Blogue de Lyne Robichaud

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29 novembre 2011

Des rêves de gouvernement ouvert qui ne s’éteignent pas (Edgeryders)

Il y a deux semaines, je me suis rendue à Strasbourg, en France, pour rencontrer les membres de l’équipe du nouveau projet Edgeryders, piloté par le Conseil de l’Europe, et financé conjointement par la Commission européenne. Je suis très heureuse et honorée de faire partie de cette équipe.

Je ne suis pas Européenne, mais ma vision s'étend à toute la Francophonie, et au-delà.

J'ai raconté mon histoire chez Edgeryders, puisque c’est à travers les yeux des citoyens que les instances gouvernementales européennes souhaitent découvrir ce qui tient à cœur aux jeunes (et les moins jeunes également), et à partir de ces informations, rechercher des solutions pour les aider à surmonter les difficultés (notamment en ce qui concerne l’emploi). C’est ainsi que devrait être un gouvernement ouvert: à l’écoute, démontrer un réel intérêt pour ce qui est proposé par les citoyens, et utiliser ces informations (cette création de connaissances) pour améliorer les politiques publiques.

Chez Edgeryders, j’ai parlé de mes rêves de gouvernement ouvert dans l’espace francophone, parce que c’est ce qui me préoccupe depuis plusieurs années, suffisamment pour avoir consacré beaucoup de mon temps et de mes énergies à tenter d’atteindre cet idéal. À ce jour, il n’existe pas encore de pays francophone à travers le monde, qui se soit véritablement doté d’une politique de gouvernement ouvert, et soit arrivé à appliquer les fondements de cette philosophie.

Ces rêves sont toujours vivants, bien que le projet Gouvernement ouvert et Francophonie que j’ai proposé, n’ait pas encore abouti. Lorsque quelque chose à l’intérieur nous anime avec autant d’intensité, rien, ni personne, ne peut l’anéantir. Même si des instances gouvernementales ont rejeté les idées que j’ai proposées, ces idées n’ont pas été détruites. Elles continuent d’exister, quelque part, en moi, et chez d’autres gens également.

J’ai partagé les détails d’un projet qui n’existe pas encore. Peut-être qu’il n’existera jamais. Il n’est pas encore de ce monde, mais il a gravité à l'intérieur de moi, et chez d’autres personnes, pendant toute une année.

Ces idées ne m’appartiennent pas, elles appartiennent à la communauté.

En partageant mon histoire chez Edgeryders, j’ai rencontré sur ma route un philosophe. Pas n’importe quel type: un philosophe expérimental. La semaine dernière, avec Michel Filippi, a pris forme une discussion à propos de modèles de leadership et de gouvernement ouvert. Ce genre de discussion n'a encore jamais eu lieu, et j'étais contente qu'elle prenne forme dans un endroit tel que Edgeryders.

Michel Filippi a lui aussi raconté son histoire. C’est ainsi que j’ai appris qu’il est doué pour créer des relations entre les choses et les personnes, pour «modéliser». Il m’a pointé un article de Karl Dubost, datant de 1999, intitulé «Proximité sémantique».
«Laisser émerger la forme de l'action, plutôt que de modéliser l'action sur la forme
Cette phrase flotte dans mon esprit depuis quelques jours. Je me demandais comment j’allais orienter une mission collective sur Edgeryders, en lien avec les questions de gouvernement ouvert. Cette phrase arrive au bon moment, comme un cadeau. Merci beaucoup Michel Filippi.

J’invite celles et ceux qui ont des rêves de gouvernement ouvert, tout comme moi, et aussi celles et ceux qui sont préoccupés par l’avenir de notre société, à partager votre histoire, et à vous joindre aux discussions et missions collectives, que nous tisserons ensemble au cours des prochains mois sur Edgeryders.

10 septembre 2011

Les «Petits pieds du bonheur» et le gouvernement ouvert en Francophonie

Les leaders gouvernementaux de la France devraient s’inspirer de l’allégorie du long métrage d’animation «Les Petits pieds du bonheur» (Happy Feet) pour orienter leurs stratégies d’action vers une politique de gouvernement ouvert, et par le fait même, donner l’exemple des pays de la Francophonie.

Allégorie des «Petits pieds du bonheur»
Né dans une colonie de manchots qui trouvent l'âme sœur en chantant, Mumble est considéré comme ayant un handicap, étant donné qu’il ne peut sortir une note juste. Il fait en revanche des claquettes comme personne. [Il pense autrement des autres, il est un iconoclaste. Le cerveau des iconoclastes fonctionne de façon différente, ce qui leur confère une vision différente.] Banni par les siens à cause de sa différence, Mumble part en Terre d’Adélie.

Le malheur frappe la colonie de manchots, qui manque de vivres. Les poissons se font rares. [La communauté éprouve des difficultés économiques et les citoyens ressentent les effets d’une baisse de prospérité collective.] Mumble par à la recherche des «extra-terrestres» qui volent le poisson. Il fera des découvertes sur tous les aspects de sa vie et sur sa destinée.

Mumble affronte les flots et traverse seul une vaste étendue d’eau. Affaibli, échoué sur une berge étrangère, il est recueilli par les autorités. [Un gouvernement étranger lui accorde son soutien et veille à assurer ses besoins financiers.] Sa différence est vite repérée et ses talents sont reconnus. Les autorités étrangères tentent de déchiffrer son message. En accompagnant Mumble dans sa colonie d’origine, les autorités étrangères permettent à tous les membres de la collectivité d’apprendre à danser la claquette comme Mumble et à s’exprimer d’une «voix» unifiée.

Selon le neuroscientifique Dr Gregory Berns, dans le livre 'Iconoclasts':
"No organization can survive without iconoclasts -- innovators who single-handedly upturn conventional wisdom and manage to achieve what so many others deem impossible.

Though indispensable, true iconoclasts are few and far between. In Iconoclast, neuroscientist Gregory Berns explains why. He explores the constraints the human brain places on innovative thinking, including fear of failure, the urge to conform, and the tendency to interpret sensory information in familiar ways."
Absence de gouvernement ouvert dans les États leaders de la Francophonie
Aucun pays développé de la Francophonie n’est encore sérieusement impliqué dans une démarche démontrant qu’il est en voie de devenir un gouvernement ouvert.

Le Québec n’est pas un pays, mais il a un statut de membre au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, tout comme le Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement du Québec a statué négativement le 1er septembre 2011 sur le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Le député Jean-Paul Diamond a déclaré: «Il n’y a pas de solutions. Il n’y a rien au gouvernement du Québec qui puisse permettre le démarrage de ce projet», fermant ainsi définitivement la porte (du moins à court et moyen terme) à tout espoir de collaboration.

Bien que le Canada fasse partie de la vingtaine de pays qui se sont proposés à ce jour pour rejoindre le Open Government Partnership http://www.huffingtonpost.com/alexander-howard/international-open-govern_b_950967.html (dont le comité des parties prenantes sera co-piloté par les États-Unis et le Brésil pendant la première année d’activités), l’absence de mention en public de questions concernant le gouvernement ouvert par le premier ministre du Québec et les autres décideurs gouvernementaux dénote un manque flagrant d’intérêt par les autorités québécoises, et limite la participation francophone à l’OGP (par le biais du Canada). À noter que quelques pays ayant le français en partage membres de l’OIF, font partie de la vingtaine de pays à participer à l’OGP.

Des intervenants de la sphère du gouvernement ouvert en France m’ont informée que la République française aurait décliné l’invitation d’une participation à l’OGP.

Visite au Québec du ministre français chargé de l’économie numérique

Cette semaine, le ministre Éric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, était en «déplacement au Québec, consacré aux opportunités de partenariats industriels dans le cadre du Plan Nord québécois», et qui devait culminer par «jeter les bases de ce qui pourrait être un partenariat spécifique entre le Québec et la France». Consultez son agenda pour connaître les détails de sa visite: http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/11400.pdf. Voir aussi l’article «La France s'intéresse à "l'Eldorado" du Nord québécois» http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gw7UTBHzZsOTmojf9SYJCN6Ahyxw?docId=CNG.e90f5a7d78f4df301e94b4c7108d7117.61

Il est regrettable que le gouvernement du Québec n’ait pas profité de cette visite pour discuter, ne serait-ce que quinze minutes, des opportunités de développement et de partenariat en lien avec des perspectives de gouvernement ouvert.

Bien que la consultation sur le potentiel du Web 2.0 ait été commandée par le premier ministre Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse, en octobre 2010, le premier ministre n’en a pas encore glissé un mot publiquement.

La visite au Québec du ministre Éric Besson aurait été une occasion extraordinaire pour le premier ministre de démontrer un soutien aux travaux d’une équipe de près d'une vingtaine de gestionnaires gouvernementaux, pilotée par le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, qui se consacreront pendant 15 mois à dégager des orientations et à proposer des recommandations. Il aurait été des plus intéressants de découvrir quels sont les idées partagées par le premier ministre et le ministre chargé de l’Économie numérique au sujet des données ouvertes et du gouvernement ouvert.

Le 1er septembre 2011, le ministre Éric Besson a fourni de nouveaux détails au sujet de la prochaine stratégie numérique du gouvernement. http://www.clubic.com/internet/actualite-443724-france-numerique-2020-gouvernement-ouvre-consultations.html Le ministre a affirmé que «ce plan prévoyait 154 actions concrètes, dont 80% ont d'ores et déjà été mises en œuvre».

Un déplacement du premier ministre Jean Charest est prévu le mois prochain en France. Michel Viatteau de APF a rapporté hier que «le Premier ministre français François Fillon devait recevoir début octobre le Premier ministre québécois Jean Charest.»

Il n’est pas trop tard pour discuter de perspectives de gouvernement ouvert.

Cependant, le premier ministre Jean Charest «a exclu jeudi la possibilité de tenir des votes libres sur des projets de loi, craignant que cela ne crée trop d'instabilité», rapportait le 8 septembre la Presse canadienne. http://www.985fm.ca/national/nouvelles/jean-charest-craint-l-instabilite-que-des-votes-li-95544.html Voir aussi «Vote libre: mauvais pour l’économie» http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php

Huit personnes signaient dans Le Soleil l’article «Les Québécois en ont marre de la vieille politique». http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201109/08/01-4432724-les-quebecois-en-ont-marre-de-la-vieille-politique.php
«Le cynisme et le désintérêt pour la chose publique sont une conséquence directe de l'impression qu'une majorité de votes sont gaspillés à chaque élection, et que des candidats intéressants se transforment en perroquets serviles une fois élus.
À l'âge de l'information et de l'autorité diffuses, on ne peut plus espérer dicter sa volonté à des masses dociles. On n'attirera jamais de personnalités fortes et indépendantes en politique en leur promettant le musellement partisan, et on ne convaincra pas les jeunes (et les moins jeunes) de voter tant qu'on ne garantira pas que chaque vote compte.
Les partis qui s'accrocheront aux anciennes façons de faire -- des pratiques qui déconsidèrent la politique dans ce qu'elle a de noble et d'inspirant -- auront l'air de ce qu'ils sont: des vieux partis.
Et les Québécois en ont marre de la vieille politique.»
Ce qui peut accorder davantage de démocratie devrait être accueilli avec une meilleure considération, étant donné la problématique de désengagement des citoyens face aux politiques.

La réaction du premier ministre Jean Charest concernant le vote libre a de quoi nous interroger sérieusement sur ce qu’il pense du gouvernement ouvert, et quel est son degré de crainte d’instabilité économique face aux changements à effectuer dans ce domaine.

Suite à la déclaration sur le vote libre du premier ministre, le fil de discussions Twitter de @GautrinWeb2 enregistre une baisse d’activité. Malgré un effort de l’équipe pour remettre l’accent sur les travaux, par le biais d’un second billet de blogue portant sur «Le quoi, le pourquoi et le comment de notre rapport», https://www.facebook.com/notes/consultation-publique-gautrin-web-20/le-quoi-le-pourquoi-et-le-comment-de-notre-rapport/239072756138426 le cœur n’y est plus. Une perte de sens, par l’aliénation de l’espoir des citoyens, vient miner encore davantage les travaux d’analyse de l’équipe Gautrin.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie présenté au ministre Besson
Le 8 septembre, via Twitter http://twitter.com/#!/Eric_Besson/status/111874829380091904, le ministre Éric Besson a eu l’amabilité d’accepter de recevoir les détails du projet Gouvernement ouvert et Francophonie.

De nombreux observateurs de partout dans le monde sont suspendus aux lèvres du ministre Éric Besson et attendent de voir de quelle manière il recevra le projet, et ce qu’il proposera. Nous espérons tous qu’il propose quelque chose. Puisque le Québec n’a pas osé s’aventurer vers de nouveaux horizons, la balle est dans le camp de la France.

Espèrons que l’allégorie de Mumble du long métrage «Les Petits pieds du bonheur» fera réfléchir le ministre Éric Besson et ses collègues, et que cela les poussera à faire preuve de sagesse et d’indulgence envers les personnes qui dansent de la claquette et pensent autrement des autres.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, un projet de partenariat international qui permettrait le déploiement et développement de la gouvernance ouverte à travers la Francophonie, pourrait être complémentaire à l’Open Government Partnership. Un pays francophone développé membre de l’OIF s’engageant sérieusement vers une politique de gouvernement ouvert donnerait l’exemple et serait en mesure de convaincre d’autres pays de la Francophonie de participer à un effort mondial vers une plus grande transparence, participation et collaboration avec les citoyens.

28 juillet 2011

The Open Government and Francophonie Project at risk because of fear and lack of commitment


A few weeks ago, the president of the United States extended an invitation to over 50 countries of the United Nations, asking them to engage in the Open Government Partnership. (See: Obama Seeks National Commitments transparency efforts, July 6, 2011)

Since his first day in office as president, and the signature of the Memorandum on Transparency and Open Government, Barack Obama has positioned his country as an open government leader. This resulted in launching a movement that has spread to many countries around the world. (See: Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, Transparency and Open Government, January 21, 2009.)

In September 2010, Obama gave an impetus to the global open government movement when he invited each nation to "make government more open and accountable." The president urged other countries to return within the United Nations, and to "achieve specific commitments to promote transparency in the fight against corruption to boost civic engagement, and exploit new technologies so that we strengthen the foundations of freedom in our own country, while living up to the ideals that can illuminate the world." (See Remarks by the President to the General Assembly, New York, NY, September 23, 2010.)

The open government philosophy has not yet been adopted by countries sharing the French language. Although the French Republic has endowed Étalab with an open data mission, which leads to an open data portal, there is no real of open government in France yet, with the exception of a locality that distinguished itself and innovates due to exceptional factors that play in its favor: the deputy mayor of Nantes proceeds by a proximity approach and the work of Claire Gallon, head of LiberTIC, has been numerously praised.

Canada announced an open government on March 18, 2011. However, even if the announcement was made, this does not mean that the open government principles are being applied. As Democracy Watch noted in its report, Canada has received a failing grade of 61 because "Almost all laws necessary for the integrity of a system of effective government have been provided by the legal framework. However, gaps and loopholes in the laws, and enforcement weakness, undermine the system." (See my post)

In December 2010, being aware that there was no development of open government in the Francophone world, I created with John F. Moore of Government in the Lab, the Open Government and Francophonie Project. This project proposes an agreement between countries that share the French language, which resembles the Open Government Partnership proposed by Barack Obama to UN members, except that instead of being designed for UN, the project is aimed at members of the Organization internationale de la Francophonie.

The project, a social business (non profit organization) providing strategic open government consulting services, proceeds by a gradual implementation of open government, to assess the strengths and weaknesses and allow adjustment and program improvement. It starts by implementing a pilot program in the territory of a nation-leading, on the African continent (as approximately 50% of Francophones in the world are in Africa. The pilot program then extends to three other African countries. The four countries account for four of the seven OIF administrative regions. The nation's flagship of open government hands in a motion at the Summit of countries sharing French as a language, invites half the OIF members to participate in an open government initiative, similar to the Open Government Partnership for the UN members. The open government pilot program is then deployed in a five-year plan to 39 countries of the Francophonie and 977 of their cities.

10 member States of the Organisation internationale de la Francophonie have already started open data and open government initiatives, the list including Quebec:
- AUSTRIA (http://futurezone.at/thema/499-open-data-blog.php)
- BELGIUM (http://openbelgium.be/what-is-open-data)
- ESTONIA (http://www.opendata.ee/en/)
- FRANCE (http://blog.etalab.gouv.fr/ et data.gouv.fr)
- CANADA (http://www.data.gc.ca/default.asp?lang=En&n=F9B7A1E3-1)
- MOROCCO (http://data.gov.ma/Pages/Home.aspx)
- SZITZERLAND (http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=39827)
- THAILAND (http://data.pm.go.th),
- TUNISIA
- And now QUEBEC thinks about it http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/28199-14460.

The Open Government and Francophonie Project was introduced in February 2011 to the Deputy House Leader of the Government of Quebec, Henri-François Gautrin.
M. Gautrin has not yet committed to support it. He made a few things in its favor, but backed. One step forward, three steps back. This hesitation dance has negative consequences and affects the development of the project. The project is even threatened by fear and the lack of support.

However, Mr. Gautrin launched seven days ago the public phase of its analysis mandate about the potential of Web 2.0. In February 2011 (when I started communicating with him), there was no question of including open data nor open government in the mandate. I am delighted that Mr. Gautrin's thinking has progressed, enough so that he dared to add an open government element. See "Towards an open government policy in Quebec."

On June 7, 2011, I handed in a presentation sheet to IDÉ of the City of Trois-Rivières. IDÉtr's mission is to create and maintain jobs in Trois-Rivières. Social business (non profit) projects are allowed in this program, which provides technical support to lanch a business (including writing a business plan) and financial support to independant workers via a partnership with Emploi Québec.

I met in person the Deputy House Leader of the government of Québec on May 17, 2011. At that meeting, he asked himself this question aloud several times: "How can we collaborate with you?".

This is not due to a shortage of ideas for collaboration proposals that collaboration did not materialize, as Mr. Gautrin has received several proposals from me, between February and May 2011, in addition to the Open Government and Francophonie Project. There was a range of suggestions for collaboration on Gautrin's table.

I asked him his autorization to include his name in the collaborative team as a "mentor" in the presentation sheet of the Open Government and Francophonie project presented to IDÉtr. He did not commit. He responded: "I'm too busy."

There was question that I accompany him in Kinshasa, Congo, to attend the 37th Session of the Assembly of Parliamentarians of the Francophonie (Assemblée des parlementaires de la Francophonie, APF), as Mr. Gautrin is also the deputy chairman of the Quebec Chapter of the APF, a vector of Organisation internationale de la Francophonie.

His team told me that in Kinshasa, "he will not have the opportunity to speak to me, because he will be too busy."

Gautrin is definitely a man busy.

The direct consequence of this lack of commitment is that IDÉtr refused the Open Government and Francophonie Project for the following reasons: I was told that I am "too good " and that the team "does not have the skills to mentor me".

If Mr. Gautrin (or other teammates of his entourage) had agreed to collaborate to the Open Government and Francophonie Project, it is likely that the City of Trois-Rivières would have been less scared. By having one (or more) mentor (s) in the project, it would have created a balance between the technical services offered by IDÉtr and advice provided by (the) mentor(s). Maybe IDÉtr would have reacted differently, instead of by fear and rejection.

Since I handed in the project presentation sheet to IDÉtr, three important events occured:
- The province of British Columbia launched the first open data provincial Canadian portal. This is no longer a dream, open data and open government is being materialized at the provincial level in Canada. Other provinces, including Quebec, will follow the example of this provincial leader. (See: new BC govt website ( www.gov.bc.ca) and open data and DataBC www.data.gov.bc.ca)
- Barack Obama invited Canada, among the 50 countries invited to collaborate on Open Government Partnership. The project similar to the Open Government Partnership that I created with John F Moore, for the Francophonie, is not far-fetched since a partnership of a similar nature will be launched at the UN. (See 'Info czar urge Canadian role in open plan', 18 July 2011)
- Henri-François Gautrin has finally decided to openly talk about open government. He included an open government section in his public consultation.

Tuesday (July 28, 2011), a gentleman of the team IDÉtr called me because I requested a meeting with the CEO. I consider that my Open Government and Francophonie Project was misjudged, and I do not think that being "too good" and "their team not being qualified enough" to be acceptable rejection criteria.

I want to meet the director general of IDÉtr in person to have the opportunity to explain my project and to reverse the adverse decision.

So Tuesday, IDÉtr announced me that the Open Government and Francophonie Project is now eligible for IDÉtr's technical services. It is curious, how their team has suddenly become competent in management of international projects. But I am still being refused access to their financial services (support).

I was told that my project was not a business project, and that the industry it aims for does not fit the job description of the Minister of Labour, and that I have to go the together to make her change these criteria. Here, the gentleman in question is squarely swimming in total terrifying fear!

I looked closely at Emploi-Québec' criteria for the self-employed program, and I think I respond to their demands.

The section "social economy" of IDÉtr's website states: "The social economy businesses sell products or services to a targeted population, in accordance with a social mission, without sacrificing on profitability."

In the Open Government and Francophonie Project, the social business sells open government strategic consulting services, respects a social mission, without sacrificing on profitability. In addition to the expected sum to be raised through funding programs of institutions and partnerships with several organizations and donors reached in person at a concertation meeting, a fundraising (corporate and individual) is planned in this project. I foresee a fundraising campaign similar to the one lead by 'Live Below the Line'.

Parallel Fund: A fund-raising campaign aiming at corporations and individuals will be planned and implemented, in order to provide visibility and business opportunities in Africa and the rest of the Francophonie.

Honorary Committee: A committee of honor will be established. The chair of this committee will be offered to sponsor the fundraising campaign. Many vice-chairs will complete this honorary committee. The committee's mission will be to help develop partnerships with funding agencies corporations, and governments.

On the web site of Emploi Québec, the definition of a customer is as follows:
Those covered by the independant workers measure are those who have a business plan or those for whom self-employment is the solution. They must enroll in this category: workers at (financial) risk.

To qualify, candidates must have the skills and qualities that match a profile of an entrepreneur, including:
- The temperament of a leader;
- A great capacity for work;
- An ability to anticipate and solve problems;
- Self-confidence;
- A certain ability to communicate;
- An ability to adapt;
- Demonstrate the motivation to expand or start a business;
- Have experience or skills related to the project;
- Submit a written draft of a business plan;
- Submit a curriculum vitae (resume).

To be eligible, projects must have the following characteristics:
- Create a new business and have control of it;
- Consolidation of self-employment in the case of workers at (financial) risk;
- Seek self-employment or sole proprietorship, whatever the legal status of the business.

Businesses not eligible are those:
- Whose activities are controversial, with which it is unreasonable to link the Ministry of Employment and Social Solidarity (MESS) and Emploi-Québec (eg, dating agency, pawn shop, etc.).

Maybe the gentleman from IDÉtr think that open government strategic consulting services is a controversial activity, with which it is unreasonable to link the Ministry of Employment??

In this case, rest assured, M. gentleman from IDÉtr, the government of Quebec is analyzing open government possibilities. Proof: "Towards an open government in Quebec", published by the Deputy House Leader Henri-François Gautrin 7 days ago.

The Director General of IDÉtr will be back next Monday (August 1), from his vacation. I expect a re-evaluation by the IDÉtr team of my Open Government and Francophonie Project, and I hope they will give me this time a positive response. If they continue to reject my job creation efforts, I could be tempted to consider their approach as discrimination. And take appropriate action in cases of discrimination.

As for Mr. Gautrin and his team, I ask them to make an effort and support the Open Government and Francophonie Project. Open government requires compliance with these three core values: transparency, participation and collaboration.

Gautrin's team failed to put collaboration into practice. The ideas of the citizens will not always fail as wanted, in the order and in the way the government wishes to receive them. Ideas will come from everywhere, in any possible manner, in a variety of styles and forms: in 140-character tweets, in emails, on platforms, on Facebook pages, etc.. The government must be flexible and adapt to the languages and styles of citizens. The government must act, when it sees from citizens a strong interest and a demonstration of willingness to participate. The government must make efforts to sustain this interest and desire, and find avenues for co-creation and co-production.

I sent repeated requests (I insist heavily on the word "repeated") of collaboration to Gautrin and his team in the past six months.

Stop saying "NO" and try to think differently, try to get to say "YES" from time to time. The open government section of your public analysis mandate is great, but now that, these principles must be transposed into gestures and actions. Ideas must be turned into reality:
- By the announcement of the implementation of an open government in Quebec
- But also by supporting the development of the Open Government and Francophonie Projetc.

Say,
YES to transparency.
YES to citizen participation.
YES to collaboration with engaged citizens.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie en péril en raison de la peur et du manque d’engagement

Il y a quelques semaines, le président des États-Unis a lancé une invitation à plus de 50 pays de l’Organisation des Nations Unies en leur demandant de s’engager dans le Open Government Partnership. (voir: Obama transparency efforts seeks national commitments, 6 juillet 2011)

Depuis sa toute première journée dans ses fonctions de président, et la signature du Memorandum on Transparency and Open Government, Barack Obama a positionné sa nation en leader de gouvernement ouvert. Cela a donné lieu au lancement d’un mouvement, qui s’est répandu dans plusieurs pays à travers le monde. (voir: Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, Transparency and Open Government, 21 janvier 2009.)

En septembre 2010, le président Obama a donné un élan au mouvement international de gouvernement ouvert quand il a invité chaque nation à «rendre le gouvernement plus ouvert et plus responsable.» Le président a exhorté d'autres pays à revenir au sein de l'Organisation des Nations Unies, et à «parvenir à des engagements spécifiques visant à promouvoir la transparence; à lutter contre la corruption; à dynamiser l'engagement civique; et à exploiter les nouvelles technologies afin que nous renforcions les fondements de la liberté dans nos propres pays, tout en vivant à la hauteur des idéaux qui peuvent éclairer le monde». (voir Remarks by the President to the General Assembly, New York, NY, 23 septembre 2010.)

La philosophie de gouvernement ouvert n’a pas encore été adoptée par les pays ayant le français en partage. Bien que la République française se soit dotée de la mission Étalab, et qu’un portail de données ouvertes ait été mis en place, il n’est pas encore question de gouvernement ouvert en France, à l’exception d’une localité qui se démarque et innove en raison de facteurs exceptionnels qui jouent en sa faveur: le député-maire de Nantes procède par une approche de proximité et que de louanges a reçu l’excellent travail de sensibilisation de Claire Gallon, à la tête de l’organisme LiberTIC.

Le Canada a annoncé un gouvernement ouvert le 18 mars 2011. Toutefois, même si l'annonce a été effectuée, cela ne signifie pas que les principes du gouvernement ouvert sont appliqués. Comme Démocratie en surveillance l'a souligné dans son rapport, le Canada a reçu une mauvaise note de 61 parce que "Presque toutes les lois nécessaires à l'intégrité d'un système de gouvernement efficace ont été prévues au cadre juridique. Cependant, des lacunes et des failles dans les lois, et une application faible, portent atteinte au système.". (voir mon billet à ce sujet.)

En décembre 2010, consciente qu’il n’y avait pas de développement du gouvernement ouvert dans le monde francophone, j’ai conçu avec John F Moore de Government in the Lab, le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Ce projet prévoit un accord entre des pays ayant le français en partage, qui ressemble au Open Government Partnership proposé à l’ONU par Barack Obama, sauf qu’au lieu de l’ONU, le projet s’adresse aux membres de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Ce projet d'entreprise sociale (organisme à but non lucratif), offrant des services conseils stratégiques en gouvernement ouvert, procède par une implantation graduelle du gouvernement ouvert, afin d'en évaluer les points forts et les points faibles et de permettre l'ajustement et l'amélioration du programme. Il y a pour débuter l'implantation d’un programme-pilote sur le territoire d’une nation-phare, sur le continent africain (car environ 50% des francophones du monde sont en Afrique). Le programme-pilote est ensuite étendu à trois autres pays d’Afrique. Les quatre pays représentent quatre des sept régions administratives de l’OIF. La nation-phare présente une motion au Sommet des pays ayant le français en partage, invitant la moitié des membres de l’OIF à participer au programme de gouvernement ouvert, une démarche semblable au Open Government Partnership de l’ONU. Le programme-pilote de gouvernement ouvert est par la suite déployé, dans un plan quinquennal, à 39 pays de la Francophonie et 977 de leurs villes.

10 États membres de l'Organisation internationale de la Francophonie ont déjà entamé des initiatives de données ouvertes et de gouvernement ouvert, cette liste incluant le Québec:
- AUTRICHE (http://futurezone.at/thema/499-open-data-blog.php)
- BELGIQUE (http://openbelgium.be/what-is-open-data)
- ESTONIE (http://www.opendata.ee/en/)
- FRANCE (http://blog.etalab.gouv.fr/ et data.gouv.fr)
- CANADA (http://www.data.gc.ca/default.asp?lang=En&n=F9B7A1E3-1)
- MAROC (http://data.gov.ma/Pages/Home.aspx)
- SUISSE (http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=39827)
- THAÏLANDE (http://data.pm.go.th),
- TUNISIE (http://www.tekiano.com/tek/4-tek-news/3869-tunisie-trois-ministeres-open-gov-avant-la-constituante.html)
- et maintenant le QUÉBEC y réfléchit sérieusement http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/28199-14460.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été introduit en février 2011 au leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, Henri-François Gautrin.

M. Gautrin ne s’est pas encore engagé à l’appuyer. Il a posé quelques gestes en sa faveur, puis s'est rétracté. Un pas en avant, 3 pas en arrière. Cette danse de l'hésitation a des conséquences négatives et nuit au développement du projet. Le projet est même en péril par manque d'appui et de soutien.

Cependant, M. Gautrin a lancé il y a 7 jours la phase publique de son mandat d’analyse sur le potentiel du Web 2.0. En février dernier (lorsque j'ai commencé à communiquer avec lui), il n’était pas question d’inclure les données ouvertes ni le gouvernement ouvert dans le mandat. Je me réjouis que les réflexions de M. Gautrin aient progressé pour qu’il ose ajouter un volet de gouvernement ouvert. Consultez la page «Vers une politique de gouvernement ouvert au Québec».

Le 7 juin 2011, j’ai déposé une Fiche de présentation à IDÉ de la Ville de Trois-Rivières. IDÉtr a pour mission de créer et de maintenir des emplois à Trois-Rivières. Les projets d’entreprises sociales sont autorisés dans ce programme, qui accorde un soutien technique de lancement d’entreprise (notamment la rédaction d’un plan d’affaires) et de soutien financier aux travailleurs autonomes possible grâce à un partenariat avec Emploi Québec.

J’ai rencontré le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec le 17 mai 2011. Lors de cette rencontre, il s’est posé cette question à haute voix à plusieurs reprises: «Comment pouvons-nous collaborer avec vous?».

Ce n’est pas en raison d’une pénurie d’idées de propositions de collaboration que la collaboration espérée ne s’est pas matérialisée, car M. Gautrin a reçu plusieurs propositions de ma part, entre février et mai 2011, en plus de celle du projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Il y avait une panoplie de suggestions de collaboration sur la table de M. Gautrin.

Je lui ai demandé la permission de l’inclure dans l’équipe collaborative à titre de «mentor» dans la Fiche de présentation du projet Gouvernement ouvert et Francophonie présentée à IDÉtr. Il ne s’est pas engagé, en répondant ceci: «Je suis trop occupé».

Il était question que je l’accompagne à Kinshasa, en République du Congo, pour assister à la 37e Session de l’Assemblée des parlementaires de la Francophonie (APF), étant donné que M. Gautrin est aussi le président délégué de la Section Québec de l’APF, un des vecteurs de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Son équipe m’a dit que sur place, «il n’aurait pas l’occasion de me parler, parce qu’il sera trop occupé».

M. Gautrin est décidément un monsieur bien occupé.

La conséquence directe de cette absence d’engagement est que IDÉtr a refusé le projet Gouvernement ouvert et Francophonie pour les raisons suivantes: on m’a dit que je «suis trop bonne» et que leur équipe «n’a pas les compétences pour m’encadrer».

Si M. Gautrin (ou d’autres personnes déléguées de son entourage) avait/avaient accepté de collaborer au projet Gouvernement ouvert et Francophonie, il est probable que la Ville de Trois-Rivières aurait eu moins la frousse. En ayant un (ou des) mentor(s) dans le projet, il se serait créé un équilibre entre les services techniques offerts par IDÉtr et les conseils apportés par le(les) mentor(s). Peut-être que IDÉtr aurait réagi autrement que par la peur et le rejet.

Depuis le dépôt de la Fiche de projet à IDÉtr, il s’est produit trois événements importants:
- La province de la Colombie-Britannique a lancé le premier portail de données ouvertes provincial canadien. Cela ne fait plus partie du domaine du rêve, cela s’est matérialisé au niveau provincial canadien. D’autres provinces, telles que le Québec, pourront suivre l’exemple de ce leader provincial. (voir: new BC govt website (www.gov.bc.ca) and DataBC and open data www.data.gov.bc.ca)
- Barack Obama a invité le Canada, parmi les 60 pays conviés, à collaborer au Open Government Partnership. Le projet semblable que j’ai imaginé avec John F Moore, pour la Francophonie, n’est pas farfelu, puisqu’un partenariat de nature analogue verra le jour à l’ONU. (voir 'Info czar urges Canadian role in opennes plan', 18 juillet 2011)
- Henri-François Gautrin s’est enfin décidé à parler de gouvernement ouvert ouvertement, il a inclus un volet de gouvernement ouvert dans sa consultation publique.

Mardi (28 juillet 2011), un monsieur de l’équipe de IDÉtr m’a téléphoné, parce que j’ai demandé une rencontre avec le directeur général. Je considère que mon projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été mal évalué, et je ne trouve pas que «être trop bonne» et «leur équipe n’a pas les compétences» soient des critères acceptables de rejet de mon projet.

Je souhaite rencontrer en personne le directeur général de IDÉtr pour avoir la possibilité d’expliquer mon projet et faire renverser la décision défavorable.

Alors mardi, on m’a annoncé que le projet Gouvernement ouvert et Francophonie était désormais éligible aux services techniques de IDÉtr. Curieux, comment leur équipe est soudainement devenue compétente en encadrement de projets internationaux. Mais on me refuse toujours l’accès aux services financiers.

On m’a dit que mon projet n’était pas un projet d’affaires, et que le secteur d’activité ne cadre pas dans la définition d’emploi de la ministre du Travail, et qu’il faudrait que j’aille la rencontrer pour qu’elle fasse changer ces critères. N’importe quoi... Là, le monsieur en question nage carrément dans une peur bleue totale!

J’ai examiné de près les critères d’Emploi Québec pour le programme des travailleurs autonomes, et je considère que je réponds à leurs exigences.

La section «économie sociale» du site Internet de IDÉtr indique: «Les entreprises d’économie sociale vendent des produits ou des SERVICES à une population ciblée, en respectant une mission à caractère sociale, sans pour autant négliger la rentabilité économique.»

Dans le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, l'entreprise sociale vend des SERVICES conseils stratégiques de gouvernement ouvert, en respectant une mission à caractère social, sans pour autant négliger la rentabilité économique. En plus des sommes espérées par le biais de programmes de financement d'institutions et de partenariats avec plusieurs organisations et bailleurs de fonds conclus lors d'une rencontre de concertation, une campagne de financement (privé et individuel) est prévue au projet. J'entrevois une campagne semblable à celle menée par 'Live Below the Line'

Fonds parallèles: Une campagne de financement auprès de corporations et entreprises sera planifiée et mise en œuvre, afin de leur offrir une visibilité et des opportunités d'affaires en Afrique et dans le reste de la Francophonie.

Comité d'honneur: Un comité d'honneur sera mis sur pied. La présidence de ce comité sera offerte au commanditaire principal de la campagne de financement. Plusieurs vice-présidents compléteront ce comité d'honneur. Le rôle de ce comité sera d'aider à conclure des partenariats avec des organismes subventionnaires et internationaux, des corporations, et des gouvernements.

Sur le site d'Emploi Québec, la définition des clientèles est la suivante:
Les personnes visées par la mesure Soutien au travail autonome sont celles qui ont un projet d'entreprise ou celles pour qui le travail autonome représente la solution. Elles doivent s'inscrire dans l'une des catégories suivantes: travailleuses et travailleurs à statut précaire.

Pour être admissible, le candidat doit :
avoir des aptitudes et des qualités correspondant à un profil d'entrepreneur, notamment :
- un tempérament de leader;
- une grande capacité de travail;
- une habileté à prévoir et à résoudre des problèmes;
- une confiance en soi;
- une certaine facilité à communiquer;
- une grande capacité d'adaptation;
- manifester de la motivation pour développer ou créer une entreprise;
- posséder une expérience ou des compétences en lien avec le projet;
- présenter une ébauche écrite d'un projet d'entreprise;
- présenter un curriculum vitae;

Pour être admissibles, les projets d'entreprise doivent posséder les caractéristiques suivantes :
- créer une nouvelle entreprise et en détenir le contrôle;
- consolider des activités de travail autonome dans le cas des travailleuses et des travailleurs autonomes à statut précaire;
- viser le travail autonome ou l'entreprise individuelle, quel que soit le statut juridique de l'entreprise;

Les entreprises non admissibles sont celles :
- dont les activités portent à controverse et avec lesquelles il serait déraisonnable d'associer le Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) et Emploi- Québec (ex.: agence de rencontres, boutique de prêts sur gage, etc.);

Peut-être que le monsieur de IDÉtr pense que des services conseils stratégiques en gouvernement ouvert sont une activité qui porte à controverse et avec laquelle il serait déraisonnable d'associer le ministère de l'Emploi???

Dans ce cas, rassurez-vous, cher monsieur de IDÉtr, le gouvernement du Québec analyse présentement les possibilités de gouvernement ouvert. La preuve: «Vers une politique de gouvernement ouvert au Québec» publié par le leader parlementaire adjoint Henri-François Gautrin il y a 7 jours.

Le directeur général de IDÉtr revient lundi prochain, 1er août, de ses vacances. Je m’attends à une ré-évaluation par leur équipe de mon projet Gouvernement ouvert et Francophonie, et j’espère qu’ils accorderont cette fois-ci une réponse favorable. S’ils persistent à rejeter mes efforts de création d’emploi, je pourrais être tentée de considérer leur approche comme de la discrimination. Et prendre les dispositions qui s'imposent dans des cas de discrimination.

Quant à M. Gautrin et son équipe, je leur demande de faire un effort et d’appuyer le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Un gouvernement ouvert nécessite le respect de trois valeurs fondamentales: transparence, participation et collaboration.

L’équipe de M. Gautrin n’est pas parvenue à mettre en pratique, dans les faits, la collaboration. Les idées des citoyens ne parviendront pas toujours de la manière, dans l’ordre et de la façon que le gouvernement le souhaitera. Les idées fuseront de toutes parts, n’importe comment, dans une multitude de styles et de formes: dans des gazouillis de 140 caractères, dans des courriels, sur des plates-formes, sur des pages Facebook, etc. C’est au gouvernement à faire preuve de souplesse et à s’adapter aux langages et styles des citoyens. C’est au gouvernement d’agir, lorsqu’il voit un fort intérêt et une manifestation de volonté de participation de la part de citoyens. C’est au gouvernement à déployer des efforts pour soutenir cet intérêt et cette volonté, et à trouver des avenues permettant la co-création et co-production.

J’ai transmis des demandes répétées (j'insiste fortement sur le mot «répétées») de collaboration à M. Gautrin et son équipe, pendant six mois.

Cessez de dire «NON» et essayez-donc de penser autrement, pour arriver à dire «OUI» de temps en temps. Votre volet de consultation sur le gouvernement ouvert est excellent, mais il faudrait maintenant que les idées se transposent dans des gestes et des actions. Il faudrait que les idées se manifestent dans le réel:
- par l’annonce de l’implantation d’un gouvernement ouvert au Québec
- mais aussi par l’appui au développement du gouvernement ouvert dans la Francophonie.

Dites,
OUI, à la transparence.
OUI, à la participation citoyenne.
OUI, à la collaboration avec des citoyens engagés.
 
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