Certains individus peuvent voir dans le futur, une aptitude essentielle pour la survie de notre espèce à l'ère nucléaire. Cela permettrait à l'humanité de se déjouer des pièges qui ont le potentiel de la conduire tout droit à la catastrophe.
Aucune semaine ne passe sans que nous n'apprenions pas la nouvelle d'une autre grave crise, souvent causée par des erreurs commises par les dirigeants politiques. Bien qu'ils tentent de considérer tous les facteurs et qu'ils s'efforcent de peser les conséquences de chacune de leurs alternatives, les événements s'ensuivent prouvent que leur jugement était souvent mauvais, parce que c'est seulement la lumière intérieure qui peut guider le monde en toute sécurité à travers les menaces de destruction.
Ce canal, cependant, n'est pas destiné à prédire la montée ou la chute des marchés boursiers ou pour d'autres raisons banales. Ce canal est destiné à guider la course de l'humanité. C'est pourquoi celles et ceux qui se sont éveillés à ce pouvoir --- d'une manière saine --- deviennent presque immédiatement plus préoccupés par le bien-être de l'humanité que de leurs désirs personnels et leurs propres problèmes.
Si la menace de destruction par l'armement nucléaire ne vous est pas suffisante comme preuve de dégénérescence de notre race, j'ai appris cette semaine que l'Organisation mondiale de la santé prévoit trois fois plus de cas de démence d'ici 2050. À défaut d'avoir un individu fou qui appuiera sur le bouton du nucléaire et s'appropriera ainsi le pouvoir de destruction, nous sombrons graduellement dans la démence.
«Avec plus de 115 millions de cas attendus de démence (un syndrome - affectant de manière généralement chronique, la mémoire et le raisonnement, le comportement et l’aptitude à réaliser des tâches quotidiennes) à l’horizon d'ici 2050 selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé, ces cas sont en passe de devenir un véritable fléau. Or le problème dans bien des pays, est encore trop souvent négligé souligne l’OMS. Seuls huit pays possèdent un programme national de lutte contre la démence.» (ref, Trois fois plus de cas de démence d'ici 2050).
Seulement quatre pays européens se sont dotés d'un tel plan: France, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni.
Blogue de Lyne Robichaud
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20 avril 2012
09 novembre 2009
6 traductions du Dr Henry Niman aujourd'hui (mise à jour1)
Le Dr Henry Niman a repris sa cadence folle, avec 6 billets publiés aujourd'hui (lundi 9 novembre 2009) - et la journée n'est pas encore terminée. Cela me rappelle le mois de décembre 2007, où je pitonnais fébrilement derrière lui, enfilant traduction après traduction... même le jour de Noël.
L'annonce d'aujourd'hui du ministère ukrainien de la Santé a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Sensibles, abstenez-vous de lire le billet à propos des poumons totalement détruits...
Je commence à être étourdie à force de lire toujours les mêmes commentaires (que Niman répète tel un vieux gramophone). "La publication des séquences est en retard." En retard, en retard, en retard...
L'attente des données séquentielles me semble interminable.
Voici les traductions en français effectuées aujourd'hui:
>>> Le nombre rapporté de victimes en Ukraine grimpe à 155
>>> Polymorphismes de domaine de liaison du récepteur de 1918 dans le H1N1 en Ukraine?
>>> Plus de 2000 travailleurs de la santé malades en Ukraine
>>> Les cas rapportés en Ukraine dépassent le million - 174 victimes
>>> Destruction totale des poumons chez les cas mortels de H1N1 en Ukraine
>>> Le silence de l'OMS à propos des séquences ukrainiennes soulève des préoccupations de pandémie
MISE À JOUR - 19h50
Comme je m'en doutais, Niman a publié d'autres billets par la suite. Sur NewsNow (Uk), il a battu des records de popularité, en décrochant 6 des 8 top nouvelles les plus consultées des 24 dernières heures.
Voici mes autres traductions:
>>> Décès d'un médecin causé par la pneumonie au Bélarus, près de la frontière ukrainiennne
>>> Chronologie du silence de l'OMS concernant les séquences ukrainiennes de H1N1
05 mai 2009
ONU et OMS, accordez vos violons!
Quel(s) pays exerce(nt) des pressions sur Margaret Chan et l'OMS?
Ce matin, la directrice générale de l'OMS a déclaré qu'elle passerait en phase 6 (voir La directrice de l'OMS indique que la pleine pandémie sera déclarée).
Quelques heures plus tard, le directeur général de l'ONU, Ban Ki-moon, affirmait le contraire... L'OMS "n'a pas le projet pour l'instant d'augmenter le niveau d'alerte à 6", degré le plus élevé de l'échelle d'alerte, a assuré lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Il était accompagné en conférence de presse par David Nabarro, le coordonnateur senior du Système de grippe humaine et aviaire des Nations Unis. Voir ici et ici.
Il faudrait peut-être que les hautes instances de l'ONU et de l'OMS s'efforcent d'accorder un peu mieux leurs violons, s'ils veulent conserver leur crédibilité, en ce début de crise sanitaire mondiale majeure.
Le Secrétaire-général de l'ONU a annoncé qu'aura lieu dans deux semaines à Genève "une réunion des États, pays donateurs et secteur privé, qui s’inscrit dans les efforts visant une œuvre efficace de la stratégie de préparation."
Attendra-t-on jusque à cette rencontre pour déclencher la phase 6 d'alerte pandémique?
Les coffres de l'ONU ont un urgent besoin d'être renfloués pour passer à travers de la pandémie. Nous pouvons deviner que la crise économique mondiale a probablement dû toucher les budgets de préparatifs de pandémie des nations. Des coupures budgétaires ont fait en sorte que les pays donateurs ont dû diminuer leurs contributions à l'ONU pour la lutte contre la grippe aviaire. À la fin du mois de février 2009, Bernard Vallat, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), a indiqué:
"Les informations recueillies sont convergentes. On observe un peu partout à travers le monde une décroissance des budgets publics dans les domaines relatifs à la santé animale, à commencer par les ressources affectées à la surveillance et à la détection précoce des maladies des animaux d'élevage ou sauvages. Beaucoup des 172 pays membres de l'OIE envoient des signaux témoignant d'une baisse de la garde vis-à-vis des menaces sanitaires vétérinaires. Nous ne disposons pas encore de chiffres précis, mais la tendance est manifeste, tant dans les pays en voie de développement que dans les pays développés."
Il doit y avoir des tensions politiques. Cela doit jaser fort dans les couloirs du pouvoir...
Un autre élément a attiré mon attention. Le président mexicain Felipe Calderon a déclaré avoir regretté d'avoir fait preuve d'honnêteté et de transparance: "Je trouve injuste que, parce que nous avons été honnêtes et transparents avec le monde, certains pays prennent des mesures répressives et discriminatoires, fruits de l'ignorance et de la désinformation", a-t-il regretté.
Ajoutez à cette étrange déclaration le fait que le Mexique ne cesse de claironner depuis vendredi dernier que l'épidémie de grippe A (H1N1) recule, et que le pic est passé (alors que cela n'a pas encore été scientifiquement démontré). Des milliers d'articles de presse ont répété cela ce week-end, ce qui a fait en sorte que le public était sous l'impression que l'épidémie régressait, alors qu'en fait elle a progressé, a-t-on pu lire dans d'autres reportages.
Que se passe-t-il donc entre l'OMS et l'ONU? Et entre ces agences et les nations du monde? Des tiraillements majeurs, j'en ai l'impression. La pression doit être très forte pour ne pas basculer dans une pleine pandémie.
Déjà que la crédibilité de l'OMS en prend un coup ces derniers jours parmi la population, ce genre de volte-face pourrait coûter cher en crédibilité. Et ce n'est pas le temps, surtout pas le temps de perdre la face. Peter Santilli (@PeterSantilli) sur Twitter - notez qu'il a le nombre non négligeable de 34,783 followers - a écrit lundi soir (4 mai): "W.H.O. now stands for What Hasn't Occurred."
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30 avril 2009
Dans quelques jours, nous passerons probablement en phase 6
L'Ami Calmant qui a beaucoup plus d'humour que moi, et qui me fait toujours rire aux éclats (j'admire sa capacité de jouer avec les mots et de répondre des boutades qui me mettent absolument bouche bée), m'a demandé cette nuit:
Il n'y en a pas deux comme lui! Merci Christian pour tous les beaux clins d'oeil que tu m'as transmis au cours de l'année, et surtout pour tes encouragements. Quand j'étais découragée, tu as trouvé les bons mots qui m'ont poussée à continuer, malgré l'absence d'intérêt de la part des autorités québécoises pour le projet Zonegrippeaviaire et la nécessité de sensibiliser les citoyens à la réelle menace d'une pandémie.
Il était 2h51 du matin quand j'ai pris connaissance son message, et j'étais encore assise devant mon clavier, à contempler ce qui s'en vient.
Je retiens mes larmes, parce que je trouve que le manque de sensibilisation pour que les individus se préparent est flagrant, décevant, irresponsable de la part des autorités, et d'une tristesse inconsolable. Une personne du gouvernement du Québec m'a confié il y a deux jours: "Il a été décidé de ne pas diffuser trop d'informations afin de ne pas alerter la population et risquer que cette même population ne nous prenne plus au sérieux une fois le risque de pandémie déclaré."
Très mauvaise stratégie, qui nous coûtera cher.
L'absence de préparatifs individuels senmble faire partie d'une stratégie gouvernementale et mondiale.
Lorsque l'Organisation mondiale de la santé a modifié sa définition des niveaux d'alerte (phases pandémiques) en juin 2008, il était évident que c'était dans un but de limiter les préparatifs pandémiques, puisqu'il ne s'écoulerait que quelques jours entre le passage des niveaux 4 à 6. J'en ai parlé dans Zonegrippeaviaire, via mes traductions du Dr Henry Niman. Je me rappelle à l'époque qu'il avait analysé la question de long en large. Donc ce n'est pas comme si nous n'étions pas au courant du danger. Voir "La transmission interhumaine du H5N1 dicte un nouveau système d'alerte de pandémie" et "Le nouveau système d'alerte de pandémie de H5N1 contrôle la panique".
Nous sauterons dans la phase 6 très prochainement. Henry Niman l'a prédit il y a 10 mois, mais il nous l'a re-prédit hier. Voir "L'OMS confirme une transmission humaine soutenue du H1N1 porcin".
Ce qui fait que les citoyens ne seront pas prêts. Le gouvernement n'aura pas le temps de leur dire quoi faire.
Tendre à l'autosuffisance en tout me semble une stratégie gagnante dans les circonstances. Ainsi peu importe ce qui se passera, il sera possible de retomber sur ses pieds.
Autosuffisance en masques, médicaments, nourriture, eau, éclairage (bougies, lampes), chauffage (autre que l'électricité), communications (walkie-talkie).
Créer une solide communauté autour de soi, des gens sur qui on peut compter, m'apparaît également un élément crucial.
Je ne sais pas ce qui nous attend, mais attendons-nous à ce que ce soit majeur. Celles et ceux qui seront prendront leurs responsabilités (leur vie en main), et qui seront capables de transformer l'information en empowerment, pourraient devenir des leaders dans leur famille, leur communauté.
Personne n'a d'expérience en pandémie. Celles et ceux ayant vécu en 1918 sont tous pour la majorité décédés. Nos gouvernements n'en ont pas plus que nous. N'oublions pas cela.
Pour Claude Évin, président de la Fédération hospitalière de France, «les pandémies révèlent l’échelle des valeurs d’une société, par sa capacité à prendre en charge tous ses membres et à porter un projet collectif qui ne se résume pas à la somme désordonnée des actions individuelles».
À partir de maintenant, nous entrons dans la gueule de la pandémie. Nous serons seuls: le gouvernement ne pourra suffire aux énormes besoins.
Alors débrouillons-nous!
Consultez la section Démarches des individus. Complétez vos préparatifs pandémiques d'ici aux prochains jours.
Et bonne chance.
"Toi qui es aux avant-postes du combat, crois-tu qu'en me réfugiant dans une porcherie de la Basse Lanaudière, j'augmenterais mes chances d'échapper à la Fin du Monde?
Premier avantage: on y est caché comme dans une botte de foin.
Second avantage: l'augmentation immédiate des anticorps porcins."
Il n'y en a pas deux comme lui! Merci Christian pour tous les beaux clins d'oeil que tu m'as transmis au cours de l'année, et surtout pour tes encouragements. Quand j'étais découragée, tu as trouvé les bons mots qui m'ont poussée à continuer, malgré l'absence d'intérêt de la part des autorités québécoises pour le projet Zonegrippeaviaire et la nécessité de sensibiliser les citoyens à la réelle menace d'une pandémie.
Il était 2h51 du matin quand j'ai pris connaissance son message, et j'étais encore assise devant mon clavier, à contempler ce qui s'en vient.
Je retiens mes larmes, parce que je trouve que le manque de sensibilisation pour que les individus se préparent est flagrant, décevant, irresponsable de la part des autorités, et d'une tristesse inconsolable. Une personne du gouvernement du Québec m'a confié il y a deux jours: "Il a été décidé de ne pas diffuser trop d'informations afin de ne pas alerter la population et risquer que cette même population ne nous prenne plus au sérieux une fois le risque de pandémie déclaré."
Très mauvaise stratégie, qui nous coûtera cher.
L'absence de préparatifs individuels senmble faire partie d'une stratégie gouvernementale et mondiale.
Lorsque l'Organisation mondiale de la santé a modifié sa définition des niveaux d'alerte (phases pandémiques) en juin 2008, il était évident que c'était dans un but de limiter les préparatifs pandémiques, puisqu'il ne s'écoulerait que quelques jours entre le passage des niveaux 4 à 6. J'en ai parlé dans Zonegrippeaviaire, via mes traductions du Dr Henry Niman. Je me rappelle à l'époque qu'il avait analysé la question de long en large. Donc ce n'est pas comme si nous n'étions pas au courant du danger. Voir "La transmission interhumaine du H5N1 dicte un nouveau système d'alerte de pandémie" et "Le nouveau système d'alerte de pandémie de H5N1 contrôle la panique".
Nous sauterons dans la phase 6 très prochainement. Henry Niman l'a prédit il y a 10 mois, mais il nous l'a re-prédit hier. Voir "L'OMS confirme une transmission humaine soutenue du H1N1 porcin".
Ce qui fait que les citoyens ne seront pas prêts. Le gouvernement n'aura pas le temps de leur dire quoi faire.
Tendre à l'autosuffisance en tout me semble une stratégie gagnante dans les circonstances. Ainsi peu importe ce qui se passera, il sera possible de retomber sur ses pieds.
Autosuffisance en masques, médicaments, nourriture, eau, éclairage (bougies, lampes), chauffage (autre que l'électricité), communications (walkie-talkie).
Créer une solide communauté autour de soi, des gens sur qui on peut compter, m'apparaît également un élément crucial.
Je ne sais pas ce qui nous attend, mais attendons-nous à ce que ce soit majeur. Celles et ceux qui seront prendront leurs responsabilités (leur vie en main), et qui seront capables de transformer l'information en empowerment, pourraient devenir des leaders dans leur famille, leur communauté.
Personne n'a d'expérience en pandémie. Celles et ceux ayant vécu en 1918 sont tous pour la majorité décédés. Nos gouvernements n'en ont pas plus que nous. N'oublions pas cela.
Pour Claude Évin, président de la Fédération hospitalière de France, «les pandémies révèlent l’échelle des valeurs d’une société, par sa capacité à prendre en charge tous ses membres et à porter un projet collectif qui ne se résume pas à la somme désordonnée des actions individuelles».
À partir de maintenant, nous entrons dans la gueule de la pandémie. Nous serons seuls: le gouvernement ne pourra suffire aux énormes besoins.
Alors débrouillons-nous!
Consultez la section Démarches des individus. Complétez vos préparatifs pandémiques d'ici aux prochains jours.
Et bonne chance.
27 avril 2009
27 avril 2009
Ce sera toute une journée aujourd'hui.
Tout d'abord, l'Organisation mondiale de la santé a devancé d'une journée la réunion de son comité d'experts. La rencontre était prévue demain, mais aura lieu aujourd'hui. Attendons-nous à ce que le niveau d'alerte pandémique soit augmenté. Au moins à la phase 4. J'aimerais encore mieux la phase 5.
[C'est mon anniversaire aujourd'hui, en passant. Quel drôle de coïncidence!]
Je n'ai pas beaucoup de temps pour bloguer (même la nuit): je me concentre pour alimenter le site Zonegrippeaviaire.com en contenu d'heure en heure, et sur ma présence sur Twitter.
J'ai pris quelques minutes pour commenter un billet signé par l'ami Philippe Martin. Je vous invite à le lire. Il réalise que la crise économique mondiale, ce n'est rien à comparé à l'impact qu'aura une pandémie sur l'économie. Je suis contente qu'il ait réalisé cela. Mais combien d'autre l'ont compris? Les entreprises québécoises ne sont pas prêtes à traverser une pandémie. Je suis persuadée que la plupart n'ont pas vraiment de plans de continuité réalistes qui les aideront à tenir la route.
Plusieurs personnes m'ont recommandée sur Twitter, dont @PhilippeMartin le 17 avril dernier, et l'amie Michelle Blanc ce matin:
Hier, j'ai aussi reçu (en privé) des remerciements du gouvernement américain, qui m'ont fait monter les larmes aux yeux:
Si seulement un peu de gratitude avait pu être observée aussi du côté des autorités québécoises. Nous allons sombrer dans une pandémie sans qu'aucun geste de collaboration n'ait été proposé à Zonegrippeaviaire?
Heureusement, je n'ai pas trop le temps d'être désolée. Je suis trop prise dans un tourbillon de nouvelles à gérer.
Tout d'abord, l'Organisation mondiale de la santé a devancé d'une journée la réunion de son comité d'experts. La rencontre était prévue demain, mais aura lieu aujourd'hui. Attendons-nous à ce que le niveau d'alerte pandémique soit augmenté. Au moins à la phase 4. J'aimerais encore mieux la phase 5.
[C'est mon anniversaire aujourd'hui, en passant. Quel drôle de coïncidence!]
Je n'ai pas beaucoup de temps pour bloguer (même la nuit): je me concentre pour alimenter le site Zonegrippeaviaire.com en contenu d'heure en heure, et sur ma présence sur Twitter.
J'ai pris quelques minutes pour commenter un billet signé par l'ami Philippe Martin. Je vous invite à le lire. Il réalise que la crise économique mondiale, ce n'est rien à comparé à l'impact qu'aura une pandémie sur l'économie. Je suis contente qu'il ait réalisé cela. Mais combien d'autre l'ont compris? Les entreprises québécoises ne sont pas prêtes à traverser une pandémie. Je suis persuadée que la plupart n'ont pas vraiment de plans de continuité réalistes qui les aideront à tenir la route.
Plusieurs personnes m'ont recommandée sur Twitter, dont @PhilippeMartin le 17 avril dernier, et l'amie Michelle Blanc ce matin:
@MichelleBlanc LA source d'infos sur la grippe aviaire au Québec est définitivement @Lyne_Robichaud
Hier, j'ai aussi reçu (en privé) des remerciements du gouvernement américain, qui m'ont fait monter les larmes aux yeux:
@USAgov Thanks for helping spread the word about swine flu!
Si seulement un peu de gratitude avait pu être observée aussi du côté des autorités québécoises. Nous allons sombrer dans une pandémie sans qu'aucun geste de collaboration n'ait été proposé à Zonegrippeaviaire?
Heureusement, je n'ai pas trop le temps d'être désolée. Je suis trop prise dans un tourbillon de nouvelles à gérer.
04 janvier 2009
Les préparatifs pandémiques comparés à la tâche de Sisyphe
Dans la mythologie grecque, Sisyphe, fils d’Éole et fondateur de Corinthe, a dénoncé Zeus qui avait enlevé une jeune vierge, la fille d’Asope. Pour le punir, Zeus l’a condamné à rouler éternellement, dans le Tartare, un rocher au sommet d’une montagne sans jamais y parvenir: à peine Sisyphe arrive-t-il près de son but que le rocher roule vers le bas, et tout est à recommencer...
Dans un article publié le 1er janvier 2009, Helen Branswell rapporte les propos de Keiji Fukuda, à la tête du programme global d’influenza de l’Organisation mondiale de la santé:
«Et si nous commençons à baisser la garde et déplaçons notre attention sur quelque chose d’autre qui soit complètement différent, alors nous risquons vraiment de perdre beaucoup de travail, qui a été construit au cours des quatre dernières années.»
«Faire ceci [les préparatifs pandémiques] encore et encore est véritablement… c’est comme si nous étions Sisyphe,» a-t-il comparé, en faisant référence au mythe grecque d’un personnage condamné à une tâche que ne peut jamais être complétée.
Ces propos contrastent avec ceux de David Nabarro, coordonnateur senior de l’influenza pour les Nations Unies, prononcés le 13 novembre dernier lors d’une conférence au Centre for Stategies and International Studies. David Nabarro a indiqué avoir évalué que l’état de préparation mondial de pandémie s’élève à environ 40% de l’objectif global (d’après le nombre de nations ayant testé leurs plans de lutte).
De quelle manière devons-nous interpréter la métaphore de Keiji Fukuda? Nous traversons une crise économique, et dans ce contexte, le premier gestionnaire de l’ONU ne cachait pas son inquiétude à propos du maintient des budgets des nations dédiés aux préparatifs en vue d’une pandémie.
Si les gestionnaires des agences onusiennes ne réussissent pas à faire renouveler les enveloppes budgétaires, et à convaincre les nations à continuer d'investir dans des activités locales de préparatifs pandémiques, le travail des quatre dernières années sera-t-il à recommencer?
Le mois dernier, je me suis entretenue au téléphone avec une responsable des maladies infectieuses au gouvernement du Québec. Quand je lui ai parlé des recommandations de préparatifs multisectoriels (sociaux) publiées dans le 4e Rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire, elle m’a dit ne pas être au courant de ce document. Mais elle a affirmé, toutefois «Le Québec n’a pas besoin de faire d’autres préparatifs dans le domaine social. Nous avons fait tout cela déjà, l’an dernier.» J’étais stupéfiée d’entendre que le Québec aurait devancé de plusieurs années les directives des agences onusiennes. Ben voyons donc!
Tout de même, cette réaction du gouvernement du Québec donne un bon aperçu du genre de réponse que recevront les gestionnaires de pandémie des agences onusiennes.
Si les plus hauts gestionnaires comparent désormais les préparatifs pandémiques à la tâche jamais complétée de Sisyphe, ce rapprochement du Panthéon de l’Olympe ne me plait guère. Beaucoup moins, en fait, que la nouvelle de l’ascension à la 44ième position de la liste de l’élite globale de Newsweek. On sait que Margaret Chan, la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, avait réussi à se hisser dans cette liste sélective des 50 personnes les plus puissantes au monde.
Que penser de cette tâche de Sisyphe? David Nabarro planifiait de faire augmenter les préparatifs pandémiques à 60%, voire 70%, de l’objectif global d’ici à la tenue de la prochaine réunion ministérielle sur la gestion de pandémie. Le pourcentage de l’état global des préparatifs chutera-t-il en 2009?
Il va falloir faire preuve d'un leadership extrêmement fort, et maintenu dans le temps, pour réussir ce tour de force.
13 décembre 2008
A propos de Flutrends, et aussi de Larry Brilliant
Nicolas Cossette, un de mes amis m'a demandé sur Facebook: Tu dois déjà être au courant de l'initiative de Google Flutrends. Je suis curieux de savoir ce que tu en penses.
En effet, je suis au courant que Google a développé ce projet.
Justement, un de mes amis sur Facebook est Larry Brilliant. Il est des plus "brilliants", c'est le cas de le dire! Il est directeur du bras philanthropique de Google, et caresse depuis longtemps un projet de surveillance Internet de la grippe aviaire et d'un virus pandémique. Dans cette conférence, Larry Brilliant expose en détail son rêve de stopper les pandémies (durée de 26 minutes) >> cela vaut la peine d'être écouté.
Étant donné qu'il n'y a pas encore de gouvernance mondiale, et que de très sérieux problèmes de surveillance du H5N1 et du partage des souches du H5N1 sont observés actuellement à l'international (l'Indonésie étant un des pays les plus récalcitrants à partager ses virus - avec interruption complète de collaboration depuis plus de 2 ans - et malheureusement l'endroit sur la planète où ont eu lieu le plus grand nombre de cas humains de grippe aviaire), le projet mis de l'avant par Google s'avère une des planches de salut de l'Humanité.
Ce projet débute avec une observation de la grippe saisonnière aux États-Unis. Mais je suis persuadée que nous le verrons étendu au H5N1 à travers le monde, et à d'autres maladies émergentes d'ici quelques années. Les États membres de l'ONU ont convenu en Égypte en octobre dernier qu'un des trois défis de l'avenir est d'étendre les préparatifs globaux de pandémie à l'ensemble des maladies émergentes.
Google caresse par ailleurs le souhait de développer son projet en toutes les langues. Gros défi.
Ce travail entrepris par Google est vraiment nécessaire. Normalement, ce serait le mandat de l'Organisation mondiale de la santé, mais l'agence onusienne ne parvient pas à surveiller correctement les maladies. Vu l'état des relations internationales, il y aura toujours des nations pour nier des foyers d'éclosion de maladie (cela est justement arrivé en 2003 avec l'émergence du SRAS et le déni de la Chine - et nous avons eu de nombreux cas mortels en Ontario).
Ce projet permet de retirer l'élément politique de la surveillance des épidémies. Par ailleurs, les résultats obtenus jusqu'à présent sont concluants, et devancent les travaux du CDC. Ils suivent les courbes d'activité du virus.
De plus en plus, Internet - que ce soit Google, ou les chercheurs de nouvelles (dits "newshounds") opérant sur des forums et médias sociaux, connus sous l'appellation de la "sphère du Flublogia" (dont fait partie Zonegrippeaviaire.com) - s'imposent comme des solutions viables au pire cauchemar de l'Humanité: les pandémies.
Car une pandémie est considérée comme la menace Numéro 1 à la nation (du moins par l'Union européenne - nos décideurs locaux sont trop étourdis pour penser à statuer sur ces choses-là.). Une pandémie sera comme si un tsunami frappait simultanément CHAQUE ville du monde. L'effet sera terriblement dévastateur.
On pourrait comparer la situation actuelle de la surveillance des virus à celle qu'a connue le milieu de la météo, avant l'avènement des satellites. De nos jours, il est possible de prédire l'arrivée des ouragans, et de donner ainsi le temps à la population de se préparer en conséquence. Les quelques heures avant la tempête, que la technologie nous fournissent, permettent l'évacuation de milliers de personnes. Cela contribue à réduire les pertes humaines.
C'est un peu une situation semblable avec les pandémies. Nous savons qu'elles sont inévitables. Nous ne pouvons rien faire pour les empêcher. Aucun médicament, aucun vaccin. Aucun humain n'a développé d'immunité au nouveau virus pandémique. Nous sommes donc très vulnérables. Nous n'avons même pas un système de surveillance mondial fiable. Il nous est impossible de prédire quand surviendra une pandémie, et je dirais même que dans la situation actuelle, nous serons prévenus APRÈS que la pandémie ne soit déclenchée. Les 10 à 14 jours qui se dérouleront entre la première flamme du virus pandémique et le moment qu'il se retrouvera devant notre porte, je ne suis pas certaine que nous pourrons en bénéficier, avec le système actuel. Par exemple, 300,000 personnes sont présentement surveillées en Inde. Une pandémie serait déjà commencée que nous n'aurions aucun moyen de le deviner.
Les 10 à 14 jours de répit avant le déploiement mondial d'un virus mortel sont cruciaux, car la majorité des gens ne sont pas préparés à affronter une pandémie. Dès les premiers jours d'une pandémie, il y aura des pénuries de nourriture et d'autres biens de consommation: notre système d'approvisionnement juste-à-temps sera lourdement perturbé. Les gens n'ont pas stocké des vivres en conséquences. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi nos autorités n'ordonnent pas aux citoyens de se préparer. Sans doute nos leaders actuels ne croient pas qu'une pandémie aura lieu. Ou alors, ils sont de très mauvais gestionnaires et se soucient peu du sort de leurs citoyens. Les experts prévoient qu'il y aura autant de victimes de famine, que de victimes emportées par le virus lui-même (et cela, même dans les pays développés tels que le Canada et les États-Unis).
La portée d'une pandémie a été qualifiée "d'inimaginable" par le Dr Robert Webster, un des éminents scientifiques ayant découvert ce virus.
Alors, dans ce cas, des initiatives telles que celle de Google me semblent comme une petite lumière au bout du tunnel...
P.S. Larry Brilliant est non seulement brilliant, mais aussi courageux. D'une force et d'une vision peu communes.
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18 novembre 2008
Quand la chance nous sourit: un risque pandémique mi-figue mi-raisin
Paru le dimanche, 2 novembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Avez-vous remarqué qu’un nouveau mot a dernièrement fait son entrée officielle dans le discours des agences internationales concernant le risque de pandémie? La «chance». Un article mentionnant ce mot, signé par Pierre Melquiot dans Actualités News Environnement, a attiré mon attention: «Grippe aviaire, la chance a permis d’éviter une virulente épidémie en 2008?».
Venant de la part d’une institution aussi respectable que la Banque mondiale, il est étonnant de constater que la «chance» se retrouve désormais sur les lèvres de porte-parole associés à la coordination des mesures pour lutter contre la grippe aviaire. Car jusqu’à présent, l’heureux hasard n’était absolument pas de circonstance pour décrire la situation mondiale du risque pandémique. Le discours officiel cherchait surtout à souligner à quel point le virus était sous contrôle, tel qu’on peut encore le lire sur la page d’accueil du site gouvernemental Pandémie Québec (10 septembre 2008): «L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère présentement que le risque d'éclosion d'une pandémie d'influenza, provoquée par la transmission d'humain à humain du virus H5N1 de la grippe aviaire, demeure important mais qu'il est bien contenu.»
Le nouveau discours officiel est tout autre, puisque les autorités internationales indiquent maintenant deux possibilités, dont la nouvelle alternative est loin d’être associée à la notion de contrôle: «L’apparente accalmie dans la propagation du virus de la grippe aviaire pourrait être due autant à la chance qu’à l’effort international pour détecter, prévenir et combattre la maladie», ont exprimé les experts de la grippe aviaire, qui se sont réunis en Égypte le week-end dernier à l’occasion de la Sixième Conférence ministérielle internationale sur l'influenza aviaire et l'influenza pandémique.
Cette déclaration me semble être, en langage diplomatique, un compromis acceptable mi-figue mi-raisin (entre l’agréable et le désagréable), qui laisse au lecteur le choix de deviner la réponse à la brûlante question: Pour quelle raison la pandémie ne s’est-elle pas encore déclenchée?
Les personnes qui suivent de près les nouvelles portant sur la grippe aviaire trouveront une mince consolation dans ce nouveau vocabulaire, car elles savent que de nombreux cas d’infection ne sont pas détectés, ou ne sont pas déclarés. L’apparente accalmie, aux yeux de certains, pourrait s’expliquer par un black-out d’information, de nombreux cas passant sous le radar de la détection, le déni de cas, ou encore le fait que d’autres cas pourraient être mal diagnostiqués et imputés à d’autres maladies.
Cela me plaît que le mot «chance» se retrouve en premier lieu dans l’énumération des deux éléments mentionnés par les autorités internationales - dans l'article de Pierre Melquiot du moins - avant même l’effort mondial déployé pour détecter, prévenir et combattre la maladie. Les autorités parlent à mots couverts, mais je suis rassurée que «chance» ait été introduit dans le discours officiel. Cela ouvre la porte à une dimension intangible et impossible à définir, mais dont l’intuition de ceux et celles qui perçoivent les zones grises, entrevoient néanmoins toute la menace de la situation.
«Nous sommes arrivés à un tournant dans la lutte internationale contre les maladies infectieuses», affirme Piers E. Merrick, qui constate que «nous avons certes lutté efficacement contre les grippes aviaire et humaine, mais face à un grand nombre de ces maladies, il faudra adopter un plan d’actions à long terme, plus sophistiqué et plus complet.»
Nous verrons de quelle manière s’articulera une planification des États «plus sophistiquée et plus complète» au fil des prochains mois. D’ici la fin de l’année, l’OMS a annoncé qu’elle déposerait de nouvelles directives axées sur quatre thèmes de développement (d'après Revision of the Pandemic Influenza Preparedness Guidance - An Update on the Drafting Process): 1) emphase sur une préparation soutenue, 2) considérations légales et éthiques, 3) rôle crucial des communications, et 4) approche «société dans son ensemble».
Il est probable que l’année 2009 sera un bon cru pour les mordus de préparatifs pandémiques!
Avez-vous remarqué qu’un nouveau mot a dernièrement fait son entrée officielle dans le discours des agences internationales concernant le risque de pandémie? La «chance». Un article mentionnant ce mot, signé par Pierre Melquiot dans Actualités News Environnement, a attiré mon attention: «Grippe aviaire, la chance a permis d’éviter une virulente épidémie en 2008?».
Venant de la part d’une institution aussi respectable que la Banque mondiale, il est étonnant de constater que la «chance» se retrouve désormais sur les lèvres de porte-parole associés à la coordination des mesures pour lutter contre la grippe aviaire. Car jusqu’à présent, l’heureux hasard n’était absolument pas de circonstance pour décrire la situation mondiale du risque pandémique. Le discours officiel cherchait surtout à souligner à quel point le virus était sous contrôle, tel qu’on peut encore le lire sur la page d’accueil du site gouvernemental Pandémie Québec (10 septembre 2008): «L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère présentement que le risque d'éclosion d'une pandémie d'influenza, provoquée par la transmission d'humain à humain du virus H5N1 de la grippe aviaire, demeure important mais qu'il est bien contenu.»
Le nouveau discours officiel est tout autre, puisque les autorités internationales indiquent maintenant deux possibilités, dont la nouvelle alternative est loin d’être associée à la notion de contrôle: «L’apparente accalmie dans la propagation du virus de la grippe aviaire pourrait être due autant à la chance qu’à l’effort international pour détecter, prévenir et combattre la maladie», ont exprimé les experts de la grippe aviaire, qui se sont réunis en Égypte le week-end dernier à l’occasion de la Sixième Conférence ministérielle internationale sur l'influenza aviaire et l'influenza pandémique.
Cette déclaration me semble être, en langage diplomatique, un compromis acceptable mi-figue mi-raisin (entre l’agréable et le désagréable), qui laisse au lecteur le choix de deviner la réponse à la brûlante question: Pour quelle raison la pandémie ne s’est-elle pas encore déclenchée?
Les personnes qui suivent de près les nouvelles portant sur la grippe aviaire trouveront une mince consolation dans ce nouveau vocabulaire, car elles savent que de nombreux cas d’infection ne sont pas détectés, ou ne sont pas déclarés. L’apparente accalmie, aux yeux de certains, pourrait s’expliquer par un black-out d’information, de nombreux cas passant sous le radar de la détection, le déni de cas, ou encore le fait que d’autres cas pourraient être mal diagnostiqués et imputés à d’autres maladies.
Cela me plaît que le mot «chance» se retrouve en premier lieu dans l’énumération des deux éléments mentionnés par les autorités internationales - dans l'article de Pierre Melquiot du moins - avant même l’effort mondial déployé pour détecter, prévenir et combattre la maladie. Les autorités parlent à mots couverts, mais je suis rassurée que «chance» ait été introduit dans le discours officiel. Cela ouvre la porte à une dimension intangible et impossible à définir, mais dont l’intuition de ceux et celles qui perçoivent les zones grises, entrevoient néanmoins toute la menace de la situation.
«Nous sommes arrivés à un tournant dans la lutte internationale contre les maladies infectieuses», affirme Piers E. Merrick, qui constate que «nous avons certes lutté efficacement contre les grippes aviaire et humaine, mais face à un grand nombre de ces maladies, il faudra adopter un plan d’actions à long terme, plus sophistiqué et plus complet.»
Nous verrons de quelle manière s’articulera une planification des États «plus sophistiquée et plus complète» au fil des prochains mois. D’ici la fin de l’année, l’OMS a annoncé qu’elle déposerait de nouvelles directives axées sur quatre thèmes de développement (d'après Revision of the Pandemic Influenza Preparedness Guidance - An Update on the Drafting Process): 1) emphase sur une préparation soutenue, 2) considérations légales et éthiques, 3) rôle crucial des communications, et 4) approche «société dans son ensemble».
Il est probable que l’année 2009 sera un bon cru pour les mordus de préparatifs pandémiques!
Le nouveau rapport de l'ONU recommande une planification multisectorielle
Le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire recommande une planification multisectorielle
Paru le dimanche, 19 octobre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Il y a un an de cela, en novembre 2007, le Dr David Nabarro, coordonnateur du système des Nations Unies pour la grippe, avertissait déjà qu’il existait une «préoccupation majeure sur la capacité réelle des pays à activer leurs plans en cas de pandémie, sur leur capacité à impliquer d’autres secteurs que les services de santé car une pandémie aurait des implications économiques et sociales.» (Conférence de presse du coordonnateur principal du système des Nations Unies pour la grippe, David Nabarro, 29 novembre 2007)
Cette semaine, nous pouvons constater que ce discours a évolué et a été renforcé dans le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire [Responses to Avian Influenza and State of Pandemic Readiness: Fourth Global Progress Report]. David Nabarro, l’un des plus grands experts en santé publique, a dirigé l’équipe de l’ONU et de la Banque mondiale qui a produit ce document de 105 pages, dont le synopsis a été publié dans les six langues des Nations Unies (français, arabe, chinois, anglais, russe, espagnol).
Ce document fournit les grandes lignes directrices qui vont permettre aux États du monde entier de peaufiner leurs préparatifs en vue d’une pandémie. En plus du secteur de la santé, les experts recommandent désormais une approche multisectorielle comportant les dimensions sociale, économique et politique.
Ce qui signifie que l’implication de la société civile et du secteur privé – qui était demeurée relativement limitée à ce jour – pourrait enfin prendre sa place dans les processus de planification.
Le rapport insiste pour que toutes les parties unissent leurs efforts: «Il est essentiel que les efforts de préparation nationale à une pandémie soient entrepris conjointement par toutes les parties prenantes – représentants d’organismes du secteur public, entités privées, société civile et Croix-Rouge, organisations du secteur des médias et groupes confessionnels.» (Synopsis, paragraphe 26).
Notez ici l’emploi de l’expression «organisations du secteur des médias», qui est large. On pourrait donc y inclure les médias sociaux. La sphère du Flublogia (les blogues et les forums de discussion portant sur l’influenza et les préparatifs pandémiques) font partie du Web 2.0 et sont considérés comme étant des médias sociaux.
Le rapport souligne aussi l’importance des approches de communications. Le 30 avril dernier, l’OMS a annoncé que les conseils pour aider des pays dans la préparation à la prochaine pandémie seraient révisés et il était prévu que ces directives soient éditées vers la fin de 2008. Nous sommes à la mi-octobre, alors je ne sais pas trop si le Quatrième rapport intérimaire mondial correspond à la révision annoncée au printemps. Lors de l’annonce du mois d’avril, il avait été question d’une révision du rôle des communications au cours d'une pandémie d'influenza. Voici ce qu’indique le Quatrième rapport intérimaire mondial à propos des communications:
Voilà pourquoi il importe tant que les États s’efforcent de réduire le fossé existant entre l’administration gouvernementale et la société civile. Autant les citoyens doivent apprendre à faire confiance aux planificateurs de pandémie et aux décideurs, autant ceux qui gouvernent vont devoir apprendre à confier des responsabilités de planification, d’information et de sensibilisation à des leaders d’opinion, leaders communautaires et simples citoyens. L’ère du contrôle Top-Down pourrait faire place au Bottom-Up qui est en train d’émerger, de toute façon, avec le développement du Web 2.0.
Zonegrippeaviaire a approché le gouvernement du Québec au mois de mars 2008. En juin, le gouvernement a décidé de rejeter la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire, pour ne pas avoir à reconnaître les médias sociaux (voir le document Les médias sociaux et la communication du risque, obtenu par le biais de la Loi sur l'accès à l'information). Espérons que les décideurs québécois réviseront leur position et intégreront les nouvelles directives proposées dans le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire.
Le Québec pourrait remonter la pente avec les actions suivantes: réviser ses positions, admettre l’importance de l’implication de la société civile dans une planification multisectorielle (Synopsis, paragraphe 22), inviter les organisations du secteur des médias à sa table de planification de pandémie (Synopsis, paragraphe 26), proposer des mécanismes de financement approprié, (Synopsis, recommandation 3) et innover en recherchant un cadre d’actions qui ferait en sorte que la prise de conscience et de la connaissance se traduise par une modification efficace du comportement de la population (Synopsis, paragraphe 18).
Paru le dimanche, 19 octobre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Il y a un an de cela, en novembre 2007, le Dr David Nabarro, coordonnateur du système des Nations Unies pour la grippe, avertissait déjà qu’il existait une «préoccupation majeure sur la capacité réelle des pays à activer leurs plans en cas de pandémie, sur leur capacité à impliquer d’autres secteurs que les services de santé car une pandémie aurait des implications économiques et sociales.» (Conférence de presse du coordonnateur principal du système des Nations Unies pour la grippe, David Nabarro, 29 novembre 2007)
Cette semaine, nous pouvons constater que ce discours a évolué et a été renforcé dans le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire [Responses to Avian Influenza and State of Pandemic Readiness: Fourth Global Progress Report]. David Nabarro, l’un des plus grands experts en santé publique, a dirigé l’équipe de l’ONU et de la Banque mondiale qui a produit ce document de 105 pages, dont le synopsis a été publié dans les six langues des Nations Unies (français, arabe, chinois, anglais, russe, espagnol).
Ce document fournit les grandes lignes directrices qui vont permettre aux États du monde entier de peaufiner leurs préparatifs en vue d’une pandémie. En plus du secteur de la santé, les experts recommandent désormais une approche multisectorielle comportant les dimensions sociale, économique et politique.
Ce qui signifie que l’implication de la société civile et du secteur privé – qui était demeurée relativement limitée à ce jour – pourrait enfin prendre sa place dans les processus de planification.
Le rapport insiste pour que toutes les parties unissent leurs efforts: «Il est essentiel que les efforts de préparation nationale à une pandémie soient entrepris conjointement par toutes les parties prenantes – représentants d’organismes du secteur public, entités privées, société civile et Croix-Rouge, organisations du secteur des médias et groupes confessionnels.» (Synopsis, paragraphe 26).
Notez ici l’emploi de l’expression «organisations du secteur des médias», qui est large. On pourrait donc y inclure les médias sociaux. La sphère du Flublogia (les blogues et les forums de discussion portant sur l’influenza et les préparatifs pandémiques) font partie du Web 2.0 et sont considérés comme étant des médias sociaux.
Le rapport souligne aussi l’importance des approches de communications. Le 30 avril dernier, l’OMS a annoncé que les conseils pour aider des pays dans la préparation à la prochaine pandémie seraient révisés et il était prévu que ces directives soient éditées vers la fin de 2008. Nous sommes à la mi-octobre, alors je ne sais pas trop si le Quatrième rapport intérimaire mondial correspond à la révision annoncée au printemps. Lors de l’annonce du mois d’avril, il avait été question d’une révision du rôle des communications au cours d'une pandémie d'influenza. Voici ce qu’indique le Quatrième rapport intérimaire mondial à propos des communications:
«Des approches de la communication à long terme en vue des modifications comportementales sont nécessaires, en particulier des approches adaptées aux contextes sociaux, économiques et culturels de la population. La communication en vue des modifications comportementales est un composant complémentaire essentiel de chaque aspect des activités dans le domaine de la grippe aviaire et humaine. Les populations doivent disposer des connaissances et des moyens nécessaires à la mise en pratique des recommandations. L’instauration d’une relation de confiance entre les populations et les autorités, en particulier en ce qui concerne les mesures de contrôle qu’elles prônent, jouera un rôle crucial pour permettre aux gens de se protéger contre la grippe aviaire pathogène et de limiter les conséquences potentielles de la maladie et d’autres maladies infectieuses émergentes. Des études ont confirmé que la traduction de la prise de conscience et de la connaissance sous la forme d’une modification efficace du comportement reste un défi.» (Synopsis, paragraphe 18).En lisant entre les lignes, on peut voir que ces directives incitent les États à explorer des nouvelles manières de communiquer avec la population, afin de créer un dialogue véritable qui favoriserait la confiance. La dernière phrase est assez révélatrice du prodigieux défi que pose la communication liée à une pandémie. Même si les États émettent de l’information et publient des directives, il n’est pas garanti que la population écoutera et se conformera aux directives officielles.
Voilà pourquoi il importe tant que les États s’efforcent de réduire le fossé existant entre l’administration gouvernementale et la société civile. Autant les citoyens doivent apprendre à faire confiance aux planificateurs de pandémie et aux décideurs, autant ceux qui gouvernent vont devoir apprendre à confier des responsabilités de planification, d’information et de sensibilisation à des leaders d’opinion, leaders communautaires et simples citoyens. L’ère du contrôle Top-Down pourrait faire place au Bottom-Up qui est en train d’émerger, de toute façon, avec le développement du Web 2.0.
Zonegrippeaviaire a approché le gouvernement du Québec au mois de mars 2008. En juin, le gouvernement a décidé de rejeter la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire, pour ne pas avoir à reconnaître les médias sociaux (voir le document Les médias sociaux et la communication du risque, obtenu par le biais de la Loi sur l'accès à l'information). Espérons que les décideurs québécois réviseront leur position et intégreront les nouvelles directives proposées dans le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire.
Le Québec pourrait remonter la pente avec les actions suivantes: réviser ses positions, admettre l’importance de l’implication de la société civile dans une planification multisectorielle (Synopsis, paragraphe 22), inviter les organisations du secteur des médias à sa table de planification de pandémie (Synopsis, paragraphe 26), proposer des mécanismes de financement approprié, (Synopsis, recommandation 3) et innover en recherchant un cadre d’actions qui ferait en sorte que la prise de conscience et de la connaissance se traduise par une modification efficace du comportement de la population (Synopsis, paragraphe 18).
Le changement de paradigme concernant le partage de l’information scientifique souhaité par Keiji Fukuda de l'OMS s’est-il réalisé?
Paru le lundi, 6 octobre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Ce matin, j’ai consulté comme d’habitude le blogue A Relationship Economy de mon ami Jay Deragon, qui a 25 années d'expérience à son actif en tant que consultant stratégique. Chaque jour, Jay rédige des billets d’une qualité exceptionnelle. Dans celui d’aujourd’hui, il décortique la théorie du changement de John Sculley (ex-PDG d'Apple, de 1983 à 1993), intitulée «changement isoquantique», qui consiste en une avancée technologique tellement considérable qu’elle modifie dramatiquement la manière dont les gens font des choses, et réoriente complètement la conception de la façon dont les choses doivent être effectuées.
Cela m’a fait penser à établir un parallèle entre mon expérience de ces dernières semaines sur Facebook, et la déclaration du Dr Keiji Fukuda (coordonnateur du programme mondial d'influenza à l’OMS) du mois de mai dernier, qui souhaitait pousser les chercheurs du domaine de l’influenza vers un changement de paradigme.
Les changements de paradigme exigent des modifications du comportement traditionnel, puisque nous sommes forcés de repenser nos habitudes. Le phénomène de «Renaissance scientifique» dont parlait Fukuda au printemps dernier est-il palpable?
Depuis que j’ai pris connaissance de la déclaration de Fukuda il y a cinq mois, j’observe le milieu scientifique dans l’espoir de trouver des indices, ou des pistes de tendance, qui pourraient faire croire que le changement de paradigme souhaité par le virtuose de l'influenza de l'OMS serait en train de se produire. Je ne sais pas si je me trompe, mais j’ai l’impression que j’observe un phénomène inverse: soit une fâcheuse tendance vers un black-out de l'information et un repli vers le silence.
Oui, il y a eu quelques heureuses tentatives vers un plus grand partage de l’information. Nous avons assisté à des efforts très louables de la part des scientifiques japonais, qui ont publié plusieurs séquences de H5N1, ce qui a permis d'observer un déplacement du virus de la grippe aviaire vers le nord, se rapprochant dangereusement du continent de l’Amérique du nord. Le Dr Henry Niman indiquait à ce sujet le 19 mai dernier: «L'OMS a demandé qu'ait lieu davantage de collaboration concernant la recherche à propos du H5N1. De telles collaborations peuvent commencer par la publication des séquences retenues indiquées ci-dessus. Le Japon a montré l'exemple publiant promptement des séquences de cygnes chanteurs provenant de Hokkaido. Il est temps que les pays avoisinants emboîtent le pas.»
Il y a eu d’autres gestes de partage, comme la publication de 150 différentes variétés de virus d'influenza, qui ont été libérées à la fin du mois de mai dernier par le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA), des collaborateurs scientifiques, gouvernementaux, industriels et universitaires.
Toutefois, j’ai l’impression que mon expérience de ces trois dernières semaines sur Facebook est un bon indicateur de la réticence des scientifiques à s’ouvrir à de nouvelles formes de partage de l’information. J’ai lancé de nombreuses invitations à des «gens du Flublogia» de partout dans le monde et de tous les milieux, y compris celui de la recherche sur l’influenza, à me rejoindre sur Facebook. Plusieurs personnes ont répondu dans l’affirmative, sauf les chercheurs...
Facebook pourrait être perçu par plusieurs comme du ‘small talk’, mais je suis persuadée que ce système génère en fait des effets de réseautage qui s’améliorent au fur et à mesure que les gens les utilisent. Cela conduit à une exploitation de l’intelligence collective, englobant chacune des manières dont les gens sont reliés entre eux au réseau, créant un effet de synergie. C'est la sagesse des foules qu'a décrit mon ami James Surowiecki dans son livre The Wisdom of Crowds. Bien entendu, il faut avoir osé y participer pour espérer que l’effet de synergie se produise, et que la magie de la sagesse collective y opère.
Jay Deragon indique que tous ces machins sociaux ont permis d’accélérer le changement. «Le changement survient de l’apprentissage de nouvelles façons de faire de vieilles choses et d’en créer de nouvelles. La puissance des fleuves conversationnels au sujet de n'importe quoi et de tout accélère le changement.» Revere, dans Effect Measure, mentionnait le 15 mai dernier que «les scientifiques de l'influenza opèrent toujours selon les vieilles règles. Cela n'est plus suffisant.»
Les chercheurs du domaine de l’influenza gagneraient peut-être à se dérider un peu et à faire un tantinet de ‘small talk’ sur Facebook ou sur d’autres systèmes de réseautage de leur choix. Ils pourraient être surpris de voir se poindre un de ces jours le changement de paradigme tant attendu dans le domaine de l’étude de l’influenza. Les applications pratiques de ces recherches scientifiques sont cruciales pour la mise en œuvre de préparatifs pandémiques mondiaux. «Ce que nous espérons améliorer est une sorte de partage et flux d'information, et l'amener à un autre niveau», a déclaré Keiji Fukuda (Reuters, 9 mai).
Ce matin, j’ai consulté comme d’habitude le blogue A Relationship Economy de mon ami Jay Deragon, qui a 25 années d'expérience à son actif en tant que consultant stratégique. Chaque jour, Jay rédige des billets d’une qualité exceptionnelle. Dans celui d’aujourd’hui, il décortique la théorie du changement de John Sculley (ex-PDG d'Apple, de 1983 à 1993), intitulée «changement isoquantique», qui consiste en une avancée technologique tellement considérable qu’elle modifie dramatiquement la manière dont les gens font des choses, et réoriente complètement la conception de la façon dont les choses doivent être effectuées.
Cela m’a fait penser à établir un parallèle entre mon expérience de ces dernières semaines sur Facebook, et la déclaration du Dr Keiji Fukuda (coordonnateur du programme mondial d'influenza à l’OMS) du mois de mai dernier, qui souhaitait pousser les chercheurs du domaine de l’influenza vers un changement de paradigme.
Les changements de paradigme exigent des modifications du comportement traditionnel, puisque nous sommes forcés de repenser nos habitudes. Le phénomène de «Renaissance scientifique» dont parlait Fukuda au printemps dernier est-il palpable?
Depuis que j’ai pris connaissance de la déclaration de Fukuda il y a cinq mois, j’observe le milieu scientifique dans l’espoir de trouver des indices, ou des pistes de tendance, qui pourraient faire croire que le changement de paradigme souhaité par le virtuose de l'influenza de l'OMS serait en train de se produire. Je ne sais pas si je me trompe, mais j’ai l’impression que j’observe un phénomène inverse: soit une fâcheuse tendance vers un black-out de l'information et un repli vers le silence.
Oui, il y a eu quelques heureuses tentatives vers un plus grand partage de l’information. Nous avons assisté à des efforts très louables de la part des scientifiques japonais, qui ont publié plusieurs séquences de H5N1, ce qui a permis d'observer un déplacement du virus de la grippe aviaire vers le nord, se rapprochant dangereusement du continent de l’Amérique du nord. Le Dr Henry Niman indiquait à ce sujet le 19 mai dernier: «L'OMS a demandé qu'ait lieu davantage de collaboration concernant la recherche à propos du H5N1. De telles collaborations peuvent commencer par la publication des séquences retenues indiquées ci-dessus. Le Japon a montré l'exemple publiant promptement des séquences de cygnes chanteurs provenant de Hokkaido. Il est temps que les pays avoisinants emboîtent le pas.»
Il y a eu d’autres gestes de partage, comme la publication de 150 différentes variétés de virus d'influenza, qui ont été libérées à la fin du mois de mai dernier par le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA), des collaborateurs scientifiques, gouvernementaux, industriels et universitaires.
Toutefois, j’ai l’impression que mon expérience de ces trois dernières semaines sur Facebook est un bon indicateur de la réticence des scientifiques à s’ouvrir à de nouvelles formes de partage de l’information. J’ai lancé de nombreuses invitations à des «gens du Flublogia» de partout dans le monde et de tous les milieux, y compris celui de la recherche sur l’influenza, à me rejoindre sur Facebook. Plusieurs personnes ont répondu dans l’affirmative, sauf les chercheurs...
Facebook pourrait être perçu par plusieurs comme du ‘small talk’, mais je suis persuadée que ce système génère en fait des effets de réseautage qui s’améliorent au fur et à mesure que les gens les utilisent. Cela conduit à une exploitation de l’intelligence collective, englobant chacune des manières dont les gens sont reliés entre eux au réseau, créant un effet de synergie. C'est la sagesse des foules qu'a décrit mon ami James Surowiecki dans son livre The Wisdom of Crowds. Bien entendu, il faut avoir osé y participer pour espérer que l’effet de synergie se produise, et que la magie de la sagesse collective y opère.
Jay Deragon indique que tous ces machins sociaux ont permis d’accélérer le changement. «Le changement survient de l’apprentissage de nouvelles façons de faire de vieilles choses et d’en créer de nouvelles. La puissance des fleuves conversationnels au sujet de n'importe quoi et de tout accélère le changement.» Revere, dans Effect Measure, mentionnait le 15 mai dernier que «les scientifiques de l'influenza opèrent toujours selon les vieilles règles. Cela n'est plus suffisant.»
Les chercheurs du domaine de l’influenza gagneraient peut-être à se dérider un peu et à faire un tantinet de ‘small talk’ sur Facebook ou sur d’autres systèmes de réseautage de leur choix. Ils pourraient être surpris de voir se poindre un de ces jours le changement de paradigme tant attendu dans le domaine de l’étude de l’influenza. Les applications pratiques de ces recherches scientifiques sont cruciales pour la mise en œuvre de préparatifs pandémiques mondiaux. «Ce que nous espérons améliorer est une sorte de partage et flux d'information, et l'amener à un autre niveau», a déclaré Keiji Fukuda (Reuters, 9 mai).
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