Blogue de Lyne Robichaud

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19 juin 2011

«Je suis tout le contraire d’un suiveux» - François Legault

François Legault

Gilbert Lavoie, dans Le Soleil, rapporte le 19 juin («Je n'ai pas peur de déplaire...»):
«François Legault reconnaît qu’il peut lui arriver de blesser ses collègues: «Sur des principes importants, je ne fais pas de compromis. Je suis tout le contraire d’un suiveux. Je n’ai pas peur de déplaire si c’est nécessaire même si beaucoup de gens sont contre ce que je pense. Dans ce sens-là, peut-être que c’est vrai que je suis trop franc ou pas assez patient, mais le bon côté des choses, c’est que je dis ce que je pense.[...] Je suis capable d’écouter, mais quand vient le temps de me prononcer, je n’ai pas peur, je suis capable de sortir du rang si je pense que c’est nécessaire.»
Le connu ne génère aucune possibilité d’évolution. La peur confine au connu. L’inconnu est le champ de tous les possibles, ouvert à la création de nouvelles expériences.

Espérons que François Legault est capable de faire face à la chanson, qu'il aura suffisamment de cran pour s'engager dans une démarche vers un gouvernement ouvert. Quelque chose me dit que cela ne devrait pas tarder... Car s'il est vrai qu'il n'a pas peur, alors il n'hésitera pas à agir.

16 juin 2011

L'argent sera l'incitatif qui poussera l'ADQ à une fusion avec la CAQ?

Gerard Deltell

C'est ce qui est suggéré, à la une du Devoir ce matin. Antoine Robitaille signe l'article «Fusion avec la coalition de Legault? - Deltell à la merci de sa dette».

La formation de Gérard Deltell est très endettée; 710 703 $ au 31 décembre 2010, selon le dernier Rapport financier déposé mardi par le Directeur général des élections (DGE). Pour convaincre la Banque Nationale de lui prêter de l'argent en 2011 au taux préférentiel plus 1%, la formation politique a dû trouver «des cautionnements personnels de particuliers totalisant 200,000$», rapporte Antoine Robitaille.

Il y a quelques jours, j'ai suggéré à la Coalition pour l'avenir du Québec d'embrasser la philosophie du gouvernement ouvert. Il y a eu plusieurs échanges hier, sur leur site.

La CAQ représente le changement au Québec. La fusion avec un autre parti viendra-t-elle brouiller les cartes et freiner le changement?

Le Devoir indique: «Chose certaine, selon plusieurs sources, la situation financière de l'ADQ, particulièrement mauvaise, rebute François Legault». Moi aussi, j'y songerais à deux fois plutôt qu'une.

Consulter l'article du Devoir, «Fusion avec la coalition de Legault? - Deltell à la merci de sa dette».

Voir aussi un article de Josée Legault, publié dans Voir, «Ça coûte combien, un nouveau parti politique?».

Financement de son parti: François Legault indique vouloir faire preuve de transparence

François Legault

Alors que le Directeur général des élections, Jacques Drouin, annonçait le 14 juin 2011, que le financement populaire des partis politiques est en baisse marquée, pour parer aux attaques de ses adversaires qui questionnent les dessous du financement de sa Coalition pour l’avenir du Québec, François Legault a indiqué qu’il envisage très sérieusement d’ouvrir ses livres sur la place publique.

«On n’a rien à cacher et on ne veut pas prêter flanc à des soupçons par rapport à notre financement, dit-on dans le clan Legault. Puisque les attaques provenant notamment du gouvernement touchent le financement du mouvement, on a l’intention d’être très transparent et d’ouvrir nos livres aux journalistes s’il le faut

Espérons que cette attitude de transparence, chez François Legault, donnera lieu à de bonnes habitudes, et qu’il embrassera le mouvement du gouvernement ouvert. Je vous invite par ailleurs à lire les nombreux échanges qui ont eu lieu aujourd’hui sur le site de la Coalition pour l’avenir du Québec, concernant un gouvernement ouvert.

Consultez l’article de Geneviève Lajoie, Journal de Québec, 15 juin 2011 21h25, «Financement, Legault disposé à ouvrir ses livres»

15 juin 2011

Qu'est-ce qu'un gouvernement ouvert?, m'a-t-on demandé sur le site de la CAQ

Suite à ma suggestion il y a quelques jours d'un gouvernement ouvert transmise à Charles Sirois, co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec (dans le fil de discussion "Une nouvelle organisation de nos grands réseaux de services"), Sylvain Martel m'a demandé qu'est-ce qu'un gouvernement ouvert.
"Vous parlez ici de GOUVERNEMENT OUVERT ou d'une gouvernance plus ouverte. Cela est un sujet qui m'intéresse. Pouvez-vous nous informer par rapport aux principales caractéristique s d'une gouvernance "OUVERTE"?"

Voici ma réponse (en 1000 caractères):
Le gouvernement ouvert est axé sur le CITOYEN et la STRATÉGIE: les meilleurs résultats sont généralement dictés par des partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux. Entièrement axé sur la réalisation des objectifs grâce à une efficacité accrue, meilleure gestion, transparence de l'info et engagement des citoyens. CARACTÉRISTIQUE S: Données accessibles. Format ouvert, manipulable par un programme. Données centralisées, facilement accessible à partir d'un même catalogue. Données permanentes. Licence ouverte. Droit à la réutilisation, transformation et re-distribution. | Les problématiques sont transformées en défis. La relation de co-production co-création citoyen/gouv est positive. La 'sagesse des foules' contribue à régler les problèmes par des solutions inattendues. Car un gouvernement n'a pas toutes les réponses...


Le 17 mars dernier, lorsque Stockwell Day, du gouvernement fédéral du Canada, a annoncé une initiative de données ouvertes, aucun média traditionnel francophone n'a couvert la nouvelle. Peu de Québécoises et de Québécois doivent être au courant de cette initiative.

Il y a un grand travail de sensibilisation à effectuer au Québec. Tout le monde gagnerait à être mieux informé de la marche du gouvernement ouvert à travers le monde, de cette importante tendance en gestion publique. La Tunisie a annoncé la semaine dernière qu'elle transformerait 3 ministères en gouvernement ouvert avant la Constituante (en octobre 2011), soit en un délai de trois mois. Pendant ce temps, au Québec, un mandat d'analyse du potentiel du Web 2.0 prend 15 mois à être effectué, et ce mandat n'inclut pas les possibilités de données ouvertes et de gouvernement ouvert.

Ce qui arrive (déjà), c'est que le reste du monde progresse plus rapidement que le Québec, pendant que le gouvernement reste figé dans le temps.

13 juin 2011

Coalition for the Future of Quebec, first to get serious about open government?

Yesterday (June 11, 2011), I sent a suggestion of an open government to Charles Sirois, co-founder of the Coalition for the Future of Quebec (Coalition pour l'avenir du Québec), on CAQ's Web site. (See my post.)

I quoted Yogi Berra, "When you see a fork on the road, pick it up."

I do not know exactly how much the CAQ picks up the forks. I have not yet had the opportunity to discuss in person with these people and see them in action on open government issues. How far this coalition is in a position to grasp open government issues, and transform them into concrete proposals? In the event that the CAQ becomes a political party and participates in upcoming provincial elections in Quebec, will open government be included in the program?

If the CAQ makes open government the Canadian-style, no thank you! Citizens are not stupid and know well enough that the open government declarations by Stockwell Day (see my post), Tony Clement (see my post) or the Governor General of Canada in a Throne speech (see my post), actually mean very little. Democracy Watch gave a score of 61% to Canada for implementation of legislation and programs. Gaps and loopholes, and enforcement weakness, undermine the system. This justified the low score of 61. (See my post.)

Today I received this response from the CAQ, via Twitter: "Thanks for your suggestion Ms. Robichaud. We take the proposal for an open government very seriously."

The Coalition for the future of Quebec is the first coalition (not yet a political party) in Quebec to openly shout a shy 'yes', on open government issues.

I've been talking for five months with the team of the Deputy House leader, Henri-François Gautrin. Five months repeating the same things. And five months hearing the same answers. A communication has been established (I recognize that I am privileged). There is information sharing. Interlocutors understand the issues. But does that mean that open data and open government issues are taken seriously?

Hope, I have it in abondance. There are still about 5-6 months before Henri-François Gautrin files the final report, on the potential of Web 2.0, asked by Premier Jean Charest.

While I remain optimistic that the analysis mandate lead to recommendations for implementing an open data / open government initiative, it brings us to 2012 for some action to take place in this area.

The open government guru, Beth Noveck, said last March, in a testimony to ETHI Canada, "Be Nimble – Where possible, invite innovations that can be implemented in 90 days or less. Forcing organizations to act more quickly discourages bureaucracy and encourages creative brainstorming and innovation. The need for speed encourages a willingness to reach out to others, including across the public sector." (See my post.)

The analysis mandate on the potential of Web 2.0 began in October 2010 and will end around December 2011 or possibly even later. A period of approximately 15 months, while Beth Noveck suggests delays of 90 days or less. Throughout the tenure of the current analysis, we could schedule up to 5 periods of 90 days. This would give ample time to design and implement a pilot open data / open government project.

What might happen to us is precisely that nothing might happens to us!

The analysis on the potential of Web 2.0 could be completed by end 2011, early 2012, without any recommendation in favor of an open government. The government could build on status quo, and solely focus on communications.

At election time, the PLQ (Liberals) may be replaced by another party.

To what extent can we expect that the next government of Quebec implements an open data / open government initiative?

These issues should now be at the heart of concerns in policy and political debates. MPs should question Henri-François Gautrin at the National Assembly on progress of his analytical work, when the parliamentary session opens in September, and should not let go of a hair until he publishes his report. And in the meantime, there should also be questions to the Prime Minister on his vision, about why open government is excluded from the analysis mandate on the potential of Web 2.0, and what he envisaged to the government in this area. Opposition should always claim an open data platform whenever there are issues with little transparent requiring that we see more clearly. There should be open government claims whenever a problem arises. Open government should be suggested, problems should be transformed into a challenge on an open government platform, and citizens should be invited to co-create and co-produce ideas, to find solutions best suited to situations.

This should constantly be on everyone's lips.

There should be political leaders committing themselves very seriously to open government, and these leaders should work diligently every day to transform the present institutions into an open government. It is a daunting task, which, as explained by John F. Moore, "is not about technology, technology is simply the enabler". I think it is not that complicated, and it is primarily a question of transformational leadership, which is sorely lacking in Quebec. I wish that we identified and trained open government leaders in Quebec.

François Legault, «le plus populaire de tous» parmi les politiciens québécois

Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir, François Legault, co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, est «le plus populaire de tous». Un article signé par Marco Bélair-Cirino, 13 juin 2011, Le Devoir.

Cela tombe bien, puisqu'hier, la Coalition pour l'avenir du Québec m'a répondu qu'elle prend très au sérieux ma proposition de gouvernement ouvert. (Voir mon billet à ce sujet.)


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LE BAROMÈTRE DES PERSONNALITÉS LÉGER MARKETING-LE DEVOIR - LEGAULT, LE PLUS POPULAIRE DE TOUS

(Quelques extraits)

La session parlementaire qui s'est achevée vendredi dernier à Québec a consacré la chute de la popularité d'Amir Khadir, révèle le nouveau baromètre des personnalités politiques Léger Marketing-Le Devoir. Porté aux nues il y a tout juste six mois par les Québécois, le seul député de Québec solidaire à l'Assemblée nationale a chuté de la 1re à la 7e position du palmarès, alors que le chef de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault, et le député indépendant Pierre Curzi figurent respectivement au 1er et 2e rang.

La nouvelle étoile... filante?


C'est le numéro un de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault, qui figure en tête de ce tout nouveau baromètre des personnalités politiques. À l'instar de Pierre Curzi, près de la moitié de la population québécoise a une «bonne opinion» de lui.

«C'est la nouvelle star politique!» fait valoir Jean-Marc Léger. «Il incarne la nouveauté d'une part, mais surtout il a adopté une approche très positive en présentant des solutions concrètes, alors que les autres politiciens ont davantage eu des approches négatives», explique-t-il, faisant référence aux chefs du Parti libéral du Québec (PLQ) Jean Charest (11e position), du Parti québécois (PQ) Pauline Marois (6e position) et de l'Action démocratique du Québec (ADQ) Gérard Deltell (5e position).

Les «démissionnaires»


Pierre Curzi (2e position), Louise Beaudoin (4e position), Lisette Lapointe (8e position) et Jean-Martin Aussant (44e position), qui ont claqué la porte du Parti québécois au cours de la dernière semaine, ont tous vu leur popularité croître.

«Les gens veulent des gens qui disent tout haut ce qu'ils pensent tout bas. En politique, au Québec, ç'a toujours été comme ça, c'est quand tu démissionnes que tu deviens populaire. Mais, ça ne dure pas nécessairement longtemps.»

Marois 6e, Charest 11e

Échevelée par la «tempête» qui s'est abattue sur elle en fin de session parlementaire, Pauline Marois fait une chute de la 4e à la 6e position du palmarès. Quelque 65 % des électeurs péquistes expriment une «bonne opinion» à son égard, tandis que 26 % expriment une «mauvaise opinion». «On mesure dans un moment où c'est le plus difficile pour elle», souligne M. Léger.

Le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, est la seule personnalité à gagner de vitesse la chef de l'opposition officielle dans le «Top 10» des électeurs du PQ. Dans ce palmarès, Pauline Marois est toutefois talonnée par François Legault, Louise Beaudoin, Bernard Drainville et Maka Kotto.

Jean Charest — qui est la personnalité la plus populaire des électeurs libéraux — figure au 11e rang du classement général. Passant de la 20e à la 11e position, c'est un grand bond que le chef du gouvernement a effectué de décembre 2010 à juin 2011.

Le sondage Léger Marketing-Le Devoir a été effectué du 6 au 8 juin 2011, auprès de 1004 personnes âgées de 18 ans ou plus. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20. Le baromètre des personnalités politiques provinciales québécoises Léger Marketing-Le Devoir a été fait selon une méthodologie fiable et éprouvée.

12 juin 2011

Coalition pour l'avenir du Québec, première à prendre au sérieux le gouvernement ouvert?

Hier (11 juin 2011), j'ai transmis une suggestion de gouvernement ouvert à Charles Sirois, le co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, sur le site de la CAQ. (Voir mon billet à ce sujet.)

J'ai cité Yogi Berra, «Quand vous voyez une fourchette sur la route, ramassez-la

Je ne sais pas jusqu'à quel point on ramasse les fourchettes à la CAQ. Je n'ai pas encore eu l'occasion de discuter en personne avec ces gens, et de les voir à l'œuvre dans des dossiers relatifs au gouvernement ouvert. Jusqu'à quel point cette formation politique est-elle en mesure de saisir les enjeux d'un gouvernement ouvert, et de transformer cela en propositions concrètes? Dans l'éventualité que la CAQ devienne éventuellement un parti politique, et participe aux prochaines élections générales provinciales au Québec, cela fera-t-il parti du programme?

Si c'est pour nous concocter un gouvernement ouvert de style canadien, non merci! Les citoyens ne sont pas dupes, et savent pertinemment que les déclarations de gouvernement ouvert par Stockwell Day (voir mon billet), Tony Clement (voir mon billet) ou le Gouverneur général du Canada dans un discours du Trône (voir mon billet), ne signifient concrètement pas grand chose. Ce n'est pas pour rien que Démocratie en surveillance accorde une note de 61% au Canada pour la mise en œuvre de la législation et des programmes. Des lacunes et des failles, et une application faible, portent atteinte au système. Ce qui justifie la faible note de 61. (Voir mon billet à ce sujet.)

Aujourd'hui, j'ai reçu cette réponse de la CAQ, via Twitter: «Merci de votre suggestion Mme Robichaud. Nous prenons très au sérieux la proposition de gouvernement ouvert

La Coalition pour l'avenir du Québec est la première formation politique au Québec à répondre ouvertement dans une sorte d'affirmative, concernant des questions de gouvernement ouvert.

Je discute depuis cinq mois avec l'équipe du bureau du leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin. Cinq mois à répéter les mêmes affaires. Et cinq mois à entendre les mêmes réponses. Il s'est établi une communication (je reconnais que celle-ci est privilégiée). Il y a des échanges d'information. Les interlocuteurs comprennent les enjeux. Mais est-ce que cela signifie que les questions de données ouvertes et de gouvernement ouvert sont prises au sérieux?

L'espérance ne me fait pas défaut. Il reste encore environ 5-6 mois avant le dépôt du rapport sur le potentiel du Web 2.0, commandé par Jean Charest à Henri-François Gautrin.

Même en demeurant optimiste que ce mandat d'analyse donne lieu à des recommandations d'implantation d'une initiative de données ouvertes et de gouvernement ouvert, cela repousse à 2012 quelque action dans ce domaine.

La gourou du gouvernement ouvert, Beth Noveck, a indiqué en mars dernier, lors d'un témoignage à ETHI Canada, «Soyez agiles. Favorisez les innovations qui peuvent être mises en œuvre dans un délai de 90 jours ou moins. Obligez les organisations à agir plus rapidement, découragez la bureaucratie et encouragez le remue-méninge créatif et l'innovation. Le besoin de rapidité encourage une volonté d'aller vers les autres, y compris dans le secteur public.» (Voir mon billet à ce sujet.)

Le mandat d'analyse du potentiel du Web 2.0 a débuté en octobre 2010, et se terminera vers décembre 2011, ou même possiblement après. Soit une période d'environ 15 mois, alors que Beth Noveck suggère des délais de 90 jours ou moins. Pendant toute la durée du mandat d'analyse en cours, on pourrait y planifier jusqu'à 5 périodes de 90 jours. Ce qui accorderait amplement de temps pour concevoir et implanter un projet pilote de données ouvertes / gouvernement ouvert.

Ce qui pourrait nous arriver, c'est que justement rien ne nous arrive!
Le mandat d'analyse du Web 2.0 pourrait se terminer fin 2011, début 2012, sans aucune recommandation en faveur d'un gouvernement ouvert. Le gouvernement actuel pourrait miser sur le statu quo, et axer son action sur les communications.

Au moment des élections, le PLQ pourrait être remplacé par un autre parti.

Jusqu'à quel point pouvons-nous espérer que le prochain gouvernement au Québec implante une initiative de données ouvertes / gouvernement ouvert?

Il faudrait que ces questions soient dès maintenant au cœur des préoccupations dans les débats politiques. Il faudrait que des parlementaires questionnent Henri-François Gautrin à l'Assemblée nationale sur l'avancement de ses travaux d'analyse à la rentrée en septembre, et ne le lâchent pas d'un poil jusqu'à ce qu'il publie son rapport, et qu'entre temps, il y ait des questions au premier ministre sur sa vision, pourquoi le gouvernement ouvert est exclu du mandat d'analyse du potentiel du Web 2.0, et ce qu'envisage de faire son gouvernement dans ce domaine. Il faudrait que l'Opposition réclame systématiquement une plate-forme de données ouvertes chaque fois qu'il est question de dossiers peu transparents nécessitant qu'on y voit clair. Il faudrait que chaque fois que se pose une problématique, il soit suggéré que celle-ci soit transformée en défi sur une plate-forme de gouvernement ouvert, et que les citoyens soient conviés à co-créer et co-produire des idées, à trouver les solutions qui conviennent le mieux aux situations.

Il faudrait que cela soit constamment sur toutes les lèvres.

Il faudrait que des leaders politiques s'engagent très sérieusement et s'appliquent à travailler tous les jours pour transformer l'appareil gouvernemental actuel en gouvernement ouvert. Il s'agit d'une tâche colossale, qui, comme l'explique John F Moore, «n'est pas du tout que de la technologie; la technologie en est tout simplement le catalyseur.» Je pense que ce n'est pas en fait si sorcier que cela, et qu'il s'agit avant tout d'un leadership transformationnel, qui fait cruellement défaut au Québec. J'aspire à ce que soient identifiés et formés des leaders de gouvernement ouvert au Québec.

11 juin 2011

Suggestion d'un gouvernement ouvert à Charles Sirois (CAQ)

Charles Sirois

J'ai transmis aujourd'hui une suggestion de gouvernement ouvert à Charles Sirois, co-fondateur (avec François Legault) de la Coalition pour l'avenir du Québec. Leur site ne permet pas plus de 1000 caractères dans les formulations de propositions ou de moyens d'actions.

Un sondage Léger Marketing-Le Devoir révèle aujourd'hui 11 juin 2011 que les Québécois veulent François Legault. En effet, la coalition de l'ex-ministre péquiste récolte 12 points de plus que le Parti Québécois (PQ) et 13 de plus que le Parti libéral du Québec (PLQ). Le Devoir indique que la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) récolte 33% des intentions de vote, le Parti québécois (PQ) 21%, le Parti libéral du Québec (PLQ) 20%, l'Action démocratique du Québec (ADQ) 11%, Québec solidaire (QS) 9% et le Parti vert du Québec (PVQ) 3%, après répartition des intentions de vote des indécis.

MA SUGGESTION
Publiée ici sur le site de la Coalition pour l'avenir du Québec

M. Sirois, vous indiquez: «Pour arriver à accroître la qualité, l’efficacité et la transparence de nos services publics, il nous faudra donc les décentraliser». Cela pourrait être notamment atteint par l'implantation d'un GOUVERNEMENT OUVERT au Québec, axé sur la transparence, participation et collaboration avec les citoyens. Un mandat d'analyse en cours du potentiel du Web 2.0 confié par Jean Charest à Henri-François Gautrin, écarte délibérément les possibilités de données ouvertes et gouvernement ouvert. Pourquoi? Yogi Berra recommande: «Quand vous voyez une fourchette sur la route, ramassez-la.» Le gouvernement actuel ne ramasse pas les fourchettes (qu'il voit pourtant clairement). Le Québec a autant de potentiel que n’importe quel autre pays, ayant pris le tournant d'un gouvernement ouvert. Il manque un leadership, une volonté d’améliorer la situation et de transformer le gouvernement. Lyne Robichaud, Trois-Rivières. (Je collabore avec GovintheLab.com)
 
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