Blogue de Lyne Robichaud

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25 juin 2011

Démocratie directe au Québec, serait-ce possible?

Je porte à votre attention cet article de Roméo Bouchard, Tribune libre de Vigile, vendredi 24 juin 2011, "Abolir les partis politiques dans le processus électoral et parlementaire, c’est possible!"

"La place qu’ont pris aujourd’hui les citoyens dans la vie publique, l’éducation et la formation dont ils disposent, les moyens de communications rapides qu’ils utilisent, tout cela fait en sorte qu’ils sont en mesure et en droit de participer directement à l’élection et aux décisions de leurs représentants, sans l’intermédiaire de partis politiques contraignants et centralisés qui faussent la représentation. La démocratie directe, par définition, fait appel au citoyen individuel et non aux associations ou partis politiques auquel il appartient."

Je n'irais pas jusqu'à abolir les partis politiques, mais donner une grande place au citoyen, ça oui! La démocratie directe implique l'autogestion, alors que dans la philosophie de gouvernement ouvert, il s'agit d'une relation de co-gestion, co-production, co-création entre le gouvernement et les citoyens.

Lire l'article complet.

20 juin 2011

Une population n’est pas un groupe-cible: pourquoi la pensée publicitaire peut nuire à la collaboration entre les gens et le gouvernement

Alberto Cottica

Avec l’autorisation d'Alberto Cottica, il me fait plaisir de traduire en français son billet du 13 juin 2011, intitulé "A people, not a target group: why advertising thinking can damage the collaboration between people and government". Traduire la plume d’Alberto Cottica n’est pas facile. Il écrit dans un style particulier, unique. J’ai fait de mon mieux, en espérant avoir respecté son style.

J'aime ce billet d'Alberto Cottica pour deux raisons: premièrement, il parle d'une COLLABORATION CONSTRUCTIVE (ce qui rejoint mon propre discours); et deuxièmement, il parle de PRISE DE CONSCIENCE (vous le savez sans doute, il s'agit de mon sujet de prédilection).

Ce bout de phrase a attiré mon attention, et c'est ce qui m'a poussée à traduire son billet: "le consommateur (ou un électeur) est considéré comme un idiot, un individu égoïste qui réagit à la stimulation instinctive." Alberto Cottica décrit la situation en Italie, mais ce qu'il propose est universel, et devrait être appliqué dans tous les gouvernements ouverts.

Alberto Cottica décrit dans ce billet ce qui ne devrait pas être fait: il met en garde contre une approche marketing de la relation de co-production co-création entre un gouvernement et des citoyens. Il décrit CE QUE NOUS NE VOULONS PAS. C'est un bon départ, lorsque l'on désire modifier ses pensées et ses comportements, de débuter par l'identification de ce qui ne fonctionne pas.

Suite à l'annonce du départ de Vivek Kundra, John F Moore a publié ce billet, "Open government continues to stall with the departure of Vivek Kundra", que j'ai traduit, "Le gouvernement ouvert continue de stagner avec le départ de Vivek Kundra". John F Moore a déclaré: «Il est mauvais que nous restions orientés sur la technologie, avec des lacunes en organisation et stratégies. Ceci devrait être une bonne chose, à long terme.» «Un gouvernement ouvert demeure principalement un effort axé sur la technologie, avec peu d'attention pour la plus grande image de ce qu'un gouvernement ouvert devrait être.» Qu'est-ce que c'est, John, qu'est-ce qu'un gouvernement ouvert devrait idéalement être?

Il serait intéressant, maintenant, qu'Alberto Cottica. John F Moore (et / ou d'autres personnes, et pourquoi pas moi-même) s'efforcent de décrire CE QUE NOUS VOULONS. En quoi devrait consister une relation de co-production co-création entre un gouvernement et des citoyens? Le défi est lancé... Et les réponses, je parie - j'en suis persuadée -, devraient avoir un lien ou rapport avec la conscience.

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UNE POPULATION N’EST PAS UN GROUPE-CIBLE: POURQUOI LA PENSÉE PUBLICITAIRE PEUT NUIRE À LA COLLABORATION ENTRE LES GENS ET LE GOUVERNEMENT

La campagne électorale municipale de Milan de cette année nous a laissé un précieux héritage: la prise de conscience que de nombreux citoyens sont désireux et capables de collaborer avec leurs représentants élus d'une manière constructive. Grâce à un grand nombre de personnes impliquées, (le cumul de) leur grande énergie créative, et leurs outils Internet permettant de coordonner la réalisation d'objectifs communs, le potentiel des citoyens connectés contribuant à un renouveau si criant du pays est sans équivoque. La société civile italienne a réclamé un rôle pour elle-même; il n'y avait pas d'Obama à qui le réclamer. La société s'est avérée au moins aussi avancée que toute autre dans le monde, et peut-être même davantage.

Il appert que cet héritage comporte cependant un côté sombre. Outre les citoyens, les protagonistes de la campagne milanaise étaient des experts en communication Internet, qui ont tendance à avoir un parcours en marketing. L'approche dérivée du marketing fait sens pour les campagnes électorales, parce que le vote a un coût quasi inexistant, des seuils d'accès peu élevés, et surtout cela est souvent dicté par l’irrationnel et des motivations instinctives. Toutes ces caractéristiques fonctionnent lorsqu’il s’agit d'achat de biens de consommation. Par conséquent, des experts en communication politique parlent la langue du marketing et de la publicité: ils racontent des histoires comme Nixon ayant cédé la présidence à Kennedy, car, dans le principal débat télévisé, il était en sueurs. Leur travail ne consiste pas à aider les citoyens à se construire une idée réaliste de ce qui est nécessaire dans le prochain mandat, mais de les amadouer à voter pour un certain candidat, même si ils le font pour des raisons superficielles ou mauvaises. Certes, ce n'est pas particulièrement noble, mais cela fonctionne.

La collaboration entre les citoyens et les pouvoirs publics s’avère très différente de la concurrence au scrutin, et l'analogie avec l'achat de biens de consommation ne s’applique pas. Concevoir et promulguer des politiques s’effectue à un coût élevé. Il s’agit d’une activité prolongée, qui nécessite une argumentation rationnelle, des données, et de la compétence. Dans ce contexte, des techniques de séduction issues de la profession du marketing ne fonctionnent pas bien; qui plus est, celles-ci risquent de faire des dégâts. En particulier, elles risquent de créer des bulles de participation: d'abord leurrant les gens qui s’inscrivent, et qui en cours de route, confrontés à l’épuisante procédure de conception des politiques, se découragent et décrochent en masse – conservant une mauvaise expérience, et laissant à d'autres la corvée de la réorganisation de l'ensemble du processus. Promulguer le gouvernement wiki ne consiste pas à attirer de grandes foules, mais plutôt à permettre à chaque citoyen de choisir de s'engager ou non, tout en lui fournissant des informations honnêtes au sujet des difficultés, le dur labeur, et le risque d'échec élevé associé à cette participation. Les indicateurs, eux aussi, ont une signification différente que dans le marketing. Dans le monde de la publicité, attirer davantage de personnes est toujours préférable, alors que dans le gouvernement wiki, une trop nombreuse participation s’avère problématique (ceci implique la duplication des informations, avec de nombreuses personnes étalant les mêmes arguments, et réduisant ainsi le rapport de signal-bruit, avec les contributions de faible qualité submergeant celles de haute qualité).

Il existe une différence fondamentale dans la façon dont la décision de participer est modélisée. Dans la collaboration de style wiki, les participants se choisissent eux-mêmes, alors que dans le marketing, des experts en communication sélectionnent une cible d'une manière «top-down». Dans le premier cas, le participant est considéré comme un adulte pensant, qui doit être impliqué et informé afin que cette personne puisse prendre la bonne décision. Dans le second cas, le consommateur (ou un électeur) est considéré comme un idiot, un individu égoïste qui réagit à la stimulation instinctive, et qui doit être dirigé à faire ce que nous savons qu'il faut faire. Le résultat de la collaboration, quand elle est bien conçue, est ouvert et imprévisible, alors que l’issue du marketing, quand celui-ci est bien conçu, est l’atteinte d’un objectif fixé a priori.

Dans l'ensemble, une évolution du discours sur la collaboration vers le marketing serait une erreur. Une augmentation du nombre de participants à un processus unique ne signifie pas automatiquement une amélioration. Un maire n'est pas une marque. Une volonté d'aider n'est pas une tendance à être exploitée sur le court terme (et si c’est le cas, nous n'avons pas d'utilisation pour cela, puisque la collaboration génère des résultats de rendements de politiques sur le moyen et le long terme). Et surtout, les citoyens ne sont pas une cible, car ils n'ont pas besoin d'être convaincus. Ils ont besoin d’être en mesure de faire ce qu'ils veulent faire. Il est clair que les Italiens sont désireux de tenter une collaboration avec des autorités publiques à peu près décentes. Cette collaboration a besoin d'espace et de patience pour croître sainement et se renforcer, à l'abri du battage publicitaire et d’attentes irréalistes. J'espère que les dirigeants des autorités italiennes - à commencer par le nouveau maire de Milan, Giuliano Pisapia – le leader qui symbolise mieux la phase actuelle – résisteront à la tentation d'encadrer la collaboration comme s’il s’agissait d’une campagne [électorale], les citoyens en tant qu'électeurs, la conversation rationnelle comme moyen dissimulé de persuasion. Céder à ceci voudrait dire se tirer une balle dans le pied, et gaspiller une occasion que le pays ne peut pas se permettre de manquer.

Alberto Cottica est un économiste, musicien, et citoyen, dans aucun ordre particulier. Expert en politiques au Conseil de l'Europe. Auteur couvrant les frontières de la collaboration entre les citoyens et leurs gouvernements. Il blogue en anglais et en italien.

11 juin 2011

Pourquoi continuons-nous à être confondus à propos du gouvernement 2.0?

John F Moore

Voici ma traduction en français d’un billet de John F Moore sur ce qu’est le gouvernement 2.0. Je préfère de beaucoup utiliser l’expression «gouvernement ouvert», à connotation moins prononcée envers la technologie.

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POURQUOI CONTINUONS-NOUS À ÊTRE CONFONDUS À PROPOS DU GOUVERNEMENT 2.0?

Par John F Moore, GovintheLab.com

Andrea Di Maio a récemment écrit un billet ihttp://www.blogger.com/img/blank.gifntitulé "Gartner Symposium Does Not Paint a Pretty Picture for Government 2.0" («Le Symposium Gartner ne peint pas une belle image du gouvernement 2.0»), qui résume son point de vue à propos du Symposium Gartner. Vous devriez le lire et revenir ici ensuite. Je vous attends pendant ce temps…

L’essentiel de ma réponse à Andrea, c'est que nous continuons de penser le gouvernement 2.0 comme étant axé sur la technologie et nous persistons à attendre de nos directeurs de l’information qu’ils exercent un leadership. Le gouvernement 2.0 n'est pas du tout que de la technologie; la technologie en est tout simplement le catalyseur.

En se référant à ma définition du gouvernement 2.0, je dis toujours aux gens qu'il s'agit d'une approche axée sur les buts stratégiques du gouvernement. Il atteint les objectifs grâce à une efficacité accrue, une meilleure gestion, la transparence de l'information et l'engagement des citoyens, et le plus souvent en mettant à profit les technologies nouvelles pour atteindre les résultats souhaités.

Le gouvernement 2.0, ce n’est pas non plus l'utilisation des médias sociaux, le déploiement de solutions d’informatique en nuage (cloud computing) ou l'ouverture des données. Cela est souvent utilisé dans le cadre de solutions tactiques pour atteindre les objectifs dans les implantations réussies, bien entendu, mais ce ne sont pas là les objectifs. Nous observons le succès lorsque les gouvernements locaux et les organismes adoptent une approche stratégique. Nous n'avons qu'à regarder au ministère de la Défense, le Département d'État, le ministère des Services aux anciens combattants, le ministère de la Santé et des Services sociaux, Manor Texas, San Francisco, Boston, Washington DC, et tant d'autres pour voir des exemples de réussites en matière de gouvernement 2.0.

J'ai écrit à propos de cela auparavant, mais je vais l’écrire encore et encore, jusqu'à ce que j'entende tout le monde le répéter. Souhaitons-nous voir le gouvernement 2.0 réussir? Si nous voulons qu’il réussisse, nous devons:
• Arrêter de nommer des directeurs de l’information en charge d’initiatives de gouvernement 2.0. Nommons plutôt des chefs d'agences ou de municipalités. Ils devraient travailler de concert avec les services principaux, tels que l'informatique, par l'intermédiaire du directeur de l’information, mais la dimension affaires du gouvernement devrait être responsable.
• Définir clairement les objectifs à atteindre. Si vous voulez que toute organisation ait du succès, il faut d'abord comprendre où celle-ci s’en va.
− Communiquer ces objectifs au public, à l'intérieur et à l'extérieur de l'organisation.
• Exercer une meilleure gestion. Trop souvent, les objectifs, la mission, ne sont pas bien compris par toute l'organisation. Des méthodologies de gestion de meilleure qualité sont un élément essentiel de cette transformation.
− Les gens se concentreront sur des objectifs par rapport auxquels ils sont évalués. Formuler des objectifs clairs et récompenser / sanctionner les équipes et les individus en fonction des résultats.
• Utiliser la technologie pour atteindre les objectifs.
− Transparence de l’information. Des ensembles de données ouvertes sont produits chaque jour pour être partagés dans les rouages internes, que le gouvernement possède à propos de la santé, l’éducation, le transport, et plus encore.
− La participation citoyenne. L'utilisation des médias sociaux en combinaison avec d'autres canaux de communication comme la télévision, l’impression papier, et les réunions en personne ouvrent de nouvelles possibilités.
− Tirer parti des technologies plus récentes. L’informatique en nuage (cloud computing), QR-Codes, réseaux sociaux, et beaucoup, beaucoup plus, jouent un rôle clé dans la réalisation des résultats souhaités.
− Exploiter les technologies anciennes, y compris le courriel, le téléphone et le courrier postal, le cas échéant. Bien que les jouets flambant neuf soient parfaits pour des problèmes plus techniques, les anciennes technologies peuvent également convenir dans d'autres situations.

Le plus tôt nous dépasseront notre mise au point myope sur la technologie, le plus tôt nous pourrons reconnaître les modèles de réussite qui sont déjà en cours de création aujourd'hui. De quelles façons nos leaders d'opinion peuvent-ils aider?

31 mai 2011

Interview: Gouvernement du Québec, à propos du potentiel du Web 2.0

Le mois dernier, Government in the Lab a annoncé (dans l’infolettre no.3) que le gouvernement du Québec travaille sur un mandat d’analyse du potentiel du Web 2.0. Le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, a eu l'amabilité de répondre à nos questions.

1- EN QUOI CONSISTE LE MANDAT D'ANALYSE DU POTENTIEL DU WEB 2.0?


Le Web 2.0 repose sur trois grands principes:

La décentralisation: Il n’y a pas de structure formelle tant au niveau du contenu qu’à celui de la technologie.

La participation: Le Web 2.0 n’existe que grâce aux internautes.

La simplicité d’utilisation et l’ouverture technologique

Le Premier Ministre (Jean Charest) m’a confié le mandat d’analyser les incidences pour la société québécoise, et en particulier pour le gouvernement, de l’utilisation de plus en plus répandue du Web 2.0 et des réseaux sociaux et de lui proposer des stratégies d’action afin que le Québec puisse en tirer tous les avantages possibles.


2- QUELS TRAVAUX ONT ÉTÉ EFFECTUÉS À CE JOUR PAR VOTRE ÉQUIPE, ET QU'ENVISAGEZ VOUS POUR LES PROCHAINS MOIS?

Je procède en quatre étapes pour la réalisation du projet:

* une consultation auprès des personnes associées à l’action gouvernementale.

* un échange sur Internet avec les internautes québécois (communauté publique).

* une consultation fermée sur Internet (communauté privée).

* un colloque.

Actuellement, nous sommes à mettre en place un site Internet qui devrait être fonctionnel début juin 2011.

Le colloque est prévu pour début septembre.

La remise du rapport final au Premier Ministre et au gouvernement se fera pour la fin de l’année 2011.


3- EN QUOI CONSISTE D'APRÈS VOUS, UNE BONNE RELATION ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LES CITOYENS?

Une bonne relation entre le gouvernement et les citoyens basée sur l’utilisation du Web 2.0 devrait améliorer:

* les communications avec les citoyens

* les interactions avec les citoyens

* les services aux citoyens

Les communications avec les citoyens: Il s’agit d’augmenter l’accessibilité des citoyens à l’information gouvernementale. L’utilisation des blogs ou de miniblogs, comme Twitter, voire des Mashups rentrent dans cette catégorie. Le but est de rapprocher l’information gouvernementale des outils de communications utilisés par les citoyens, plutôt que de les obliger à fureter sur de nombreuses pages Web.

Les interactions avec les citoyens: Il s’agit au premier chef d’obtenir les réactions des citoyens sur les politiques et les programmes mis de l’avant par le gouvernement. Cela permet aussi aux dirigeants de bénéficier de la sagesse populaire pour mettre de l’avant de nouveaux programmes ou de nouvelles idées.

Cela permet aussi aux fonctionnaires de faire valoir leurs suggestions pour améliorer l’efficacité de leurs ministères ou organismes dans la façon dont ils remplissent leur mission. Je pense ici particulièrement à l’usage des médias sociaux comme «Facebook».

Les services aux citoyens: Je pense ici aux applications qui utilisent les informations éparpillées dans les banques de données pour les agglutiner en fonction du besoin exprimé par le citoyen.


4- LA TRANSPARENCE, LA PARTICIPATION ET LA COLLABORATION AVEC LES CITOYENS, PAR LE BIAIS D'INITIATIVES DE DONNÉES OUVERTES ET DE GOUVERNEMENT OUVERT, SONT-ILS ENVISAGÉS DANS CE PRÉSENT MANDAT?

Outre la transparence, la participation et la collaboration avec les citoyens, l’utilisation des outils du Web 2.0 devrait permettre:

* d’améliorer la participation des citoyens, particulièrement en ce qui concerne l’élaboration des politiques

* d’améliorer la pertinence et la qualité des services aux citoyens.

* de permettre un accès et une utilisation plus efficaces de l’information gouvernementale

* d’améliorer le fonctionnement interne et les collaborations entre les différents ministères et organismes du gouvernement.

09 mai 2011

Québec: Le «Bureau de la satisfaction», «Ça ne sert à rien»

Aujourd'hui, un article signé par Hugo de Grandpré dans La Presse, «Assurance emploi: explosion de plaintes depuis 5 ans», rapporte à propos des délais de traitement des dossiers à l'assurance-emploi du gouvernement du Québec, et cite les propos de Pierre Céré: le «Bureau de la satisfaction», «Ça ne sert à rien».

Il y a présentement un mandat dans les mains du leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, confié par le premier ministre du Québec, Jean Charest, pour analyser le «potentiel du Web 2.0 pour améliorer les relations entre le gouvernement et les citoyens». Lorsque les commentaires (incluant les plaintes, ou la «satisfaction») de citoyens ne sont pas écoutés, entendus, analysés, et pris en compte,
1) à quoi bon mettre en place ces systèmes, s'ils sont futiles.
2) à quoi bon leurrer les citoyens avec ces systèmes.

Cela risque de générer de la grogne contre le gouvernement et causer une perte d'image, une perte de confiance de la population.

La participation citoyenne devrait TOUJOURS être encouragée et soutenue par le gouvernement du Québec, dans un continuum de participation et de renforcement de l’autonomie et des capacités des citoyens:
1. Partage de l’information
2. Consultation
3. Planification conjointe
4. Prise de mesures conjointes
5. Mesure axée sur les citoyens

Chaque niveau de participation mentionné ci-dessus nécessite des capacités accrues pour assurer une participation citoyenne efficace, tout en augmentant ces capacités. Comme il faut plus de capacités de participation pour les niveaux supérieurs de participation, on compte souvent moins de participants concernés que dans le cas des niveaux inférieurs de participation.

À force de repousser les citoyens, de les décourager, il pourrait s'avérer pénible pour le gouvernement du Québec de mettre en place des initiatives de collaboration avec les citoyens, et d'obtenir des résultats satisfaisants dans les niveaux supérieurs de participation. Toute relation de co-production ou co-création se cultive. En janvier 2011, j'ai écrit ce billet intitulé «La participation citoyenne ne tombe pas du ciel».

Les organismes centraux devraient avoir la responsabilité d’avoir une vision d’ensemble claire de la gestion des relations avec les citoyens:

• orienter les décisions concernant la planification, la mise en œuvre et la surveillance du rendement de chaque possibilité de participation citoyenne;
• s’assurer que la planification, la mise en œuvre et la surveillance du rendement au sont intégrées aux processus de planification stratégique et de planification annuelle des activités, aux processus de gestion des enjeux et des risques, aux processus de communication ainsi qu’aux processus de prise de décision;
• traiter de la nécessité d’effectuer une macro-évaluation de la participation citoyenne et d’assurer la reddition de comptes;
• ouvrir la porte à des changements menant à des améliorations avec le temps.

Les plaintes du «Bureau de la satisfaction» devraient être publiées en ligne. Cela devrait faire partie d'un catalogue de données ouvertes du gouvernement du Québec. Il devrait y avoir une trace visible de ces plaintes et il devrait y avoir également des commentaires en ligne. De cette façon, il serait possible de voir quel est le pourcentage de plaintes par mois, et si ce pourcentage augmente ou diminue au cours d'une période. Il faudrait qu'une partie des données soient protégées (les renseignements personnels), mais une partie des données devrait être publique, comme par exemple les commentaires des citoyens qui accepteront qu'ils soient partagés.

Entre ce qui est déclaré par les gestionnaires gouvernementaux («les porte-parole du gouvernement sont formels: 80% des demandes obtiennent une réponse dans un délai de 28 jours, jurent-ils»), et la réalité de l'expérience des citoyens en lien avec les services gouvernementaux, où se situe la juste mesure? Puisque les données ne sont pas ouvertes, même en ayant recours à la Loi sur l'accès à l'information, il est difficile d'obtenir une vision d'ensemble, un portrait précis de la situation. Par conséquent, les gestionnaires gouvernementaux ont le champ libre. Et cela continue de miner l'image du gouvernement, et de détériorer les relations entre le gouvernement et les citoyens.

07 février 2011

Composantes de l’empowerment communautaire dans un contexte de Gouvernement ouvert

Dans un billet précédent portant sur l'empowerment individuel, j’ai mentionné que dans un contexte de Gouvernement ouvert, une approche basée sur l’empowerment reconnaît aux citoyens et aux communautés leur capacité à déterminer la direction du changement.

J’ai indiqué qu’il existe des particuliarités à l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel. J’ai décrit chacune des quatre composantes de l’empowerment individuel: la participation, les compétences, l’estime de soi et la conscience critique.

Ce billet portera sur l’empowerment communautaire.

Composantes de l’empowerment communautaire
Les quatre composantes de l’empowerment communautaire, d’après William A. Ninacs, le grand spécialiste québécois du concept d'empowerment, auteur du livre Empowerment et intervention, sont: le pouvoir d’agir (la participation); les compétences; la communication, et le capital communautaire.

Un premier atout majeur est de fournir des structures et des conditions favorisant la possibilité de développer leur pouvoir d’agir aux membres d’une communauté. Il s’agit là de la première composante: favoriser la participation.

La deuxième composante est la capacité d’optimiser les forces du milieu afin d’assurer le bien-être de tous les membres (compétences).

Troisièmement, la communication prend une part importante dans le processus afin de créer un climat de confiance, une transparence dans les processus décisionnels et pour assurer la circulation de l’information.

Finalement, le capital communautaire est la quatrième composante. Il s’agit de la capacité d’une communauté de susciter l’entraide et la mobilisation sur des questions sociétales plus larges en alimentant le sentiment d’appartenance et la conscience de la citoyenneté.

William A. Ninacs considère que les composantes de l’empowerment communautaire sont les facteurs structurants de l’empowerment individuel. Car l’empowerment individuel comprend une dimension transactionnelle qui se joue aussi au plan social et collectif, qui implique une relation avec les autres. À cet effet, R. Katz a publié une étude des plus intéressantes − Empowerment et Synergy −, dans laquelle il présente l’empowerment comme un paradigme synergique où les personnes sont interreliées, où il s’effectue un partage des ressources, et où la collaboration est encouragée.

R. Katz a suggéré que l’empowerment est une alternative au «paradigme de la rareté», une pensée communément répandue à propos des ressources humaines, qui suppose que les individus sont en concurrence parce que les ressources sont rares. Cette alternative, le «paradigme de la synergie», se transpose en «communauté de synergie», lorsque les ressources humaines reconnues s’avèrent renouvelables et en expansion, et que celles-ci sont distribuées équitablement parmi les membres, de telle sorte que ce qui est bon pour un est bon pour tous, et que «le tout est plus grand que la somme des parties».

Ce qui nous ramène une fois de plus à la conscience collective. J’ai souvent mentionnée que la conscience collective est un champ unifié.
John Hagelin est professeur de physique en physique quantique. Il est responsable du développement d'une théorie du champ unifié sur la base des supercordes. Le Dr Hagelin a été nommé lauréat du prix Kilby. Ce prix est décerné en reconnaissance aux scientifiques qui ont effectué «une contribution majeure à la société à travers leurs travaux de recherche appliquée dans les domaines de la science et de la technologie». Le Dr Hagelin a reçu ce prix pour ses travaux en physique des particules, dans le développement de la théorie supersymétrique du champ unifié (supersymmetric grand unified field theory).

John Hagelin explique clairement ce qu’est la conscience collective dans cette vidéo:
«La base même de l’univers est cet unique champ d’intelligence universel, de telle façon que toutes les forces de la nature sont maintenant (scientifiquement) comprises comme étant Un. Ce champ est appelé le champ unifié, dans le contexte de la théorie des supercordes. Ce champ consiste en un océan d’existence se situant à la base de tout esprit et matière. Toutes les soi-disant particules de l’univers, tout dans l’univers n’est qu’une ondulation de ce champ: un champ non matériel. Cela est ultimement le champ de la conscience. Tout dans l’univers n’est rien d’autre que cela. Les planètes, les gens, les animaux, etc. ne sont que des vagues de cet océan de conscience. Nous sommes réellement unifiés à notre base. Il n’y a seulement qu’une conscience unique dans cette pièce. Nous idéalisons notre conscience via le filtre de notre système nerveux. Mais la conscience elle-même, le Soi avec un grand «S» est universel. Et connaître cela, le connaître par expérience, a été appelé illumination à travers les âges.»
Par conséquent, les gouvernements qui souhaitent implanter une philosophie de Gouvernerment ouvert doivent reconnaître que la participation citoyenne – d’où jaillit l’empowerment communautaire − s’effectue et s’organise au niveau de la conscience collective.

Dans un billet subséquent, j’examinerai en quoi consiste l’empowerment organisationnel.

01 février 2011

Le credo paresseux des désenchantés sera-t-il transmué par l'imagination?

Le philosophe Pascal Bruckner écrivait dans La mélancolique démocratie en 1992 (il y a 19 ans), «aujourd'hui, ce sont les gouvernements qui draguent les citoyens, les supplient de faire leur devoir civique

Élections désertées, syndicats en chute libre, citoyens aux abonnés absents, partis politiques en pleine décomposition. Bruckner a souligné que «le système parlementaire est en train de mourir de sa bonne santé.»

Vingt ans plus tard, est-ce encore le cas? La situation s'est-elle détériorée ou y a-t-il eu des améliorations perceptibles?

Les médias sociaux changent-ils quelque chose aux plutôt mous et paresseux désenchantés que nous sommes devenus?

«Chacun devient un déserteur de la chose publique, un exilé de l'intérieur», a indiqué Bruckner. Les pays développés en sont arrivés à une dépolitisation dont aucun régime autoritaire n'oserait rêver. Le despotisme fait de la résignation une vertu, décourageant les citoyens à ne rien entreprendre. En Occident, nous tenons à ne rien entreprendre par des moyens contraires. Le bien-être et un esprit d'individualisme farouche nous ont foudroyés. Tout se passe comme si nos sociétés avaient acquis des droits que pour ne pas en user.

Alors qu'est-ce que la société? Bruckner la définissait ainsi: «La manière dont les citoyens sont séparés à l'intérieur d'un même cadre et se dérobent de la même façon à la participation au bien commun

Cela faisait quelque temps que je n'avais pas relu cet essai de Bruckner. La notion de «séparation» me saute aujourd'hui aux yeux.

Car de nos jours, on parle sans arrêt de «connexion». Le monde entier est devenu connecté. Cela n'existait pas il y a vingt ans... Nous abordons aujourd’hui une nouvelle ère dans l’échange des informations entre les hommes, l’ère du «monde connecté». Un monde où tout se situe en deux secondes d'intervalle, le temps d'un clic de souris. Un monde qui fait fi des distances et des technologies. Un monde d’opportunités.

«Les progrès en matière de connectivité et de mobilité sont en passe de bouleverser tout ce que nous connaissons», explique Paul Gustafson, directeur du Leading Edge Forum, le centre de veille technologique de CSC. «La technologie a évolué à un point tel que ce n’est plus véritablement de technologie dont il est question, mais d’imagination et de réorganisation pour s’adapter à une nouvelle réalité.»

D'imagination...

Les technologies et les médias sociaux, en plus de connecter la planète, ont rendu possible que se répande la philosophie du Gouvernement ouvert.

Cependant, malgré l'implantation de quelques pays à Gouvernement ouvert, je considère que l'inertie et l'indifférence sévit encore en Occident. Le changement s'avère à ce jour partiel. Une collaboration entre le gouvernement et les citoyens s'instaure peu à peu. La clé du succès serait-elle l'«imagination»?

On parle beaucoup de créativité dans un contexte de Gouvernement ouvert.

Quant à moi, j'ai souligné l'importance de développer une meilleure compréhension de l'effet de la conscience collective.

Ces notions - imagination, créativité, conscience collective - se rejoignent. Il s'agit d'une seule et même chose.

En ce moment même, ailleurs dans le monde, des citoyens se réveillent et se prennent en main.

Deux millions de manifestants Égyptiens marchent aujourd'hui dans les rues du Caire et un million à Alexandrie. Inspirés par la révolte tunisienne, les Égyptiens contestent à leur tour le régime de Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 années.

De nombreuses autres populations emboîteront le pas.

Quel effet cela aura-t-il sur la dépolitisation des pays développés? Cela contribuera-t-il à transmuer le credo paresseux des désenchantés? Quel effet cela aura-t-il sur l'imagination, la créativité, et la conscience collective?

25 janvier 2011

La participation citoyenne ne tombe pas du ciel. Il faut la cultiver!

Si vous achetez de beaux divans et fauteuils neufs et changez la décoration de votre salon, cela ne signifie pas nécessairement que les gens afflueront chez vous. Vous devrez les convier dans votre nouvel espace. Et une fois assis sur votre mobilier, vous devrez leur parler: vous les engagerez dans une conversation. Si vous ne parlez que de vous, et ne vous intéressez pas à vos interlocuteurs, les gens se fatigueront. Si vous souhaitez en plus que vos invités repeignent les murs de votre salle à manger ― si vous souhaitez qu'ils collaborent à vos projets ―vous devrez faire preuve de reconnaissance et les traiter avec respect. Peut-être même que vous songerez à leur payer une pizza ou à leur offrir des petits fours en gratitude.

Dans un contexte de Gouvernement ouvert, une fois que les données sont à la portée de tous, n'attendez pas les bras croisés en pensant que la participation citoyenne sera comme par magie au rendez-vous. Cela fait plus d'un centenaire que les gens sont encadrés dans un système de pouvoir vertical. Les citoyens n'ont pas encore développé le réflexe de collaboration. Par ailleurs, les gestionnaires gouvernementaux n'ont pas encore incorporé la flamme de collaboration à leur philosophie de gestion. Les gestionnaires et décideurs gouvernementaux doivent apprendre à créer des environnements propices au rayonnement de l'empowerment de leurs employé(e)s et des citoyen(ne)s.

• Communiquez vos projets, présentez ce que vous faites sous toutes les sauces, afin d'éveiller l'intérêt de plusieurs publics.
• Les citoyens sont des êtres humains, et non pas des numéros. Il s'agit de gens avec des aspirations, des rêves, et partageant de riches expériences de vie. Reconnaissez les forces et saluez leurs qualités. Appréciez-les, et faites-leur savoir qu'ils sont appréciés.
• Encouragez le foisonnement des idées. Applaudissez la créativité et l'initiative.
• Restez à l'écoute et engagez-vous pleinement dans les conversations. Vous serez ainsi en mesure de repérer les communautés d'influence et de déceler leurs besoins, leurs défis et leurs perceptions.
• Contribuez constamment avec un contenu à valeur ajoutée. Vous devez devenir une ressource pour votre communauté.
• Connectez les gens entre eux, introduisez-les. Suscitez les collaborations et relations d'affaires.
• Ciblez les éléments de frustration et sachez reconnaître les indices de satisfaction pour comprendre comment établir des liens affectifs avec les membres de votre communauté.
• Incarnez toujours les valeurs et qualités que vous souhaitez représenter et inculquer.
• Mesurez, qualifiez et évaluez régulièrement votre présence en ligne.

Faites équipe avec les spécialistes en communication de votre administration. J'ai rédigé un billet en novembre 2010 à propos de Brooks Bennet, de Round Rock, Texas, sur l'importance des communications dans un contexte de Gouvernement ouvert.

Consultez également cet autre billet: rendre justice à la puissance transformatrice des conversations.

10 novembre 2010

Les politiciens s'humanisent grâce aux médias sociaux (Adriel Hampton)

Adriel Hampton. Photo: ©Jeremy Maurer

«Les médias sociaux humanisent notre capacité à reconnecter la démocratie», a indiqué Adriel Hampton, conférencier invité à Gravity Summit le 8 novembre 2010 (Brandman University, Chapman’s OC Campus, Orange County, California) à propos des médias sociaux et du gouvernement. Voir la présentation de Adriel Hampton sur son blogue WiredtoShare.

Dans un monde marqué par la méfiance et la suspicion envers le gouvernement, humaniser un politicien s'avère un excellent moyen de gagner la confiance des citoyens. On pourrait parler d’une bonne première impression, d’une certaine manière. Cela permet de réintégrer l’humain dans le rapport gouvernement/citoyen. Basé sur un échange One-to-One (avec une tendance naissante au One-to-Few), l’internaute n’est donc pas face à un «nom de marque» débitant de l’information, mais face à de réelles personnes travaillant pour le gouvernement, que l’on peut identifier dans le plus souvent des cas (nom, prénom, ministère, agence, etc.).

«C’est l’ère de la participation du consommateur. Le vieux modèle était Informer, persuader et rappeler. Le nouveau modèle est celui de Démontrer, impliquer et participer». (Mich Mathews, à la tête de Marketing Microsoft)

Adriel a cité plusieurs CIO et CEO en exemple. Notons celui du Canadien Chris Moore, CIO de la Ville de Edmonton, mentionné pour son excellente utilisation de Twitter pour s'engager avec les gens. Il a également évoqué le récent colloque Beyond 2010 s'étant déroulé simultanément à Edmonton et Birmingham (au Royaume-Uni).

Lors de cette conférence, Adriel Hampton a dressé une longue liste de projets pouvant être réalisés en lien avec les médias sociaux - par exemple, des outils permettant de poser des questions au conseil municipal, d'autres suscitant la participation au processus budgétaire, ou encore la ludification - qui peuvent réellement générer de l'empowerment des gens. Il a démontré qu'il existe de nombreuses possibilités de solutions de «co-création» entre les citoyens et un gouvernement.

«Cela devrait être plaisant d'être un citoyen», a souligné Adriel Hampton. Impliquez les gens au début du processus. Générez davantage d'auto-détermination. Pensez «Gouvernance!», a-t-il conclu avec enthousiasme.

29 octobre 2010

L’esprit de discernement et les sept niveaux de réalisation


D’habitude, je me fais très souvent demander, «C’est quoi ça, le gouvernement 2.0?», avec de gros yeux ronds pointant vers le plafond. (voir ma définition.)

La semaine dernière au colloque Beyond 2010 Edmonton, je parlais de la conscience collective. Je me suis fait demander (poliment, avec une certaine hésitation): «C’est quoi ça, la conscience?»

Il est possible de comprendre et d'entrevoir ce vers quoi notre société évolue en évaluant les divers niveaux de conscience.

«Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles.» [moraliste français, Jean de la Bruyère] Le discernement se fait apparemment rare pour le moment, mais qui dit que cela ne pourrait pas devenir commun, dans le futur?

«Votre esprit est l'instrument de la connaissance (une appareil épistémologique). Donc, pour comprendre sa signification, nous devons maîtriser son utilisation. Par conséquent, nous ne devons pas uniquement regarder à travers le contexte sémantique que l’instrument génère. Il faut également s’attarder à l'instrument lui-même.» [Ringland John]

Toute pensée provoque un décalage dans l'ensemble du champ de la réalité. C’est la base de la physique quantique. La pensée influence la matière. Tout aspect de la réalité peut être modifié au niveau quantique en déplaçant ses informations et l'énergie. La «technologie» permettant de créer de tels changements se situe dans l'esprit.

La conscience est un phénomène non localisé. Elle n'occupe pas de place fixe dans le temps ou l'espace, mais elle consiste en un champ. En d'autres termes, lorsque vous avez une pensée, vous activez l'ordinateur cosmique.

Il existe sept niveaux de réalisation ou de conscience (d'après Deepak Chopra). Une fois que l’on comprend en quoi consistent ces niveaux, il devient possible de prévoir quels changements et transformations pourraient survenir lorsqu’un nombre critique d’individus d’une collectivité change de niveau de conscience.

Niveau 1 (le mode fuite ou riposte) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la famille, la communauté, les sentiments d’appartenance et le confort matériel. C’est le mode qui vous permet de survivre face au danger. Vous vivez dans la crainte. Vous voulez survivre.

Niveau 2 (le mode réactionnel) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la réussite, le pouvoir, l’autorité, le prestige et les autres satisfactions de l’ego. C’est le mode qui crée notre identité personnelle. Au-delà de la simple survie, tout le monde cherche à satisfaire les besoins du je, du moi et du mien. Vous voulez réussir et vous réaliser en vous mesurant aux autres.

Niveau 3 (le mode de la sérénité intérieure) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la paix, la communication, l’acceptation de soi et le silence intérieur. C’est le mode qui aspire au bien-être. Vous ne voulez pas être englouti par l’agitation perpétuelle du monde extérieur.

Niveau 4 (le mode intuitif) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la clairvoyance, l’empathie, la tolérance et l’indulgence. Vous cherchez des informations tant dans le monde extérieur que dans le monde intérieur. Vous devez apprendre à faire confiance à votre faculté de vous connaître vous-mêmes parfaitement. Vous confirmez que votre monde intérieur est bon.

Niveau 5 (le mode créatif) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur l’inspiration, le développement de la créativité artistique ou scientifique, et la passion de la découverte. Vous ne cessez d’inventer de nouveaux objectifs, de nouveaux concepts, et de découvrir de nouveaux faits. Cette créativité semble surgir de nulle part – l’inconnu génère simplement de nouvelles pensées. C’est l’inspiration. Vous êtes émerveillé par la beauté et la complexité de la vie.

Niveau 6 (le mode visionnaire) >>> Votre réalisation dans la vie se fonde sur la compassion, le dévouement envers autrui et l’amour universel.

Niveau 7 (le mode sacré)
Votre réalisation dans la vie se fonde sur la complétude et l’unité avec le tout.

Davantage de discernement
«Des héros méconnus démontrent courageusement qu'un changement de coeur, qu’une humanité unifiée et qu’une amélioration de la qualité de vie pour tous est possible et que ceci est lié à une nouvelle conception de l’existence.» (écrivain argentin, Ernesto Sabato)

Maintenant, plus que jamais, nous continuons d'espérer que nous parviendrons ensemble à influencer le changement dans nos vies et dans nos communautés en mettant progressivement en place un réseau en faveur du changement.

Lorsque nous analysons un système tel que Empire Avenue, fondé sur un niveau 2 de réalisation - vous voulez réussir et vous réaliser en vous mesurant aux autres – nous comprenons alors pourquoi des utilisateurs peuvent en venir à rapidement se lasser d’un tel système. Nous comprenons également pourquoi certains utilisateurs cherchent un sens plus profond. Soit ils décrochent du système, ou alors ils cherchent à trouver un sens, notamment en participant aux communautés. Les utilisateurs peuvent ainsi se réaliser et atteindre des niveaux plus élevés de réalisation/conscience.

Il en est de même pour la société et la gouvernance. Nous vivons présentement dans un système économique axé sur la consommation des biens, soit un niveau 2 de réalisation/conscience. Une implantation réussie du gouvernement 2.0 se situerait probablement au niveau 5 de réalisation/conscience, soit le mode créatif. Les citoyens sont considérés comme des co-créateurs et ils peuvent participer et collaborer en fournissant des idées.

Les gouvernements avant-gardistes encouragent leurs citoyens à inventer de nouvelles manières d’adapter les données publiques aux défis et les citoyens passent à l’action. Les idées sont analysées et incorporées aux processus. Afin d’améliorer l’utilité des données gouvernementales, les gouvernements eux-mêmes doivent augmenter leur niveau de conscience en développant les compétences analytiques nécessaires au partage et à la manipulation des données qu’ils collectent. Si l’ouverture des données publiques transforme véritablement la manière dont le gouvernement fonctionne, l’analyse des données devra être alors une compétence essentielle de la plupart des organismes.

De part et d’autre, citoyens et gouvernement, davantage de discernement – appelez cela comme vous voudrez – davantage de niveau de réalisation, ou de conscience – seront nécessaires pour l’atteinte d’une véritable gouvernance 2.0.

04 octobre 2010

Enjeux d'un governement 2.0

L'entrepôt top secret du gouvernement, d'après le film Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, créé par George Lucas en 2008


Selon des Nations Unies, la bonne gouvernance a huit caractéristiques:
- axée sur le consensus;
- participatif;
- suivant la règle de droit;
- efficace;
- responsable;
- transparent;
- réactif;
- équité et l'inclusion.

Nous pouvons par conséquent déduire que le gouvernement 2.0 s'avère une 'bonne gouvernance'.

La gouvernance a pour but de fournir l'orientation stratégique, de s'assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont gérés comme il le faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit responsable. Elle veille en priorité au respect des intérêts des ayants droits (citoyens, pouvoirs publics, partenaires) et à faire en sorte que leurs voix soient entendues dans la conduite des affaires.

L'évolution vers la transparence des données publiques afin de transformer la démocratie représente l'une des plus importantes tendances en matière de gestion publique dans le monde.

Mais encore faut-il savoir comment gérer tous les aspects qu'implique la transparence d'un gouvernement.

Tout dépend de la capacité des gouvernements de passer d'orateurs à causeurs.

L'ouverture du gouvernement au moyen de la divulgation de données brutes sur les transactions représente une forme d'ouverture fondamentalement nouvelle qui soumettra les gouvernements à une surveillance et à un niveau d'obligation de rendre compte sans précédent, tout en offrant la possibilité d'améliorer les services publics.

Davantage de transparence:
- conduit à un public mieux informé;
- met l'accent sur l'obligation de rendre compte;
- réduit les risques de corruption;
- a pour effet de renforcer les communautés;
- contribue à l'amélioration des marchés.

S'ils désirent que leur démarche d'implantation du gov2.0 soit efficace, les gouvernements doivent être ouverts à la transparence. Les organismes ne doivent pas mettre les données en ligne discrètement. Ils doivent plutôt avertir le public de ce qu'ils font et pourquoi, tout en essayant d'obtenir sa participation et son engagement.

Même si les gouvernements ont toujours besoin de gérer de nombreux services et canaux d'information, ils pourront miser sur les talents et la créativité en dehors de leurs compétences afin de promouvoir une meilleure connaissance, une meilleure compréhension, et de meilleurs résultats.

Les gouvernements n'ont plus besoin d'être les seuls arbitres à décider des données importantes pour les utilisateurs ou de la manière dont elles doivent être présentées. Désormais, les gouvernements peuvent créer d'immenses mémoires de données disponibles, pour un coût relativement peu élevé, et laisser les utilisateurs concevoir des applications novatrices.

Encourager l'innovation en:
- exploitant la créativité des citoyens;
- brisant la structure traditionnelle des gouvernements;
- générant une saine concurrence;
- changeant la culture.

Lorsque les représentants du gouvernement commencent à traiter leurs données comme une ressource publique, les possibilités d'habitation de citoyens développeurs et de collaboration avec ces derniers se multiplient.

Afin d'améliorer l'utilité des données gouvernementales en ligne, les gouvernements doivent développer les compétences analytiques nécessaires au partage du volume croissant de données non structurées disponibles en ligne. Si l'ouverture des données publiques transforme véritablement la manière dont le gouvernement fonctionne, l'analyse des données devra être alors une compétence essentielle de la plupart des organismes.

Qu'est-ce que gov2.0, en 5 minutes?

Une photo de @flaming_dragon, magnifique métaphore du gouvernement 2.0 http://www.flickr.com/photos/denisecaron/5028366820/

«Gouvernement 2.0» est une expression désignant l’intégration de la nouvelle génération de médias numériques à la structure et au fonctionnement de l’Administration.

Transparence, accès aux données, engagement, participation et collaboration.

Une ouverture colossale.

La sagesse des foules.

L'ouverture correspond à l'accès et à la participation, et par conséquent, à un monde plus connecté et collaboratif.

La clé du succès? Le message doit susciter l'émotion contagieuse.

Il ne s'agit pas uniquement d'une disponibilité des données, mais plutôt de le capacité à aller au coeur de l'expérience humaine.

Vous vous sentez ainsi plus connectés à l'humanité, et soudainement, vous comprenez que votre place dans le monde, c'est faire quelque chose de plus pour générer davantage d'humanité.

Les gouvernements ne devraient-ils pas soutenir les idées qui inspireront les individus à davantage d'action? Et à l'avancement de la race humaine?

Une ouverture remarquable, combinée avec l'accès aux données, est la philosophie de base que chaque entité gouvernementale devrait respecter. Cela s'avère le point de départ pour l'engagement citoyen, de la participation et de la collaboration.

Il est nécessaire d'adopter une définition simple, mais vaste, du gouvernement 2.0: l'automisation (empowerment) des citoyens et des changements étendus.

Plusieurs administrations municipales et locales, dont certaines au Canada, ont commencé à mettre en place des portails de données numériques, où le public a accès à des données brutes, dont les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, l’Australie, le Mexique, l’Inde, la Finlande et la Nouvelle-Zélande.

Au Canada, les administrations municipales de Toronto et de Mississauga en Ontario, de Vancouver et de Nanaimo en Colombie-Britannique et d’Edmonton en Alberta ont mis en place des versions «bêta» (expérimentales) de portails de «données ouvertes». D’autres villes canadiennes, comme Ottawa et Calgary, ont aussi entrepris des démarches de libéralisation des données.

17 février 2009

Le focus-group concernant Pandémie Québec a-t-il eu lieu?

Je vous annonce en primeur que le focus-group qui était prévu en 2008 par Services Québec, pour évaluer le site Pandémie Québec, n'a pas eu lieu.

Ceci m’a été confirmé (dans une lettre datée du 16 février 2009) par le responsable de l'accès aux documents et de la protection des renseignements personnels de Services Québec (qui gère le site gouvernemental officiel Pandémie Québec).

J’ai demandé à recevoir, le 2 février 2009, le "Rapport d'évaluation par un groupe témoin du site Pandémie Québec". On m'a répondu: "Services Québec ne détient pas le document demandé, et ce, en raison du fait que l'exercice d'évaluation de ce site a été reporté et n'a pas été réalisé."

Ce projet était inscrit dans le plan d'action du comité de planification de pandémie. J'ai reçu une confirmation de ceci par le biais des services d'accès à l'information du ministère de la Sécurité publique.

REPORTÉ AUX CALENDES GRECQUES?

Le rejet de la sphère du Flublogia a eu lieu le 17 juin 2008. Cela fait exactement huit mois. Pas le temps de mettre sur pied un petit focus-group en 8 mois??? Une refonte du site Pandémie Québec était également prévue pour livraison en décembre 2008. Ce qui n'a pas eu lieu.

Ceci démontre une fois de plus que le gouvernement du Québec se fiche totalement de ce que pensent les citoyens des préparatifs pandémiques. Et que ce n'est surtout pas important pour cette administration de leur demander leur avis.

22 janvier 2009

D’autres enjambées flublogiennes dans les médias sociaux

De jour en jour, le développement de la sphère du Flublogia se poursuit dans les médias sociaux. Voyons ce que 24 heures de Facebook et Twitter ont produit.

Du côté de Facebook
Un nouveau groupe a été créé dans Facebook le 21 janvier 2009 par Jim Wilson, qui se définit comme CTO/CSO et co-fondateur de l’entreprise de gestion de risque Veratect Corporation: Public Health Early Warning and Preparedness. Ce groupe compte au 22 janvier à 18h30 un total de 38 membres, ce qui est un succès retentissant, croyez-moi, vu le sujet. En raison du phénomène connu sous le nom de «flu fatigue», rallier des gens autour d’une discussion de grippe aviaire en fait fuir plus d’un! Le groupe se décrit ainsi:
«Ce groupe discute des défis et des questions concernant une alerte précoce d’influenza pandémique et de préparatifs en vue d’une pandémie, de même que d’autres sujets de discussion impliquant des changements opérationnels en santé publique.»

Je suis bien contente que le terme «alerte précoce» se soit retrouvé dans la définition du groupe.

Pour le moment, le groupe est à l’étape du recrutement, et nous verrons en temps opportun de quelle manière s’articuleront les échanges. Le créateur du groupe a déjà nommé plusieurs modérateurs (des capitaines, en français), dont la moitié sont des leaders d'opinion des plus actifs dans le monde du Flublogia.

Ce qui est intéressant avec ce groupe, c'est qu’il est chapeauté par un leader d’opinion issu d’une entreprise privée, avec de l’expérience en «méthodologie de biosurveillance et ayant dirigé une équipe d’analystes chargée de surveiller des menaces biologiques de toutes sortes affectant les animaux et les humains à travers le monde». Cette vision de la biosécurité, combinée avec l’approche sociale des membres de la sphère du Flublogia, produira certainement des résultats intéressants. C’est à suivre!

Du côté de Twitter
Nous accueillons deux nouveaux membres francophones actifs du Flublogia: @Nathacat et @drmsfvermeulen.

@BirdFluGov a annoncé qu’il commençait à suivre des utilisateurs. ‘In case you noticed, we have begun following. More to come on this today or tomorrow.’ Il s’agit de 9 ‘following’ pour le moment, dont plus de la moitié sont liés à la sphère du Flublogia.

Un autre élément intéressant publié aujourd’hui par @BirdFluGov concerne sa vision d’interaction sur Twitter: ‘Posted a page sketching out how we envision interacting on Twitter (for now)' http://tinyurl.com/cy5ke4. Il s’agit d’une version préliminaire qui évoluera certainement au fil des semaines. Nous sommes tous des débutants dans cette grande aventure des médias sociaux, et c’est donc un peu tous de la même manière - à tâtons - que la sphère du Flublogia, et son grand frère @BirdFluGov, évoluent. @BirdFluGov parle d’une «expérience en cours».

Je crois que ce qui se passe en ce moment est très important. Cela me fait penser aux premiers humains qui ont marché sur la lune. Il s'agit de la toute première fois que des gens ordinaires, des citoyens, ont l'occasion de discuter d'égal à égal avec une administration gouvernementale, et de participer activement à l'élaboration de stratégies de communications qui pourraient avoir un impact majeur sur la mitigation des sociétés face à une pandémie.

C'est ce dont les personnes qui se sont dépassées pour que des préparatifs pandémiques aient lieu à l'échelle mondiale, et que des gens connus sous le nom de flubies, rêvent depuis des années. Ce n'est plus du domaine du rêve: nous sommes à l'aube d'une collaboration sans précédent entre la société civile et des autorités gouvernementales. Les enjeux sont tellement élevés qu'ils me donnent le vertige lorsque j'y pense.

Ce réflexe de coucher les accords et les pistes de développement sur papier au fur et à mesure que les événements surviennent me semble la bonne manière d'avancer. Il est important de positionner des balises d'une étape à l'autre, afin que tous sachent dans quelle direction évoluent les réflexions (si nous souhaitons marcher d'une même voix, de plus en plus nombreux, telle une onde se déplace à la surface de l'eau). Puisque les choses bougent très rapidement dans le monde virtuel, je me réjouis que @BirdFluGov ait pris la peine de rédiger quelques lignes au sujet de sa présence sur Twitter.

Par ailleurs, ce ne sont pas uniquement les mordus des préparatifs pandémiques qui observent les agissements de @BirdFluGov. Il y a par exemple les éditeurs de magasines en technologie de l'information, et les stratèges en développement et marketing Web, qui suivent de près ce qui se passe. Car ce qui sera entrepris aux États-Unis pourrait servir de modèle à de nombreuses autres nations du monde. Et comme l'a fait remarquer David Nabarro (le coordonnateur senior de l'influenza humain et aviaire à l'ONU), les efforts déployés pour développer les préparatifs mondiaux sont "si admirables qu'ils pourraient être cités en exemple". Ils pourraient s'appliquer à d'autres problématiques importantes. Alors ce dialogue qui s'amorce entre les citoyens virtuels (je ne dis pas Américains, car je n'en suis pas une - il faut bien que je me case quelque part!) et @BirdFluGov pourrait avoir une portée au-delà de ce que nous pouvons entrevoir au moment présent.

Voici une traduction de
PandemicFlu.gov is now on Twitter’ (PandemicFlu.gov est maintenant présent sur Twitter).

Qu’est-ce Twitter?
Twitter est un service de messagerie sociale gratuit, qui permet aux utilisateurs de communiquer en temps réel. Chaque message est composé de 140 caractères de long ou moins, et est appelé un «tweet». Les tweets peuvent être transmis et reçus, à partir d’ordinateurs et d'appareils mobiles. Twitter permet de contrôler combien de messages vous recevez en vous permettant de choisir les utilisateurs que vous souhaitez «suivre». D’autres personnes peuvent vous suivre afin de recevoir vos mises à jour. 'Twitter in Plain English' est une excellent vidéo, brève (2:25 minutes), qui fournit davantage d’information élémentaire à propos de Twitter.

Comment PandemicFlu.gov planifie-t-il d’utiliser Twitter?

Notre présence sur Twitter est une expérience en cours. Nous planifions de fournir des mises à jour lorsque l’information est publiée sur le site Internet de PandemicFlu.gov, et lorsque des reportages «crédibles» à propos de la grippe aviaire sont disponibles dans les médias. [Les guillemets placés sur le mot crédible sont de ma part, vous comprendrez pourquoi un peu plus loin dans mon texte.] Il existe plusieurs autres utilisations potentielles de cet outil, et nous encourageons toutes les personnes qui ont des idées à faire une suggestion en nous transmettant un tweet.

Suivrons-nous en retour?

Nous reconnaissons le fait que les nouveaux outils tels que Twitter tirent beaucoup de leur valeur dans les deux sens, lorsqu’ils permettent à des conversations d’avoir lieu. Toutefois, participer à des nouveaux forums ajoute de nouvelles responsabilités supplémentaires sans toutefois bénéficier de ressources supplémentaires. Afin de nous aider à gérer notre charge de travail pendant que nous expérimentons avec ces nouveaux outils, notre présente approche est de ne suivre uniquement que les utilisateurs qui nous ont transmis des réponses utiles et pertinentes, directement dans notre profil Twitter.

Qu’en est-il des hashtags?
Les hashtags (#) facilitent l’organisation des tweets sur Twitter en des groupes définis par l’utilisateur autour d’un sujet général, faisant en sorte que les conversations sont plus faciles à suivre. Des individus de la communauté PanFlu (des préparatifs pandémiques) ont suggéré que nous utilisions les hashtags #prep et #panflu dans nos profils Twitter. Pour le moment, notre intention est d’utiliser #planfirst en relation avec notre série de diffusion Web PlanFirst. Pour constater de quelle façon ces éléments fonctionnent, effectuez une recherche sur #planfirst dans Twitter.

Je m’étonne que @BirdFluGov se soit lancé dans cette aventure twitteresque sans avoir accumulé au préalable des montagnes d’études et d’analyses!

D’après ce document, la présence du gouvernement américain est en effet une tentative, une expérience nouvelle. Chose certaine, ce n’est probablement pas de cette manière que les autorités québécoises procéderaient...

Mais je n’ai rien contre cette approche, les deux mains à la pâte. C’est très différent de ce que nous connaissons (en sol canadien et québécois et probablement ailleurs également), rafraîchissant, … humain même. À l'opposé du style de document «Les médias sociaux et la communication du risque», publié par Services Québec au printemps 2008, qui concluait que les médias sociaux ne sont ni crédibles ni suffisamment matures pour mériter que le gouvernement du Québec y consacre temps ou argent.

Nous n’avons pas l’impression que les autorités gérant @BirdFluGov sont assises en haut de leur tour d’ivoire.

Je suis convaincue qu’avec cette attitude, @BirdFluGov réussira à stimuler une participation citoyenne et à mettre sur les rails les préparatifs sociaux en vue d'une pandémie. Le défi demeure toutefois titanesque! 24 heures à la fois...
 
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