous réellement compris ce que cela veut dire? Une fois que vous aurez constaté cela, tout le reste sera automatiquement ajouté à vous, vous n'aurez pas besoin d'aller chercher en dehors, car tout viendra à vous. Apprenez donc cela en premier.

Se connaître, ce n’est pas savoir quelle est sa couleur préférée, être en mesure d’énumérer la liste de ses qualités et de ses défauts. Il s’agit ici de connaître sa véritable nature, un cheminement vers la découverte et la culture d'un soi authentique – la nature fondamentale de la puissance, de la performance réelle et de l'épanouissement, car les attributs de la conscience sont: perspective auto-centrée, auto-motivation, cohérence, intuition et perspicacité, créativité, inspiration et transcendance.

Un leader conscient passe sa vie à développer sa conscience. Un leader conscient engage des ressources pour soutenir les gens de son équipe, entreprise, ou administration gouvernementale dans la poursuite du développement humain – la prise de conscience de soi. Ceci donne pour résultats l’augmentation du rendement et de la productivité. C’est ainsi qu’un leader conscient crée une dynamique, une escalade des performances, et inspire un engagement renouvelé en faveur de l'organisation, de sa vision et de sa culture. Cela rejoint aussi ce que j’ai décrit comme étant l’empowerment organisationnel.

Je vous ai parlé dans ce billet de reconnaître la conscience. Comment y arriver? Alors là, ça c’est une autre histoire…

15 février 2011

Leçon no.2 de leadership: établir des liens affectifs

Lors d'un billet précédent, j'ai commencé à explorer en quoi consiste une nouvelle forme de leadership qui s'harmonise avec la nouvelle façon de faire de la politique par le biais des médias sociaux, ainsi qu'avec une philosophie de Gouvernement ouvert.

Dans un premier temps, j'ai souligné que la principale qualité d'un bon leader du XXIe siècle demeure d'abord et avant tout sa capacité d'écoute. Un bon leader doit être capable de bien observer les situations et d'être à l'écoute des gens.

Je poursuis mon exploration de ce en quoi consiste un bon leadership.

Traditionnellement, les dirigeants ont cherché à exercer l'autorité, le contrôle et la puissance. À long terme, cette stratégie ne réussit pas, puisque lorsqu'ils sont motivés par la peur, les gens exécutent leurs tâches soit à contrecœur, ou même pas du tout.

Les employés activement désengagés grugent le résultat net d'une organisation, tout en brisant l'esprit de leurs collègues dans ce processus. Sur le marché du travail américain, Gallup estime à plus de 300 milliards de dollars, dans le Gallup Management Journal (GMJ), le coût en perte de productivité.

Gallup a basé son estimation de la perte de productivité d'après les questions suivantes:
1. Est-ce que je sais ce qu'on attend de moi?
2. Ai-je le matériel et l'équipement dont j'ai besoin pour faire mon travail?
3. M'accorde-t-on la possibilité de faire ce que je fais de mon mieux chaque jour?
4. Au cours des sept derniers jours, ai-je reçu de la reconnaissance ou des éloges à propos de mon bon travail?
5. Mon superviseur, ou quelqu'un au travail, semblent-il se soucier de moi en tant que personne?
6. Y a t-il quelqu'un au travail qui encourage mon développement?
7. Au travail, mes opinions semblent-elles compter?
8. Est-ce que la mission de mon entreprise fais en sorte que je perçois que mon travail est important?
9. Mes collègues de travail sont-ils engagés à effectuer un travail de qualité?
10. Ai-je un meilleur ami au travail?
11. Au cours des six derniers mois, quelqu'un m'a-t-il parlé de mes progrès?
12. Cette dernière année, ai-je eu l'occasion au travail d'apprendre et de grandir?
Ce qu'il y a d'intéressant avec ces questions, c'est que Gallup démontre clairement qu'il faut maîtriser des compétences de base dans la compréhension des attitudes et du comportement humain.

J'ai indiqué dans mon billet précédent que «l'élément essentiel d’un bon leader demeure un incessant développement de la conscience». Donc, de nos jours, un leadership efficace doit faire appel à la conscience. Ce qui signifie que la base du pouvoir (son énergie) d'un dirigeant inspiré ne provient pas des autres, mais de son propre être: son chemin doit être guidé par sa conscience. Quand les autres ressentent que vous êtes prêt à donner de vous-même ― que vous êtes conscient ―, votre influence en tant que leader s'élargira considérablement.

La seconde qualité du leadership, après le sens de l'observation et de l'écoute, consiste en la capacité à établir liens affectifs.

Quand les gens sont émotionnellement lié à vous, ils veulent avoir un contact avec vous. Ils veulent être de service et ils souhaitent partager votre vision. Alors peut se développer une motivation profonde. Dans ces conditions, des loyautés durables se forment.

Pour créer de tels liens, vous devez être prêts à construire de vraies relations. Vous devez partager de vous-même. Vous devez démontrer un intérêt personnel envers les autres. Vous devez être capable de reconnaître quelles sont les forces des autres. Vous devez démontrer que vous appréciez les autres.

Véritable intérêt pour l'autre: Ne vous contentez pas de saluer distraitement les gens quand vous les croisez. Prenez le temps de démontrer de l'intérêt envers eux. Regardez les gens droit dans les yeux. Oubliez tout le reste, et soyez tout simplement gentil, et ouvert.

Volonté de construire une relation: Vous démontrerez votre volonté de construire une relation lorsque vous considérerez les autres comme vos égaux. La condescendance est absolument à proscrire. Lorsque vous dirigez avec votre conscience, vous reconnaissez que les autres sont vos égaux, car à ce niveau, il n'y a pas d'autre réalité: la conscience étant un champ unifié, nous sommes tous reliés les uns aux autres. Par conséquent, toutes les âmes sont égales.

Renforcement des forces des autres: Pour arriver à renforcer les forces des autres, premièrement, vous devez être capable de percevoir les forces des autres. Vous devez observer et écouter. Deuxièmement, vous devez constamment valoriser vos collègues et les gens autour de vous. Les meilleurs dirigeants se concentrent sur les points forts de leurs partisans et collègues. Ils construisent une équipe en évaluant bien qui fait quoi. Ils encouragent chaque personne à développer ses meilleures qualités. Mais cela va plus loin. Les gens veulent être félicités pour leur points forts: vous devez être capable de leur faire personnellement des éloges et de démontrer une réelle appréciation de qui ils sont. Vous devez être capable de complimenter les autres.

Augmentation de l'estime de soi des autres: Un leader s'assure que les personnes de son entourage sont appréciées pour leurs forces. Vous faites de votre mieux pour aider les personnes autour de vous à ressentir qu'elles sont appréciées, et qu'elles ont toutes les raisons de s'apprécier elles-mêmes.

Pour arriver à faire tout cela, au niveau le plus élémentaire de votre être, vous devez afficher saine énergie émotionnelle. Afin d'établir efficacement des liens affectifs avec les autres, vous devez être émotionnellement libre. Qu'est-ce que cela signifie? Vous devez avoir débarrassé votre esprit de culpabilité, de ressentiment, de toutes plainte et de tout reproche, de colère et d'agressivité.

Un patron qui a l'air bête, pensez-vous qu'il s'attire les gens autour de lui? Un politicien qui ne cesse de pointer les défauts, les failles et les manquements des autres n'arrivera pas à construire de liens affectifs significatifs.

Une fois que vous avez compris quelle est la valeur de l'intelligence émotionnelle, vous pouvez développer vos compétences qui relieront les gens entre eux. Cela nécessite d'établir des liens affectifs et de donner de vous-même.

13 février 2011

Leçon no.1 de leadership: Observer et écouter

Dans des billets précédents (ici et ici), j’ai mentionné que la manière de faire de la politique avait changé. Les médias sociaux sont devenus un puissant vecteur de changement social dont l’impact est suffisamment important pour induire de profonds changements politiques. Le type de changement demandé est directement lié au leadership.

Au cours des prochains billets, j’explorerai des avenues de nouveau leadership qui pourraient répondre aux attentes des acteurs utilisant les médias sociaux comme vecteur de changement. Ce nouveau type de leadership conviendrait à une philosophie de Gouvernement ouvert.

Pour devenir l'âme d'un groupe – dans mon billet précédent, j’ai utilisé l’expression «symbole d’un rêve collectif» −, un leader doit bien percevoir ce que chacun a besoin et ensuite mettre ses perceptions en action. Notez que ce qui compte, ce n'est pas de penser à être réélu, ou de s'inquiéter de sa popularité. Ce qui compte, c'est de répondre aux besoins des gens.

Répondre aux besoins des gens, cela exige une immersion dans la situation – c’est-à-dire qu’il faut mettre les mains à la pâte – pour arriver à lire ce qui se passe. Voilà pourquoi il est crucial que les politiciens et les gestionnaires gouvernementaux apprennent à bien maîtriser les médias sociaux et les incorporent à leur routine quotidienne de travail. Pour s’immerger dans une situation, les leaders gouvernementaux doivent communiquer avec les citoyens. Pourquoi? Parce que les gens ne se promènent pas toujours avec des pancartes sur le front sur lesquelles leurs besoins sont écrits en toutes lettres. C’est plutôt le contraire. Et quand ils sont rendus à se promener avec des pancartes, c'est qu'ils n'ont pas été écoutés. Par conséquent, les leaders gouvernementaux doivent apprendre à lire à travers les gens.

Comment fait-on cela, lire à travers les gens?

Dans un premier temps, en observant, en regardant bien ce qui se passe.

Mais être à l'écoute est très important lorsqu’il s'agit de comprendre la situation dans laquelle vous êtes, et ce qui est criant, ce qui doit être absolument accompli. Dans presque toutes les estimations de ce qui constitue un véritable leader, la même qualité est toujours mentionnée: il faut être un bon auditeur.

Ce n'est pas le charisme, la confiance en soi, l'ambition ou l'ego qui sont les plus importants. Ces qualités sont identifiées chez les dirigeants de premier plan, mais aucune d'entre elles n’est essentielle. L'élément essentiel d’un bon leader demeure un incessant développement de la conscience: ce qui commence par regarder et écouter attentivement.

Les situations se chevauchent. Les conditions changent constamment. Un excellent leader doit demeurer flexible, tout en regardant et en écoutant, afin de faire ressortir le véritable besoin qu’il ou elle doit arriver à remplir.

• Ne pas interrompre.
• Observer attentivement le langage du corps (dans la vraie vie, naturellement).
• Montrer que vous avez de l'empathie. Ne pas critiquer. Ne pas argumenter. Et ne surtout pas − au grand jamais − ne surtout pas être condescendant.
• Comprendre le contexte ou la vie de l'autre personne.
• Établir des communications interpersonnelles sans pour autant envahir l'espace privé.
• Offrir votre propre point de vue, mais pas trop, ni trop tôt.
• Être à l’écoute en faisant appel simultanément à quatre niveaux de perception: corps, esprit, cœur et âme.

26 janvier 2011

Les inepties du pape à propos des médias sociaux

Les médias sociaux sont devenus un phénomène caractéristique de notre temps. Même le pape en parle! Cependant, son discours démontre une absence de vision.

Le discours papal d'aujourd'hui portait sur l'usage des médias sociaux:
Benoît XVI a mis en garde contre les «dangers» d’Internet, et des réseaux sociaux en particulier, dans un message lors de la 45e Journée mondiale des communications sociales, le 24 janvier 2011.
Alors que les réseaux sociaux – Facebook, Twitter, myspace, Viadeo ou LinkedIn – sont en pleine croissance, le pape dans son message a partagé « quelques réflexions suscitées par (…) l’expansion de la communication à travers le réseau Internet». Au fil du texte, Benoît XVI a évoqué les «dangers des espaces virtuels », comme celui de «se réfugier dans une sorte de monde parallèle» ou d’une « addiction au monde virtuel». Il a mis en garde devant le risque, pour les jeunes essentiellement, de «céder à l’illusion de construire artificiellement son ’profil’ public».
S’il a reconnu que « les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l’espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles », Benoît XVI n’a pas oublié les «risques possibles». [Rome: le pape évoque les risques des réseaux sociaux sur Internet, NovoPress, 24 janvier 2011]

Ce qui m'étonne chez ce leader spirituel, c'est sa propension à souligner le négatif. Plutôt que de mettre l'accent sur le petit pourcentage d'abus, pourquoi ne pas se concentrer sur les avantages d'une situation, et adopter une vision à long terme?

Le leadership de la papauté est fondé sur une conception verticale du pouvoir. Nous avons pu observer ces derniers temps, avec l'exemple de la révolution en Tunisie, comment les médias sociaux peuvent renverser un régime abusif pour passer d'une dominance, d'un pouvoir central ou une force supérieure de hiérarchie, à une assemblée de tous qui voudront prendre part à la gouvernance.

Le Gouvernement ouvert, d'après John Moore, est «une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux

Le pape Benoît XVI a déclaré aujourd'hui qu'il souhaite que «le web ne devienne pas un instrument qui permette aux plus puissants de monopoliser les opinions des autres».

L'Église a pourtant une longue historique de monopole de l'opinion des autres. La déclaration d'aujourd'hui démontre-t-elle que l'Église perçoit les médias sociaux comme une menace?


José Comblin explique la problématique de l'Église (dans 'Église et pouvoir'):
La conception médiévale du pouvoir dans l’Église, avec l’abîme qui s’en suit entre le clergé et le peuple, est en crise depuis deux siècles, même si la hiérarchie l’a nié jusqu’à Vatican II et si plusieurs le nient encore aujourd’hui.
Cette relation est en crise depuis longtemps et la crise s’est accentuée davantage au XXe siècle. Des millions de personnes ont abandonné l’Église catholique et la cause fondamentale, consciente ou inconsciente, c’est la question du pouvoir. Avec le Pape actuel, on ne peut même pas soulever le problème parce que son pouvoir est plus absolu que le pouvoir de n’importe quel Pape du passé. [...] Mais il est évident que la nouvelle société urbaine, alphabétisée et culturellement développée, n’accepte pas ce genre de relation de pouvoir qui est né au Moyen Âge.
On ne peut pas nier que l’Église, comme tout groupe humain, a besoin d’une organisation de pouvoir, mais pas éternellement cette organisation née à une époque historique donnée, limitée dans le temps. Personne ne nie que l’autorité soit nécessaire. Mais le système actuel de l’autorité fait que des millions de catholiques, justement ceux qui sont de la nouvelle culture urbaine, s’éloignent de l’Église, ou tout simplement perdent inconsciemment le sentiment d’appartenance à cette Église.

Le pape a également souligné que «les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même

Un leader spirituel (à mon avis) devrait comprendre les mécanismes de l'esprit, et quels sont les effets bénéfiques des nouvelles technologies et des médias sociaux:

• Si la communication en soi change, cela peut positivement affecter l'être humain.
Plus de communication conduit au développement du soi. La communication permet une prise en compte de l’individu dans ses ressentis présents et dans ses demandes. La communication développe l'estime de soi et permet de réaliser le potentiel inscrit dans l'ensemble d'un être. La communication peut favoriser la libération de l'être.

• Les médias sociaux abolissent toutes les frontières, et permettent de ressentir que nous sommes une seule et même chose: nous sommes tous interconnectés.
Tout est lié avec tout le reste. Dans le monde spirituel, ces liens deviennent visibles. Mais dans le monde physique, nous n'entrevoyons les connexions qu'avec les indices qui nous sont données. Les médias sociaux font en sorte que de plus en plus de gens perçoivent ces connexions.

• Réaliser l'interconnexion favorise l'épanouissement de l'empowerment individuel.
«Chaque goutte de sève contient la plénitude de l'arbre entier.» (Maharishi Mahesh Yogi)
Une fois que l'on prend conscience que l'on est connecté à tout, et que l'on fait partie du tout, on prend aussi conscience de son pouvoir. C'est l'empowerment individuel.

• La conscience est un champ infini dont chaque personne constitue une expression localisée.
Une partie du champ peut en affecter une autre. C'est ainsi qu'un champ fonctionne. Quel que soit son emplacement dans le champ magnétique de la Terre, une boussole s'alignera toujours spontanément avec ce dernier, c'est-à-dire qu'elle pointera vers le nord.

• Par conséquent, les médias sociaux pourraient donner lieu à une hausse du niveau de conscience collective (ou intelligence collective).
«Les groupes sont plus intelligents quand les gens agissent individuellement», affirme James Surowiecki.

• Davantage de conscience collective (ou intelligence collective) pourrait conduire à la résolution de grandes problématiques mondiales.
L'intelligence se comporte de façon autoréférentielle. Elle saute par-dessus les barrières de l'impossible. Il s'agirait là du comportement naturel de l'intelligence qui s'influence elle-même, en elle-même et par elle-même. Elle ne connaît pas d'obstacles absolus. Elle sait tracer de nouveaux chemins. Lorsque besoin il y a, elle crée de nouvelles réalités.
Lyall Watson a indiqué: «Il est possible que lorsqu'un nombre suffisant tient une chose pour vraie, celle-ci devienne vraie pour tous.»

Alors je ne pense pas que le discours d'aujourd'hui prononcé par le pape, à propos des médias sociaux, consistait en un discours éclairé. Un chef spirituel devrait pouvoir voir plus loin que son nez, et surmonter sa peur de perdre le contrôle (pouvoir).

«Je crois que chacun de nos actes comporte une dimension universelle», a indiqué le Dalai Lama. Cela devient de plus en plus évident avec les médias sociaux.

Par ailleurs, Deepak Chopra vient de publier un nouveau livre sur le leadership (The Soul of Leadership). Suggestion de lecture pour le pape...

25 janvier 2011

Gérer avec l’âme dans un Gouvernement ouvert suscitera la participation citoyenne

Le Gouvernement ouvert est une philosophie où collaborent gouvernement et citoyens. L'ouverture correspond à l'accès des données et conduit à un monde connecté et collaboratif, grâce à la participation citoyenne. Mais dans les faits, comment fait-on pour susciter cette participation?

Il ne suffit pas de mettre les données à la portée de gens. Encore faut-il donner aux gens le goût de s’impliquer et de faire partie des solutions aux problématiques et projets qui leur tiennent à cœur. Les médias sociaux sont un catalyseur idéal pour les gens vraiment généreux qui souhaitent s’impliquer davantage à un niveau qu’ils n’auraient jamais pu faire auparavant.

Gérer avec son âme, certes nous n’entendons pas cela souvent dans les entreprises et encore moins dans les administrations gouvernementales, où la plupart du temps les relations sont froides et distantes.

L’âme fait partie de la conscience. L’âme se trouve là où il y a du sens. L’âme permet de comprendre les expériences. L’âme est le siège de l'intuition. Lorsque ces attributs sont utilisés dans un leadership, le leader devient très efficace.

Gérer avec son âme s’avère la meilleure façon de canaliser le pouvoir mal utilisé. Seulement 11% de la population active (américaine, et cela s'applique à de nombreux pays également) est engagée dans ce qu’elle fait. Cela signifie que 89% des employé(e)s et citoyens gaspillent leur énergie en n'utilisant pas pleinement leurs qualités et en ne faisant pas appel à tout leur potentiel. Essayez d'imaginer ce que cela coûte à l'économie: des milliards de dollars par année! Fournissez de l’empowerment aux autres à chaque étape des processus: les employé(e)s et citoyens vous donneront en retour de leur passion et créativité, et vous pourrez ainsi faire avancer beaucoup de choses avec cela (que simplement avec de l’argent).

Les meilleures qualités que vous pouvez posséder sont la passion et le dévouement.
• Inspirez les gens autour de vous.
• Demandez-leur constamment de vous fournir du feed-back.
• Répétez souvent quelles sont vos valeurs, ce qui vous tient à cœur.
• Écoutez, écoutez, écoutez.
• Engagez-vous émotionnellement. Mettez-y du cœur et de la passion.
• Soyez conscient des besoins.
• Orientez-vous vers l’action.
• Développez le sens des responsabilités.

Voici un extrait du Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry, qui nous rappelle que les liens que nous développons avec les gens comptent. Les reconnaître et les apprécier favorisent un climat de collaboration. «Le Petit Prince s'en fut revoir les roses. - Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes belles, mais vous êtes vides. Ma rose, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule, elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose, qui fait ma rose si importante.»

Inspirez de l’espoir, de la confiance et de la compassion. Il n'y a pas de limite à ce que vous pourrez changer, si vous gérez avec votre âme, parce que la conscience éclaire tous les aspects de la vie.

20 janvier 2011

L'empowerment comme mode de vie (et Gouvernement ouvert)


Dimanche dernier (16 janvier 2011), Gov20Radio recevait John Tschohl – Empowerment As a Way of Life, L'empowerment comme mode de vie – http://gov20radio.com/john-tschohl-empowerment-as-a-way-of-life/.

John Tschohl a été appelé le «gourou de service à la clientèle» par USA Today. Il est un leader mondial dans le domaine de la formation en service à la clientèle. John Tschohl forme et motive des employés, gestionnaires, superviseurs et PDG d'entreprises depuis 38 années.

Premièrement, je souligne que ce sujet – l'empowerment – n'est pas souvent abordé dans la sphère du Gouvernement ouvert. Ce n'est pas un sujet facile. Alors mes félicitations à Gov20Radio d'avoir pris l'initiative d'en parler.

Deuxièment, ce n'est pas quelque chose de populaire. Mais pourtant, dans une philosophie de Gouvernement ouvert, l'empowerment devrait se situer au coeur des préoccupations des dirigeants politiques.

Le Gouvernement ouvert, comme l'a défini John Moore, est «une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux. Cette philosophie est entièrement orientée vers la réalisation des objectifs grâce à une efficacité accrue, une meilleure gestion, la transparence de l'information et l'engagement des citoyens, et mettant le plus souvent à profit les technologies nouvelles pour atteindre les résultats souhaités. Ceci développe des approches commerciales, et fournit des technologies d'affaires au gouvernement».

Donc pour qu'aient lieu des partenariats entre les citoyens et le gouvernement à tous les niveaux, il faut d'abord considérer les citoyens avec respect, et leur donner en quelque sorte de la corde afin qu'ils puissent agir, c'est-à-dire leur donner de l'empowerment.

John Tschohl maîtrise avec brio l'application de l'empowerment aux services à la clientèle.

L'empowerment devrait être appliqué non seulement à l'ensemble des employés gouvernementaux, mais également aux citoyens.

Mais d'où vient l'empowerment? Et comment peut-on le cultiver?

Les décideurs gouvernementaux, avant de pouvoir introduire des programmes de formation sur l'empowerment dans leur Gouvernement ouvert, devraient d'abord et avant tout comprendre en quoi consiste la nature de l'empowerment.

Ce qui concerne l'esprit et la conscience collective: à inscrire sur la liste des discussions et des préoccupations de la sphère du Gouvernement ouvert. Thumbs up à Adriel Hampton et Gov20Radio de nous montrer la voie.

29 octobre 2010

L’esprit de discernement et les sept niveaux de réalisation


D’habitude, je me fais très souvent demander, «C’est quoi ça, le gouvernement 2.0?», avec de gros yeux ronds pointant vers le plafond. (voir ma définition.)

La semaine dernière au colloque Beyond 2010 Edmonton, je parlais de la conscience collective. Je me suis fait demander (poliment, avec une certaine hésitation): «C’est quoi ça, la conscience?»

Il est possible de comprendre et d'entrevoir ce vers quoi notre société évolue en évaluant les divers niveaux de conscience.

«Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles.» [moraliste français, Jean de la Bruyère] Le discernement se fait apparemment rare pour le moment, mais qui dit que cela ne pourrait pas devenir commun, dans le futur?

«Votre esprit est l'instrument de la connaissance (une appareil épistémologique). Donc, pour comprendre sa signification, nous devons maîtriser son utilisation. Par conséquent, nous ne devons pas uniquement regarder à travers le contexte sémantique que l’instrument génère. Il faut également s’attarder à l'instrument lui-même.» [Ringland John]

Toute pensée provoque un décalage dans l'ensemble du champ de la réalité. C’est la base de la physique quantique. La pensée influence la matière. Tout aspect de la réalité peut être modifié au niveau quantique en déplaçant ses informations et l'énergie. La «technologie» permettant de créer de tels changements se situe dans l'esprit.

La conscience est un phénomène non localisé. Elle n'occupe pas de place fixe dans le temps ou l'espace, mais elle consiste en un champ. En d'autres termes, lorsque vous avez une pensée, vous activez l'ordinateur cosmique.

Il existe sept niveaux de réalisation ou de conscience (d'après Deepak Chopra). Une fois que l’on comprend en quoi consistent ces niveaux, il devient possible de prévoir quels changements et transformations pourraient survenir lorsqu’un nombre critique d’individus d’une collectivité change de niveau de conscience.

Niveau 1 (le mode fuite ou riposte) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la famille, la communauté, les sentiments d’appartenance et le confort matériel. C’est le mode qui vous permet de survivre face au danger. Vous vivez dans la crainte. Vous voulez survivre.

Niveau 2 (le mode réactionnel) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la réussite, le pouvoir, l’autorité, le prestige et les autres satisfactions de l’ego. C’est le mode qui crée notre identité personnelle. Au-delà de la simple survie, tout le monde cherche à satisfaire les besoins du je, du moi et du mien. Vous voulez réussir et vous réaliser en vous mesurant aux autres.

Niveau 3 (le mode de la sérénité intérieure) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la paix, la communication, l’acceptation de soi et le silence intérieur. C’est le mode qui aspire au bien-être. Vous ne voulez pas être englouti par l’agitation perpétuelle du monde extérieur.

Niveau 4 (le mode intuitif) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la clairvoyance, l’empathie, la tolérance et l’indulgence. Vous cherchez des informations tant dans le monde extérieur que dans le monde intérieur. Vous devez apprendre à faire confiance à votre faculté de vous connaître vous-mêmes parfaitement. Vous confirmez que votre monde intérieur est bon.

Niveau 5 (le mode créatif) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur l’inspiration, le développement de la créativité artistique ou scientifique, et la passion de la découverte. Vous ne cessez d’inventer de nouveaux objectifs, de nouveaux concepts, et de découvrir de nouveaux faits. Cette créativité semble surgir de nulle part – l’inconnu génère simplement de nouvelles pensées. C’est l’inspiration. Vous êtes émerveillé par la beauté et la complexité de la vie.

Niveau 6 (le mode visionnaire) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la compassion, le dévouement envers autrui et l’amour universel.

Niveau 7 (le mode sacré)
Votre réalisation dans la vie se fonde sur la complétude et l’unité avec le tout.

Davantage de discernement
«Des héros méconnus démontrent courageusement qu'un changement de coeur, qu’une humanité unifiée et qu’une amélioration de la qualité de vie pour tous est possible et que ceci est lié à une nouvelle conception de l’existence.» (écrivain argentin, Ernesto Sabato)

Maintenant, plus que jamais, nous continuons d'espérer que nous parviendrons ensemble à influencer le changement dans nos vies et dans nos communautés en mettant progressivement en place un réseau en faveur du changement.

Lorsque nous analysons un système tel que Empire Avenue, fondé sur un niveau 2 de réalisation - vous voulez réussir et vous réaliser en vous mesurant aux autres – nous comprenons alors pourquoi des utilisateurs peuvent en venir à rapidement se lasser d’un tel système. Nous comprenons également pourquoi certains utilisateurs cherchent un sens plus profond. Soit ils décrochent du système, ou alors ils cherchent à trouver un sens, notamment en participant aux communautés. Les utilisateurs peuvent ainsi se réaliser et atteindre des niveaux plus élevés de réalisation/conscience.

Il en est de même pour la société et la gouvernance. Nous vivons présentement dans un système économique axé sur la consommation des biens, soit un niveau 2 de réalisation/conscience. Une implantation réussie du gouvernement 2.0 se situerait probablement au niveau 5 de réalisation/conscience, soit le mode créatif. Les citoyens sont considérés comme des co-créateurs et ils peuvent participer et collaborer en fournissant des idées.

Les gouvernements avant-gardistes encouragent leurs citoyens à inventer de nouvelles manières d’adapter les données publiques aux défis et les citoyens passent à l’action. Les idées sont analysées et incorporées aux processus. Afin d’améliorer l’utilité des données gouvernementales, les gouvernements eux-mêmes doivent augmenter leur niveau de conscience en développant les compétences analytiques nécessaires au partage et à la manipulation des données qu’ils collectent. Si l’ouverture des données publiques transforme véritablement la manière dont le gouvernement fonctionne, l’analyse des données devra être alors une compétence essentielle de la plupart des organismes.

De part et d’autre, citoyens et gouvernement, davantage de discernement – appelez cela comme vous voudrez – davantage de niveau de réalisation, ou de conscience – seront nécessaires pour l’atteinte d’une véritable gouvernance 2.0.
 
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