Blogue de Lyne Robichaud

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05 mars 2012

John F Moore, a vision of worldwide collaboration


His drive for making society better and doing something worthwhile is bigger than his fear of failure. He has the courage to refuse to play small. Courage is contagious! One brave innovator sparks the pilot light that encourages others to think big and act bold. It takes guts to get out of the lunatic fringe where new breakthroughs are found, encourage people to write about dumb processes and bad systems that limit potential.

Meet John F Moore, founder and CEO of Government in the Lab ― http://govinthelab.com, the online magazine for government and politicis across the world. He preaches that open government creates jobs. He embraces change without batting an eyelash, deals with turmoil with serene calmness. Through chaos, he always sees opportunities for action and for business. Throughout his career, it became increasingly clear to John that open communication, honest dialog, is a key component for success for all individuals, organizations, and governments.

John's vision of open government is a worldwide collaboration. He invites all to participate in making his online magazine better, by constantly requesting input and encouraging action. He has the ability to increase optimism, raise energy, and momentum: he creates movement. John enhances and disseminates knowledge created through collaborative and productive relationships locally, nationally and worldwide.

If you take the time to know John, you will find out it is time to start dreaming again, test new ideas, try new things and challenge the status quo. And even be wrong.

Read more about John
― A vision for open government http://edgeryders.ppa.coe.int/bootcamp/mission_case/vision-open-government-worldwide-collaboration

― Open government data is world-wide, gaining in priority, and creating jobs http://edgeryders.ppa.coe.int/spotlight-open-government/mission_case/open-government-data-world-wide-gaining-priority-and-creating

― Hacking for change ― Mapping our way to a global vision of positive change http://edgeryders.ppa.coe.int/bootcamp/mission_case/mapping-our-way-global-vision-positive-change

11 décembre 2011

Edgeryders needs your collaboration

A new project run by Council of Europe, called Edgeryders, needs your collaboration. The CoE is looking at ways in which young people are building the new world we all live in. Knowledge gathered at this think tank aims to influence European policy discourse. Do you consider that open government, open data, we-gov, wiki gov and various forms of Internet enabled participation are part of this world? Please register at Edgeryders platform and explain what you have been doing in this area. Why do you think it is part of a sustainable solution? Your support is important. There is a lot of room for collaboration! Edgeryders will need all the wisdom and all the help it can get.

Join us today!

30 juillet 2011

Un gouvernement ouvert, c'est davantage que d'offrir des choix multiples aux citoyens

En réponse à l'idée sur le site de consultation de Henri-François Gautrin 'Un site où les citoyens donnent leurs priorités au gouvernement' (proposée par Sebas),
'Un site Web 2.0 où les citoyens peuvent donner un poids, une importance relative à chacun des programmes et services du gouvernement. Un système, un peu comme celui-ci (IdeaScale), où le citoyen peut voter sur l'intérêt, la nécessité de tels ou tels programmes',
... voici ce que j'ai indiqué:

Je porte à votre attention l'exemple du site participatif américain “YOU CUT”. Gregory Rose rapporte à propos de ce site, dans 'Is it really democracy at work?': 'Un site où les gens ont une proposition de trois options de programmes fédéraux qu'ils aimeraient voir coupés du budget. En général, je suis en faveur des initiatives de gouvernement ouvert dans l'espoir qu'elle amènent les gens à faire plus attention, et à réaliser qu'il n'est pas aussi simple de gérer un budget que de choisir les programmes à couper. Mais Cantor vient d'ouvrir le processus entièrement dans le mauvais sens.' Exemple à ne pas suivre...

Pour ma part, je pense qu'un gouvernement ouvert permet la collaboration et l'implication des citoyens à tous les niveaux du gouvernement, et non pas seulement par de simples choix multiples, ou encore en se limitant qu'à des commentaires sur une quelconque plateforme. C'est beaucoup plus que cela, un gouvernement ouvert.

Un gouvernement ouvert, c'est prendre toutes les problématiques dans chacun des ministères, sociétés d'État, etc., (il faut d'abord pour cela pouvoir reconnaître qu'il existe des problématiques, et par conséquent sortir du déni en faisant face à la réalité. Un changement d'attitude s'impose d'abord), et transformer ces problématiques en défis pour les citoyens, employés du gouvernement, entreprises et organismes, et en leur offrant des outils et un encadrement qui leur permettront de co-créer et de trouver des solutions aux problèmes. Pour cela, il faut libérer toutes les données sur un portail de données ouvertes (open data), décrire chacune des problématiques en pointant vers les ensembles de données correspondants, et travailler sur une plateforme de défis permettant que s'y déroulent des activités de remue-méninges, co-création, co-production et collaboration.

Mon collègue de Government in the Lab, John F Moore, définit le gouvernement ouvert ainsi:
'Une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux. Cette philosophie est entièrement orientée vers la réalisation des objectifs grâce à une efficacité accrue, une meilleure gestion, la transparence de l'information et l'engagement des citoyens, et mettant le plus souvent à profit les technologies nouvelles pour atteindre les résultats souhaités. Il s'agit d'apporter au gouvernement des technologies et des approches inspirées du monde des affaires.'

29 juillet 2011

Connaître et RECONNAÎTRE les utilisateurs des médias sociaux

Je ne sais pas si c'est votre cas, mais moi, ça me donne d'extrêmes boutons et des démangeaisons jusque dans la racine des cheveux quand je vois qu'un gouvernement est tenté de regarder les citoyens de haut. Même s'ils le pensent tout bas, ce n'est pas la peine de le répéter tout haut. Ils devraient la fermer. Même qu'ils devraient s'arrêter, chaque fois qu'ils ont des pensées condescendantes envers les citoyens, et faire l'effort de trouver des qualités aux gens.

Je m'étais promis que je cessais mes activités, le temps que se matérialise un engagement au projet Gouvernement ouvert et Francophonie, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'intervenir.

Dans la consultation de Henri-François Gautrin sur le potentiel du Web 2.0, un membre (Jardinero) a écrit ceci à l'idée "Connaître les utilisateurs des médias sociaux":
"Il semblerait, selon une étude dont le lien apparaît ci-après que les gens placent des vidéos sur Youtube surtout pour épater la galerie et ceux qu'on aime bien alors que Facebook, c'est surtout pour le "gossip" (commérage)."
ON S'EN FICHE si certains utilisent les médias sociaux pour épater la galerie ou pour le commérage. Pensez-vous que cela n'existe que dans les médias sociaux? Parmi les débats de l'Assemblée nationale, il n'y a pas d'épatage de gallerie? Peut-être qu'il y aura du comérage et de l'épatage de gallerie sur les sites de gouvernement ouvert, mais cela m'étonnerait. La majorité des commentaires seront en lien avec la politique, les agissements du gouvernement, les bonnes ou mauvaises décisions du gouvernement, les coupures budgétaires, les déclarations de tel ou tel ministre ou député, etc. Personne n'ira parler de ce que porte Lady Gaga sur la plate-forme du gouvernement ouvert du gouvernement du Québec. Ni de ce que fait Nathalie Simard. Et même si cela arrivait, ON S'EN FICHE.

Voici une réponse que j'ai publié sur le site de consultation.

Il y a des tas d'autres sujets dans cette consultation que je considère très peu éloquents, et qui mériteraient des réponses.

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Connaître et RECONNAÎTRE LES UTILISATEURS DES MÉDIAS SOCIAUX

Premièrement, continuer de penser que les citoyens sont «immatures et non crédibles» --- une ancienne mentalité correspondant à l'ancienne façon de gérer, où les instances gouvernementales s'imaginent qu'elles sont l'autorité et que les citoyens sont les demandeurs --- ce n'est pas du tout la bonne attitude à entretenir, et vous devez vous débarrasser de cette façon de concevoir les choses si vous souhaitez récolter quelque succès. Vous devez d'abord modifier votre façon de considérer ce qu'est le gouvernement, et de considérer ce que sont les citoyens par rapport au gouvernement. Le rôle du gouvernement change, avec l'avènement du Web 2.0 et la philosophie du gouvernement ouvert. Il passe d'un rôle de producteur à CO-PRODUCTEUR. Par conséquent, cela signifie que vous devrez apporter des changements considérables dans votre façon de travailler, de planifier, d'encadrer, et de communiquer et de collaborer.

Collaborer avec les citoyens signifie PARTAGER les avantages, les coûts, les risques et les responsabilités, pour améliorer les services. La collaboration ouvre de nouvelles possibilités. Les efforts de développement visant à associer directement des utilisateurs (individus) et des groupes de citoyens, dans la planification et la prestation des services publics, sont décrits comme étant une «co-production». Il s'agit d'un terme générique désignant une panoplie de termes plus spécifiques, tels que co-conception, co-création, co-livraison, co-gestion, co-décision, co-évaluation, et co-examen, qui reflètent les différentes étapes de possible participation citoyenne.

Il y a toutes sortes de gens qui utilisent les médias sociaux. Parmi les gens que vous rencontrerez, il y en aura des quantités notables qui seront intelligents, qui sauront s'exprimer avec qualité. Il y aura plein de gens avec d'excellentes idées, un bon jugement, des connaissances étendues dans leurs domaines, et de riches expériences de vie et professionnelles. Chaque personne est unique, et contribuera de sa manière unique de s'exprimer.

Un gouvernement qui sait comment susciter la participation citoyenne et animer avec brio des communautés, obtiendra une bonne participation citoyenne.

Les gestionnaires et décideurs gouvernementaux doivent apprendre à créer des environnements propices au rayonnement de l'empowerment des citoyen(ne)s:

• Communiquez vos projets, présentez ce que vous faites sous toutes les sauces, afin d'éveiller l'intérêt de plusieurs publics.

• Les citoyens sont des êtres humains, et non pas des numéros. Il s'agit de gens avec des aspirations, des rêves, et partageant de riches expériences de vie. Reconnaissez les forces et saluez leurs qualités. Appréciez-les, et faites-leur savoir qu'ils sont appréciés.

• Encouragez le foisonnement des idées. Applaudissez la créativité et l'initiative.

• Restez à l'écoute et engagez-vous pleinement dans les conversations. Vous serez ainsi en mesure de repérer les communautés d'influence et de déceler leurs besoins, leurs défis et leurs perceptions.

• Contribuez constamment avec un contenu à valeur ajoutée. Vous devez devenir une ressource pour votre communauté.

• Connectez les gens entre eux, introduisez-les. Suscitez les collaborations et relations d'affaires.

• Ciblez les éléments de frustration et sachez reconnaître les indices de satisfaction pour comprendre comment établir des liens affectifs avec les membres de votre communauté.

• Incarnez toujours les valeurs et qualités que vous souhaitez représenter et inculquer.

• Mesurez, qualifiez et évaluez régulièrement votre présence en ligne.

Dans le contexte actuel d'explosion des communications, un gouvernement ne peut s'attendre à ce que le public vienne à lui. Au contraire, un gouvernement se doit d'aller là où préfèrent être le public. C'est au gouvernement à trouver de nouvelles façons de collaborer avec le public.

Il est logiquement économique et stratégique pour un gouvernement de profiter pleinement des sites Internet existants et plateformes de médias sociaux, où le public cible passe déjà du temps. L'objectif du gouvernement devrait être de passer à des tactiques proactives plutôt que de mettre passivement des contenus sur une étagère (de site Internet) et d'attendre que le public les trouvent.

Le gouvernement devrait considérer:

• L'utilisation accrue des technologies mobiles, y compris les programmes de service de messagerie SMS et applications Smartphone, tout en garantissant un offre continue de produits pour les médias traditionnels comme la presse et la radio.

• La consolidation des producteurs de contenu dans un groupe de développement de contenu pour créer du contenu sous forme écrite, et en formats numériques audio et vidéo.

• La création d'une unité de gestion des talents afin d'identifier et de recruter des experts comme des écrivains, des blogueurs, et des conférenciers.

• LA CRÉATION D'UNE UNITÉ DE RECHERCHE SUR LE PUBLIC, qui serait chargée de fournir des recherches et analyses sur les auditoires, canaux, et utilisation des produits du gouvernement.

28 juillet 2011

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie en péril en raison de la peur et du manque d’engagement

Il y a quelques semaines, le président des États-Unis a lancé une invitation à plus de 50 pays de l’Organisation des Nations Unies en leur demandant de s’engager dans le Open Government Partnership. (voir: Obama transparency efforts seeks national commitments, 6 juillet 2011)

Depuis sa toute première journée dans ses fonctions de président, et la signature du Memorandum on Transparency and Open Government, Barack Obama a positionné sa nation en leader de gouvernement ouvert. Cela a donné lieu au lancement d’un mouvement, qui s’est répandu dans plusieurs pays à travers le monde. (voir: Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, Transparency and Open Government, 21 janvier 2009.)

En septembre 2010, le président Obama a donné un élan au mouvement international de gouvernement ouvert quand il a invité chaque nation à «rendre le gouvernement plus ouvert et plus responsable.» Le président a exhorté d'autres pays à revenir au sein de l'Organisation des Nations Unies, et à «parvenir à des engagements spécifiques visant à promouvoir la transparence; à lutter contre la corruption; à dynamiser l'engagement civique; et à exploiter les nouvelles technologies afin que nous renforcions les fondements de la liberté dans nos propres pays, tout en vivant à la hauteur des idéaux qui peuvent éclairer le monde». (voir Remarks by the President to the General Assembly, New York, NY, 23 septembre 2010.)

La philosophie de gouvernement ouvert n’a pas encore été adoptée par les pays ayant le français en partage. Bien que la République française se soit dotée de la mission Étalab, et qu’un portail de données ouvertes ait été mis en place, il n’est pas encore question de gouvernement ouvert en France, à l’exception d’une localité qui se démarque et innove en raison de facteurs exceptionnels qui jouent en sa faveur: le député-maire de Nantes procède par une approche de proximité et que de louanges a reçu l’excellent travail de sensibilisation de Claire Gallon, à la tête de l’organisme LiberTIC.

Le Canada a annoncé un gouvernement ouvert le 18 mars 2011. Toutefois, même si l'annonce a été effectuée, cela ne signifie pas que les principes du gouvernement ouvert sont appliqués. Comme Démocratie en surveillance l'a souligné dans son rapport, le Canada a reçu une mauvaise note de 61 parce que "Presque toutes les lois nécessaires à l'intégrité d'un système de gouvernement efficace ont été prévues au cadre juridique. Cependant, des lacunes et des failles dans les lois, et une application faible, portent atteinte au système.". (voir mon billet à ce sujet.)

En décembre 2010, consciente qu’il n’y avait pas de développement du gouvernement ouvert dans le monde francophone, j’ai conçu avec John F Moore de Government in the Lab, le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Ce projet prévoit un accord entre des pays ayant le français en partage, qui ressemble au Open Government Partnership proposé à l’ONU par Barack Obama, sauf qu’au lieu de l’ONU, le projet s’adresse aux membres de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Ce projet d'entreprise sociale (organisme à but non lucratif), offrant des services conseils stratégiques en gouvernement ouvert, procède par une implantation graduelle du gouvernement ouvert, afin d'en évaluer les points forts et les points faibles et de permettre l'ajustement et l'amélioration du programme. Il y a pour débuter l'implantation d’un programme-pilote sur le territoire d’une nation-phare, sur le continent africain (car environ 50% des francophones du monde sont en Afrique). Le programme-pilote est ensuite étendu à trois autres pays d’Afrique. Les quatre pays représentent quatre des sept régions administratives de l’OIF. La nation-phare présente une motion au Sommet des pays ayant le français en partage, invitant la moitié des membres de l’OIF à participer au programme de gouvernement ouvert, une démarche semblable au Open Government Partnership de l’ONU. Le programme-pilote de gouvernement ouvert est par la suite déployé, dans un plan quinquennal, à 39 pays de la Francophonie et 977 de leurs villes.

10 États membres de l'Organisation internationale de la Francophonie ont déjà entamé des initiatives de données ouvertes et de gouvernement ouvert, cette liste incluant le Québec:
- AUTRICHE (http://futurezone.at/thema/499-open-data-blog.php)
- BELGIQUE (http://openbelgium.be/what-is-open-data)
- ESTONIE (http://www.opendata.ee/en/)
- FRANCE (http://blog.etalab.gouv.fr/ et data.gouv.fr)
- CANADA (http://www.data.gc.ca/default.asp?lang=En&n=F9B7A1E3-1)
- MAROC (http://data.gov.ma/Pages/Home.aspx)
- SUISSE (http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=39827)
- THAÏLANDE (http://data.pm.go.th),
- TUNISIE (http://www.tekiano.com/tek/4-tek-news/3869-tunisie-trois-ministeres-open-gov-avant-la-constituante.html)
- et maintenant le QUÉBEC y réfléchit sérieusement http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/28199-14460.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été introduit en février 2011 au leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, Henri-François Gautrin.

M. Gautrin ne s’est pas encore engagé à l’appuyer. Il a posé quelques gestes en sa faveur, puis s'est rétracté. Un pas en avant, 3 pas en arrière. Cette danse de l'hésitation a des conséquences négatives et nuit au développement du projet. Le projet est même en péril par manque d'appui et de soutien.

Cependant, M. Gautrin a lancé il y a 7 jours la phase publique de son mandat d’analyse sur le potentiel du Web 2.0. En février dernier (lorsque j'ai commencé à communiquer avec lui), il n’était pas question d’inclure les données ouvertes ni le gouvernement ouvert dans le mandat. Je me réjouis que les réflexions de M. Gautrin aient progressé pour qu’il ose ajouter un volet de gouvernement ouvert. Consultez la page «Vers une politique de gouvernement ouvert au Québec».

Le 7 juin 2011, j’ai déposé une Fiche de présentation à IDÉ de la Ville de Trois-Rivières. IDÉtr a pour mission de créer et de maintenir des emplois à Trois-Rivières. Les projets d’entreprises sociales sont autorisés dans ce programme, qui accorde un soutien technique de lancement d’entreprise (notamment la rédaction d’un plan d’affaires) et de soutien financier aux travailleurs autonomes possible grâce à un partenariat avec Emploi Québec.

J’ai rencontré le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec le 17 mai 2011. Lors de cette rencontre, il s’est posé cette question à haute voix à plusieurs reprises: «Comment pouvons-nous collaborer avec vous?».

Ce n’est pas en raison d’une pénurie d’idées de propositions de collaboration que la collaboration espérée ne s’est pas matérialisée, car M. Gautrin a reçu plusieurs propositions de ma part, entre février et mai 2011, en plus de celle du projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Il y avait une panoplie de suggestions de collaboration sur la table de M. Gautrin.

Je lui ai demandé la permission de l’inclure dans l’équipe collaborative à titre de «mentor» dans la Fiche de présentation du projet Gouvernement ouvert et Francophonie présentée à IDÉtr. Il ne s’est pas engagé, en répondant ceci: «Je suis trop occupé».

Il était question que je l’accompagne à Kinshasa, en République du Congo, pour assister à la 37e Session de l’Assemblée des parlementaires de la Francophonie (APF), étant donné que M. Gautrin est aussi le président délégué de la Section Québec de l’APF, un des vecteurs de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Son équipe m’a dit que sur place, «il n’aurait pas l’occasion de me parler, parce qu’il sera trop occupé».

M. Gautrin est décidément un monsieur bien occupé.

La conséquence directe de cette absence d’engagement est que IDÉtr a refusé le projet Gouvernement ouvert et Francophonie pour les raisons suivantes: on m’a dit que je «suis trop bonne» et que leur équipe «n’a pas les compétences pour m’encadrer».

Si M. Gautrin (ou d’autres personnes déléguées de son entourage) avait/avaient accepté de collaborer au projet Gouvernement ouvert et Francophonie, il est probable que la Ville de Trois-Rivières aurait eu moins la frousse. En ayant un (ou des) mentor(s) dans le projet, il se serait créé un équilibre entre les services techniques offerts par IDÉtr et les conseils apportés par le(les) mentor(s). Peut-être que IDÉtr aurait réagi autrement que par la peur et le rejet.

Depuis le dépôt de la Fiche de projet à IDÉtr, il s’est produit trois événements importants:
- La province de la Colombie-Britannique a lancé le premier portail de données ouvertes provincial canadien. Cela ne fait plus partie du domaine du rêve, cela s’est matérialisé au niveau provincial canadien. D’autres provinces, telles que le Québec, pourront suivre l’exemple de ce leader provincial. (voir: new BC govt website (www.gov.bc.ca) and DataBC and open data www.data.gov.bc.ca)
- Barack Obama a invité le Canada, parmi les 60 pays conviés, à collaborer au Open Government Partnership. Le projet semblable que j’ai imaginé avec John F Moore, pour la Francophonie, n’est pas farfelu, puisqu’un partenariat de nature analogue verra le jour à l’ONU. (voir 'Info czar urges Canadian role in opennes plan', 18 juillet 2011)
- Henri-François Gautrin s’est enfin décidé à parler de gouvernement ouvert ouvertement, il a inclus un volet de gouvernement ouvert dans sa consultation publique.

Mardi (28 juillet 2011), un monsieur de l’équipe de IDÉtr m’a téléphoné, parce que j’ai demandé une rencontre avec le directeur général. Je considère que mon projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été mal évalué, et je ne trouve pas que «être trop bonne» et «leur équipe n’a pas les compétences» soient des critères acceptables de rejet de mon projet.

Je souhaite rencontrer en personne le directeur général de IDÉtr pour avoir la possibilité d’expliquer mon projet et faire renverser la décision défavorable.

Alors mardi, on m’a annoncé que le projet Gouvernement ouvert et Francophonie était désormais éligible aux services techniques de IDÉtr. Curieux, comment leur équipe est soudainement devenue compétente en encadrement de projets internationaux. Mais on me refuse toujours l’accès aux services financiers.

On m’a dit que mon projet n’était pas un projet d’affaires, et que le secteur d’activité ne cadre pas dans la définition d’emploi de la ministre du Travail, et qu’il faudrait que j’aille la rencontrer pour qu’elle fasse changer ces critères. N’importe quoi... Là, le monsieur en question nage carrément dans une peur bleue totale!

J’ai examiné de près les critères d’Emploi Québec pour le programme des travailleurs autonomes, et je considère que je réponds à leurs exigences.

La section «économie sociale» du site Internet de IDÉtr indique: «Les entreprises d’économie sociale vendent des produits ou des SERVICES à une population ciblée, en respectant une mission à caractère sociale, sans pour autant négliger la rentabilité économique.»

Dans le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, l'entreprise sociale vend des SERVICES conseils stratégiques de gouvernement ouvert, en respectant une mission à caractère social, sans pour autant négliger la rentabilité économique. En plus des sommes espérées par le biais de programmes de financement d'institutions et de partenariats avec plusieurs organisations et bailleurs de fonds conclus lors d'une rencontre de concertation, une campagne de financement (privé et individuel) est prévue au projet. J'entrevois une campagne semblable à celle menée par 'Live Below the Line'

Fonds parallèles: Une campagne de financement auprès de corporations et entreprises sera planifiée et mise en œuvre, afin de leur offrir une visibilité et des opportunités d'affaires en Afrique et dans le reste de la Francophonie.

Comité d'honneur: Un comité d'honneur sera mis sur pied. La présidence de ce comité sera offerte au commanditaire principal de la campagne de financement. Plusieurs vice-présidents compléteront ce comité d'honneur. Le rôle de ce comité sera d'aider à conclure des partenariats avec des organismes subventionnaires et internationaux, des corporations, et des gouvernements.

Sur le site d'Emploi Québec, la définition des clientèles est la suivante:
Les personnes visées par la mesure Soutien au travail autonome sont celles qui ont un projet d'entreprise ou celles pour qui le travail autonome représente la solution. Elles doivent s'inscrire dans l'une des catégories suivantes: travailleuses et travailleurs à statut précaire.

Pour être admissible, le candidat doit :
avoir des aptitudes et des qualités correspondant à un profil d'entrepreneur, notamment :
- un tempérament de leader;
- une grande capacité de travail;
- une habileté à prévoir et à résoudre des problèmes;
- une confiance en soi;
- une certaine facilité à communiquer;
- une grande capacité d'adaptation;
- manifester de la motivation pour développer ou créer une entreprise;
- posséder une expérience ou des compétences en lien avec le projet;
- présenter une ébauche écrite d'un projet d'entreprise;
- présenter un curriculum vitae;

Pour être admissibles, les projets d'entreprise doivent posséder les caractéristiques suivantes :
- créer une nouvelle entreprise et en détenir le contrôle;
- consolider des activités de travail autonome dans le cas des travailleuses et des travailleurs autonomes à statut précaire;
- viser le travail autonome ou l'entreprise individuelle, quel que soit le statut juridique de l'entreprise;

Les entreprises non admissibles sont celles :
- dont les activités portent à controverse et avec lesquelles il serait déraisonnable d'associer le Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) et Emploi- Québec (ex.: agence de rencontres, boutique de prêts sur gage, etc.);

Peut-être que le monsieur de IDÉtr pense que des services conseils stratégiques en gouvernement ouvert sont une activité qui porte à controverse et avec laquelle il serait déraisonnable d'associer le ministère de l'Emploi???

Dans ce cas, rassurez-vous, cher monsieur de IDÉtr, le gouvernement du Québec analyse présentement les possibilités de gouvernement ouvert. La preuve: «Vers une politique de gouvernement ouvert au Québec» publié par le leader parlementaire adjoint Henri-François Gautrin il y a 7 jours.

Le directeur général de IDÉtr revient lundi prochain, 1er août, de ses vacances. Je m’attends à une ré-évaluation par leur équipe de mon projet Gouvernement ouvert et Francophonie, et j’espère qu’ils accorderont cette fois-ci une réponse favorable. S’ils persistent à rejeter mes efforts de création d’emploi, je pourrais être tentée de considérer leur approche comme de la discrimination. Et prendre les dispositions qui s'imposent dans des cas de discrimination.

Quant à M. Gautrin et son équipe, je leur demande de faire un effort et d’appuyer le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Un gouvernement ouvert nécessite le respect de trois valeurs fondamentales: transparence, participation et collaboration.

L’équipe de M. Gautrin n’est pas parvenue à mettre en pratique, dans les faits, la collaboration. Les idées des citoyens ne parviendront pas toujours de la manière, dans l’ordre et de la façon que le gouvernement le souhaitera. Les idées fuseront de toutes parts, n’importe comment, dans une multitude de styles et de formes: dans des gazouillis de 140 caractères, dans des courriels, sur des plates-formes, sur des pages Facebook, etc. C’est au gouvernement à faire preuve de souplesse et à s’adapter aux langages et styles des citoyens. C’est au gouvernement d’agir, lorsqu’il voit un fort intérêt et une manifestation de volonté de participation de la part de citoyens. C’est au gouvernement à déployer des efforts pour soutenir cet intérêt et cette volonté, et à trouver des avenues permettant la co-création et co-production.

J’ai transmis des demandes répétées (j'insiste fortement sur le mot «répétées») de collaboration à M. Gautrin et son équipe, pendant six mois.

Cessez de dire «NON» et essayez-donc de penser autrement, pour arriver à dire «OUI» de temps en temps. Votre volet de consultation sur le gouvernement ouvert est excellent, mais il faudrait maintenant que les idées se transposent dans des gestes et des actions. Il faudrait que les idées se manifestent dans le réel:
- par l’annonce de l’implantation d’un gouvernement ouvert au Québec
- mais aussi par l’appui au développement du gouvernement ouvert dans la Francophonie.

Dites,
OUI, à la transparence.
OUI, à la participation citoyenne.
OUI, à la collaboration avec des citoyens engagés.

16 juillet 2011

Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation

Je réponds à la question no.5 de Henri-François Gautrin, le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, par une série de billets.
QUESTION: L'utilisation du Web 2.0 doit-elle entraîner des modifications dans la façon de fonctionner du gouvernement?
Les billets de cette série:
1. Faire face à l'innovation sociale nécessite des approches spécifiques;
2. Leaders intrépides;
3. Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation;
4. Réduction de la taille de l'État et rôle de co-producteur;
5. Susciter la participation et la collaboration.
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FAIRE PREUVE DE SOUPLESSE DANS UN MONDE EN MUTATION

Le gouvernement devrait s'engager à utiliser les médias sociaux pour améliorer son profil et sa réputation, écouter et à répondre aux avis et commentaires d'employés, entreprises, organismes et citoyens, ainsi que générer de l'empowerment individuel, empowerment communautaire et empowerment organisationnel. Le gouvernement devrait encourager les employés à soutenir ses activités par le biais de leurs réseaux personnels, tout en respectant la politique de médias sociaux et de gouvernement ouvert.

N'hésitez pas à encourager les employés gouvernementaux à devenir des fans et adeptes de profils du gouvernement et de partager du contenu généré par le gouvernement au sein de leurs réseaux personnels. Cependant, les canaux du gouvernement devraient être administrés par des équipes de personnes clés désignées. Les messages officiels devraient être dans la mesure du possible approuvés et distribués par eux.

Catherine Howe (vivant à Brighton au Royaume-Uni), chercheure qui explore tout le bruit Internet 2.0 afin qu'il soit canalisé pour en faire quelque chose qui se connecte à la démocratie formelle, utilise parfois la métaphore de la description de l'Internet comme étant semblable à adolescent, salissant, difficile, et créatif, avec une formidable énergie et excitation qui n'est pas toujours en mise en valeur de manière constructive. «Les normes culturelles en mouvance de la mise en ligne semblent être motivées par cette génération, et ce n'est pas surprenant - toute personne née après 1993 n'a connu rien d'autre qu'un monde en réseaux. La question pour nous tous est de savoir comment intégrer ces nouveaux comportements dans nos organisations et comment pouvons-nous les influencer vers des moyens plus traditionnels de faire les choses - comment pouvons-nous répondre aux défis culturels d'une société en réseaux?», demande Catherine Howe. ['The importance of becoming agile', 21 juin 2011]

L'information en temps réel remplace les communiqués traditionnels. Dans un monde en réseaux et conversationnel, ce n'est plus désormais la manière la plus efficace d'écrire. Une réponse très complète peut prendre un certain temps à préparer. Avec les médias sociaux, vous avez besoin de communiquer un peu, mais souvent, explique Catherine Howe, et faire clairement savoir ce que fait le gouvernement et ce qu'il ne fait pas.

Comment un gouvernement peut-il s'intégrer aux flux d'informations, sans pour autant compromettre sur le processus et la précision? La rapidité ne doit pas entraver au point de tout bâcler, met en garde Mme Howe.

Évidemment, un gouvernement ne peut pas avoir des gestionnaires qui composent la ligne officielle d'une nouvelle (concernant des politiques, projets, lois, programmes) sur le terrain (dans l'univers des médias sociaux), c'est-à-dire en temps réel. Toutefois ces personnes ont besoin de réponses en temps réel, qu'elles peuvent utiliser dans leurs échanges et discussions. Ces personnes ont besoin d'être plus près de la réponse de l'équipe de communication en temps réel, que d'avoir à attendre le communiqué de presse officiel.

La transparence entraîne une nécessité d'être beaucoup plus clair sur les limites des connaissances. Vous ne pouvez réclamer l'expertise et l'autorité, sans être en mesure de soutenir ces revendications, étant donné que les gens s'attendent à être en mesure d'être capable de 'cliquer ici pour en savoir plus'.

Catherine Howe explique: «La transparence se tient en place très étroitement avec la collaboration. Avec la réduction des budgets, il y a un besoin évident d'envisager comment collaborer avec les partenaires et avec le public de manière plus efficace. Vous ne pouvez pas collaborer efficacement sans la confiance. La transparence est un moyen d'établir rapidement cette confiance - sans oublier que travailler ensemble s'effectue de manière plus efficace, alors que vous percevez clairement ce que font les autres.»

Davantage de façons de travailler en co-production signifie que les gens au sommet d'une structure de haut en bas perdent du pouvoir, et cette nouvelle réalité doit être confrontée dans l'ensemble du gouvernement. Ce changement est le mieux articulé lorsque des moyens plus transparents et un travail collaboratif signifient que «le peuple» collectivement s'est accordé un sens accru de sa propre puissance - vous obtenez la confiance pour agir, car vous savez que d'autres personnes pensent la même chose. Cela peut être vrai autant à l'interne qu'à l'externe. Les employés peuvent désormais avoir une idée de ce qu'ils peuvent réaliser et la capacité de s'y mettre et de l'accomplir. Ainsi, l'empowerment individuel et communautaire conduit à l'empowerment institutionnel.

Arriver à transposer le processus décisionnel à l'endroit le plus proche des situations (dans les médias sociaux) fera en sorte que le gestionnaires gouvernementaux deviendront plus rapides et plus efficaces dans leurs réactions organisationnelles. Cependant, pour ce faire, il faut obtenir les informations stratégiques, de telle sorte que les décisions soient soutenues par la bonne connaissance de l'organisation. Les gestionnaires devront s'assurer que les employés aient une bonne compréhension du gouvernement, qui va au-delà d'être capable de réciter la stratégie - dont ils ont besoin pour comprendre les valeurs et également les objectifs. Le défi est de faire sortir la stratégie en dehors du cercle des concepteurs de politiques, et lui accorder un peu de cœur.

Cela ne signifie pas nécessairement une perte de contrôle du gouvernement. Cela signifie simplement que le contrôle se déplace. Un processus souple n'est pas indiscipliné.

Les gestionnaires gouvernementaux ne parviendront pas à changer l'organisation sans modifier leur propre comportement:

Lancez-vous! - Utiliser les outils utilisés par la société en réseaux, communiquez les objectifs ainsi que les plans, et travaillez à la fois en transparente et de façon collaborative, afin qu'il soit plus facile à apprendre de vos expériences. L'Internet social tolère et prévoit l'expérimentation, et vous ne pouvez pas apprendre de cet environnement, sauf si vous l'utilisez. Alors entrez dans la partie! Si vous êtes déjà en ligne, alors pensez à comment maintenir votre participation dans le flux des conversations. Ne le laissez pas cela être un à côté, que vous devez emboîter autour de votre travail quotidien.

Acceptez la complexité et planifiez en fonction de celle-ci. «Souple» suppose que vous ne travaillez pas dans un système fermé et que l'environnement affecte vos résultats. Vous savez que cela est vrai, alors il est donc logique d'avoir une approche qui accueille les changements et la complexité, plutôt que de vaines tentatives de le gérer en dehors de l'existence.

Établissez votre pertinence et communiquez-là. Dans un monde transparent, vous devez comprendre où vous vous situez, et assurez-vous que tout le monde fait ainsi. Si vous poussez la prise de décision aux rebords de votre organisation, vous devez accorder aux employés le cadre nécessaire pour pouvoir fonctionner.

Mon prochain billet portera sur la réduction de la taille de l'État et le rôle de co-producteur.

25 janvier 2011

La participation citoyenne ne tombe pas du ciel. Il faut la cultiver!

Si vous achetez de beaux divans et fauteuils neufs et changez la décoration de votre salon, cela ne signifie pas nécessairement que les gens afflueront chez vous. Vous devrez les convier dans votre nouvel espace. Et une fois assis sur votre mobilier, vous devrez leur parler: vous les engagerez dans une conversation. Si vous ne parlez que de vous, et ne vous intéressez pas à vos interlocuteurs, les gens se fatigueront. Si vous souhaitez en plus que vos invités repeignent les murs de votre salle à manger ― si vous souhaitez qu'ils collaborent à vos projets ―vous devrez faire preuve de reconnaissance et les traiter avec respect. Peut-être même que vous songerez à leur payer une pizza ou à leur offrir des petits fours en gratitude.

Dans un contexte de Gouvernement ouvert, une fois que les données sont à la portée de tous, n'attendez pas les bras croisés en pensant que la participation citoyenne sera comme par magie au rendez-vous. Cela fait plus d'un centenaire que les gens sont encadrés dans un système de pouvoir vertical. Les citoyens n'ont pas encore développé le réflexe de collaboration. Par ailleurs, les gestionnaires gouvernementaux n'ont pas encore incorporé la flamme de collaboration à leur philosophie de gestion. Les gestionnaires et décideurs gouvernementaux doivent apprendre à créer des environnements propices au rayonnement de l'empowerment de leurs employé(e)s et des citoyen(ne)s.

• Communiquez vos projets, présentez ce que vous faites sous toutes les sauces, afin d'éveiller l'intérêt de plusieurs publics.
• Les citoyens sont des êtres humains, et non pas des numéros. Il s'agit de gens avec des aspirations, des rêves, et partageant de riches expériences de vie. Reconnaissez les forces et saluez leurs qualités. Appréciez-les, et faites-leur savoir qu'ils sont appréciés.
• Encouragez le foisonnement des idées. Applaudissez la créativité et l'initiative.
• Restez à l'écoute et engagez-vous pleinement dans les conversations. Vous serez ainsi en mesure de repérer les communautés d'influence et de déceler leurs besoins, leurs défis et leurs perceptions.
• Contribuez constamment avec un contenu à valeur ajoutée. Vous devez devenir une ressource pour votre communauté.
• Connectez les gens entre eux, introduisez-les. Suscitez les collaborations et relations d'affaires.
• Ciblez les éléments de frustration et sachez reconnaître les indices de satisfaction pour comprendre comment établir des liens affectifs avec les membres de votre communauté.
• Incarnez toujours les valeurs et qualités que vous souhaitez représenter et inculquer.
• Mesurez, qualifiez et évaluez régulièrement votre présence en ligne.

Faites équipe avec les spécialistes en communication de votre administration. J'ai rédigé un billet en novembre 2010 à propos de Brooks Bennet, de Round Rock, Texas, sur l'importance des communications dans un contexte de Gouvernement ouvert.

Consultez également cet autre billet: rendre justice à la puissance transformatrice des conversations.

04 octobre 2010

Qu'est-ce que gov2.0, en 5 minutes?

Une photo de @flaming_dragon, magnifique métaphore du gouvernement 2.0 http://www.flickr.com/photos/denisecaron/5028366820/

«Gouvernement 2.0» est une expression désignant l’intégration de la nouvelle génération de médias numériques à la structure et au fonctionnement de l’Administration.

Transparence, accès aux données, engagement, participation et collaboration.

Une ouverture colossale.

La sagesse des foules.

L'ouverture correspond à l'accès et à la participation, et par conséquent, à un monde plus connecté et collaboratif.

La clé du succès? Le message doit susciter l'émotion contagieuse.

Il ne s'agit pas uniquement d'une disponibilité des données, mais plutôt de le capacité à aller au coeur de l'expérience humaine.

Vous vous sentez ainsi plus connectés à l'humanité, et soudainement, vous comprenez que votre place dans le monde, c'est faire quelque chose de plus pour générer davantage d'humanité.

Les gouvernements ne devraient-ils pas soutenir les idées qui inspireront les individus à davantage d'action? Et à l'avancement de la race humaine?

Une ouverture remarquable, combinée avec l'accès aux données, est la philosophie de base que chaque entité gouvernementale devrait respecter. Cela s'avère le point de départ pour l'engagement citoyen, de la participation et de la collaboration.

Il est nécessaire d'adopter une définition simple, mais vaste, du gouvernement 2.0: l'automisation (empowerment) des citoyens et des changements étendus.

Plusieurs administrations municipales et locales, dont certaines au Canada, ont commencé à mettre en place des portails de données numériques, où le public a accès à des données brutes, dont les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, l’Australie, le Mexique, l’Inde, la Finlande et la Nouvelle-Zélande.

Au Canada, les administrations municipales de Toronto et de Mississauga en Ontario, de Vancouver et de Nanaimo en Colombie-Britannique et d’Edmonton en Alberta ont mis en place des versions «bêta» (expérimentales) de portails de «données ouvertes». D’autres villes canadiennes, comme Ottawa et Calgary, ont aussi entrepris des démarches de libéralisation des données.

18 novembre 2008

Le changement de paradigme concernant le partage de l’information scientifique souhaité par Keiji Fukuda de l'OMS s’est-il réalisé?

Paru le lundi, 6 octobre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Dr Keiji Fukuda, New York Times. Source

Ce matin, j’ai consulté comme d’habitude le blogue A Relationship Economy de mon ami Jay Deragon, qui a 25 années d'expérience à son actif en tant que consultant stratégique. Chaque jour, Jay rédige des billets d’une qualité exceptionnelle. Dans celui d’aujourd’hui, il décortique la théorie du changement de John Sculley (ex-PDG d'Apple, de 1983 à 1993), intitulée «changement isoquantique», qui consiste en une avancée technologique tellement considérable qu’elle modifie dramatiquement la manière dont les gens font des choses, et réoriente complètement la conception de la façon dont les choses doivent être effectuées.

Cela m’a fait penser à établir un parallèle entre mon expérience de ces dernières semaines sur Facebook, et la déclaration du Dr Keiji Fukuda (coordonnateur du programme mondial d'influenza à l’OMS) du mois de mai dernier, qui souhaitait pousser les chercheurs du domaine de l’influenza vers un changement de paradigme.

Les changements de paradigme exigent des modifications du comportement traditionnel, puisque nous sommes forcés de repenser nos habitudes. Le phénomène de «Renaissance scientifique» dont parlait Fukuda au printemps dernier est-il palpable?

Depuis que j’ai pris connaissance de la déclaration de Fukuda il y a cinq mois, j’observe le milieu scientifique dans l’espoir de trouver des indices, ou des pistes de tendance, qui pourraient faire croire que le changement de paradigme souhaité par le virtuose de l'influenza de l'OMS serait en train de se produire. Je ne sais pas si je me trompe, mais j’ai l’impression que j’observe un phénomène inverse: soit une fâcheuse tendance vers un black-out de l'information et un repli vers le silence.

Oui, il y a eu quelques heureuses tentatives vers un plus grand partage de l’information. Nous avons assisté à des efforts très louables de la part des scientifiques japonais, qui ont publié plusieurs séquences de H5N1, ce qui a permis d'observer un déplacement du virus de la grippe aviaire vers le nord, se rapprochant dangereusement du continent de l’Amérique du nord. Le Dr Henry Niman indiquait à ce sujet le 19 mai dernier: «L'OMS a demandé qu'ait lieu davantage de collaboration concernant la recherche à propos du H5N1. De telles collaborations peuvent commencer par la publication des séquences retenues indiquées ci-dessus. Le Japon a montré l'exemple publiant promptement des séquences de cygnes chanteurs provenant de Hokkaido. Il est temps que les pays avoisinants emboîtent le pas

Il y a eu d’autres gestes de partage, comme la publication de 150 différentes variétés de virus d'influenza, qui ont été libérées à la fin du mois de mai dernier par le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA), des collaborateurs scientifiques, gouvernementaux, industriels et universitaires.

Toutefois, j’ai l’impression que mon expérience de ces trois dernières semaines sur Facebook est un bon indicateur de la réticence des scientifiques à s’ouvrir à de nouvelles formes de partage de l’information. J’ai lancé de nombreuses invitations à des «gens du Flublogia» de partout dans le monde et de tous les milieux, y compris celui de la recherche sur l’influenza, à me rejoindre sur Facebook. Plusieurs personnes ont répondu dans l’affirmative, sauf les chercheurs...

Facebook pourrait être perçu par plusieurs comme du ‘small talk’, mais je suis persuadée que ce système génère en fait des effets de réseautage qui s’améliorent au fur et à mesure que les gens les utilisent. Cela conduit à une exploitation de l’intelligence collective, englobant chacune des manières dont les gens sont reliés entre eux au réseau, créant un effet de synergie. C'est la sagesse des foules qu'a décrit mon ami James Surowiecki dans son livre The Wisdom of Crowds. Bien entendu, il faut avoir osé y participer pour espérer que l’effet de synergie se produise, et que la magie de la sagesse collective y opère.

Jay Deragon indique que tous ces machins sociaux ont permis d’accélérer le changement. «Le changement survient de l’apprentissage de nouvelles façons de faire de vieilles choses et d’en créer de nouvelles. La puissance des fleuves conversationnels au sujet de n'importe quoi et de tout accélère le changement.» Revere, dans Effect Measure, mentionnait le 15 mai dernier que «les scientifiques de l'influenza opèrent toujours selon les vieilles règles. Cela n'est plus suffisant

Les chercheurs du domaine de l’influenza gagneraient peut-être à se dérider un peu et à faire un tantinet de ‘small talk’ sur Facebook ou sur d’autres systèmes de réseautage de leur choix. Ils pourraient être surpris de voir se poindre un de ces jours le changement de paradigme tant attendu dans le domaine de l’étude de l’influenza. Les applications pratiques de ces recherches scientifiques sont cruciales pour la mise en œuvre de préparatifs pandémiques mondiaux. «Ce que nous espérons améliorer est une sorte de partage et flux d'information, et l'amener à un autre niveau», a déclaré Keiji Fukuda (Reuters, 9 mai).
 
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