Blogue de Lyne Robichaud

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16 juillet 2011

Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation

Je réponds à la question no.5 de Henri-François Gautrin, le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, par une série de billets.
QUESTION: L'utilisation du Web 2.0 doit-elle entraîner des modifications dans la façon de fonctionner du gouvernement?
Les billets de cette série:
1. Faire face à l'innovation sociale nécessite des approches spécifiques;
2. Leaders intrépides;
3. Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation;
4. Réduction de la taille de l'État et rôle de co-producteur;
5. Susciter la participation et la collaboration.
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FAIRE PREUVE DE SOUPLESSE DANS UN MONDE EN MUTATION

Le gouvernement devrait s'engager à utiliser les médias sociaux pour améliorer son profil et sa réputation, écouter et à répondre aux avis et commentaires d'employés, entreprises, organismes et citoyens, ainsi que générer de l'empowerment individuel, empowerment communautaire et empowerment organisationnel. Le gouvernement devrait encourager les employés à soutenir ses activités par le biais de leurs réseaux personnels, tout en respectant la politique de médias sociaux et de gouvernement ouvert.

N'hésitez pas à encourager les employés gouvernementaux à devenir des fans et adeptes de profils du gouvernement et de partager du contenu généré par le gouvernement au sein de leurs réseaux personnels. Cependant, les canaux du gouvernement devraient être administrés par des équipes de personnes clés désignées. Les messages officiels devraient être dans la mesure du possible approuvés et distribués par eux.

Catherine Howe (vivant à Brighton au Royaume-Uni), chercheure qui explore tout le bruit Internet 2.0 afin qu'il soit canalisé pour en faire quelque chose qui se connecte à la démocratie formelle, utilise parfois la métaphore de la description de l'Internet comme étant semblable à adolescent, salissant, difficile, et créatif, avec une formidable énergie et excitation qui n'est pas toujours en mise en valeur de manière constructive. «Les normes culturelles en mouvance de la mise en ligne semblent être motivées par cette génération, et ce n'est pas surprenant - toute personne née après 1993 n'a connu rien d'autre qu'un monde en réseaux. La question pour nous tous est de savoir comment intégrer ces nouveaux comportements dans nos organisations et comment pouvons-nous les influencer vers des moyens plus traditionnels de faire les choses - comment pouvons-nous répondre aux défis culturels d'une société en réseaux?», demande Catherine Howe. ['The importance of becoming agile', 21 juin 2011]

L'information en temps réel remplace les communiqués traditionnels. Dans un monde en réseaux et conversationnel, ce n'est plus désormais la manière la plus efficace d'écrire. Une réponse très complète peut prendre un certain temps à préparer. Avec les médias sociaux, vous avez besoin de communiquer un peu, mais souvent, explique Catherine Howe, et faire clairement savoir ce que fait le gouvernement et ce qu'il ne fait pas.

Comment un gouvernement peut-il s'intégrer aux flux d'informations, sans pour autant compromettre sur le processus et la précision? La rapidité ne doit pas entraver au point de tout bâcler, met en garde Mme Howe.

Évidemment, un gouvernement ne peut pas avoir des gestionnaires qui composent la ligne officielle d'une nouvelle (concernant des politiques, projets, lois, programmes) sur le terrain (dans l'univers des médias sociaux), c'est-à-dire en temps réel. Toutefois ces personnes ont besoin de réponses en temps réel, qu'elles peuvent utiliser dans leurs échanges et discussions. Ces personnes ont besoin d'être plus près de la réponse de l'équipe de communication en temps réel, que d'avoir à attendre le communiqué de presse officiel.

La transparence entraîne une nécessité d'être beaucoup plus clair sur les limites des connaissances. Vous ne pouvez réclamer l'expertise et l'autorité, sans être en mesure de soutenir ces revendications, étant donné que les gens s'attendent à être en mesure d'être capable de 'cliquer ici pour en savoir plus'.

Catherine Howe explique: «La transparence se tient en place très étroitement avec la collaboration. Avec la réduction des budgets, il y a un besoin évident d'envisager comment collaborer avec les partenaires et avec le public de manière plus efficace. Vous ne pouvez pas collaborer efficacement sans la confiance. La transparence est un moyen d'établir rapidement cette confiance - sans oublier que travailler ensemble s'effectue de manière plus efficace, alors que vous percevez clairement ce que font les autres.»

Davantage de façons de travailler en co-production signifie que les gens au sommet d'une structure de haut en bas perdent du pouvoir, et cette nouvelle réalité doit être confrontée dans l'ensemble du gouvernement. Ce changement est le mieux articulé lorsque des moyens plus transparents et un travail collaboratif signifient que «le peuple» collectivement s'est accordé un sens accru de sa propre puissance - vous obtenez la confiance pour agir, car vous savez que d'autres personnes pensent la même chose. Cela peut être vrai autant à l'interne qu'à l'externe. Les employés peuvent désormais avoir une idée de ce qu'ils peuvent réaliser et la capacité de s'y mettre et de l'accomplir. Ainsi, l'empowerment individuel et communautaire conduit à l'empowerment institutionnel.

Arriver à transposer le processus décisionnel à l'endroit le plus proche des situations (dans les médias sociaux) fera en sorte que le gestionnaires gouvernementaux deviendront plus rapides et plus efficaces dans leurs réactions organisationnelles. Cependant, pour ce faire, il faut obtenir les informations stratégiques, de telle sorte que les décisions soient soutenues par la bonne connaissance de l'organisation. Les gestionnaires devront s'assurer que les employés aient une bonne compréhension du gouvernement, qui va au-delà d'être capable de réciter la stratégie - dont ils ont besoin pour comprendre les valeurs et également les objectifs. Le défi est de faire sortir la stratégie en dehors du cercle des concepteurs de politiques, et lui accorder un peu de cœur.

Cela ne signifie pas nécessairement une perte de contrôle du gouvernement. Cela signifie simplement que le contrôle se déplace. Un processus souple n'est pas indiscipliné.

Les gestionnaires gouvernementaux ne parviendront pas à changer l'organisation sans modifier leur propre comportement:

Lancez-vous! - Utiliser les outils utilisés par la société en réseaux, communiquez les objectifs ainsi que les plans, et travaillez à la fois en transparente et de façon collaborative, afin qu'il soit plus facile à apprendre de vos expériences. L'Internet social tolère et prévoit l'expérimentation, et vous ne pouvez pas apprendre de cet environnement, sauf si vous l'utilisez. Alors entrez dans la partie! Si vous êtes déjà en ligne, alors pensez à comment maintenir votre participation dans le flux des conversations. Ne le laissez pas cela être un à côté, que vous devez emboîter autour de votre travail quotidien.

Acceptez la complexité et planifiez en fonction de celle-ci. «Souple» suppose que vous ne travaillez pas dans un système fermé et que l'environnement affecte vos résultats. Vous savez que cela est vrai, alors il est donc logique d'avoir une approche qui accueille les changements et la complexité, plutôt que de vaines tentatives de le gérer en dehors de l'existence.

Établissez votre pertinence et communiquez-là. Dans un monde transparent, vous devez comprendre où vous vous situez, et assurez-vous que tout le monde fait ainsi. Si vous poussez la prise de décision aux rebords de votre organisation, vous devez accorder aux employés le cadre nécessaire pour pouvoir fonctionner.

Mon prochain billet portera sur la réduction de la taille de l'État et le rôle de co-producteur.

25 avril 2011

La Suède lance le site de données ouvertes OpenAid.se pour lutter contre la corruption

La Suède a lancé le 4 avril 2011 un site Internet permettant aux contribuables de suivre le financement public de projets d'aide au développement dans le but de lutter contre la corruption.

Gunilla Carlsson, ministre suédoise de la Coopération internationale, a indiqué que ce site vise également à promouvoir la «transparence» et «idées nouvelles» dans les programmes d'aide au développement.

Le site OpenAid.se vise à offrir des réponses à des questions telles que: quelle est l'aide au développement étranger utilisée? Qui met en œuvre des projets d'aide au développement?

La ministre a indiqué que ce projet a rencontré des difficultés, notamment la collecte de données à partir de nombreuses agences gouvernementales ainsi que la numérisation de milliers de pages de documents.

Seule une femme politicienne aurait pu faire une pareille comparaison, les hommes ne s'expriment pas ainsi: «Vous avez de la transparence ou vous n’en avez pas», a déclaré la ministre Gunilla Carlsson, lors d’une assemblée de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international portant sur les données ouvertes ayant eu lieu ce printemps. «C'est comme être à moitié enceinte. Vous ne pouvez pas être à moitié enceinte. Ceci (la transparence) est quelque chose que devons mettre en place

03 mars 2011

La Belgique s'engage dans une démarche de données ouvertes. Que décidera le Québec?

Vincent Van Quickenborne, ministre (Belgique)

Après la France, c'est au tour de la Belgique d'annoncer une démarche de libération des données (en anglais 'Open Data'). Fedict, le Service public fédéral belge Technologie de l'Information et de la Communication, prévoit débuter une opération de publication en ligne de données en avril 2011.

Datanews rapporte: «Voilà ce qu’a annoncé Bart Hanssens de Fedict lors du twunch (contraction de lunch et Twitter) organisé par le ministre pour l’Entreprise et la Simplification, Vincent Van Quickenborne. Il espère que d’autres services publics mettront eux aussi à terme leurs banques de données à la disposition de cette initiative.»

Par décret daté du 21 février 2011, la République française a officialisé le projet Etalab, qui s'étendra à toutes les instances gouvernementales, alors que la Belgique démarre par un seul service public, en espérant que cela génèrera un effet domino.

D'autres instances gouvernementales belges y pensent, indique Datanews:
«Des témoignages recueillis au twunch, il est apparu qu’il n’y a pas que Fedict qui soit occupé à proposer des données via internet, mais aussi la Banque-Carrefour de la Sécurité Sociale (le moteur et le coordinateur de l'e-government dans le secteur social). Toutefois, ces données ne sont actuellement pas régulièrement actualisées. Elles ne sont en outre pas faciles à traiter, à explorer ou ne sont disponibles que contre paiement. Tel est notamment le cas de la Banque-Carrefour des Entreprises du SPF Economie, qui vend des licences à 100.000 euros pour des informations actualisées quotidiennement. Il existe en outre encore des problèmes en matière de protection du respect de la vie privée.»
Cela porte donc à DEUX le nombre de pays de la Francophonie qui ont démontré un intérêt et une volonté envers l'ouverture des données publiques.

La société évolue rapidement. Les défis qui en découlent nécessitent des solutions innovantes. Espérons que d'autres pays francophones suivront le pas.

On ne peut pas encore déclarer que le Canada (un pays bilingue, avec deux langues officielles: l'anglais et le français. Les francophones du Québec représentent 19,5% de la population canadienne et 81,2% de la population québécoise.) fasse partie de la liste des pays francophones engagés dans une démarche de libération des données. J'ai parlé dernièrement dans ce billet des efforts déployés par des fonctionnaires canadiens. Mais les fonctionnaires ne sont pas les dirigeants d'un pays. Nous attendons donc encore que ceux d'en haut - au gouvernement fédéral canadien - se décident à faire un pas en avant.

Le Canada comporte quelques municipalités (anglophones) dont les données sont ouvertes. La Ville de Montréal, située dans la province (majoritairement francophone) du Québec, se décidera-t-elle prochainement à faire une annonce officielle dans ce sens? Je tiens à souligner les efforts déployés par le collectif Montréal ouvert, qui effectue un excellent travail de sensibilisation.

Dernièrement, la nouvelle première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a fait une promesse d'implanter un gouvernement ouvert. Voir mon billet à ce sujet, et celui de Massimo Bergamini.

[En passant, saviez-vous que la Colombie-Britannique est membre de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie? Cela pèsera dans la balance au sein de l'espace francophone, si cette province canadienne parvient à implanter une gouvernance ouverte.]

Le Gouvernement du Québec se décidera-t-il à prendre le virage du Gouvernement ouvert?

Les enjeux économiques pourraient faire en sorte que l'administration Charest s'intéresse à la gouvernance ouverte. Le gouvernement du Québec a adopté un Plan de réductions des dépenses et semble déterminé à atteindre ses objectifs financiers.

Toutefois, un élément me préoccupe considérablement: la question de la transparence. Dans une philosophie de Gouvernement ouvert, la transparence est un des éléments clés.

Yves Boisvert, professeur, ENAP

Le mois dernier, Yves Boisvert, professeur à l’École nationale d'administration publique et auteur de plusieurs livres sur la gestion publique, a déclaré que le Québec fait piètre figure en matière de transparence gouvernementale. «L’Ontario et le gouvernement fédéral ont adopté des lois dans les dernières années visant à rendre plus transparente l’administration de l’État. Le gouvernement du Québec traîne encore de la patte et maintient une culture de l’opacité aux plus hauts échelons», a indiqué Jean-François Cloutier.

Yves Boisvert a souligné que le mauvais exemple en matière de transparence viendrait d'en haut de l'échelle, et des élus en premier lieu. «Le gouvernement Charest n’a aucun intérêt politique à devenir plus transparent», rappelant que M. Charest a refusé de déclencher une commission d’enquête sur la construction.

M. Charest semble vouloir repartir à neuf, tel que démontré dans le discours d'ouverture de la seconde partie de la 39e législature, prononcé le 23 février dernier. Un homme neuf? Je n'y crois pas. On ne change pas les gens, ils sont ce qu'ils sont. Il faut les prendre aussi comme ils sont. Le proverbe «Chassez le naturel et il revient au galop» nous rappelle qu'on ne peut lutter contre les penchants naturels, ou tout du moins les supprimer totalement.

Jean Charest, Premier ministre (Québec)

Alain Dubuc dans La Presse a parlé du «second début» de Jean Charest. Il a observé quelque chose d'intéressant à propos de cet homme. Cet élément a attiré mon attention, et me fait espérer qu'il soit possible qu'une gouvernance ouverte voit le jour prochainement au Québec. Alain Dubuc a indiqué: «J'ai écrit à plusieurs reprises qu'on a l'impression qu'il y a deux Jean Charest. Le premier, assez absent, maladroit, qui a du mal à imprimer une cohérence à son équipe. Et le second, énergique et fonceur, qui se manifeste surtout dans l'adversité. L'amorce de cette nouvelle session donnera peut-être l'occasion à cet autre Jean Charest de se manifester

C'est cet «autre Jean Charest»-là qu'il faudrait éveiller aux principes de la gouvernance ouverte. Au cours des prochains mois, les élus d'en haut, les leaders de l'administration Charest, devront manifester suffisamment de volonté pour transcender le passé, et accueillir de bonne foi la transparence, la participation et la collaboration avec les citoyens, s'ils veulent transformer leur administration en Gouvernement ouvert.

04 octobre 2010

Enjeux d'un governement 2.0

L'entrepôt top secret du gouvernement, d'après le film Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, créé par George Lucas en 2008


Selon des Nations Unies, la bonne gouvernance a huit caractéristiques:
- axée sur le consensus;
- participatif;
- suivant la règle de droit;
- efficace;
- responsable;
- transparent;
- réactif;
- équité et l'inclusion.

Nous pouvons par conséquent déduire que le gouvernement 2.0 s'avère une 'bonne gouvernance'.

La gouvernance a pour but de fournir l'orientation stratégique, de s'assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont gérés comme il le faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit responsable. Elle veille en priorité au respect des intérêts des ayants droits (citoyens, pouvoirs publics, partenaires) et à faire en sorte que leurs voix soient entendues dans la conduite des affaires.

L'évolution vers la transparence des données publiques afin de transformer la démocratie représente l'une des plus importantes tendances en matière de gestion publique dans le monde.

Mais encore faut-il savoir comment gérer tous les aspects qu'implique la transparence d'un gouvernement.

Tout dépend de la capacité des gouvernements de passer d'orateurs à causeurs.

L'ouverture du gouvernement au moyen de la divulgation de données brutes sur les transactions représente une forme d'ouverture fondamentalement nouvelle qui soumettra les gouvernements à une surveillance et à un niveau d'obligation de rendre compte sans précédent, tout en offrant la possibilité d'améliorer les services publics.

Davantage de transparence:
- conduit à un public mieux informé;
- met l'accent sur l'obligation de rendre compte;
- réduit les risques de corruption;
- a pour effet de renforcer les communautés;
- contribue à l'amélioration des marchés.

S'ils désirent que leur démarche d'implantation du gov2.0 soit efficace, les gouvernements doivent être ouverts à la transparence. Les organismes ne doivent pas mettre les données en ligne discrètement. Ils doivent plutôt avertir le public de ce qu'ils font et pourquoi, tout en essayant d'obtenir sa participation et son engagement.

Même si les gouvernements ont toujours besoin de gérer de nombreux services et canaux d'information, ils pourront miser sur les talents et la créativité en dehors de leurs compétences afin de promouvoir une meilleure connaissance, une meilleure compréhension, et de meilleurs résultats.

Les gouvernements n'ont plus besoin d'être les seuls arbitres à décider des données importantes pour les utilisateurs ou de la manière dont elles doivent être présentées. Désormais, les gouvernements peuvent créer d'immenses mémoires de données disponibles, pour un coût relativement peu élevé, et laisser les utilisateurs concevoir des applications novatrices.

Encourager l'innovation en:
- exploitant la créativité des citoyens;
- brisant la structure traditionnelle des gouvernements;
- générant une saine concurrence;
- changeant la culture.

Lorsque les représentants du gouvernement commencent à traiter leurs données comme une ressource publique, les possibilités d'habitation de citoyens développeurs et de collaboration avec ces derniers se multiplient.

Afin d'améliorer l'utilité des données gouvernementales en ligne, les gouvernements doivent développer les compétences analytiques nécessaires au partage du volume croissant de données non structurées disponibles en ligne. Si l'ouverture des données publiques transforme véritablement la manière dont le gouvernement fonctionne, l'analyse des données devra être alors une compétence essentielle de la plupart des organismes.

Qu'est-ce que gov2.0, en 5 minutes?

Une photo de @flaming_dragon, magnifique métaphore du gouvernement 2.0 http://www.flickr.com/photos/denisecaron/5028366820/

«Gouvernement 2.0» est une expression désignant l’intégration de la nouvelle génération de médias numériques à la structure et au fonctionnement de l’Administration.

Transparence, accès aux données, engagement, participation et collaboration.

Une ouverture colossale.

La sagesse des foules.

L'ouverture correspond à l'accès et à la participation, et par conséquent, à un monde plus connecté et collaboratif.

La clé du succès? Le message doit susciter l'émotion contagieuse.

Il ne s'agit pas uniquement d'une disponibilité des données, mais plutôt de le capacité à aller au coeur de l'expérience humaine.

Vous vous sentez ainsi plus connectés à l'humanité, et soudainement, vous comprenez que votre place dans le monde, c'est faire quelque chose de plus pour générer davantage d'humanité.

Les gouvernements ne devraient-ils pas soutenir les idées qui inspireront les individus à davantage d'action? Et à l'avancement de la race humaine?

Une ouverture remarquable, combinée avec l'accès aux données, est la philosophie de base que chaque entité gouvernementale devrait respecter. Cela s'avère le point de départ pour l'engagement citoyen, de la participation et de la collaboration.

Il est nécessaire d'adopter une définition simple, mais vaste, du gouvernement 2.0: l'automisation (empowerment) des citoyens et des changements étendus.

Plusieurs administrations municipales et locales, dont certaines au Canada, ont commencé à mettre en place des portails de données numériques, où le public a accès à des données brutes, dont les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, l’Australie, le Mexique, l’Inde, la Finlande et la Nouvelle-Zélande.

Au Canada, les administrations municipales de Toronto et de Mississauga en Ontario, de Vancouver et de Nanaimo en Colombie-Britannique et d’Edmonton en Alberta ont mis en place des versions «bêta» (expérimentales) de portails de «données ouvertes». D’autres villes canadiennes, comme Ottawa et Calgary, ont aussi entrepris des démarches de libéralisation des données.

02 mai 2009

Veratect, les médias sociaux et la transparence des données de grippe A(H1N1)


Je ne connais pas encore les raisons exactes pour lesquelles Veratect Corporation - dont la devise est "Empowering A World At Risk" - a stoppé ses tweets à propos des données sur les cas humains mondiaux de grippe A(H1N1). [Voir @Veratect sur Twitter.]

Il était environ une heure du matin cette nuit (2 mai) lorsque j'ai remarqué que les feeds avaient cessé. Je suis Veratect tant bien que mal depuis le début de son projet Twitter, traduisant dans Zonegrippeaviaire.com ce que je peux en français quand j'ai du temps. Veratect a publié 1,224 tweets depuis une semaine. D'habitude, j'ai plusieurs pages de tweets en retard. Puis cette nuit, je suis remontée jusqu'au tout dernier tweet. Je me suis couchée là-dessus, un peu abasourdie par cet arrêt. J'ai pensé: "Tiens, ils sont allés se coucher. Bizarre."

Puis ce matin, la corporation a annoncé qu'elle se concentrera sur les cas confirmés américains uniquement. Très curieux, puisque l'entreprise couvre les nouvelles internationales depuis le début.
"Due to the progression of the ongoing Influenza A (H1N1) event worldwide, ...Veratect will focus Twitter posts on confirmed cases of Influenza A (H1N1) in the United States."(about 3 hours ago)

Pour une fois que nous goûtions à de la transparence et que nous pouvions suivre en temps réel les données sur les cas humains, j'espère que cela ne s'arrêtera pas d'un coup sec. Parce que je ne suis pas certaine que mon coeur puisse le prendre. Il y a belle lurette que j'ai enterré l'idée de la transparence au Canada et au Québec, mais je n'ai jamais cessé de croire que cela puisse exister ailleurs sur la planète.

Celles et ceux qui ont passé - tout comme moi - des années à suivre les structures gouvernementales mondiales et locales dans leurs préparatifs pandémiques ont observé de très nombreuses situations où les données publiées étaient nébuleuses. Nous devinions que l'on ne nous donnait pas toujours l'heure juste. Plus d'une fois, nous avons dû nous contenter d'une part de pizza, et n'avons jamais pu contempler le portrait global.

Peut-être que je me trompe et que ma théorie de main-mise sur les données par une quelconque autorité est dans le champ, et que si Veratect a cessé ses activités sur Twitter, c'est en réalité parce qu'il n'y a plus un seul cas humain de grippe A(H1N1) survenant à nulle part sur la Terre - la transmission interhumaine ne survenant dans aucune autre "région", à l'exception des États-Unis (et du Mexique). Le virus aurait brusquement arrêté sa course d'un coup sec, un peu après minuit cette nuit... ???

Ce matin, j'ai par hasard eu très envie de relire l'article du Dr Mark Drapeau, qui recommandait aux autorités gouvernementales il y a deux semaines, d'être un "rat social": "Be Real, Authentic, Transparent", a-t-il indiqué dans Federal Computer Week (Drapeau: Web 2.0 best practices already surface). J'ai vu qu'il y avait un récent article portant sur les médias sociaux et la grippe A(H1N1). Et c'est ainsi que je suis tombée sur cet article à propos des activités de Veratect sur Twitter.

Voici l'article du Computer Federal Week. Je n'ai pas le temps de le traduire en français. Vous remarquerez que l'article parle aussi du blogueur Scott McPherson.


Swine flu news infects social media
May 01, 2009 | Federal Computer Week

There’s no doubt about it: Talk about the swine flu — dare we say it? — has gone viral.

Jessica Mintz, a technology writer for the Associated Press, reports that a company called Veratect is using a combination of computer algorithms and human experts to comb the Web and other sources for signs of possible outbreaks around the world.

“The idea fueling Veratect and similar companies is that blogs, online chat rooms, Twitter feeds and news media and government Web sites are full of data that public health agencies could use to respond faster to problems like outbreaks of swine flu,” Mintz writes.

The company provides full reports to government agencies and private corporations that are concerned about the health and economic risks that such threats pose around the world.

Veratect also posts information on a public Twitter feed. It is worth noting that neither the company nor Twitter were around during the original health scares about Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) and H5N1 avian influenza.

During the past decade, federal health officials have developed a number of Internet-based systems for gathering and correlating information from hospitals, health clinics and local health officials, making it possible to get early indications of potential outbreaks.

But social networking has added a whole new component to response efforts, particularly when it comes to getting the word out to the public.

The Washington Post’s Jose Antonio Vargas reports that the Centers for Disease Control and Prevention and the Health and Human Services Department have turned to Twitter, YouTube and other sites to disseminate information about H1N1. The heads of CDC, HHS and the Homeland Security Department also staged a virtual town hall on CDC and HHS Web sites, inviting the public to submit questions via e-mail.

The catch, of course, is that the viral nature of social media also means that misinformation can spread far and wide before health officials can counter it.

That is what concerns Evgeny Morozov, who is currently writing a book about the impact of the Internet on global politics.

Twitter is helping to facilitate “an unnecessary global panic about swine flu,” Morozov writes in a post on Foreign Policy’s net.effect blog. Rather than inform people, Twitter has provided “misinformed and panicking people…with a platform to broadcast their fears,” resulting in “only more fear, misinformation and panic.”

This pathological pattern also complicates the work of people monitoring Twitter with hopes of identifying meaningful patterns in all the chatter. The conversation ultimately feeds on itself, creating far more noise than content. As a result, "tracking the frequency of Twitter mentions of swine flu as a means of predicting anything thus becomes useless,” he writes.

As might be expected, all of the buzz about the swine flu has not eluded the notice of spammers. Security experts say spammers are sending out messages with subject lines such as “US swine flu fears” in hopes of luring recipients to click on links to malware sites or open malicious attachments, InformationWeek reports.

Cisco Systems' IronPort anti-spam service said swine-flu spam has accounted for as much as 4 percent of global spam recently, the magazine reported.

The virtues of a home office

Telework proponents, meanwhile, say organizations should be prepared to have employees work from home, Network World reports. Telework could help organizations contain the spread of the flu in their offices or keep operating in the event that health officials announce building closures, said Chuck Wilsker, president and chief executive officer of the Telework Coalition in Washington, D.C.

According to a recent report by the Office of Personnel Management, 60 percent of federal agencies include telework in their plans for emergency operations, but only about 7 percent of federal employees telework on a regular basis, InformationWeek reports.

Finally, ComputerWorld blogger Scott McPherson wonders if cloud-computing technology is up to the task of helping organizations continue operating in the event of a severe pandemic.

For example, he asks: “Should we consider moving all e-mail operations to the cloud, and leave it to Google or Yahoo or whomever to manage our volume? Should we engage them only when we fall down?”

"In the case of peak demand, will voice over IP, videoconferencing and other Internet-based technologies “be effective — or even operational — in the face of a pandemic?”


DERNIÈRE HEURE - MISE À JOUR - 10h45

Le tweet de Veratect annonçant que cette corporation allait se concentrer sur les cas humains américains a apparemment été supprimé, et la corporation a publié à la place il y a quelques minutes:
"Due to the progression of the influenza A (H1N1) event, Veratect will focus Twitter posts on confirmed influenza A (H1N1 cases worldwide,...in addition to community-transmission of the virus as described by health officials. #swineflu #H1N1" (9 minutes ago)

Hourra! Go go go Veratect!

Puis Veratect a enchaîné avec un tweet portant 39 cas au Mexique et des cas en Israël, Italie et Suisse.

Fiiiouuuu. J'ai vraiment eu peur, et senti le sol se dérober sous mes pieds, pendant 9 longues heures.

19 avril 2009

Margaret Atwood anticipe des pénuries de denrées de base en Occident

Margaret Atwood

Quelle ne fut ma surprise quand j’ai vu passer les mots «pénurie», «Occident», et «denrées», au moment où j’ai lu un article annonçant la sortie d’un nouvel ouvrage d’une de mes auteures préférées, Margaret Atwood, que Le Devoir décrit comme «la grande romancière canadienne anglaise.»

Il s’agit d’un essai portant sur le phénomène de la dette, paru l'an dernier sous le titre Payback: Debt and the Shadow Side of Wealth chez House of Anansi. Comptes et légendes, la dette et la face cachée de la richesse, vient maintenant d'être publié en français chez Boréal.

Margaret Atwood a une réputation de prophétesse. Elle semble détenir une étrange capacité de prédiction de l'avenir.

Je trouve qu’elle décrit admirablement bien les choses telles qu’elles sont. Avec elle, point d'illusion.

Je me rappelle une lettre qu’elle a publié dans Le Devoir en octobre dernier – «Harper: déconnecté, dépassé» - au sujet de la listériose, du système de santé et du manque de transparence au Canada, qui m’a fait dresser le poil sur les bras.
«Pendant que des Canadiens et des Canadiennes mouraient de la listériose cet été, les «neocons» de Harper proposaient de confier à l'industrie alimentaire le contrôle de ses propres inspections -- une recette infaillible de coins ronds et de camouflage -- et de déréglementer l'étiquetage des aliments, de sorte que les fabricants puissent dire n'importe quoi sur les étiquettes. Même les fabricants de produits alimentaires du Canada ont trouvé cette idée «idiote».

[saut de paragraphe]

Harper s'est fait élire en promettant de consulter, d'être transparent, d'être responsable, mais il a accompli exactement le contraire. Il ne consulte personne d'autre que lui-même dans son miroir; il dirige le gouvernement le plus secret qu'on ait jamais vu au Canada; pour lui, la responsabilisation se résume à ceci: «Si je fais une erreur, vous êtes viré.» Les vrais leaders savent qu'ils sont les ultimes responsables, mais M. Harper possède un talent prodigieux pour renvoyer la balle. Il n'assumera pas ses propres actes, à moins d'être acculé au mur, et encore, en marmonnant.

Ma prédiction éclairée d'aujourd'hui est la suivante: Chers Canadiens et Canadiennes, si vous donnez aux «neocons» de Harper un gouvernement majoritaire, vous perdrez beaucoup de choses qui vous tiennent à coeur, vous ne gagnerez rien qui en vaille la peine et vous ne pourrez jamais, jamais vous le pardonner.»

Selon la Presse canadienne, Margaret Atwood «aborde [ses sujets] avec une intelligence, une intuition et une acuité qui vont beaucoup plus loin que ce que les textes de spécialistes nous en apprennent

Donc il ne faudrait donc pas s’étonner que Margaret Atwood ait intuitivement compris que l’Occident pourrait se retrouver avec des pénuries d’approvisionnement, si la crise économique s’aggrave, ou encore en cas de pandémie d’influenza.

L’écrivaine jette un regard étonnant sur la crise économique actuelle.

Elle parle de deux avenues possible: se préparer et prévenir [une pandémie], ou bien vivre comme la cigale dans Jean de La Fontaine, et user des ressources jusqu'à l'épuisement. Je considère qu'elle entrevoit clairement la différence entre les preppers et les non-preppers.

Voici un extrait d’un article publié par Le Devoir, «Margaret Atwood à l’heure des comptes», où il est question de pénuries de denrées de base en Occident:
«À l'heure actuelle, constate Margaret Atwood, le monde est au bord d'une crise plus grave que ce qu'il ne perçoit, et l'humanité pourrait, même en Occident où elle a vécu jusqu'à maintenant dans l'abondance, être privée de denrées de base à court terme. Devant cette éventualité, il y a deux avenues possibles, auxquelles le Scrooge nouveau est confronté: tenter d'améliorer son sort ou profiter des ressources jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Le choix lui revient.

Mais en entrevue, Margaret Atwood ne cède pas au pessimisme. L'espèce humaine a déjà traversé de très graves crises. Si l'humain trouve des solutions à ses problèmes, il les adoptera, car sa survie en dépend. En attendant, il doit apprendre à mieux régler ses comptes avec ses semblables et avec la vie.»

18 février 2009

La visite d’Obama au Canada insufflera-t-elle une bise de transparence? Ben voyons donc!

Stephen Harper, Barack Obama. Photo source

Le président des États-Unis, Barack Obama visitera demain (19 février 2009) le Canada en quatrième vitesse. Il ne passera que quelques heures en sol canadien.

Christina Spencer du Sun Media rapporte que la venue d’Obama inspire une soif de transparence chez les Canadiens:
«La promesse de Barack Obama de rendre des comptes et de diriger un gouvernement transparent fait vibrer une corde sensible chez les Canadiens, puisque les trois quarts d'entre eux désirent que le gouvernement fédéral soit sujet à une plus grande surveillance publique.

Cette soif pour un gouvernement moins opaque est répandue à l'échelle du pays, révèle un sondage Léger Marketing pour le compte de Sun Media.

«Règle générale, les gens ne veulent pas d'un gouvernement qui cultive le secret ou qui se cache derrière des portes closes» dit Dave Scholz, qui est vice-président chez Léger.

«Compte tenu de tout ce qui s'est passé au sein du gouvernement canadien depuis le mois d'octobre, de toutes ces discussions à huis clos, des développements entourant la formation d'une coalition, nous sommes maintenant vraiment incertains de ce qui se passe au sein de notre gouvernement.»

Les Canadiens qui entendent Obama promettre plus de transparence au sujet des activités gouvernementales aux États-Unis s'interrogent sur les pratiques du leur gouvernement, analyse M. Scholz. «Les trois quarts d'entre nous disons: 'Oui, nous avons besoin de cela nous aussi'.

Tout de suite après son entrée en fonction en janvier, Obama a ordonné aux agences gouvernementales de pécher par excès de responsabilité et d'ouverture.

La US Freedom of Information Act, qui régit la divulgation de l'information détenue par le gouvernement, «doit être administrée avec une présomption: face au doute, c'est l'ouverture d'esprit qui prévaut», a indiqué Obama dans une directive officielle.

Beaucoup de partisans d'un gouvernement ouvert estiment que c'est la philosophie opposée qui a prévalu au Canada.

Selon le sondage Léger, 76% des Canadiens pensent que le gouvernement fédéral devrait permettre un examen public de ses activités. Seulement 12% pensent que le gouvernement est déjà assez transparent et seulement 3% pensent que le gouvernement devrait dépenser l'argent comme bon lui semble, sans transparence.

Cette soif pour davantage de transparence est grande dans toutes les régions du pays, dit M. Scholz.

«Nous avons finalement trouvé quelque chose sur laquelle toute la population canadienne peut tomber d'accord: lorsqu'il s'agit du gouvernement, nous voulons plus de transparence.»

Le sondage Léger a été réalisé auprès de 1501 personnes a été menée entre les 11 et 15 février. La marge d'erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20.».


Je suis étonnée d’apprendre que les trois quarts de la population canadienne souhaite qu’il y a davantage de transparence dans les activités gouvernementale.

Bien entendu, j’espère que la visite de Barack Obama changera quelque chose au pays, mais je n’y crois pas tellement. Lorsqu’il y a eu des coupures budgétaires dans le secteur culturel, il y a eu énormément de protestations. Mais cela n’a absolument rien changé.

La conclusion de l’article de Guy Taillefer intitulé «Recherche – Les affaires avant tout» publié aujourd’hui dans Le Devoir, me fait penser que le changement tant espéré concernant plus de transparence pourrait ne jamais survenir, tant que la présente administration Harper demeurera en poste. «Pire encore est le fait qu'ils sont totalement imperméables au tollé que leurs décisions provoquent.»

Totalement imperméables.

Les groupes écologistes sont complètement dans l'erreur, à mon avis, en s’imaginant que la visite du président Barack Obama aura pour effet d’ouvrir les yeux du premier ministre canadien Stephen Harper. Je crois que ce qui suit est un tantinet naïf:
«Si le Canada ne change pas de cap, il fera mauvaise figure par rapport aux États-Unis en ce qui concerne les changements climatiques et d'autres enjeux environnementaux, dénoncent des groupes écologistes.

«Nous avons bon espoir qu'à l'occasion de la rencontre, le premier ministre prendra conscience du gouffre qui se forme entre le sérieux de l'action qu'entreprennent les États-Unis pour s'occuper des changements climatiques, sous le président Obama, et ce que nous avons vu au Canada», a affirmé Matthew Bramley, de l'Institut Pembina.»

Préparons-nous, car le manque de transparence, que nous considérons comme inacceptable actuellement au Canada, pourrait même empirer, au lieu de s’améliorer.

«On espère que l'électorat canadien -- et le système parlementaire dans lequel il lui faut choisir son gouvernement -- ne leur donnera jamais de majorité,» a indiqué Guy Taillefer.

Considérez-moi comme une pessimiste si vous le souhaitez, je n’ai guère plus d’espoir que l’ordre des choses soit ébranlé. Je pense que l’époque où l’optimisme était à la mode est bel et bien révolue. @Peter Santilli indiquait ces mots hier sur Twitter: «So much crappy news out there. Thank goodness I'm a doom & gloomer, otherwise I'd be extremely bored right now if I were an "optimist".» [Trop de nouvelles merdiques de nos jours. Dieu merci, je suis par nature un éternel négatif, autrement, je m'ennuierais à mourir si j'étais un optimiste!]

De nos jours, être optimisme - face à la politique canadienne - serait tomber dans l'optimisme irréel. [«Optimisme irréel» est une expression employée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments dans le document intitulé «La communication des risques et le gouvernement». Ce document décrit ce phénomène chez la population.]

Des gens pourraient se fatiguer de continuellement se battre contre le vent. À quoi tout cela rime-t-il, pourrions-nous demander avec raison, lorsque nous savons à l'avance qu'il n'y a pas d'écoute ni de volonté de transparence chez les décideurs canadiens?
 
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