Blogue de Lyne Robichaud

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06 avril 2012

J’ai rejoint ICR Canada

J’ai rejoint dernièrement le Comité 2.0 de l’Institute for Consciousness Research (ICR). Ce groupe de recherche, basé en Ontario (Canada) a pour mission de faire prendre conscience le fait que la science est sur le point d’effectuer une percée monumentale, qui permettra de faire débloquer un réel potentiel humain.

Cela fait quelques années que je milite activement pour que le gouvernement ouvert soit implanté à travers le monde, y compris dans les États francophones. J’ai proposé en décembre 2010, avec John F. Moore de Government in the Lab, le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Je crois fermement en les possibilités offertes par le gouvernement ouvert, axé sur la transparence, la participation et la collaboration avec les citoyens. Cependant, l’implantation de ce nouveau modèle de gestion publique se heurte à l’aversion au risque des décideurs gouvernementaux, et également au fait que les leaders gouvernementaux sont verrouillés dans un modèle obsolète du passé.

«Le monde est dans la tourmente parce que notre choix de personnes qui devraient détenir les positions de pouvoir est une aberration», a indiqué Gopi Krishna. Il a également ajouté: «Le règne des types avides, agressifs, rusés et ambitieux tire à sa fin

La collaboration, dont il est question dans le modèle du gouvernement ouvert, ne peut encore véritablement avoir lieu, les citoyens ne peuvent réellement développer leur potentiel dans le cadre de ce modèle, si les valeurs et attitudes des gestionnaires et décideurs gouvernementaux ne changent pas. Certaines personnes croient que le défi actuel consisterait en de la persuasion de ces individus verrouillés, qui sont pour la plupart incapables de laisser filtrer dans leur univers fermé quelque idée de l’extérieur. Par conséquent, pour ma part, je crois que le défi réside ailleurs, dans la transmutation de la personnalité toute entière des individus.

Alors que je faisais l’expérience personnelle de l’aversion du risque des autorités, par le rejet de mes idées (on m’a dit grosso modo que j’étais dans l’erreur et que je ne cadrais pas avec le système), il m’est arrivé quelque chose d’inattendu, d’inespéré, qui a complètement transformé ma vie, et qui me fait entrevoir les difficultés d’implantation du modèle du gouvernement ouvert sous un tout autre œil.

J’ai découvert qu’il existe un processus qui effectue une révision complète de la machine organique pour la rendre plus apte à devenir le séjour d’une intelligence plus haute, d’un ordre essentiellement supérieur à celle que nous connaissons. Il existe un processus qui vise à produire un individu aussi complet que possible, une pulsion innée de la vie, qui agit lorsque les obstacles et inhibitions de toutes sortes se sont dissous.

Dans le corps humain existe un mécanisme extrêmement subtil et complexe localisé au bas de la colonne vertébrale. Ce mécanisme, quand il est mis en branle et porté à une rapide activité, réagit fortement sur l’organisme, et effectue dans un laps de temps déterminé, une merveilleuse transformation des systèmes nerveux et cérébral, aboutissant à la manifestation d’un type supérieur de conscience, destiné à être l’héritage commun de l’homme dans un avenir lointain. Ce mécanisme est connu sous le nom de Kundalini.

«Cela rend plus compatissant, plus sensible, et plus perceptif à la détresse des autres», a expliqué Gopi Krishna. «Sauf pour quelques gens de discernement, personne ne se soucie de réfléchir à la question si les systèmes sociaux et politiques sont en conformité avec les besoins psychiques et biologiques des êtres humains. Peu d'attention a été accordée jusqu'ici au fait qu'il doit y avoir un instinct collectif qui régit le comportement social et politique de l'espèce», a-t-il souligné.

Cet Homme lumineux, merveilleusement transformé sous l’action d’une force vitale, se comporterait probablement harmonieusement dans un modèle de gouvernement ouvert. Même que cet Homme lumineux transformerait le monde, au-delà de nos espérances.

Voilà pourquoi je m’implique chez ICR. Parce que je connais désormais l’existence d’un processus qui confère un pouvoir d’agir aux humains, et que je souhaite contribuer à faire connaître ce processus, et également à explorer ses innombrables applications dans les sphères d’activités humaines, dont entre autres, le modèle de gouvernement ouvert.

24 juillet 2011

Leaders de gouvernement ouvert, apprenez à gérer consciemment la grande force d’entraînement collectif

J’ai téléchargé sur mon iPhone l’application suivante: Deepak Chopra Daily Gift. Chaque jour je reçois une seule phrase, plutôt profonde, qui me permet de méditer sur la conscience. Aujourd’hui, j’ai reçu ceci:
"It is not possible to change others only yourself. To change the picture, you merely change the film, you do not attack the cinema screen".
Ce qui signifie qu’il suffit simplement de changer ses pensées. De remplacer les pensées négatives par des pensées positives.

Thierry Saussez, l’ex-directeur du Services d’information du gouvernent de la République française, est cité dans le magazine L’Express du 20 juillet 2011, à l’article «111 raisons d’être optimiste pour la France» annoncé en couverture.

Le conditionnement social nous porte à penser que tout ce qui est normal, selon notre culture, est aussi naturel, donc universel. Il est rare que l’on entende parler d’un leader gouvernemental choisissant délibérément de penser positivement, dans le but prémédité d’avoir une influence sur la société, et cherchant à enseigner aux gens à démanteler leurs schémas de pensées, issus du leur conditionnement social, pour remplacer ceux-ci par de nouvelles habitudes choisies cette fois consciemment. «La société française a perdu ses références et surtout la conscience exacte de ce qu’elle est», indique Jean-Hervé Lorenzi.

«La nation ruisselle d’atouts, qu’elle aime dénigrer, et de forces, qu’elle affectionne de moquer», peut-on lire dans l’article de l’Express.

«C’est aux politiques d’être au rendez-vous, pour remplacer le principe de précaution, ce bréviaire de la frilosité, par un théorème de l’audace.»

L’article souligne que chaque personne est unique, regorgeant de potentiel. Chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et unique. C'est le devoir de toute personne de savoir apprécier qu'elle est unique par son caractère particulier et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle. «Derrière chaque citoyen se cache une raison d’espérer pour notre pays», indique L’Express. Les 111 raisons célèbrent ce qu’il y a de meilleur à propos de la France.

La toute première tâche de chaque être humain est l'actualisation de ses possibilités uniques, sans précédents et jamais renouvelées. Voilà pourquoi je considère que les plates-formes de gouvernement ouvert peuvent aider de nombreuses personnes à s’exprimer et à se rapprocher de qui elles sont (leur soi supérieur). Lorsque les gouvernements comprendront que s’ils célèbrent ce qu’il y a de meilleur chez les citoyens avec qui ils collaborent, et s'ils arrivent à mobiliser suffisamment de gens pensant de façon positive (le type de pensées est très important, de même que le niveau de conscience), ils réussiront consciemment à gérer la conscience collective et son pouvoir pour le bien commun. «La seule querelle qui vaille est de savoir si la somme de nos confiances individuelles peut devenir la grande force d’entraînement collectif à laquelle rien ne résistera», indique Thierry Saussez.

Pas besoin de se quereller pour cela, M. Saussez.

La réponse: Oui, c’est possible.

Celles et ceux qui sont dans un état physique de conscience le savent et le comprennent. Ces personnes comprennent quels sont les mécanismes pour y arriver, et sont en mesure de les appliquer à une plus grande échelle. Gestionnaires gouvernementaux, faites entrer un peu de physique quantique dans vos vies. Vous en aurez besoin pour exceller dans vos initiatives de gouvernement ouvert.

08 avril 2011

A notch further

I have to confess I had tears of joy, I cried when I opened the link http://openideo.com. I have been hoping for such a project for a while.
I believe it is the right path, it is what our world needs to solve major global issues.
The right formula, the (technical) solution seems to have been found.
What is missing now – rather non-technical – is a critical mass of people who will think about these issues. [And I insist on the word ‘think’ VS ‘write’, or ‘click’, or ‘comment’, or use a platform. Just thinking would be enough.]
A critical mass has to be cultivated.
It can be achieved by training government officials first.
When government leaders from around the world will learn
how the human mind works and what it does,
When they will make a link between the rise of social media,
open government platforms and the power of collective consciousness,
When government leaders will understand
what is the nature of collective consciousness,
When they will learn how to manage with consciousness the collective consciousness,
When they will unite their voices (it could be a few spokesmen) and repeat in every way possible the same message – ‘We need your help’, ‘We ask for your collaboration’, ‘This month, we want to focus on this problem, please give us a hand’.
When this will happen, we will see a transformation.
A shift in collective consciousness will occur, and problems will get solved.
In the meantime, more countries have to implement open government initiatives, so that more citizens from around the world can take the habit of participating in collective projects.
(Open government) business models are popular. They sell well to government officials. They fit well in budgets.
However, I believe the ultimate use of open government innovative tools is tapping into the wisdom of crowds (the collective consciousness) to find solutions.
Nobody barely ever talks about these things. Yet these things are the very essence of what we are.
I did not expect to see emerge a site as http://openideo.com so soon. I thought it would occur in a few years.
In recent months we have seen examples of what social media can do for nations under the yoke of an autocratic government. Several government officials are beginning to realize what social media can do. For example, the deputy mayor of Nantes Jean-Marc Ayrault (ref. this video interview by Simon Robic) said that recent global events had made him understand the importance of social issues. This led him to launch an open data initiative.
We should go a notch further, and teach to government officials how to use the wisdom of crowds.

12 février 2011

La manière de faire la politique a changé

La manière de faire la politique a changé.

Par ailleurs, l'embrigadement de la jeunesse tire à sa fin.

Générant des mouvements de révolte populaire en Tunisie, Égypte, et maintenant en Algérie, de même que dans d'autres pays, les médias sociaux sont devenus, combinés avec des outils de messagerie de téléphonie mobile, un puissant vecteur de changement social dont l’impact est suffisamment important pour induire de profonds changements politiques, tels la chute de régimes autoritaires.

«Le derniers des pharaons est tombé. Hosni Moubarak, à la tête depuis 1981 du plus peuplé des pays arabes, vient de démissionner sous la pression de la rue, après 18 jours de manifestations lancées par la jeunesse. Au fil des années, le raïs âgé de 82 ans avait glissé vers l’autoritarisme, garant de la stabilité d’un régime converti au libéralisme, menacé par l’islamisme et pivot régional.» (World News, 11 février 2011)

Contre toute attente, les nouvelles générations que l’on croyait apolitiques et désintéressés de la chose politique s’y intéressent désormais par le biais d'Internet. C’est leur nouvelle manière de participer à la gestion des affaires de la cité.

Phénomène de société, la popularité et l’engouement des jeunes générations pour les médias sociaux sont devenus autant d’outils d’exploitation pour l’ingénierie sociale et la modification de la perception subjective.

Ce que les gouvernements devraient arriver à comprendre et à faire désormais, c'est de canaliser toute cette énergie débordante ― l'empowerment individuel et l'empowerment communautaire ― dans un espace public sain: un Gouvernement ouvert.

Ceux qui ont cherché à censurer Internet se sont posés la question suivante: peut-on contrôler les pensées d’un grand nombre de personnes s’exprimant aléatoirement sur un vecteur le permettant techniquement?

L'Égypte est parvenu à presque tout débrancher. L'Algérie emboîte le pas de la censure: Facebook, Twitter, ont été bloqués.

Mais plutôt que d'aller dans le sens négatif, en réprimant la liberté d'expression, que se passerait-il si on expérimentait dans l'autre sens? Que se passerait-il si l'on explorait le domaine de la prise de conscience, qui se situe au-delà de notre esprit, intellect et ego?

Lorsque les gouvernements reconnaîtront qu'une conscience collective plus élevée conduit spontanément à un comportement moral et éthique, ils travailleront à bâtir de véritables collaborations avec les citoyens.

Même un aperçu partiel d'un niveau de conscience plus élevé a des effets bénéfiques pour l'individu: nous éprouvons de la joie, perspicacité, intuition, créativité et liberté de choix. En outre, il survient un éveil de l'amour, bonté, compassion, bonheur face à la réussite des autres, et équanimité.

La manière de faire la politique a changé.

Notre manière de penser le monde peut changer aussi.

05 février 2011

Les composantes de l’empowerment individuel dans un contexte de Gouvernement ouvert

La philosophie de Gouvernement ouvert, telle que définie par John Moore, est «axée sur le citoyen et la stratégie, afin que les meilleurs résultats soient généralement dictés par des partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux.»

Une approche basée sur l’empowerment reconnaît aux citoyens et aux communautés leur capacité à déterminer la direction du changement.

Par conséquent, pour que se réalise pleinement l’implantation d’un Gouvernement ouvert, il faut que les gouvernements réalisent que cela prend de l’empowerment. Les gouvernements doivent aligner leurs actions et se comporter d’une façon qui fasse en sorte que s’accroisse l’empowerment.

«Au plan individuel, Eisen (1994) définit l'empowerment comme la façon par laquelle l'individu accroît ses habiletés favorisant l'estime de soi, la confiance en soi, l'initiative et le contrôle.» (Longpré et al., 1998) (d’après un projet de recherche du CESAF, Centre d'excellence pour la santé des femmes --- pour lequel j’ai travaillé en tant que responsable des communications).

Les fondements de l’empowerment
L’empowerment est:
- un sentiment de pouvoir personnel;
- une orientation de l’intervention qui mise sur le développement des forces existantes;
- l’adoption d’un cadre d’analyse et la vision selon laquelle le pouvoir ne constitue pas nécessairement une denrée rare. En d'autres mots, le pouvoir n’est pas un acte réservé à certaines «catégories» de personnes.

Ce pouvoir est illimité.

L’empowement consiste en une autonomie d’action autant individuelle que collective.

Notez cependant que l’empowement n’est pas seulement une question collective, parce qu'il jaillit de l’intérieur de soi.

En conjuguant empowerment et intervention, on obtient le développement de la capacité d’agir et de la solidarité. Une vision renouvelée de l’intervention auprès des personnes, axée sur les fondements de l’empowerment, favorise l’acquisition de la capacité d’agir.

On entend aussi souvent le vocable «pouvoir d’agir» comme synonyme du terme empowerment.

Le facteur déterminant de la verticalisation – l’indiscutable primauté –, fait en sorte que l’ancien mode de gestion de pouvoir vertical donnait souvent lieu à des interventions paternalistes ou culpabilisantes. Une nouvelle façon d’intervenir axée sur l’empowerment soutient le développement du pouvoir d’agir des individus et des communautés.

Il existe des particuliarités à l’empowerment individuel, l’empowerment communautaire et l’empowerment organisationnel.

Composantes de l’empowerment individuel
William A. Ninacs, le grand spécialiste québécois du concept d'empowerment, auteur du livre Empowerment et intervention, décrit les composantes de l’empowerment individuel comme étant: «la participation, les compétences, l’estime de soi et la conscience critique.

La démarche d’empowerment est un cheminement dans lequel une personne doit s’engager (participation), en utilisant ou en acquérant des habiletés spécifiques aux objectifs poursuivis (compétences). La démarche amène la personne à se percevoir comme compétente, possédant les habiletés, les qualités et les attitudes et les connaissances suffisantes (ou avoir la capacité de les acquérir) pour emboîter le pas (estime de soi).

La conscience critique permet à l’individu de transcender la conscience individuelle du problème pour permettre une analyse plus poussée et pour mettre en contexte (individuel, collectif, social, politique) la nature de la problématique vécue.
» Selon William A. Ninacs, «ces composantes se renforcent mutuellement pour optimiser les chances de développer son pouvoir d’agir sur une situation particulière.»

Notez que William A. Ninacs parle de «transcender la conscience individuelle». Ce qui pourrait signifiquer que pour atteindre un état d’empowerment individuel, il faudrait arriver à rejoindre la conscience collective.

Dans des billets subséquents, j’aborderai les composantes de l’empowerment communautaire et de l’empowerment organisationnel, et bien entendu, je poursuivrai mon exploration de la conscience collective.

01 février 2011

Le credo paresseux des désenchantés sera-t-il transmué par l'imagination?

Le philosophe Pascal Bruckner écrivait dans La mélancolique démocratie en 1992 (il y a 19 ans), «aujourd'hui, ce sont les gouvernements qui draguent les citoyens, les supplient de faire leur devoir civique

Élections désertées, syndicats en chute libre, citoyens aux abonnés absents, partis politiques en pleine décomposition. Bruckner a souligné que «le système parlementaire est en train de mourir de sa bonne santé.»

Vingt ans plus tard, est-ce encore le cas? La situation s'est-elle détériorée ou y a-t-il eu des améliorations perceptibles?

Les médias sociaux changent-ils quelque chose aux plutôt mous et paresseux désenchantés que nous sommes devenus?

«Chacun devient un déserteur de la chose publique, un exilé de l'intérieur», a indiqué Bruckner. Les pays développés en sont arrivés à une dépolitisation dont aucun régime autoritaire n'oserait rêver. Le despotisme fait de la résignation une vertu, décourageant les citoyens à ne rien entreprendre. En Occident, nous tenons à ne rien entreprendre par des moyens contraires. Le bien-être et un esprit d'individualisme farouche nous ont foudroyés. Tout se passe comme si nos sociétés avaient acquis des droits que pour ne pas en user.

Alors qu'est-ce que la société? Bruckner la définissait ainsi: «La manière dont les citoyens sont séparés à l'intérieur d'un même cadre et se dérobent de la même façon à la participation au bien commun

Cela faisait quelque temps que je n'avais pas relu cet essai de Bruckner. La notion de «séparation» me saute aujourd'hui aux yeux.

Car de nos jours, on parle sans arrêt de «connexion». Le monde entier est devenu connecté. Cela n'existait pas il y a vingt ans... Nous abordons aujourd’hui une nouvelle ère dans l’échange des informations entre les hommes, l’ère du «monde connecté». Un monde où tout se situe en deux secondes d'intervalle, le temps d'un clic de souris. Un monde qui fait fi des distances et des technologies. Un monde d’opportunités.

«Les progrès en matière de connectivité et de mobilité sont en passe de bouleverser tout ce que nous connaissons», explique Paul Gustafson, directeur du Leading Edge Forum, le centre de veille technologique de CSC. «La technologie a évolué à un point tel que ce n’est plus véritablement de technologie dont il est question, mais d’imagination et de réorganisation pour s’adapter à une nouvelle réalité.»

D'imagination...

Les technologies et les médias sociaux, en plus de connecter la planète, ont rendu possible que se répande la philosophie du Gouvernement ouvert.

Cependant, malgré l'implantation de quelques pays à Gouvernement ouvert, je considère que l'inertie et l'indifférence sévit encore en Occident. Le changement s'avère à ce jour partiel. Une collaboration entre le gouvernement et les citoyens s'instaure peu à peu. La clé du succès serait-elle l'«imagination»?

On parle beaucoup de créativité dans un contexte de Gouvernement ouvert.

Quant à moi, j'ai souligné l'importance de développer une meilleure compréhension de l'effet de la conscience collective.

Ces notions - imagination, créativité, conscience collective - se rejoignent. Il s'agit d'une seule et même chose.

En ce moment même, ailleurs dans le monde, des citoyens se réveillent et se prennent en main.

Deux millions de manifestants Égyptiens marchent aujourd'hui dans les rues du Caire et un million à Alexandrie. Inspirés par la révolte tunisienne, les Égyptiens contestent à leur tour le régime de Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 années.

De nombreuses autres populations emboîteront le pas.

Quel effet cela aura-t-il sur la dépolitisation des pays développés? Cela contribuera-t-il à transmuer le credo paresseux des désenchantés? Quel effet cela aura-t-il sur l'imagination, la créativité, et la conscience collective?

31 janvier 2011

Égypte: Une fois allumée, la flamme ne s’éteindra jamais

Les citoyens tunisiens ont mis fin au régime de Ben Ali en cinq semaines.

En Égypte, la manifestation du 25 janvier 2011 restera sans doute à jamais gravée dans les esprits. Les égyptiens ont scandé le slogan: «Le 25 janvier, je reprends en mains les affaires de mon pays».

Le 27 janvier, une première dans l'histoire des médias sociaux, les autorités égyptiennes ont débranché la quasi-totalité du système de communication du pays, coupant ainsi la liberté d’expression de 78 millions d’habitants. L’Égypte est le pays arabe le plus peuplé.

Dans les médias, on pouvait lire aujourd’hui que les Égyptiens espèrent que le président démissionnera d’ici quelques jours. Le mouvement anti-Moubarak a appelé à la poursuite des manifestations jusqu'à la chute du régime.

Demain 1er février, un million de personnes sont attendues pour une grande marche, suivant l'appel à la grève générale lancé dimanche pour accentuer davantage la pression sur le régime.

Les citoyens se libèrent des valeurs qui leur ont été imposées, et s’y conformer désormais reviendrait à se duper soi-même. Autrement dit, la liberté devient une quête dont rien ne peut détourner. Les citoyens comprennent qu’ils doivent rester fidèles à cette quête. La mauvaise voie serait de s’en éloigner.

Leur force - devenir l'auteur de leur propre vie, écrire soi-même le scénario de leur destinée, autrement dit, leur sens des responsabilités -, fait en sorte qu’ils réussiront probablement à atteindre leur objectif.

Dans une philosophie de Gouvernement ouvert, on recherche la participation citoyenne. Celle-ci devient possible lorsque les citoyens sont responsables. Nous assistons présentement à un phénomène de responsabilisation citoyenne sans précédent. Les gouvernements du monde entier devraient en prendre conscience.

Depuis quelques jours, je ne ne cesse de penser à la mort de Socrate. La sentence de mort l’a laissé indifférent. On lui a proposé de s’enfuir par la mer en quittant discrètement Athènes en compagnie de ses amis, et il a refusé. Leur idée du «mal» - mourir entre les mains d’un tribunal corrompu – n’était pas la sienne. Le «mal» pour Socrate aurait été de se trahir lui-même. Personne ne comprenait pourquoi il ne redoutait pas la mort. À ses disciples en larmes, complètement accablés, il expliqua que la mort était une issue inéluctable. Il se sentait comme un homme qui marche tranquillement vers un précipice. Maintenant qu’il était arrivé au bord de la falaise, pourquoi le dernier pas lui aurait-il causé la moindre frayeur? En buvant la coupe de ciguë, Socrate n’a pas failli à son engagement total envers lui-même.

Cet exemple illustre comment une quête a un but. Lorsqu'on croit en cette quête, on va jusqu’au bout.

Cela est palpable, nous pouvons ressentir que la population égyptienne est résolue à aller jusqu’au bout.

D’autres populations s’inspireront du courage des Égyptien(ne)s et poursuivront un idéal de bonne gouvernance.

Comme le dit Platon avec éloquence, «une fois allumée, la flamme de la vérité ne s’éteindra jamais

Il semble que cette flamme se répande depuis quelques semaines comme une trainée de poudre à travers la conscience collective. L’humanité serait-elle en train de faire le ménage, et de se débarrasser des mauvais gestionnaires gouvernementaux? Tout cela est rendu possible grâce aux médias sociaux et à prise de conscience qu'il existe la possibilité d'un Gouvernement ouvert.
 
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