Blogue de Lyne Robichaud

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30 septembre 2011

«Oser, risquer, agir»


Les événements survenus cette semaine au Québec donnent le vertige à des centaines de milliers de citoyens. Nous avons l’impression que la province a heurté un iceberg. Seule la pointe est émergée, mais nous pouvons percevoir l’immonde masse cachée. La perte de confiance pourrait causer des dommages encore plus considérables que la corruption.

La publication du rapport explosif de l’Unité anticollusion, dirigée par Jacques Duchesneau, la semaine dernière, a relancé le débat sur les pratiques douteuses de l'industrie de la construction.

Mardi 27 septembre, Jacques Duchesneau était de passage devant les parlementaires de l’Assemblée nationale, pour leur expliquer de long en large ce qui a été mis au jour par son équipe d'enquêteurs. Les élus siégeant à la Commission de l'administration publique (CAP) ont souhaité obtenir des précisions sur le contenu du rapport de M. Duchesneau. Le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, est membre de cette Commission.

Jacques Duchesneau croit en «Oser, risquer, agir.» «Il pense que la sécurité, c'est un peu comme l'éducation, ça devrait être l'affaire de toute la population, pas seulement de la police», rapporte Laurent Lapierre, son biographe.

Ce sont également des valeurs sous-entendues à une philosophie de gouvernement ouvert: par la transparence des données gouvernementales, participation et collaboration avec les citoyens.

Le cabinet du premier ministre Jean Charest n’a pas encore agréé la suggestion d’une commission d’enquête publique, proposée par Jacques Duchesneau.

«Le gouvernement Charest a visiblement peur de voir ce nœud de vipère décortiqué et exposé publiquement. C'est l'intégrité même de l'État et la confiance des Québécois envers leurs institutions qui, entre-temps, se délitent. Il y a urgence à tenir cette grande enquête publique.» (Bernard Descôteaux, «La démocratie québécoise gangrénée par la corruption», Courrier international)

«On est en train de vivre une situation où tout est méfiance, il y a du cynisme envers les élus municipaux. Et ce n'est pas vrai que la totalité des élus municipaux sont des pourris et des mafieux mais en même temps, ceux qui se sont aventurés sur ces terrains là doivent s'assumer.» (Yves Poirier – «La FQM et l’UMQ exigent une enquête publique», TVA Nouvelles, Canoë)

Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, s’est évertué à faire comprendre au premier ministre Charest la nécessité d’une commission d’enquête publique: «Nous avons franchi un point de non-retour pour une enquête publique parce que, là, la gangrène est en train de se généraliser, il faut qu’on y aille maintenant.»

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Union des municipalités du Québec (UMQ) exigent la tenue d'une enquête publique.

Tout est encore possible
«La situation étant maintenant désespérée, tout est maintenant possible» (John Cage)

La semaine dernière (23 septembre), l’équipe de Henri-François Gautrin, mandaté par le premier ministre Jean Charest en octobre 2010 pour une analyse du potentiel du Web 2.0 (incluant les possibilités offertes par un gouvernement ouvert) rencontrait des représentants du gouvernement de la Colombie-Britannique, pour les questionner sur leur stratégie de gouvernement ouvert. Consultez le billet publié par l’équipe Gautrin: «La Colombie-Britannique et son gouvernement ouvert».

Ce qui s’est dit la semaine dernière lors de cette rencontre, c’était fabuleux. Si seulement le Québec réussissait à en faire autant.

Dans l’entourage de Jean Charest, il y a ce monsieur Gautrin, qui possède des connaissances et une compréhension avancée à propos du gouvernement ouvert. Il a dans ses mains l’argumentaire complet d’un modèle de gouvernance, qui pourrait aider le Québec à se relever de l’actuelle crise (après toutefois avoir accepté qu’ait lieu une commission d’enquête publique).

Le rapport de Henri-François Gautrin est prévu pour le 15 décembre 2011. Je considère que l’équipe Gautrin a déjà complété avec succès son mandat d’analyse. La partie théorique, du moins. Les dernières retouches aux ébauches de recommandations indiquent que l’équipe a bien saisi en quoi consiste la philosophie du gouvernement ouvert. Les stratégies d’implantation n’ont cependant pas encore été présentées par l’équipe.

Edgeryriders
Alors que le Québec patauge dans les problèmes jusqu’à la racine des cheveux, même s’il a entre les mains toutes les clés qui pourraient le sortir de l’impasse, il émerge en Europe une nouvelle équipe dirigée par le flamboyant Alberto Cottica, pour qui «Oser, risquer, agir» deviendront une réalité. Le Conseil de l’Europe a décidé de prendre les choses en main en mettant sur pied ‘Edgeryriders’, qui s’apprête à identifier tous les évangélistes et iconoclastes de ce monde et à analyser leur «expertise». Consultez l’offre d’emploi publiée le 29 septembre.
"The Edgeryders team needs a person to help us connect with the most creative activists for democracy in Europe and elsewhere. Young people are reinventing new channels for participation, from the Arab Spring to the Icelandic Wiki Constitution; we feel their expertise should be part of the transition of European youth, and of the Edgeryders community."
Vous rendez-vous compte? «Analyser leur expertise»…

Ce qui veut dire que les idées et solutions de celles et ceux qui pensent autrement seront observées à la loupe, décortiquées. Les Edgeryriders baigneront dans une marmite de rêves d’un avenir meilleur et de stratégies pour réinventer les systèmes européens.

Une collaboration est née, mais survivra-t-elle?
La semaine dernière, est née sous mes yeux une collaboration entre la Colombie-Britannique et le Québec. Ce n’est encore qu’un embryon, mais j’y tiens mordicus, à cette espérance de collaboration autour de questions concernant le gouvernement ouvert. Je pâlis au fur et à mesure que s’obstine Jean Charest à agréer une commission d’enquête publique, en voyant s’estomper les promesses d’implantation d’un gouvernement ouvert au Québec.

Une collaboration est née, mais elle risque de vite rendre le dernier souffle, si le Québec n’agit pas dans la bonne direction.

Et si c’est le mauvais chemin que choisira Jean Charest et son équipe, alors les tords causés à la confiance et au délabrement de la démocratie seront tels que pour remettre le Québec debout, la pente pourrait être si abrupte que la tâche serait quasiment insurmontable.

Messieurs Gautrin et Charest, «La situation étant maintenant désespérée, tout est maintenant possible». S’il-vous-plaît, Osez, risquez, agissez.

27 septembre 2011

Métaphore de l'aspirateur et gouvernement ouvert


Les aspirateurs sont de puissantes machines qui ramassent à peu près n'importe particules, de grains de sable, poils de chien, jusqu'au cailloux et divers objects de petite taille. Chaque fois que je passe la balayeuse dans la maison et que j'entends des cliquetis sous le divan, j'ai des sueurs froides en me demandant si un trésor précieux de mon fils ne vient pas d'être englouti. «Et si c'était le casque de Vador ou encore le sabre laser de Skywalker en bloc Lego?». L'autre jour, je me suis accrochée dans la table basse du salon et en moins de 10 secondes, la nappe crochetée à la main par ma grand-mère de 90 ans a disparu dans le boyau. Oups!

Il y a des gens et des gouvernements qui sont comme des aspirateurs. Ils dérobent l'énergie des autres. Ce qu'ils aspirent est précieux (ce n'est pas de la vulgaire poussière).

Dans les relations humaines, cela est qualifié de «relation perverse». La communication perverse, selon la gourou du harcèlement moral, la psychiatre Dr Marie-France Hirigoyen, «la mise en place de l'emprise utilise des procédés qui donnent l'illusion de la communication - une communication particulière, non pas faite pour relier, mais pour éloigner ou empêcher l'échange. Cette distorsion dans la communication a pour but d'utiliser l'autre

J'ai lu plusieurs livres de Marie-France Hirigoyen avec grand intérêt. Ses explications m'aident à transposer ces connaissances sur l'emprise, et imaginer quelles sont les différences entre un ancien mode de gestion et le nouveau mode de gouvernement ouvert, qui est axé sur la transparence, participation et collaboration. Pour qu'il s'effectue une collaboration efficace, cela implique une relation bidirectionnelle. Une des raisons pour laquelle le modèle du gouvernement ouvert m'inspire autant est que de meilleures relations peuvent être instaurées dans ce type de gouvernance.

Dans 'Le Harcèlement moral', Dr Hirigoyen décrit en quoi consiste une la communication perverse: refuser la communication directe; déformer le message; mentir, manier le sarcasme, la dérision et le mépris; user du paradoxe; disqualifier; diviser pour mieux régner.

Refuser la communication directe
Le refus du dialogue est une façon de dire, sans l'exprimer directement avec des mots, que l'autre ne vous intéresse pas ou même qu'il n'existe pas.
Avec n'importe quel autre interlocuteur, si on ne comprend pas, on peut poser des questions. Avec les «pervers», le discours est tortueux, sans explication, et conduit à l'aliénation mutuelle.

La non-communication se retrouve à tous les niveaux d'expression. «Mon patron, dès mon entrée dans l'entreprise, me regardait d'une façon telle que j'étais toujours mal à l'aise, je me demandais ce que j'avais fait qui n'allait pas».

Déformer le langage

Le message est délibérément flou et imprécis, entretenant la confusion. Il peut dire «Je n'ai jamais dit cela», et éviter tout reproche. Offrant des propos dans lien logique, il entretient la coexistence de différents discours contradictoires.
Ce qui importe dans le discours, c'est la forme plutôt que le fond, paraître savant pour noyer le poisson.

Mentir
Plus souvent qu'un mensonge directe, il y a recours à un assemblage de sous-entendus, de non-dits, destinés à créer un malentendu pour ensuite l'exploiter à son avantage. Dans son traité 'L'art de le guerre', rédigé vers le Ve siècle avant J-C, le Chinois Sun Tse enseignait: «L'art de la guerre est l'art de duper, en se donnant toujours l'apparence contraire de ce que l'on est, on augmente les chances de victoire.»

Dire sans dire est une façon habile de faire face à toute situation.
Un type de mensonge indirect consiste à répondre de façon imprécise ou à côté, ou par une attaque qui fait diversion.

Quoi que l'on dise, les «pervers» trouvent toujours un moyen d'avoir raison. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour ces personnes. Ce qui est vrai est ce qu'ils disent dans l'instant. Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d'une «construction délirante».

C'est ainsi que l'on voit ces personnes entourer leur histoire d'un grand mystère qui induit une croyance chez l'autre sans que rien n'ait été dit: cacher pour montrer sans dire.

Manier le sarcasme, la dérision, le mépris
Vis-à-vis le monde extérieur, ce qui domine est le mépris, la dérision. Le mépris est l'arme du faible: il est une protection contre des sentiments indésirables. On se cache derrière un masque d'ironie ou de plaisanterie.

Toutes les remarques désagréables constituent des blessures qui ne sont pas compensées par des marques de gentillesses.

Pour déstabiliser l'autre, il suffit de:
- se moquer de ses convictions, de ses choix politiques, de ses goûts;
- ne plus lui adresser la parole;
- le ridiculiser en public;
- le dénigrer devant les autres;
- le priver de toute possibilité de s'exprimer;
- se gausser de ses points faibles;
- faire des allusions désobligeantes, ne jamais les expliciter;
- mettre en doute ses capacités de jugement et de décision.

User du paradoxe
Sun Tse enseigne également que, pour gagner une guerre, il faut diverse l'armée ennemie avant même de commencer la bataille: «Sans donner de batailles, tâchez d'être victorieux

Dans une «agression perverse», on assiste à une tentative d'ébranler l'autre, de le faire douter de ses pensées, de ses affects. Le but est de nier tout en paralysant.
Le paradoxe vient le plus souvent du décalage entre les paroles qui sont dites et le ton sur lequel ces paroles sont proliférées.

Le paradoxe consiste également à faire ressentir à l'autre de la tension et de l'hostilité sans que rien ne soit exprimé à son égard.
Un discours paradoxal rend l'autre perplexe.

Disqualifier
Il s'agit de retirer à l'autre toute qualité, de lui dire et de lui répéter qu'il ne vaut rien, jusqu'à l'amener à le penser.

La disqualification à travers l'usage du paradoxe, du mensonge et d'autres procédés sont destinés à enfoncer l'autre pour mieux se rehausser.

Diviser pour mieux régner
Sun Tse dit encore: «Troublez le gouvernement adverse, semez la dissension chez les chefs en excitant la jalousie ou la méfiance, provoquez l'indiscipline, fournissez des causes de mécontentement».

Là où le «pervers narcissique» excelle, c'est dans l'art de monter les gens les uns contre les autres, de provoquer des rivalités. La jouissance suprême pour un «pervers» est de faire accomplir la destruction d'un individu par un autre et d'assister à ce combat d'où les deux sortiront affaiblis, ce qui renforcera sa toute-puissance personnelle.

SE LIBÉRER DE COMPORTEMENTS TOXIQUES
Il est possible de libérer une personne (ou un gouvernement) d'avoir recours à un masque de contrôlant. Sous se masque se cachent généralement des personnes possédant des qualités de chef, d'après Lise Bourbeau, dans 'Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même':
- Par sa force, cette personne est habile à se faire rassurante et protectrice;
- Très talentueuse, sociable et bonne comédienne;
- Possède le talent de parler en public;
- Capacité de passer à toute vitesse d'un élément à un autre et de gérer plusieurs choses en même temps;
- Capacité de prendre des décisions rapidement;
- Capable de grandes performances à plusieurs niveaux.

Quand peut-on constater qu'un contrôlant devient moins contrôlant (que cette personne se libère de son masque)? «Lorsque cette personne ne vit plus autant d'émotions au moment où quelqu'un ou quelque chose vient déranger ses plans. Cette personne lâche prise plus facilement. Lâcher prise signifie arrêter d'être attaché aux résultats, arrêter que de vouloir que tout se passe selon notre planification. Cette personne ne cherche plus à être le centre d'attraction. Cette personne, lorsqu'elle est fière d'un de ses exploits, peut se sentir bien même si les autres ne la reconnaissent pas», explique Lise Bourbeau.

Modifier ses pensées, c'est possible d'y arriver. Il ne faut pas se morfondre sur les pensées discursives. Il est préférable de se concentrer plutôt sur celles que l'on souhaiterait adopter, et peu à peu, on devient cet idéal, on se fond graduellement dans la plus haute vision à laquelle on tend.

La transformation d'un gouvernement en gouvernement ouvert nécessite de grands «changements complets des mentalités», a souligné Henri-François Gautrin.

Je considère que la transparence, participation et collaboration, dans un contexte de gouvernement ouvert, débutent d'abord par une prise de conscience des enjeux et de ce que cela signifie, dans le quotidien de tous les jours, dans les relations entre les membres du gouvernement et les citoyens. En comprenant quels sont les comportements à abandonner et par quoi ils devraient être remplacés, il devient possible alors d'implanter un changement.

26 septembre 2011

«Que pensez-vous de nos travaux?» (Henri-François Gautrin)


«Que pensez-vous de nos travaux?», m’a demandé Henri-François Gautrin, le 23 septembre dernier, quelques minutes avant le début de la rencontre avec les représentants du gouvernement de la Colombie-Britannique.

Il y a beaucoup d'éléments à analyser, en voici quelques-uns.

La commande, une analyse du potentiel du Web 2.0, est évidemment des plus pertinentes. Que de louanges à cet effet.

Je n’ai pas eu d’autre occasion que la rencontre du 23 septembre d’une heure et demie pour voir les membres de l’équipe à l’œuvre, et je connais peu les attributions de chacun. Je suis persuadée que chacun des membres de l’équipe fait de son mieux pour livrer les tâches qui lui sont confiées. J’aurais besoin de davantage d’observation sur le terrain. Présentement, je ne suis pas en mesure d’évaluer les performances générales.

Les bons coups
Il y a de nombreux éléments positifs qui méritent d’être soulignés:
• Le volet public – la plate-forme de consultation - est (à mon avis) l’élément le plus important de la démarche d’analyse, la pierre angulaire. En octobre 2010, au moment de la commande des travaux, Jean Charest a insisté sur le fait qu’il devait y avoir un volet public à ce mandat d’analyse.
• L’insertion d’un volet «gouvernement ouvert» a été une très heureuse surprise (je vous assure, que j’ai célébrée avec beaucoup d’allégresse!). Il y a de quoi se réjouir que cette «idée» soit numéro 1 parmi toutes les idées suggérées sur la plate-forme. Cela fournit une base de justification pour la définition et mise en œuvre d’une politique de gouvernement ouvert.
• Le compte Twitter @GautrinWeb2 et la page Facebook sont à souligner comme excellents outils de communication. @GautrinWeb2 décroche un score de 44 sur Klout. [Consultez la liste des influencés/influenceurs http://klout.com/#/gautrinweb2/influencers, la liste est intéressante.] Par ailleurs, plusieurs citoyens et employés du gouvernement ont démontré un intérêt pour la pérennité du compte Twitter, après la fin des travaux d’analyse.
• Quelques billets publiés ces derniers temps fournissent aux citoyens de l’information en amont sur l’avancement de la démarche d’analyse.
• Les hypothèses de recommandations publiées récemment consistent également en un effort de transparence et de publication d’information en amont.
• Nous pouvons nous réjouir que les trois piliers, principes fondamentaux de la philosophie du gouvernement ouvert, feront partie des recommandations: transparence, participation et collaboration.

La plate-forme de consultation
Plusieurs citoyens technologues (notamment Robin Milette et Nicolas Roberge) ont fourni d’excellents commentaires très détaillés sur la plate-forme de consultation. Ils sont plus qualifiés que moi en ce qui concerne les éléments techniques. (Je me concentre habituellement sur la stratégie et l’orientation.)

Stratégie et orientation
Les grandes lignes de la stratégie globale - échéancier, cadre, méthodologie, communications et leadership – auraient pu bénéficier de davantage d’expérimentation pour tenter d’incorporer des éléments d’approche novatrice. Le leadership (en particulier du premier ministre) a fait défaut pendant toute la durée des travaux, et cela a limité la visibilité des travaux, en plus de miner l’espérance des participants que les travaux aboutissent sur une mise en œuvre prochaine des idées proposées.

ÉCHÉANCIER - Je l’ai répété très souvent, le délai de 15 mois accordé pour réaliser la démarche d’analyse est beaucoup trop long. Trois, quatre, voire cinq fois, trop long. Nous sommes à l’ère de la réduction des budgets: il y a un besoin évident d'envisager comment collaborer avec les partenaires et avec le public de manière plus efficace. Cela ne se reflète pas dans l’échéancier retenu pour cette démarche d’analyse.

CADRE - L’ensemble de la démarche d’analyse semble flotter dans une sorte de bulle intemporelle, à l’abri des événements extérieurs. Cela est attribuable à plusieurs facteurs, dont principalement un cadre peu souple. «Déconnecté de la réalité» est malheureusement un commentaire qui revient souvent, pour qualifier des actions du premier ministre.

Les commentaires des citoyens, ou pressions de groupes, ou encore ce que font d’autres gouvernements, ou l’impact d’autres dossiers sur les travaux d’analyse, sont des occasions d'effectuer des changements à l'interne qui répondent à des circonstances externes. En effet, si nous ne nous transformons pas, alors nous réduisons la capacité de composer efficacement avec le monde extérieur. Puisque le monde change, par conséquent, les équipes de gestion de projets gouvernementaux devraient pouvoir s’adapter au changement. Dans les équipes de gouvernement ouvert, tout ce qui contribue à percevoir différemment, enlever les limitations et modifier la manière dont les gens travaillent est incorporé aux stratégies. L’ancien mode de gestion est encore trop omniprésent dans cette démarche d’analyse. Étant donné la nature du sujet étudié, l’expérimentation aurait pu occuper un plus grand espace dans la démarche.

MÉTHODOLOGIE – La démarche suivie, la manière de procéder, aurait pu être conçue dès le départ pour refléter un souci d’adaptation à la nature du sujet analysé (l’Internet et les médias sociaux, "disruptive technology", etc.). La phase silencieuse de la démarche d’analyse a duré d’octobre 2010 à juillet 2011, soit une période de 10 mois, comparativement à cinq mois de phase publique. J’ai reçu d’innombrables commentaires de gens, qui se demandaient (avant le mois de juillet 2011), comment il se faisait qu’une analyse sur les médias sociaux ne soit pas plus axée sur les gens.

Dès février 2011, j’ai eu le privilège de recevoir le questionnaire transmis à l’interne. Les questions diffèrent de celles posées aux citoyens. Il aurait été intéressant de fournir des informations aux citoyens sur la démarche réalisée à l’interne, et dévoiler quelques résultats obtenus lors de cette partie de la consultation. Les réponses des citoyens sont-elles complémentaires de celles de l’interne? Quel est l’apport et l’impact des citoyens dans cette démarche? Peu d’informations sont disponibles sur la partie interne versus celle externe. Il est difficile d’établir quel pourrait être le degré d’influence et de collaboration des citoyens dans la démarche. Au fil des mois, l’équipe Gautrin a reçu une avalanche de suggestions et de messages. Soulignons que de très nombreuses suggestions – apportées par plusieurs citoyens - ont été retenues, la plus importante étant (à mon avis) le volet «gouvernement ouvert» ajouté aux idées de la plate-forme publique.

COMMUNICATIONS ET LEADERSHIP – J’ai mentionné quelques bons éléments de communication ci-dessus, le compte Twitter @GautrinWeb2, la page Facebook, et les billets d’information.

J’aurais aimé voir un plan de communication, ou du moins savoir qu’il en existe un. J’aurais aimé voir une personne spécifiquement mandatée dans des fonctions de communication, rattachée à l’équipe Gautrin, dont la mission aurait été de faire rayonner le mandat.

Puisque le premier ministre a commandé l’analyse, il me semble que le premier ministre aurait dû faire une conférence de presse au début – dès octobre 2010 -, pour marquer le lancement des travaux d’analyse, et faire une autre conférence de presse lors du lancement de la plate-forme publique – en juillet 2011 -, en plus de parler des travaux d’analyse à plusieurs reprises, afin de faire connaître l’avancement des travaux.

J’aurais aimé aussi entendre parler Henri-François Gautrin de ce qu’il fait. Le voir dans des capsules-vidéos, ou alors par le biais de billets/entrevues. Au fil des mois, les réflexions ont progressé, et il aurait été intéressant de pouvoir suivre le fil des pensées et préoccupations de M. Gautrin et aussi, des membres de son équipe. Qui sont ces gens, qui l’épaulent? Sur quoi ont porté leurs efforts? Quelles problématiques ont-ils rencontrées? Qu’est-ce qui les inspire?

Henri-François Gautrin, pour les personnes qui ne le connaissent pas, est un homme de grande stature, avec une voix du registre d’un baryton. Il adopte une attitude enjouée avec ses collaborateurs, ce qui fait qu’on pourrait dire qu’il est sans âge (bien qu’il ne cesse de parler de son âge – il ne devrait absolument pas --- chaque fois j’émets un «beep» de réprimande dans ma tête quand il s’étend sur ce terrain). Il est capable de parler avec franchise de problématiques gouvernementales. Il s’intéresse au gouvernement ouvert et est au courant de ce qui se passe à travers le monde. Je suis persuadée qu’un volet de communications - permettant de découvrir qui est Henri-François Gautrin, ce qu’il pense, ce qui l’inspire, ce qui le préoccupe, et des éléments de sa vision - aurait été une plus value au volet public des travaux d’analyse. Tout le monde aurait gagné à mieux le connaitre.

Davantage de communications et leadership auraient pu faire une grande différence dans ce mandat d’analyse.

Il reste deux mois et demi avant le dépôt du rapport final (annoncé pour le 15 décembre 2011). Très peu de citoyens – et même très peu d’élus et des gestionnaires gouvernementaux – sont au courant de l’existence des travaux d’analyse. Il me semble que le rapport pourrait être perçu comme un cheveu sur la soupe, si aucune action de communication n’est prévue entre maintenant et le 15 décembre. Par ailleurs, étant donné que le gouvernement ouvert nécessite un «changement complet des mentalités», comme l’a indiqué Henri-François Gautrin lors d’un reportage de la SRC cet été, je considère que ce ne sera pas suffisant de limiter à une conférence de presse la visibilité de ce dossier, pour arriver à effectuer un saut harmonieux vers une politique de gouvernement ouvert.

Plusieurs citoyens pourraient être froissés d’apprendre la fin des travaux, le 15 décembre 2011, avant même eu le temps de participer. Plusieurs citoyens pourraient se demander «qu’est-ce que c’est que cela, le gouvernement ouvert?», au moment où le rapport sera déposé. Ce n’est pas un concept simple et facile à comprendre. Cela ne s’explique pas aux citoyens par une seule intervention, mais par une panoplie de stratégies, de moyens et d’actions.

J’avoue que je suis considérablement inquiète à propos de la suite des événements. Je m’interroge sur la capacité de changement des plus hauts décideurs du gouvernement et le boost / propulsion considérable de leadership qui devra être nécessaire pour transmuer le gouvernement actuel en un gouvernement ouvert.

Le changement de pensées est ce qui m’inquiète le plus. J’ai même imaginé que les hauts décideurs devraient être suivis toute la journée, dans toutes leurs activités, pendant quelques semaines, pour analyser et mesurer l’ampleur du changement de pensées qu’ils devront effectuer. Après leur avoir exposé de long en large ce que sont les principes du gouvernement ouvert, et leur expliqué ce que devrait être le leadership associé à ce type de gouvernance, les suivre avec un carton rouge, dans toutes leurs activités, et le secouer discrètement devant leurs yeux, chaque fois qu’ils diront quelque chose contraire à la philosophie du gouvernement ouvert.

24 septembre 2011

Rencontre du 23 septembre entre BC et Québec

Certains lieux de ce monde exercent une fascination sur notre imagination et nous font rêver. Ces lieux diffèrent d’une personne à l’autre. Pour certains, qui n’aiment pas les rigueurs de l’hiver, ils rêvassent de sable chaud et de plages ensoleillées. D’autres, qui sont mordus de planche à neige ou de ski, peuvent vous décrire toutes les pentes du monde, et certaines montagnes exercent sur eux un grand envoûtement.

Parfois, un immeuble ou une œuvre d’art provoque cette féérie. Dans le film «Les dernières vacances» (Last Holiday), Queen Latifah s’extasie devant le plafond d'une station balnéaire européenne, le Grand Hotel Pupp, Karlovy Vary (Carlsbad), en République tchèque. «Est-ce que ça ne vous donne pas envie de chialer (tellement que c’est beau)?», demande-t-elle.

En ce qui me concerne (ne riez pas, je vous en prie!), je me mets à rêver quand j’entends parler de ces lieux (fabuleux) où le gouvernement ouvert est plus avancé.

Cela m’est arrivé l’automne dernier, je me suis mise à rêvasser, lorsque j’ai entendu Chris Vein parler de gouvernement ouvert à San Francisco, de vision et d’inspiration, lors d’une conférence à Beyond Edmonton. [En octobre 2010, il était Chief Information Officer de San Francisco. Il est maintenant deputy U.S. chief technology officer for government innovation at the Office of Science and Technology Policy, Executive Office of the President.) Dans cette vidéo, Chris Vein explique comment s’y prendre pour arriver à créer des projets de gouvernement ouvert ("dream big, work hard and inspire") et en quoi San Francisco se distingue des autres villes.]

Aujourd’hui, j’ai assisté à une rencontre entre des représentants du gouvernement de la Colombie-Britannique et les membres de l’équipe de Henri-François Gautrin (gouvernement du Québec). Le témoignage des gestionnaires de la Colombie-Britannique (dont David Hume, Executive Director, Citizen Engagement) était inspirant, et m’a plongée dans le ravissement. Je suis contente d’avoir pu observer que les membres de l’équipe Gautrin étaient également sous le charme.

Ce ne sont pas tant les projets qui sont effectués qui éblouissent (cela ne fait que quelques mois que le gouvernement ouvert a été lancé en Colombie-Britannique) mais la façon de penser les projets par ces gestionnaires qui retient l’attention. Une attitude positive imbibe toutes leurs stratégies. Cela crée un contexte favorable, où tout se met à couler suffisamment harmonieusement pour permettre d’atteindre le succès avec peu d’investissement. C’est cela que je trouve «beau» dans le gouvernement ouvert, cette autre façon de faire les choses, avec un regard neuf et novateur, qui ouvre des fenêtres de possibles, et redonne de la crédibilité au gouvernement.

J’ai assisté aujourd’hui à un très beau moment, où quatre gestionnaires de Colombie-Britannique ont décrit comment ils sont parvenus à articuler une initiative de gouvernement ouvert, qui consiste en un heureux mélange de leadership, vision fournissant à l’organisation une ferme direction, volonté d’innover, choix de mettre la peur de côté, et conscience que ce qui se fait maintenant consolide l’avenir et apporte des solutions à des problématiques à long terme.

J’ai été privilégiée d’assister à ce témoignage, et je regrette que celui-ci n’ait pas été enregistré, afin que d’autres citoyens et gestionnaires gouvernementaux puissent s’en inspirer. La rencontre d’aujourd’hui m’a donné le goût de créer des capsules vidéo présentant les efforts déployés, ou encore de développer une série de "webcasts", qui mettrait en valeur les moyens trouvés et les solutions mises de l’avant. Cela donne aussi le goût d’organiser un événement annuel célébrant les meilleures pratiques, où des gens de l’espace canadien (et d’ailleurs) pourraient se réunir pour partager leurs expériences et découvrir ce que les autres accomplissent dans le domaine du gouvernement ouvert.

Aujourd’hui marque le début, espérons-le, d’une collaboration entre la Colombie-Britannique et le Québec, autour de questions concernant le gouvernement ouvert. Je suis reconnaissante d'avoir pu être là, pour assister à ce possible commencement.

Le Québec n’est pas encore un gouvernement ouvert, et il traverse présentement une grave crise de transparence. Samedi 24 septembre, des citoyens québécois manifesteront contre la corruption devant le bureau du premier ministre Jean Charest, à Québec et à Montréal.

Il reste deux mois et demi avant le dépôt du rapport Gautrin sur le potentiel du Web 2.0. La marche est plutôt haute, pour faire en sorte que le Québec passe de qu’il est présentement, et se transmue en quelque chose de complètement différent, en plus de traverser une crise assez considérable, pour arriver à cheminer vers une politique de gouvernement ouvert.

La condition essentielle pour réussir: le leadership.

Qu’est ce que cela signifie, dans les faits?

Il faudrait que l’expression «gouvernement ouvert» sorte de la bouche du premier ministre et d'autres hauts dirigeants du gouvernement. Pas juste une fois. De très nombreuses fois, à toutes les sauces. Il faudrait que des phrases inspirantes soient prononcées, qui parlent de transparence, d’être à l’écoute, d’accorder une valeur à la participation citoyenne et de demander leur collaboration, etc.

Tout est possible dans la vie. Et même Jean Charest et ses ministres peuvent modifier leurs pensées (et leurs paroles).

Monsieur Gautrin, le sable aura bientôt fini de s'écouler dans le sablier. Vous percevez très clairement quelle est votre mission. Je ne peux rien faire d’autre que de vous souhaiter bon succès.

"Next time, you will laugh more, you will love more, and you won’t be so afraid." C’est ce que le personnage qu’interprète Queen Latifah se promet, dans "Last Holiday". (Les films de filles, c'est parfois super!)

10 septembre 2011

"Happy Feet" and open government in Francophonie

Government leaders of France could learn from the allegory of the animated movie "Happy Feet" to guide their strategies of action towards an open government policy, and thereby, set an example for French-speaking countries.

Allegory of "Happy Feet"
Born in a colony of penguins who find their soul mate by singing, Mumble is considered to have a handicap, since he cannot sing a note properly. He is, however, really good at tap dancing. [He thinks differently, he has an iconoclast mind. Brains of iconoclasts work differently, giving them the ability have a different view.] Banished by his community because of his difference, he travelled to the Adélie Land.

Disaster struck the colony of penguins, which lacked food. The fish is scarce. [The community is experiencing economic difficulties and people are feeling the effects of a decline in prosperity.] Mumble looks for the "aliens" who steel their fish. During his journey, he will make findings on all aspects of his life and his destiny.

Mumble faces the waves and swims through a vast expanse of water. Weakened, stranded on a foreign bank, he is found by the authorities. [A foreign government supports him and financial needs.] His difference is quickly spotted and his unique talents are recognized. Foreign authorities are trying to decipher his message. Accompanying Mumble in his colony of origin, foreign authorities allow all community members to learn to tap dance like Mumble and speak with a unified "voice".

According to neuroscientist Dr Gregory Berns, in his book 'Iconoclasts'
"No organization can survive without iconoclasts -- innovators who single-handedly upturn conventional wisdom and manage to achieve what so many others deem impossible.

Though indispensable, true iconoclasts are few and far between. In Iconoclast, neuroscientist Gregory Berns explains why. He explores the constraints the human brain places on innovative thinking, including fear of failure, the urge to conform, and the tendency to interpret sensory information in familiar ways."

Lack of open government States leaders in Francophonie

No developed country of the Francophonie is still seriously involved in a process indicating that it is becoming an open government.

Quebec is not a country but it has a membership at the Organisation internationale de la Francophonie, as does New Brunswick.

On September 1st, the government of Quebec ruled against the Open Government and Francophonie Project. The deputy Jean-Paul Diamond said: "There are no solutions. There is nothing at the government of Quebec that would allow the launch of this project", closing the door (at least for short and medium term) to any hope of collaboration.

Although Canada is part of the twenty-two countries that have offered so far to join the Open Government Partnership http://www.huffingtonpost.com/alexander-howard/international-open-govern_b_950967.html (the Steering Committee will be co-led by the United States and Brazil during the first year of collaboration), the absence of mention in public of open government issues by the Premier of Quebec and other government policy makers shows an obvious lack interest by Quebec authorities, and limits participation of Francophones to the OGP (via Canada). Note that a few countries French-speaking members of the OIF are participating to the OGP.

Open government advocates from France informed me that France has declined to invitation to participate in the OGP.

This week, the Minister Éric Besson, responsible for Industry, Energy and the Digital Economy, was visiting Quebec, a trip dedicated to opportunities for industrial partnership regarding Quebec’s Plan nord, and was to culminate with “laying the groundwork for what could be a special partnership between Quebec and France”. Check the calendar for details of his visit: Also see article «La France s'intéresse à "l'Eldorado" du Nord québécois» http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php

It is regrettable that the Government of Quebec did not include in the discussions, even if it had only been for fifteen minutes, development opportunities and partnership related to open government perspectives.

Although the consultation on the potential of Web 2.0 has been commissioned by Premier Jean Charest, responsible for youth issues in October 2010, the Prime Minister has not yet gotten in a word in edgeways.

Minister Eric Besson’s visit in Quebec would have been an extraordinary opportunity for the Prime Minister to demonstrate support for the work of a team of nearly two dozen government managers, led by the Deputy House Leader, Henri-François Gautrin, which will devote 15 months of their time to provide guidance and propose recommendations. It would have been most interesting to find out about shared ideas on open data and open government by the Prime Minister and Minister responsible for the Digital Economy.

On September 1st, 2011, the Minister Éric Besson provided new details about the upcoming digital strategy of the government. The minister said that "the plan included 154 tangible actions, 80% of which have already been implemented."

A visit of Premier Jean Charest is expected next month in France. Michel Viatteau of APF reported yesterday that "the French Prime Minister Francois Fillon was to receive in early October the Premier of Quebec Jean Charest."

It's not too late to discuss perspectives for open government.

However, Premier Jean Charest "ruled out Thursday the possibility of holding democratic votes on bills, fearing that it would create too much instability," reported the Canadian Press on September 8th. http://www.985fm.ca/national/nouvelles/jean-charest-craint-l-instabilite-que-des-votes-li-95544.html See also "Democratic vote: bad for the economy" http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php
Eight citizens signed an article in Le Soleil, "Quebecers are tired of old politics":
"The cynicism and disinterest for public affairs is a direct consequence of the impression that a majority of votes are wasted in every election, and that good candidates turn into servile parrot once elected.
At the age of information and diffuse authority, we can not expect to dictate to docile masses. We will never attract strong and independent personalities in politics by promising them (political party) silence, and this will not convince the young (and old) citizens to vote as they will not see that every vote counts.
Parties who cling to old ways – old fashioned practices that discredit politics rather than showing them a noble and inspiring way - will look for what they are: the old parties.
And Quebecers are tired of old politics."
What could allow for more democracy should be welcomed with greater consideration given the issues of disengagement of citizens from politicians and government.

The reaction of the Prime Minister Jean Chares regarding the democratic votes makes us seriously question ourselves about what he thinks about open government, and what degree of fear of economic instability he has about bringing changes in this field.

Following this week’s declaration of the Premier about the democratic votes, @GautrinWeb2’s Twitter stream recorded a decrease in activity. Despite a team effort to refocus on the analysis work, through a second blog post about "The what, why and how of our report," the passion is gone. A loss of meaning, alienation of citizen’s hope, further undermines the analytical work of Gautrin’s team.

The Open Government and Francophonie Project submitted to the Minister Besson
On September 8, via Twitter , the Minister Eric Besson was kind enough to agree to receive details about the Open Government and Francophonie Project.

Many observers from around the world are hanging on Éric Besson’s lips and are waiting to see how he will react to the project and what he will have to offer. We all hope that he offers something… Since Quebec has not dared to venture into new horizons, the ball is Éric Besson’s court now.

Let’s hope that the allegory of “Happy Feet” and Mumble will help Minister Éric Besson and his colleagues, and drive them to be wise and indulgent towards the people who dance tap and think differently.

The Open Government and Francophonie Project, an international partnership project that would allow the deployment and development of open governance throughout the Francophonie, could be complementary to the Open Government Partnership. A Francophone developed country, member of the OIF, endorsing a serious commitment to an open government policy would set an example and would be able to convince other countries of the Francophonie to participate in a global effort towards greater transparency, participation and collaboration with citizens.

Les «Petits pieds du bonheur» et le gouvernement ouvert en Francophonie

Les leaders gouvernementaux de la France devraient s’inspirer de l’allégorie du long métrage d’animation «Les Petits pieds du bonheur» (Happy Feet) pour orienter leurs stratégies d’action vers une politique de gouvernement ouvert, et par le fait même, donner l’exemple des pays de la Francophonie.

Allégorie des «Petits pieds du bonheur»
Né dans une colonie de manchots qui trouvent l'âme sœur en chantant, Mumble est considéré comme ayant un handicap, étant donné qu’il ne peut sortir une note juste. Il fait en revanche des claquettes comme personne. [Il pense autrement des autres, il est un iconoclaste. Le cerveau des iconoclastes fonctionne de façon différente, ce qui leur confère une vision différente.] Banni par les siens à cause de sa différence, Mumble part en Terre d’Adélie.

Le malheur frappe la colonie de manchots, qui manque de vivres. Les poissons se font rares. [La communauté éprouve des difficultés économiques et les citoyens ressentent les effets d’une baisse de prospérité collective.] Mumble par à la recherche des «extra-terrestres» qui volent le poisson. Il fera des découvertes sur tous les aspects de sa vie et sur sa destinée.

Mumble affronte les flots et traverse seul une vaste étendue d’eau. Affaibli, échoué sur une berge étrangère, il est recueilli par les autorités. [Un gouvernement étranger lui accorde son soutien et veille à assurer ses besoins financiers.] Sa différence est vite repérée et ses talents sont reconnus. Les autorités étrangères tentent de déchiffrer son message. En accompagnant Mumble dans sa colonie d’origine, les autorités étrangères permettent à tous les membres de la collectivité d’apprendre à danser la claquette comme Mumble et à s’exprimer d’une «voix» unifiée.

Selon le neuroscientifique Dr Gregory Berns, dans le livre 'Iconoclasts':
"No organization can survive without iconoclasts -- innovators who single-handedly upturn conventional wisdom and manage to achieve what so many others deem impossible.

Though indispensable, true iconoclasts are few and far between. In Iconoclast, neuroscientist Gregory Berns explains why. He explores the constraints the human brain places on innovative thinking, including fear of failure, the urge to conform, and the tendency to interpret sensory information in familiar ways."
Absence de gouvernement ouvert dans les États leaders de la Francophonie
Aucun pays développé de la Francophonie n’est encore sérieusement impliqué dans une démarche démontrant qu’il est en voie de devenir un gouvernement ouvert.

Le Québec n’est pas un pays, mais il a un statut de membre au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, tout comme le Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement du Québec a statué négativement le 1er septembre 2011 sur le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Le député Jean-Paul Diamond a déclaré: «Il n’y a pas de solutions. Il n’y a rien au gouvernement du Québec qui puisse permettre le démarrage de ce projet», fermant ainsi définitivement la porte (du moins à court et moyen terme) à tout espoir de collaboration.

Bien que le Canada fasse partie de la vingtaine de pays qui se sont proposés à ce jour pour rejoindre le Open Government Partnership http://www.huffingtonpost.com/alexander-howard/international-open-govern_b_950967.html (dont le comité des parties prenantes sera co-piloté par les États-Unis et le Brésil pendant la première année d’activités), l’absence de mention en public de questions concernant le gouvernement ouvert par le premier ministre du Québec et les autres décideurs gouvernementaux dénote un manque flagrant d’intérêt par les autorités québécoises, et limite la participation francophone à l’OGP (par le biais du Canada). À noter que quelques pays ayant le français en partage membres de l’OIF, font partie de la vingtaine de pays à participer à l’OGP.

Des intervenants de la sphère du gouvernement ouvert en France m’ont informée que la République française aurait décliné l’invitation d’une participation à l’OGP.

Visite au Québec du ministre français chargé de l’économie numérique

Cette semaine, le ministre Éric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, était en «déplacement au Québec, consacré aux opportunités de partenariats industriels dans le cadre du Plan Nord québécois», et qui devait culminer par «jeter les bases de ce qui pourrait être un partenariat spécifique entre le Québec et la France». Consultez son agenda pour connaître les détails de sa visite: http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/11400.pdf. Voir aussi l’article «La France s'intéresse à "l'Eldorado" du Nord québécois» http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gw7UTBHzZsOTmojf9SYJCN6Ahyxw?docId=CNG.e90f5a7d78f4df301e94b4c7108d7117.61

Il est regrettable que le gouvernement du Québec n’ait pas profité de cette visite pour discuter, ne serait-ce que quinze minutes, des opportunités de développement et de partenariat en lien avec des perspectives de gouvernement ouvert.

Bien que la consultation sur le potentiel du Web 2.0 ait été commandée par le premier ministre Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse, en octobre 2010, le premier ministre n’en a pas encore glissé un mot publiquement.

La visite au Québec du ministre Éric Besson aurait été une occasion extraordinaire pour le premier ministre de démontrer un soutien aux travaux d’une équipe de près d'une vingtaine de gestionnaires gouvernementaux, pilotée par le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, qui se consacreront pendant 15 mois à dégager des orientations et à proposer des recommandations. Il aurait été des plus intéressants de découvrir quels sont les idées partagées par le premier ministre et le ministre chargé de l’Économie numérique au sujet des données ouvertes et du gouvernement ouvert.

Le 1er septembre 2011, le ministre Éric Besson a fourni de nouveaux détails au sujet de la prochaine stratégie numérique du gouvernement. http://www.clubic.com/internet/actualite-443724-france-numerique-2020-gouvernement-ouvre-consultations.html Le ministre a affirmé que «ce plan prévoyait 154 actions concrètes, dont 80% ont d'ores et déjà été mises en œuvre».

Un déplacement du premier ministre Jean Charest est prévu le mois prochain en France. Michel Viatteau de APF a rapporté hier que «le Premier ministre français François Fillon devait recevoir début octobre le Premier ministre québécois Jean Charest.»

Il n’est pas trop tard pour discuter de perspectives de gouvernement ouvert.

Cependant, le premier ministre Jean Charest «a exclu jeudi la possibilité de tenir des votes libres sur des projets de loi, craignant que cela ne crée trop d'instabilité», rapportait le 8 septembre la Presse canadienne. http://www.985fm.ca/national/nouvelles/jean-charest-craint-l-instabilite-que-des-votes-li-95544.html Voir aussi «Vote libre: mauvais pour l’économie» http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php

Huit personnes signaient dans Le Soleil l’article «Les Québécois en ont marre de la vieille politique». http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201109/08/01-4432724-les-quebecois-en-ont-marre-de-la-vieille-politique.php
«Le cynisme et le désintérêt pour la chose publique sont une conséquence directe de l'impression qu'une majorité de votes sont gaspillés à chaque élection, et que des candidats intéressants se transforment en perroquets serviles une fois élus.
À l'âge de l'information et de l'autorité diffuses, on ne peut plus espérer dicter sa volonté à des masses dociles. On n'attirera jamais de personnalités fortes et indépendantes en politique en leur promettant le musellement partisan, et on ne convaincra pas les jeunes (et les moins jeunes) de voter tant qu'on ne garantira pas que chaque vote compte.
Les partis qui s'accrocheront aux anciennes façons de faire -- des pratiques qui déconsidèrent la politique dans ce qu'elle a de noble et d'inspirant -- auront l'air de ce qu'ils sont: des vieux partis.
Et les Québécois en ont marre de la vieille politique.»
Ce qui peut accorder davantage de démocratie devrait être accueilli avec une meilleure considération, étant donné la problématique de désengagement des citoyens face aux politiques.

La réaction du premier ministre Jean Charest concernant le vote libre a de quoi nous interroger sérieusement sur ce qu’il pense du gouvernement ouvert, et quel est son degré de crainte d’instabilité économique face aux changements à effectuer dans ce domaine.

Suite à la déclaration sur le vote libre du premier ministre, le fil de discussions Twitter de @GautrinWeb2 enregistre une baisse d’activité. Malgré un effort de l’équipe pour remettre l’accent sur les travaux, par le biais d’un second billet de blogue portant sur «Le quoi, le pourquoi et le comment de notre rapport», https://www.facebook.com/notes/consultation-publique-gautrin-web-20/le-quoi-le-pourquoi-et-le-comment-de-notre-rapport/239072756138426 le cœur n’y est plus. Une perte de sens, par l’aliénation de l’espoir des citoyens, vient miner encore davantage les travaux d’analyse de l’équipe Gautrin.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie présenté au ministre Besson
Le 8 septembre, via Twitter http://twitter.com/#!/Eric_Besson/status/111874829380091904, le ministre Éric Besson a eu l’amabilité d’accepter de recevoir les détails du projet Gouvernement ouvert et Francophonie.

De nombreux observateurs de partout dans le monde sont suspendus aux lèvres du ministre Éric Besson et attendent de voir de quelle manière il recevra le projet, et ce qu’il proposera. Nous espérons tous qu’il propose quelque chose. Puisque le Québec n’a pas osé s’aventurer vers de nouveaux horizons, la balle est dans le camp de la France.

Espèrons que l’allégorie de Mumble du long métrage «Les Petits pieds du bonheur» fera réfléchir le ministre Éric Besson et ses collègues, et que cela les poussera à faire preuve de sagesse et d’indulgence envers les personnes qui dansent de la claquette et pensent autrement des autres.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, un projet de partenariat international qui permettrait le déploiement et développement de la gouvernance ouverte à travers la Francophonie, pourrait être complémentaire à l’Open Government Partnership. Un pays francophone développé membre de l’OIF s’engageant sérieusement vers une politique de gouvernement ouvert donnerait l’exemple et serait en mesure de convaincre d’autres pays de la Francophonie de participer à un effort mondial vers une plus grande transparence, participation et collaboration avec les citoyens.

29 août 2011

Culture change and the voice of Quebec

These past twenty days, I did not blog. I'm quieter than usual (I even lost one Klout point these past three weeks). The rejection of the Open Government and Francophonie Project by IDÉtr, and their refusal to meet me in person, have considerably shaken me.

Several things have caught my attention during the week of August 22. I share them with you here.

I noticed a small gesture from the @GautrinWeb2 team, which I interpret (THIS IS AN HYPOTHESIS) as an incipient culture change, allowing a glimpse of hope that the government of Quebec walks towards collaboration with citizens and open government. Let's hope the government will soon find a solution that will allow to launch the Open Government and Francophonie Project.

HOPE AND OPTIMISM, OF JACK LAYTON'S LEGACY
This week, we were informed of the departure of a great politician, leaving a void in the Canadian political landscape. "Working for change can actually bring about change. The hope is better than fear. Hope is better than fear. Optimism is better than despair. So let us be loving, hopeful and optimistic. And we’ll change the world." Jack Layton, Leader of the Official Opposition in Canada, wrote this farewell letter two days before his death.

This letter has moved thousands of people, including myself. It will remain engraved in Canadians' hearts. I found out about Jack Layton's death on Monday morning, when surfing on my iPhone, returning from a meeting with MP of Maskinongé. Jack Layton's funerals were celebrated on Saturday afternoon (August 27) at Roy Thomson Hall, a concert hall in Toronto (Ontario).

MP OF MASKINONGÉ'S INTERVENTION
I still try to receive support from government of Quebec's high authorities regarding the Open Government and Francophonie Project, despite an adverse decision from Innovation and Business Development of the City of Trois-Rivières (IDÉtr). I requested a review of their decision, and IDÉtr's CEO wanted to receive advice from MP of Trois-Rivieres. Danielle St-Amand transferred my file on August 16 to MP Jean-Paul Diamond, deputy of Maskinongé. Since IDÉtr and MP of Trois-Rivières did not agree to meet me in person (IDÉtr took a decision without even questioning me and allowing me to discuss the project), I was really glad that Jean-Paul Diamond agreed to me speak to me in person on August 22.

My goal, when meeting with MP of Maskinongé, was to find solutions to allow the launch an international project that will deploy open government throughout the Francophonie.

Mr. Diamond said he is willing to deal with these issues.

I hope that Mr. Diamond will soon form a kind of tandem with the Deputy House Leader of the Government of Quebec, Henri-François Gautrin, since he's responsible for the current mandate analysis on the potential of Web 2.0. The final report of this analysis is due on December 15, 2011.

The Open Government and Francophonie Project was presented seven months ago to the government of Quebec, in February 2011. There are four months remaining before Henri-François Gautrin's final report to be revealed. How to accommodate the launch of the international social business initiative before the end of the year, without an official open government declaration from the government?

For now, no solution has yet been proposed, but I'd like to acknowledge the efforts of Diamond / Gautrin: they are trying to find a way.

BRITISH COLUMBIA EXPERIMENTS WITH A NEW TYPE OF LEADERSHIP
As months go by and I await a commitment from the government of Quebec (since the beginning of this year), Christie Clark had time to be elected as head the government of British Columbia, declared her intention to become the most connected Prime Minister in Canada, declared the implementation of an open government, (among others) launched the first provincial open data platform starting with an impressive number of data sets (in July 2011), and produce this remarkable video about her open government vision (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3pq6V40uQYY#).

This week, the experienced @fusedlogic interviewed Stephanie Cadieux, Minister of Labour, Citizens' Services and Open Government at the show Gov2TV. The host of this show is Walter Schwabe. He travels around the world to find out how the government is using online technology and the Internet to become more transparent, efficient and responsive.

The open government editor of O'Reilly Media, Alex Howard alias @digiphile tweeted this statement from the Minister Cadieux: "To tackle problems, we need to engage the hearts, the souls, the minds of the smartest people" - View @digiphile's post: http://radar.oreilly.com/2011/07/british-columbia-open-government-data.html.

With this statement, I think that British Colombia (HYPOTHESIS) is experimenting with a style of soul of leadership, appropriate in an open government context. BC begins to decode the alchemy of the heart and great leadership.

Real leadership begins at the spiritual level. It is not about popularity, power or accumulation of profits, but rather about succeeding in getting the ego out of the away so that people that make up an organization can serve the greater good. Does a woman minister, and in addition a person in a wheelchair, have more awareness and opportunity to exercise such leadership?

A car accident at the age of 18 years changed the course of her life. "I have all the same dreams, all the same heartaches… I just use a different mode of transportation," she said. Her different mode of transportation may have helped Stephanie Cadieux to develop her brain to think otherwise, which could explain how she is able to consider leading in a different way.

"In our increasingly interconnected world, we learned that neither the government nor the private sector alone can find solutions to problems. We must work in partnership and we must "deal with the soul" to achieve our common goals," explains Deepak Chopra in his recent book.

This statement by the Minister Cadieux contrasts with the answer I received from IDÉtr. I was told that I am "too good". This would be one reason for the rejection of my project.

STATEMENT FROM THE LEADER OF THE OPPOSITION
On August 23, I attended in Three Rivers (Trois-Rivières) the first citizen meeting organized by the Parti Québécois. Ms. Pauline Marois, Opposition Leader, said she wants to "restore integrity in government, make a cleaning in government institutions which should give confidence back to citizens, and eliminate bureaucracy and duplication of structures." All this could be achieved through an open government. I asked Ms. Marois to go a notch further in her vision, by adopting the open government philosophy. She said that "these issues should not be neglected, but it will take a revolution." Parti Quebecois could be on its way to develop an open government approach and hopefully this will lead to interventions by MP members of the opposition at the National Assembly this Fall, in line with the mandate analysis about the potential of Web 2.0.

TOWARDS A CHANGE OF CULTURE, AND THE 'VOICE' OF QUEBEC
Visit, comment, suggest ideas and vote for ideas on this platform: http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca.

Is the wind changing? There is reason to believe it is.

Firstly, I was granted a meeting. The MP of Maskinongé agreed to meet me on August 22, and said he agrees to tackle with these issues. A window of collaboration may be opening.

Secondly, Gautrin's team begins to recognize citizens' initiatives. In the late afternoon on Friday August 26, @GautrinWeb2 team tweeted this to @CapitaleOuverte: "Congratulations for your initiative and your commitment!"
(http://twitter.com/#!/GautrinWeb2/status/10714 6160023670784)

I read these congratulations as a mark of recognition of "grass-roots movement" efforts by citizens in order for the City of Quebec to release its public data. This could be also read as a step towards the "complete change of thinking", which is necessary for the implementation of an open government, stressed Henri-François Gautrin, in an August 9 CBC report about his mandate analysis.

In an info monitoring mode, to listen means strive to go beyond expectations to create an environment conducive to development. Simply gather ideas on the platform for consultation, it is not enough. Citizens stress it since the beginning of Gautrin's online public consultation in their comments and tweets.

A demonstration of recognition is an excellent starting point.

Those who follow with interest the work of the Gautrin's team hope that a strategy, action plan, or elements of vision, will be disclosed before December 15. Something - some hope - to hold on, allowing a glimpse into what feeds Henri-François Gautrin's vision.

The "voice" of an organization is indicative of its culture. Organizational culture, in the field of organizational studies and management, is described as the psychology, attitudes, experiences, beliefs and values (personal and cultural values) of an organization. Organizational culture is defined also as "the specific collection of values and norms shared by people and groups in an organization which control how they interact with each other and with stakeholders outside the organization."

Please note that this definition focuses on how people interact with each other and with stakeholders outside the organization. The interaction between people is largely facilitated by communications. Communications result in attitudes, actions and tone of conversations. Today, attitudes, gestures and tone of the conversations have become "open source", empowered by the power of social media.

People (government employees, citizens) are the power of any organization. Unless invested with individual empowerment, these people feel... powerless.

United around a cause, a mission or a common goal, people can and will do things out of the ordinary. Uncommon things - such as overcoming the impossible, explore the unexpected, walk out of a frame which is not planned - innovation occurs alongside these rare situations.

I believe that more communication would be the greatest good to everyone, in terms of the GautrinWeb2 project. I suggested three simple areas to develop to M. Gautrin this week.

Premier Jean Charest has initiated a process in October 2010, by offering an analytical term to Henri-François Gautrin. The Prime Minister is directly responsible for youth issues. Frequent communication by the end of the year would be desirable.

If government leaders cannot initially change their own culture (or in the words of Henri-François Gautrin, establish a "complete change of thinking"), they will fail to tap into the "open source" culture of social media. Attempt to do so, without first changing their own culture, is a path to failure.

Therefore, tangible demonstrations of cultural change are desirable now.

In addition, the "voice" of Quebec must assert itself in the coming months, including:
- The mobilization of citizens to participate in the analysis on the potential of Web 2.0 and collaborate with the government;
- The mobilization of its own governmental institutions and the mobilization of Quebec municipalities to engage in a process leading to the release of public data and adoption of open governance throughout Quebec;
- To collaborate and partner with other governments already engaged in this direction in the Canadian space;
- Mobilization of countries sharing the French language by offering to adopt open government principles as a preferred mode of governance (through the Open Government Project and Francophonie);
- To create partnerships with other governments around the world, including developing a Francophone complementary component to the Open Government Partnership.

**************

September 8, 2011

FINAL ANSWER BY THE GOVERNMENT OF QUEBEC
On September 1st, 2011, the Deputy of Maskinongé, Jean-Paul Diamond, said: 'There are no solutions. There is nothing at the Government of Quebec that allows for the startup of this project'.

27 août 2011

Changement de culture et voix du Québec

Ces vingt derniers jours, je n'ai pas blogué. Je suis plus silencieuse que d'habitude (même que j'ai perdu un point Klout ces trois dernières semaines). Le rejet du projet Gouvernement ouvert et Francophonie par IDÉtr, et leur refus de me rencontrer en personne, m'ont considérablement ébranlée.

Ma semaine du 22 août a été parsemée de plusieurs éléments qui ont attiré mon attention, que je partage avec vous.

J’ai noté un petit geste de l’équipe @GautrinWeb2, que j'interprète comme une amorce de changement de culture, ce qui permet d’entrevoir avec espoir que le Québec est en VOIE d’affirmer sa VOIX (en matière de gouvernement ouvert). Et aussi de trouver prochainement une solution à mon dossier. Espérons-le!

ESPOIR ET OPTIMISME, LE LEGS DE JACK LAYTON
Tout d'abord, je désire souligner le départ d'un grand politicien, qui laisse un vide dans le paysage politique canadien. «En travaillant pour le changement on peu effectivement provoquer le changement. L’espoir est meilleur que la peur. Gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde». Jack Layton, le chef de l’Opposition du Canada, a écrit ces encouragements dans une lettre d'adieu deux jours avant son décès. Cette lettre a bouleversé des milliers de citoyens, moi y compris. Cette lettre demeurera gravée dans le cœur des Canadiennes et des Canadiens. J’ai appris l’annonce du décès de Jack Layton lundi matin, en surfant dans les médias sociaux sur mon iPhone, de retour d’une rencontre avec le député de Maskinongé. Les funérailles nationales de Jack Layton ont été célébrées ce samedi après-midi (27 août), au Roy Thomson Hall, une salle de spectacles de Toronto (Ontario).

INTERVENTION DU DÉPUTÉ DE MASKINONGÉ
J’essaie toujours d’obtenir un appui des autorités québécoises au projet Gouvernement ouvert et Francophonie, malgré une décision défavorable de Innovation et développement des affaires de la Ville de Trois-Rivières (IDÉtr). J’ai demandé une révision de leur décision, et le directeur général de IDÉtr a souhaité prendre auparavant conseil auprès de la députée de Trois-Rivières. Mme Danielle St-Amand a transféré le dossier au député Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé, le 16 août. Puisque IDÉtr ni la députée de Trois-Rivières ne m’ont accordé de rencontre (IDÉtr a pris une décision sans même m'interroger et me permettre de répondre à leurs questions), j’étais vraiment contente que Jean-Paul Diamond accepte de me parler en personne le 22 août dernier.

Mon objectif de rencontre avec le député de Maskinongé est de trouver une solution de démarrage du projet international de déploiement du gouvernement ouvert à travers la Francophonie.

M. Diamond a indiqué qu’il acceptait de s’occuper de ce dossier.

J’espère qu’il se créera rapidement une sorte de tandem entre M. Diamond et le leader parlementaire adjoint du gouvernement, Henri-François Gautrin, qui pilote depuis octobre 2010 une analyse en cours sur le potentiel du Web 2.0. Le rapport final de cette analyse est attendu le 15 décembre 2011.

Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été présenté il y a sept mois au gouvernement du Québec en février 2011. Il reste encore quatre mois avant le dépôt du rapport final de Henri-François Gautrin. Comment faire pour accommoder le démarrage de ce projet, avant la fin de l'année?

Pour le moment, aucune solution n'a encore été proposée, mais je tiens à souligner les efforts de messieurs Diamond/Gautrin pour tenter d'en trouver.

LA COLOMBIE-BRITANNIQUE EXPÉRIMENTE AVEC UN NOUVEAU TYPE DE LEADERSHIP
Pendant que les mois s’écoulent et que je demeure dans l’attente d’un engagement de la part du gouvernement du Québec (depuis le début de l’année), Christie Clark a eu le temps d’être élue à la tête du gouvernement de la Colombie-Britannique, déclarer son intention de devenir la première ministre la plus branchée au Canada, déclarer l’implantation d’un gouvernement ouvert, (entre autres) lancer la première plate-forme provinciale de données ouvertes avec un nombre impressionnant d’ensembles de données (juillet 2011) et produire cette remarquable vidéo sur le gouvernement ouvert (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3pq6V40uQYY#).

Cette semaine, le chevronné @fusedlogic a reçu Stephanie Cadieux, la ministre du Travail, des Services aux citoyens et du Gouvernement ouvert à l’émission Gov2TV. L’hôte de cette émission est Walter Schwabe. Il parcourt le monde pour découvrir comment le gouvernement utilise la technologie en ligne et l'Internet pour devenir plus transparent, efficace et réactif.

L’éditeur de gouvernement ouvert de O’Reilly Media, Alex Howard alias @digiphile a gazouillé cette déclaration de la ministre Cadieux: "To tackle problems, we need to engage the hearts, the souls, the minds of the smartest people" --- «pour s'attaquer aux problèmes, nous devons engager les cœurs, âmes, et esprits des personnes les plus intelligentes». Voir le billet de @digiphile à ce sujet: http://radar.oreilly.com/2011/07/british-columbia-open-government-data.html.

Avec cette déclaration, je trouve que la Colombie-Britannique se rapproche d'un style de soul of leadership, approprié dans un contexte de gouvernement ouvert. La Colombie-Britannique commence à décoder l'alchimie du cœur et d'un grand leadership.

Un véritable leadership commence au niveau spirituel. Il ne s'agit pas de popularité, de puissance ou d'entassement des profits, mais de réussir à parvenir à écarter l'égo de la route afin que les personnes qui composent une organisation puissent servir le plus grand bien. Une femme ministre, et de surcroît une personne en fauteuil roulant, a peut-être davantage de conscience et de chances d'exercer ce type de leadership?

Un accident de voiture à l'âge de 18 ans a changé le cours de sa vie. «J'ai les mêmes rêves que tout le monde, les mêmes chagrins... Sauf que j'utilise un autre mode de locomotion», a indiqué Mme Cadieux. Cette autre façon de se déplacer lui a permis de développer son cerveau pour penser autrement, ce qui pourrait expliquer qu'elle puisse envisager de diriger autrement.

«Dans notre monde toujours plus interconnecté, nous avons appris que ni le gouvernement ni le secteur privé peuvent trouver seuls des solutions aux problèmes. Nous devons travailler en partenariat et nous devons «gérer avec l'âme» pour atteindre nos objectifs communs», indique Deepak Chopra dans son récent livre.

Cette déclaration de la ministre Cadieux contraste avec la réponse que j'ai reçue de IDÉtr. On m'a dit que je suis «trop bonne». Il s'agirait d'une des raisons du rejet de mon projet.

LA RÉPONSE DE LA CHEF DE L’OPPOSITION
Le 23 août, j’ai assisté à Trois-Rivières à la première assemblée citoyenne organisée par le Parti Québécois. Mme Marois a dit qu’elle souhaitait «redonner de l’intégrité au gouvernement, en faisant le ménage des institutions gouvernementales ce qui devrait redonner de la confiance aux citoyens, en éliminant la bureaucratie et le dédoublement des structures.» Tout cela pourrait être atteint par le biais d’un gouvernement ouvert. J’ai demandé à la chef de l’opposition, Pauline Marois, d’aller plus loin dans ses réflexions, en adoptant la philosophie du gouvernement ouvert. Elle a répondu qu’il «ne faut pas négliger ces questions, mais que cela prendra une révolution». Il y a lieu d’espérer que le Parti Québécois développe une approche de gouvernement ouvert et qu’aient lieu des interventions de membres de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale cet automne, en lien avec le mandat d’analyse sur le potentiel du Web 2.0.

AMORCE VERS UN CHANGEMENT DE CULTURE, ET LA «VOIX» DU QUÉBEC
Visitez, commentez, suggérez des idées et votez pour des idées http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca.

Le vent tournerait-il? Il y a lieu de le croire.

Premièrement, on m’a accordé une audience. Le député de Maskinongé à accepté de me rencontrer le 22 août, et a dit qu’il allait se pencher sur mon dossier. Une fenêtre de collaboration pourrait s’ouvrir.

Deuxièmement, l’équipe Gautrin commence à reconnaître les initiatives de citoyens. En fin d’après-midi, vendredi (26 août), l’équipe @GautrinWeb2 a gazouillé ceci, à @CapitaleOuverte: «Bravo pour votre initiative et votre engagement!»
(http://twitter.com/#!/GautrinWeb2/status/107146160023670784)

Je considère que ces félicitations sont une marque de reconnaissance des efforts d’un "grass-roots movement" déployés par des citoyens, pour que la Ville de Québec libère ses données. Cela pourrait être lu comme étant un pas vers le «changement complet des mentalités», qui est nécessaire à l’articulation d’un gouvernement ouvert, a déclaré Henri-François Gautrin, dans un reportage du 9 août de la SRC à propos de son mandat d’analyse.

En mode veille, être à l’écoute signifie s’efforcer d’aller au-delà des attentes, afin de créer un environnement propice à l’évolution. Se contenter de recueillir les idées sur la plate-forme de consultation, ce n’est pas suffisant. Les citoyens le font sentir depuis le début de la mise en ligne de la consultation publique, dans leurs commentaires et gazouillis.

Une démonstration de reconnaissance constitue un excellent point de départ.

Celles et ceux qui suivent avec intérêt les travaux de l’équipe Gautrin espèrent qu’une stratégie, un plan d’action, ou des éléments de vision, leur soient dévoilés, d’ici au 15 décembre prochain. Quelque chose - quelque espoir - à quoi s’accrocher, qui permette d’entrevoir vers quoi s’enligne la vision de Henri-François Gautrin.

La «voix» d'une organisation est révélatrice de sa culture. La culture organisationnelle, dans le domaine des études organisationnelles et de la gestion, est décrite comme étant la psychologie, les attitudes, les expériences, les croyances et les valeurs (valeurs personnelles et culturelles) d'une organisation. La culture organisationnelle est définie aussi comme «la collecte spécifique des valeurs et des normes partagées par les personnes et les groupes dans une organisation et qui contrôlent la façon dont ils interagissent les uns avec les autres et avec les intervenants à l’extérieur de l'organisation.»

Veuillez noter que cette définition met l'accent sur la façon dont les personnes interagissent les unes avec les autres ainsi qu’avec les intervenants extérieurs à l'organisation. L'interaction entre les gens est en grande partie facilitée par les communications. Les communications se traduisent par des attitudes, des actions et le ton des conversations. De nos jours, les attitudes, gestes et ton des conversations sont devenus «open source», alimentés par la puissance des médias sociaux.

Les gens (pour un gouvernement, des employés, des citoyens) consistent en la puissance de toute organisation, et à moins d’être investis d’empowerment individuel, ces gens se sentent impuissants.

Unifiés autour d’une cause, d’une mission ou d’un objectif commun, des personnes peuvent et vont faire des choses hors du commun. Des choses peu fréquentes - telles que vaincre l'impossible, explorer l’inattendu et sortir hors du cadre, de ce qui n’est pas planifié -, de ces choses, en marge de situations rares, survient l'innovation.

Je considère que davantage de communication ferait le plus grand bien à tout le monde, en ce qui concerne le projet GautrinWeb2. J’ai proposé trois axes simples à développer à M. Gautrin cette semaine.

Le premier ministre Jean Charest a initié une démarche, en octobre 2010, en confiant un mandat d’analyse à Henri-François Gautrin. Le premier ministre est directement responsable des dossiers jeunesse. Des communiqués fréquents d’ici à la fin de l’année seraient souhaitables.

Si les dirigeants gouvernementaux ne parviennent pas d'abord à changer leur propre culture (ou pour reprendre les mots de Henri-François Gautrin, à instaurer un «changement complet des mentalités»), ils ne parviendront pas à puiser dans les «open source» de la culture des médias sociaux. Tenter de le faire, sans préalablement modifier leur propre culture, est une voie vers l'échec.

Par conséquent, des démonstrations tangibles de changement de culture sont souhaitables, dès maintenant.

Par ailleurs, la «voix» du Québec doit s’affirmer au cours des prochains mois, notamment par:
- La mobilisation des citoyens à participer à l’analyse sur le potentiel du Web 2.0 et à collaborer avec le gouvernement;
- La mobilisation de ses propres institutions gouvernementales, ainsi que la mobilisation des municipalités du Québec, à s’engager dans une démarche conduisant à la libération des données et à l’adoption d’une gouvernance ouverte;
- Se rallier aux autres gouvernements déjà engagés dans cette voie dans l’espace canadien;
- La mobilisation des pays ayant le français en partage en leur proposant d’adopter le gouvernement ouvert comme mode privilégié de gouvernance (via le projet Gouvernement ouvert et Francophonie);
- Se rallier aux autres gouvernements à travers le monde, notamment en développant un volet complémentaire francophone au Open Government Partnership.

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DERNIÈRE HEURE --- 8 septembre 2011
RÉPONSE FINALE DU GOUVERNEMENT
Le député de Maskinongé, Jean-Paul Diamond, a répondu le 1er septembre 2011 ceci: "Il n'y a pas de solutions. Il n'existe rien au gouvernement du Québec qui permette de démarrer ce projet".

30 juillet 2011

IQ refuse de dévoiler des données «publiques»

Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, lors de l'annonce sur la relance de la Davie.

Le journaliste Taïeb Moalla a publié aujourd'hui cet article dans le Journal de Québec. Je le publie ici pour ne pas perdre l'information. Et bien entendu, j'ai envoyé l'article à Henri-François Gautrin en lui demandant de bouger plus vite et de faire un gouvernement ouvert au Québec.

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IQ refuse de dévoiler des données «publiques»
Taïeb Moalla, 30 juillet, Journal de Québec

Dans la foulée de la polémique ayant opposé les Chantiers Verreault au ministre du Développement économique, Clément Gignac, Investissement Québec (IQ) a refusé, vendredi, de dévoiler des données financières qu'elle prétendait pourtant « publiques » il y a à peine quelques jours.

Le différend entre Denise Verreault, PDG des Chantiers Verreault, et M. Gignac s'est embrasé lorsque le ministre a révélé que l'entreprise des Méchins avait au moins 18 mois de retard dans ses échéanciers de remboursement d'un prêt accordé par Investissement Québec (IQ) en 2002. Mme Verreault a immédiatement déploré que le ministre Gignac dévoile ainsi des « données financières confidentielles » et l'a accusé de nuire à sa compagnie.

Interrogé par le Journal en début de semaine, IQ a spécifié que le retard était plutôt de 43 mois et que ce genre de données était tout à fait public.

Un petit test fructueux

Prenant l'organisme au mot, le Journal s'est alors attardé à quatre prêts - choisis au hasard - accordés par trois ministres différents à des entreprises québécoises par l'intermédiaire d'IQ, en 2007.

Nous avons demandé si ces prêts avaient été remboursés. En cas de réponse négative, nous voulions savoir si les entreprises en question avaient, elles aussi, des retards sur leurs échéanciers de paiement.

Après une réflexion de 24 heures, le porte-parole d'IQ, Jean-Pierre Bernier, a répondu que la Société d'État «ne peut pas prendre l'initiative de dévoiler ces informations, car il en va de la relation qu'Investissement Québec a avec les entreprises. Il faut éviter de leur porter préjudice».

«Information déjà publique»


Selon cette même logique, n'aurait-il pas été plus conséquent de taire également des informations qui pourraient « porter préjudice » aux Chantiers Verreault? « L'information était déjà publique », a répondu laconiquement M. Bernier, en faisant référence aux révélations faites par le ministre Gignac.

Plus tôt cette semaine, le Journal a demandé à Jolyane Pronovost, attachée de presse de Clément Gignac, si le ministre avait tenté d'influencer les communications d'Investissement Québec, un organisme qui relève de lui. « Non. Investissement Québec répond selon ses règles et selon ce qu'elle peut dévoiler », a-t-elle soutenu.
 
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