Blogue de Lyne Robichaud

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09 novembre 2009

6 traductions du Dr Henry Niman aujourd'hui (mise à jour1)


Le Dr Henry Niman a repris sa cadence folle, avec 6 billets publiés aujourd'hui (lundi 9 novembre 2009) - et la journée n'est pas encore terminée. Cela me rappelle le mois de décembre 2007, où je pitonnais fébrilement derrière lui, enfilant traduction après traduction... même le jour de Noël.

L'annonce d'aujourd'hui du ministère ukrainien de la Santé a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Sensibles, abstenez-vous de lire le billet à propos des poumons totalement détruits...

Je commence à être étourdie à force de lire toujours les mêmes commentaires (que Niman répète tel un vieux gramophone). "La publication des séquences est en retard." En retard, en retard, en retard...

L'attente des données séquentielles me semble interminable.

Voici les traductions en français effectuées aujourd'hui:
>>> Le nombre rapporté de victimes en Ukraine grimpe à 155

>>> Polymorphismes de domaine de liaison du récepteur de 1918 dans le H1N1 en Ukraine?

>>> Plus de 2000 travailleurs de la santé malades en Ukraine

>>> Les cas rapportés en Ukraine dépassent le million - 174 victimes

>>> Destruction totale des poumons chez les cas mortels de H1N1 en Ukraine

>>> Le silence de l'OMS à propos des séquences ukrainiennes soulève des préoccupations de pandémie



MISE À JOUR - 19h50


Comme je m'en doutais, Niman a publié d'autres billets par la suite. Sur NewsNow (Uk), il a battu des records de popularité, en décrochant 6 des 8 top nouvelles les plus consultées des 24 dernières heures.

Voici mes autres traductions:
>>> Décès d'un médecin causé par la pneumonie au Bélarus, près de la frontière ukrainiennne

>>> Chronologie du silence de l'OMS concernant les séquences ukrainiennes de H1N1

30 avril 2009

Dans quelques jours, nous passerons probablement en phase 6

L'Ami Calmant qui a beaucoup plus d'humour que moi, et qui me fait toujours rire aux éclats (j'admire sa capacité de jouer avec les mots et de répondre des boutades qui me mettent absolument bouche bée), m'a demandé cette nuit:
"Toi qui es aux avant-postes du combat, crois-tu qu'en me réfugiant dans une porcherie de la Basse Lanaudière, j'augmenterais mes chances d'échapper à la Fin du Monde?

Premier avantage: on y est caché comme dans une botte de foin.
Second avantage: l'augmentation immédiate des anticorps porcins."

Il n'y en a pas deux comme lui! Merci Christian pour tous les beaux clins d'oeil que tu m'as transmis au cours de l'année, et surtout pour tes encouragements. Quand j'étais découragée, tu as trouvé les bons mots qui m'ont poussée à continuer, malgré l'absence d'intérêt de la part des autorités québécoises pour le projet Zonegrippeaviaire et la nécessité de sensibiliser les citoyens à la réelle menace d'une pandémie.

Il était 2h51 du matin quand j'ai pris connaissance son message, et j'étais encore assise devant mon clavier, à contempler ce qui s'en vient.

Je retiens mes larmes, parce que je trouve que le manque de sensibilisation pour que les individus se préparent est flagrant, décevant, irresponsable de la part des autorités, et d'une tristesse inconsolable. Une personne du gouvernement du Québec m'a confié il y a deux jours: "Il a été décidé de ne pas diffuser trop d'informations afin de ne pas alerter la population et risquer que cette même population ne nous prenne plus au sérieux une fois le risque de pandémie déclaré."

Très mauvaise stratégie, qui nous coûtera cher.

L'absence de préparatifs individuels senmble faire partie d'une stratégie gouvernementale et mondiale.

Lorsque l'Organisation mondiale de la santé a modifié sa définition des niveaux d'alerte (phases pandémiques) en juin 2008, il était évident que c'était dans un but de limiter les préparatifs pandémiques, puisqu'il ne s'écoulerait que quelques jours entre le passage des niveaux 4 à 6. J'en ai parlé dans Zonegrippeaviaire, via mes traductions du Dr Henry Niman. Je me rappelle à l'époque qu'il avait analysé la question de long en large. Donc ce n'est pas comme si nous n'étions pas au courant du danger. Voir "La transmission interhumaine du H5N1 dicte un nouveau système d'alerte de pandémie" et "Le nouveau système d'alerte de pandémie de H5N1 contrôle la panique".

Nous sauterons dans la phase 6 très prochainement. Henry Niman l'a prédit il y a 10 mois, mais il nous l'a re-prédit hier. Voir "L'OMS confirme une transmission humaine soutenue du H1N1 porcin".

Ce qui fait que les citoyens ne seront pas prêts. Le gouvernement n'aura pas le temps de leur dire quoi faire.

Tendre à l'autosuffisance en tout me semble une stratégie gagnante dans les circonstances. Ainsi peu importe ce qui se passera, il sera possible de retomber sur ses pieds.

Autosuffisance en masques, médicaments, nourriture, eau, éclairage (bougies, lampes), chauffage (autre que l'électricité), communications (walkie-talkie).

Créer une solide communauté autour de soi, des gens sur qui on peut compter, m'apparaît également un élément crucial.

Je ne sais pas ce qui nous attend, mais attendons-nous à ce que ce soit majeur. Celles et ceux qui seront prendront leurs responsabilités (leur vie en main), et qui seront capables de transformer l'information en empowerment, pourraient devenir des leaders dans leur famille, leur communauté.

Personne n'a d'expérience en pandémie. Celles et ceux ayant vécu en 1918 sont tous pour la majorité décédés. Nos gouvernements n'en ont pas plus que nous. N'oublions pas cela.

Pour Claude Évin, président de la Fédération hospitalière de France, «les pandémies révèlent l’échelle des valeurs d’une société, par sa capacité à prendre en charge tous ses membres et à porter un projet collectif qui ne se résume pas à la somme désordonnée des actions individuelles».


À partir de maintenant, nous entrons dans la gueule de la pandémie. Nous serons seuls: le gouvernement ne pourra suffire aux énormes besoins.

Alors débrouillons-nous!

Consultez la section Démarches des individus. Complétez vos préparatifs pandémiques d'ici aux prochains jours.

Et bonne chance.

07 décembre 2008

Effet boule de neige de H5N1 en Inde?

Photo source

Le H5N1 pourrait faire boule de neige en Inde. Le virus s'est déjà propagé à plusieurs districts de l'État d'Assam.


Le Dr Henry Niman compare la situation de cette année avec celle de l'an dernier.

Voici ma traduction de son billet à ce propos.

Les retards d'abattage du H5N1 augmentent les préoccupations de pandémie en Inde
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire
"H5N1 Culling Delays Increase Pandemic Concerns in India"
7 décembre 2008 à 20:05 | Par Dr Henry Niman | Recombinomics

La redoutable grippe aviaire ou influenza aviaire, qui a été confirmée dans un village de Hajo du district de Kamrup le 27 novembre, s'est depuis propagée à un certain nombre de nouveaux emplacements dans plusieurs districts. Cela est une grave préoccupation, alors que les efforts de contenir initialement la maladie, n'ont pas été couronnés de succès.

Premièrement, les autorités ont pris du retard dans la confirmation du virus de la grippe aviaire lorsqu'est survenu un décès anormal d'oiseaux en grand nombre - ayant été rapporté depuis le 21 novembre dernier.

Par la suite, des allégations ont également été effectuées à propos de la manière non scientifique dont ont été disposés les oiseaux morts.


Les commentaires ci-dessus proviennent d'une récente tribune éditoriale d'Assam. Le nombre de districts confirmés a grimpé à six (voir la carte satellite), et des reportages de médias indiquent que les confirmations quotidiennes correspondent à des échantillons recueillis il y a dix jours, soulevant les préoccupations que la propagation a lieu bien au-delà des emplacements confirmés.

La séquence d'événements est semblable à ceux étant survenus au Bengale occidental il y a un an de cela. Les tests ont été limités et retardés, résultant en un lancement de l'abattage longtemps après que les oiseaux aient commencé à mourir. Éventuellement, l'abattage a été initié dans des régions avec des décès excessifs de volailles, suivis par l'abattage dans des régions frontalières avec le Bengale occidental. Toutefois, la propagation était considérable à la fois au Bengale occidental et dans le pays adjacent, le Bangladesh, résultant en les plus grands foyers d'infection rapportés à ce jour.

Toutefois, ces retards d'abattage peuvent faire en sorte que la propagation fasse boule de neige, par des infections additionnelles de villageois de même que d'oiseaux sauvages résidents et de mammifères qui mangeront ces oiseaux.
Il y a un an, au Bengale occidental, des villageois avaient soit consommé les oiseaux morts, ou en avaient disposé de manière inappropriée, créant des occations pour davantage de propagation du H5N1. Par allieurs, des compensations en-dessous de la valeur marchande ont conduit à la dissimulation des oiseaux ou à leur transport à d'autres secteurs. Quoique les frontières du Bengale occidental aient été fermées, le H5N1 s'est propagé rapidement.

Dans Assam, la propagation s'est avérée elle aussi très rapide, même si les foyers d'infection ont débuté il y a un mois, lorsque la température était plus clémente. Cette propagation rapide pourrait avoir créé des décès excesssifs d'oiseaux dans d'autres régions. L'Inde blâme déjà le Bangladesh de cette propagation, et d'autres États de l'Inde ont émis des
alertes, même s'il ne sont pas adjacents aux emplacements avec des foyers d'infection confirmés.

Ainsi, la présente extension de la propagation demeure nébuleuse, mais la pénurie de groupes d'abatteurs et les retards dans les opérations d'abattage demeurent des causes de préoccupations.
En plus de la propagation, les délais dans le contrôle de la propagation augmentent le nombre de mammifères infectés par le H5N1, ce qui augmente la probabilité pour la sélection de changements génétiques qui augmenteront l'efficacité de la transmission aux humains.

La saison dernière, un cas humain de H5N1 a été confirmé au Bangladesh, mais plusieurs cas additionnels non rapportés sont probablement survenus.

Les foyers d'infection répétés, contrôlés de façon médiocre, dans cette région, continuent d'augmenter la probabilité [de déclenchement] d'une pandémie catastrophique.

Source:
www.recombinomics.com

Le H5N1 pourrait se propager à d'autres états en Inde

La propagation du H5N1 à d'autres États en Inde n'est pas une surprise (comme a l'habitude de le dire le Dr Henry Niman). Le virus de la grippe aviaire s'est répandu à cinq districts de l'État d'Assam ces derniers jours, et voilà que deux autres États émettent une alerte de grippe aviaire. Cette analyse du Dr Henry Niman explique en quoi la situation diffère cette année de celle ayant eu lieu en janvier / février 2008 en Inde. Il pense que le fait que nous observions des foyers d'infection plus précoses en Inde pourrait influencer sur l'ampleur du ravage à venir et des foyers d'infection de ce virus dans cette région.

Voici ma traduction de ce billet du Dr Niman.

L'Inde émet des alertes de H5N1 au Tripura et au Mizoram
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire
"India H5N1 Alerts in Tripura and Mizoram"
7 décembre 2008 à 15:20 | Par Dr Henry Niman | Recombinomics

Les États du nord-est du pays, de Tripura et Mizoram, ont émis dimanche une alerte de grippe aviaire après qu'ait eu lieu une propagation du virus dans l'État avoisinant d'Assam, ont déclaré des fonctionnaires.

Plus de 100,000 volailles ont été abattues à Assam au cours des 10 derniers jours, après l'avènement d'un foyer d'infection dans cet État.

Plus de 80 équipes d'intervention rapides (RRT) sont prêtes à agir en cas de foyer d'infection de grippe aviaire au Tripura", a indiqué Sisir Paul, député directeur du Département des ressources animales de l'État.


Les commentaires ci-dessus décrivent les alertes de H5N1 émises par deux États de l'est de l'Inde, qui sont considérablement situés plus au sud des foyers d'infection se déroulant à Assam (voir la mise à jour de la carte satellite). Le H5N1 de Assam devrait traverser Meghalaya et l'est du Bangladesh avant d'atteindre les deux états qui ont émis les alertes. Par conséquent, ces alertes pourraient refléter des déclarations antécédentes citant les oiseaux migrateurs comme étant la source des foyers d'infection d'Assam, étant donné que les oiseaux vont continuer à migrer au sud du delta de Ganga, au sud du Bengale occidental et au Bangladesh.

La saison dernière, à la fois le Bengale occidental et le Bangladesh ont rapporté des niveaux records de H5N1. Initialement, le Bengale occidental avait limité l'abattage à des régions où le H5N1 a été confirmé, mais des retards dans le reportage des cas a conduit à de l'abattage dans des régions avec des décès excessifs de volailles, ou dans des régions frontalières du Bengale occidental. Ainsi, quoiqu'il y ait eu des décès excessifs de volailles à Assam et Meghaalya la saison dernière, aucun cas confirmé n'a été rapporté.

Toutefois, au printemps, il y a eu des cas
confirmés à Tripura dans les régions frontalières avec le Bangladesh. Quoique le H5N1 ait été initialement nié, les décès de chiens et de chacals après la consommation d'oiseaux infectés ont signalé le déplacement du H5N1 au Tripura. Ce H5N1 a été confirmé par la suite.

Cette saison, le H5N1 a été confirmé au nord-ouest du Bangladesh, mais ces confirmations répétées pourraient signaler une distribution non rapportée beaucoup plus étendue du H5N1 chez les oiseaux sauvages de même que chez la volaille.

Les présents rapports déposés à l'OIE par Assam et le Bangladesh surviennent considérablement plus tôt que ceux survenus en janvier / février la saison dernière, ce qui pourrait signaler également un plus grand foyer d'infection cette saison, étant donné que le H5N1 est plus stable à des températures moins élevées et qu'il se propage plus facilement.

Certaine des séquences provenant d'isolats de volailles du foyer d'infection de la saison dernière au Bengale occidental ont été déposées à Genbank et sont protégées par mot de passe. Des reportages de médias de la saison dernière ont indiqué que le H5N1 au Bengale occidental et au Bangladesh étaient de la souche de Qinghai et étroitement liées entre elles.

La publication [ses séquences] du H5N1 de la saison dernière, de même que celles des récents foyers d'infection survenus à Assam et au Bangladesh, serait utile.

Source:
www.recombinomics.com
 
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