J’ai rejoint dernièrement le Comité 2.0 de l’Institute for Consciousness Research (ICR). Ce groupe de recherche, basé en Ontario (Canada) a pour mission de faire prendre conscience le fait que la science est sur le point d’effectuer une percée monumentale, qui permettra de faire débloquer un réel potentiel humain.
Cela fait quelques années que je milite activement pour que le gouvernement ouvert soit implanté à travers le monde, y compris dans les États francophones. J’ai proposé en décembre 2010, avec John F. Moore de Government in the Lab, le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Je crois fermement en les possibilités offertes par le gouvernement ouvert, axé sur la transparence, la participation et la collaboration avec les citoyens. Cependant, l’implantation de ce nouveau modèle de gestion publique se heurte à l’aversion au risque des décideurs gouvernementaux, et également au fait que les leaders gouvernementaux sont verrouillés dans un modèle obsolète du passé.
«Le monde est dans la tourmente parce que notre choix de personnes qui devraient détenir les positions de pouvoir est une aberration», a indiqué Gopi Krishna. Il a également ajouté: «Le règne des types avides, agressifs, rusés et ambitieux tire à sa fin.»
La collaboration, dont il est question dans le modèle du gouvernement ouvert, ne peut encore véritablement avoir lieu, les citoyens ne peuvent réellement développer leur potentiel dans le cadre de ce modèle, si les valeurs et attitudes des gestionnaires et décideurs gouvernementaux ne changent pas. Certaines personnes croient que le défi actuel consisterait en de la persuasion de ces individus verrouillés, qui sont pour la plupart incapables de laisser filtrer dans leur univers fermé quelque idée de l’extérieur. Par conséquent, pour ma part, je crois que le défi réside ailleurs, dans la transmutation de la personnalité toute entière des individus.
Alors que je faisais l’expérience personnelle de l’aversion du risque des autorités, par le rejet de mes idées (on m’a dit grosso modo que j’étais dans l’erreur et que je ne cadrais pas avec le système), il m’est arrivé quelque chose d’inattendu, d’inespéré, qui a complètement transformé ma vie, et qui me fait entrevoir les difficultés d’implantation du modèle du gouvernement ouvert sous un tout autre œil.
J’ai découvert qu’il existe un processus qui effectue une révision complète de la machine organique pour la rendre plus apte à devenir le séjour d’une intelligence plus haute, d’un ordre essentiellement supérieur à celle que nous connaissons. Il existe un processus qui vise à produire un individu aussi complet que possible, une pulsion innée de la vie, qui agit lorsque les obstacles et inhibitions de toutes sortes se sont dissous.
Dans le corps humain existe un mécanisme extrêmement subtil et complexe localisé au bas de la colonne vertébrale. Ce mécanisme, quand il est mis en branle et porté à une rapide activité, réagit fortement sur l’organisme, et effectue dans un laps de temps déterminé, une merveilleuse transformation des systèmes nerveux et cérébral, aboutissant à la manifestation d’un type supérieur de conscience, destiné à être l’héritage commun de l’homme dans un avenir lointain. Ce mécanisme est connu sous le nom de Kundalini.
«Cela rend plus compatissant, plus sensible, et plus perceptif à la détresse des autres», a expliqué Gopi Krishna. «Sauf pour quelques gens de discernement, personne ne se soucie de réfléchir à la question si les systèmes sociaux et politiques sont en conformité avec les besoins psychiques et biologiques des êtres humains. Peu d'attention a été accordée jusqu'ici au fait qu'il doit y avoir un instinct collectif qui régit le comportement social et politique de l'espèce», a-t-il souligné.
Cet Homme lumineux, merveilleusement transformé sous l’action d’une force vitale, se comporterait probablement harmonieusement dans un modèle de gouvernement ouvert. Même que cet Homme lumineux transformerait le monde, au-delà de nos espérances.
Voilà pourquoi je m’implique chez ICR. Parce que je connais désormais l’existence d’un processus qui confère un pouvoir d’agir aux humains, et que je souhaite contribuer à faire connaître ce processus, et également à explorer ses innombrables applications dans les sphères d’activités humaines, dont entre autres, le modèle de gouvernement ouvert.
Blogue de Lyne Robichaud
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06 avril 2012
12 juin 2011
Coalition pour l'avenir du Québec, première à prendre au sérieux le gouvernement ouvert?
Hier (11 juin 2011), j'ai transmis une suggestion de gouvernement ouvert à Charles Sirois, le co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, sur le site de la CAQ. (Voir mon billet à ce sujet.)J'ai cité Yogi Berra, «Quand vous voyez une fourchette sur la route, ramassez-la.»
Je ne sais pas jusqu'à quel point on ramasse les fourchettes à la CAQ. Je n'ai pas encore eu l'occasion de discuter en personne avec ces gens, et de les voir à l'œuvre dans des dossiers relatifs au gouvernement ouvert. Jusqu'à quel point cette formation politique est-elle en mesure de saisir les enjeux d'un gouvernement ouvert, et de transformer cela en propositions concrètes? Dans l'éventualité que la CAQ devienne éventuellement un parti politique, et participe aux prochaines élections générales provinciales au Québec, cela fera-t-il parti du programme?
Si c'est pour nous concocter un gouvernement ouvert de style canadien, non merci! Les citoyens ne sont pas dupes, et savent pertinemment que les déclarations de gouvernement ouvert par Stockwell Day (voir mon billet), Tony Clement (voir mon billet) ou le Gouverneur général du Canada dans un discours du Trône (voir mon billet), ne signifient concrètement pas grand chose. Ce n'est pas pour rien que Démocratie en surveillance accorde une note de 61% au Canada pour la mise en œuvre de la législation et des programmes. Des lacunes et des failles, et une application faible, portent atteinte au système. Ce qui justifie la faible note de 61. (Voir mon billet à ce sujet.)
Aujourd'hui, j'ai reçu cette réponse de la CAQ, via Twitter: «Merci de votre suggestion Mme Robichaud. Nous prenons très au sérieux la proposition de gouvernement ouvert.»
La Coalition pour l'avenir du Québec est la première formation politique au Québec à répondre ouvertement dans une sorte d'affirmative, concernant des questions de gouvernement ouvert.
Je discute depuis cinq mois avec l'équipe du bureau du leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin. Cinq mois à répéter les mêmes affaires. Et cinq mois à entendre les mêmes réponses. Il s'est établi une communication (je reconnais que celle-ci est privilégiée). Il y a des échanges d'information. Les interlocuteurs comprennent les enjeux. Mais est-ce que cela signifie que les questions de données ouvertes et de gouvernement ouvert sont prises au sérieux?
L'espérance ne me fait pas défaut. Il reste encore environ 5-6 mois avant le dépôt du rapport sur le potentiel du Web 2.0, commandé par Jean Charest à Henri-François Gautrin.
Même en demeurant optimiste que ce mandat d'analyse donne lieu à des recommandations d'implantation d'une initiative de données ouvertes et de gouvernement ouvert, cela repousse à 2012 quelque action dans ce domaine.
La gourou du gouvernement ouvert, Beth Noveck, a indiqué en mars dernier, lors d'un témoignage à ETHI Canada, «Soyez agiles. Favorisez les innovations qui peuvent être mises en œuvre dans un délai de 90 jours ou moins. Obligez les organisations à agir plus rapidement, découragez la bureaucratie et encouragez le remue-méninge créatif et l'innovation. Le besoin de rapidité encourage une volonté d'aller vers les autres, y compris dans le secteur public.» (Voir mon billet à ce sujet.)
Le mandat d'analyse du potentiel du Web 2.0 a débuté en octobre 2010, et se terminera vers décembre 2011, ou même possiblement après. Soit une période d'environ 15 mois, alors que Beth Noveck suggère des délais de 90 jours ou moins. Pendant toute la durée du mandat d'analyse en cours, on pourrait y planifier jusqu'à 5 périodes de 90 jours. Ce qui accorderait amplement de temps pour concevoir et implanter un projet pilote de données ouvertes / gouvernement ouvert.
Ce qui pourrait nous arriver, c'est que justement rien ne nous arrive!
Le mandat d'analyse du Web 2.0 pourrait se terminer fin 2011, début 2012, sans aucune recommandation en faveur d'un gouvernement ouvert. Le gouvernement actuel pourrait miser sur le statu quo, et axer son action sur les communications.
Au moment des élections, le PLQ pourrait être remplacé par un autre parti.
Jusqu'à quel point pouvons-nous espérer que le prochain gouvernement au Québec implante une initiative de données ouvertes / gouvernement ouvert?
Il faudrait que ces questions soient dès maintenant au cœur des préoccupations dans les débats politiques. Il faudrait que des parlementaires questionnent Henri-François Gautrin à l'Assemblée nationale sur l'avancement de ses travaux d'analyse à la rentrée en septembre, et ne le lâchent pas d'un poil jusqu'à ce qu'il publie son rapport, et qu'entre temps, il y ait des questions au premier ministre sur sa vision, pourquoi le gouvernement ouvert est exclu du mandat d'analyse du potentiel du Web 2.0, et ce qu'envisage de faire son gouvernement dans ce domaine. Il faudrait que l'Opposition réclame systématiquement une plate-forme de données ouvertes chaque fois qu'il est question de dossiers peu transparents nécessitant qu'on y voit clair. Il faudrait que chaque fois que se pose une problématique, il soit suggéré que celle-ci soit transformée en défi sur une plate-forme de gouvernement ouvert, et que les citoyens soient conviés à co-créer et co-produire des idées, à trouver les solutions qui conviennent le mieux aux situations.
Il faudrait que cela soit constamment sur toutes les lèvres.
Il faudrait que des leaders politiques s'engagent très sérieusement et s'appliquent à travailler tous les jours pour transformer l'appareil gouvernemental actuel en gouvernement ouvert. Il s'agit d'une tâche colossale, qui, comme l'explique John F Moore, «n'est pas du tout que de la technologie; la technologie en est tout simplement le catalyseur.» Je pense que ce n'est pas en fait si sorcier que cela, et qu'il s'agit avant tout d'un leadership transformationnel, qui fait cruellement défaut au Québec. J'aspire à ce que soient identifiés et formés des leaders de gouvernement ouvert au Québec.
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