Blogue de Lyne Robichaud

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21 juin 2011

Lettre à François Legault: La philosophie du gouvernement ouvert

Un grand merci, M. Legault, d'avoir accepté de vous prêter à l'exercice de lecture de mon billet portant sur le gouvernement ouvert, que Mario Asselin vous a proposé, lors de votre rencontre en personne avec lui. (Voir mon billet à ce sujet, en français; en anglais)

J'espère sincèrement que les questions de données ouvertes et de gouvernement ouvert vous intéressent, et que vous vous préparez à poser des gestes percutants dans ce domaine.

Objectif
Mon objectif est que le gouvernement du Québec se transforme prochainement en gouvernement ouvert, que l'ensemble des composantes gouvernementales adopte la philosophie du gouvernement ouvert.

Définition du gouvernement ouvert
Mon collègue de Government in the Lab, John F Moore, définit ainsi le gouvernement ouvert:
Une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux. Cette philosophie est entièrement orientée vers la réalisation des objectifs grâce à une efficacité accrue, une meilleure gestion, la transparence de l'information et l'engagement des citoyens, et mettant le plus souvent à profit les technologies nouvelles pour atteindre les résultats souhaités. Il s'agit d'apporter au gouvernement des technologies et des approches inspirées du monde des affaires.
D'abord, une question de leadership
Pour qu'il y ait un gouvernement ouvert, cela prend d'abord et avant tout du LEADERSHIP. Un leadership très fort.

Lors de sa première journée de gouverne, le président Barack Obama a signé le Mémorandum sur la transparence et le gouvernement ouvert (Memorandum on Transparency and Open Government), appelant à «un niveau sans précédant de transparence du gouvernement» et à la création d'institutions publiques régies par les valeurs de transparence, participation du public et collaboration. Ce fut une des toutes premières choses, un des premiers gestes, qu'il a posé en tant que président des États-Unis. (Voir Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, Transparency and Open Government, 21 janvier 2009)

En septembre 2010, le président Barack Obama a donné un élan au mouvement international au gouvernement ouvert, lorsqu'il a invité chaque nation à «rendre le gouvernement plus ouvert et plus responsable.» Le président a exhorté les pays de l'Organisation des Nations Unies à «parvenir à des engagements spécifiques visant à promouvoir la transparence; à lutter contre la corruption; à dynamiser l'engagement civique; et à exploiter les nouvelles technologies afin que nous renforcions les fondements de la liberté dans nos propres pays, tout en vivant à la hauteur des idéaux qui peuvent éclairer le monde». (Remarks by the President to the General Assembly, New York, NY, 23 septembre 2010.)

C'est cela, un leadership fort... C'est poser des gestes symboliques, et avoir le discours qui va avec.

Comment reconnaît-on un leader de gouvernement ouvert?
Je suis persuadée que vous possédez les COMPÉTENCES ESSENTIELLES d'un bon leader de gouvernement ouvert, qui sont:

- CAPACITÉ DE BÂTIR DES CONSENSUS. Le gouvernement ouvert est le dernier cri en matière de destruction de silos, nécessitant une coordination entre les propriétaires d'entreprises, les décideurs politiques, les avocats et les affaires publiques. Sans de fortes compétences de bâtisseur de consensus, un leader en gouvernement ouvert ne génère pas de succès.

- CAPACITÉ DE RÉSOLUTION DE PROBLÈMES. Le gouvernement ouvert est une méthode, pas seulement un ensemble d'outils. La résolution de problèmes doit permettre de disséquer les affaires de l'institution gouvernementale, afin d'être en mesure de comprendre où la participation, la collaboration et la transparence, apportent de la valeur aux opérations de l'appareil gouvernemental. Le leader capable de résoudre des problèmes en gouvernement ouvert est un innovateur et cette personne embrasse ce genre de solutions.

- PENSEUR / ANALYSTE DES SYSTÈMES. En mesure de percevoir comment les méthodes d'injection de gouvernement ouvert dans les affaires des institutions gouvernementales peuvent être liées à des mesures de mission/performance axées sur les résultats. Les dirigeants et leaders en gouvernement ouvert comprennent comment les affaires fonctionnent et sont en mesure de démontrer comment faire pour être axé sur les citoyens et orienté vers le public.

- QUI S'Y CONNAÎT EN INFORMATION. Puisqu'un gouvernement ouvert est associé à des données / informations, un leader en gouvernement ouvert devrait être familier avec la multitude de règles et de règlements qui vont de pair avec l'information (ce qu'on appelle communément la «paperasserie», qualité de l'information, gestion des documents, règles de respect de la vie privée et de confidentialité, etc.). Savoir où aller pour aborder et régler ces questions.

- AGENT DE CHANGEMENT. Les dirigeants ou leaders de gouvernement ouvert doivent être capables d'agir en agents de changement.

- COMPRÉHENSION DE LA CULTURE DE L'INNOVATION. Les dirigeants ou leaders de gouvernement ouvert doivent favoriser une culture de l'innovation où l'échec est autorisé, où l'innovation est récompensée, et où les gens viennent travailler prêts à faire leur travail OUVERTEMENT.

- CAPACITÉ D'ÉCOUTE. Il faut mettre l'accent sur ce que signifie vraiment être sensible [à l'écoute et ouvert]. Certains dirigeants peuvent avoir des idées préconçues sur la réactivité qui ne correspondent pas nécessairement avec ce que le public comprend / juge approprié comme signification de ce concept.

- CAPACITÉ DE SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION. Un leader en gouvernement ouvert doit comprendre quel est leur public-cible [audience] et examiner les données du marché de la même manière que le secteur privé connaît son marché. Se contenter de publier des informations et espérer que les gens viendront participer n'est pas suffisant. Il doit y avoir une sensibilisation active pour encourager le cycle de partage de l'information et permettre une rétroaction. Par ailleurs, le gouvernement ouvert doit être considéré comme un puissant outil éducatif, conçu non seulement pour inciter à participer, mais aussi pour informer l'ensemble des citoyens.

Au cœur de tout
Un gouvernement ouvert, ce n'est surtout pas uniquement qu'une question de technologie. Adopter une approche stratégique devrait être la pierre angulaire de toute initiative. Et par ailleurs, un gouvernement ouvert devrait être au cœur de tout ce que fait un gouvernement ou une administration publique.

Pourquoi? Parce qu'un gouvernement devrait travailler à la vue de tous. Ses contrats, subventions, lois, règlements et politiques devraient être transparents. L'ouverture donne aux citoyens l'information qu’ils ont besoin de savoir à propos de comment fonctionne leur démocratie, et comment y participer.

Dans un contexte de gouvernement ouvert, il faut toujours se demander si la législation permet la participation active et constructive, en utilisant les capacités et l’enthousiasme des citoyens, pour le bien collectif. Il ne suffit pas de simplement jeter aux citoyens un problème sur Facebook ou Twitter. Un processus doit être conçu pour compléter l'outil de gouvernement ouvert, qui assure une participation significative et gérable pour les fonctionnaires et le public.

Un gouvernement ouvert est une philosophie. Pour les gens du gouvernement, cela signifie que le gouvernement ouvert doit devenir un mode de vie, en le gardant constamment en tête - comme un fonds d'écran dans l'esprit - et en l'incorporant dans chacun des gestes posés.

M. Legault, si vous, et la Coalition pour l'avenir du Québec, adoptez la philosophie du gouvernement ouvert, vous enclencherez un très important processus de leadership transformationnel.

Mon collègue John F Moore et moi-même, de Government in the Lab, demeurons à votre disposition.

19 juin 2011

«Je suis tout le contraire d’un suiveux» - François Legault

François Legault

Gilbert Lavoie, dans Le Soleil, rapporte le 19 juin («Je n'ai pas peur de déplaire...»):
«François Legault reconnaît qu’il peut lui arriver de blesser ses collègues: «Sur des principes importants, je ne fais pas de compromis. Je suis tout le contraire d’un suiveux. Je n’ai pas peur de déplaire si c’est nécessaire même si beaucoup de gens sont contre ce que je pense. Dans ce sens-là, peut-être que c’est vrai que je suis trop franc ou pas assez patient, mais le bon côté des choses, c’est que je dis ce que je pense.[...] Je suis capable d’écouter, mais quand vient le temps de me prononcer, je n’ai pas peur, je suis capable de sortir du rang si je pense que c’est nécessaire.»
Le connu ne génère aucune possibilité d’évolution. La peur confine au connu. L’inconnu est le champ de tous les possibles, ouvert à la création de nouvelles expériences.

Espérons que François Legault est capable de faire face à la chanson, qu'il aura suffisamment de cran pour s'engager dans une démarche vers un gouvernement ouvert. Quelque chose me dit que cela ne devrait pas tarder... Car s'il est vrai qu'il n'a pas peur, alors il n'hésitera pas à agir.

18 juin 2011

Mario Asselin probes in person François Legault about open government

(Mario Asselin)

Mario Asselin says, "I think." While from my perspective, after having planted as many open government seeds as possible from all sides in the last six months in Quebec, I've come to the point where I say "I meditate," by focusing on my goals and desires, and hoping that a Quebecois politician will be willing to take the path of change.

It is precisely when we detach ourselves from our desires, that invisible strings begin to stir and activate the mechanisms that materialize desires.

I was not able to carry my message in person to François Legault's ears, co-founder of the Coalition for the Future of Quebec (CAQ), the most popular politician in Quebec, according to recent polls. A week ago, I sent an open government suggestion on CAQ's Web site. Then, a discussion took place on this Web site, where I had the opportunity to provide details about what is an open government, and suggestions for experimental projects that could be brought forward by the CAQ. But these discussions, there is no way of knowing whether they are read by the co-founders of the CAQ, let alone fathom what they think.

I was not able to evangelize open government myself to François Legault or Charles Sirois, while Mario Asselin was generous enough to do so. A nice surprise, which generates hopes that soon, a Quebec leader might embrace the open government philosophy.

Here are the minutes of the meeting with Mario Asselin François Legault, published in a post by Mario Asselin, "I wish us a great adventure" («Je nous souhaite une belle aventure») on June 18, 2011:
"Participative Web, a more transparent government and open data
There has been much listening and opening on these topics from Mr. Legault. This is what I felt, really. Mr. Legault has already an impressive background in politics. He has the merit to be able to reassure the public. But it could also "lock" him in predictable behavior. The wind of change blowing in Quebec and elsewhere in the world is not without titillating the curiosity of leaders like Mr. Legault. The idea of giving access to as much raw data as possible and let people "build" with data, Mr. Legault did not hear it for the first time. He told me to be both surprised and intrigued by the "open data" concept, that some government officers with whom he's in touch, talk to him about confidentially. No wonder he cannot understand all the ins and outs around these questions, when you realize that public service professionals themselves must walk a very narrow corridor to address these issues with the "political" realm. I assumed that Mr. Legault believes strongly in the principles of empowering people, and bringing them closer to where the action takes place. I submitted him the reading of this post by Lyne Robichaud, and I argued that other citizens would like to know whether or not the Coalition for the future of Quebec is interested by these issues, that challenge the governance of public affairs.

Of course, I shared my disappointment to François Legault (and my few good shots) on the use of the Internet in politics. I believe that my testimony about the number of my lost battles in this field of politics and the participative Web was able to put some pressure on him, when it came time to answer, at the end of our conversation, to the question "We end this meeting by a short video, Mr. Legault?". The result is not so bad, even though technically I could have done better. Still, the reaction of the Coalition's Number One was refreshing ... He made the experience, with Charles Sirois, of a video for the Web, and he was surprised by the simplicity of my approach. "We did that on a corner table, it took us five minutes and we spoke directly to teachers, without complicating our lives. (This video) has nothing to do with the shooting I did with Charles..." Welcome to conversations and dialogue on the Web, Mr. Legault!"
I am convinced of the validity of implementing an open government in Quebec. The positive effects are so numerous that they would go beyond anything we can imagine.

Mario Asselin, I wish you a great adventure, and a nice complicity with CAQ's leaders.

Most importantly, I wish us all soon - all Quebecers - a great adventure of an open government in Quebec.

I translate this post in English, so that English-speaking members of the global open government sphere can also hold their breath and hope that a Quebec politician will make the leap.

Mario Asselin sonde en personne François Legault au sujet du gouvernement ouvert

Mario Asselin
Mario Asselin dit «Je réfléchis». Alors que de mon côté, après avoir planté le plus de graines de gouvernement ouvert possibles de tous bords tous côtés ces six derniers mois au Québec, je suis rendue à dire «Je médite», en me concentrant sur les objectifs, et en espérant qu'un politicien québécois accepte de s'engager dans la voie du changement.

C'est justement lorsqu'on se détache de ses désirs, que des cordes invisibles se mettent à s'agiter, et que les mécanismes qui matérialisent les désirs s'activent.

Je n'étais pas en mesure de porter mon message en personne jusqu'aux oreilles de François Legault, co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ), le politicien le plus populaire au Québec, selon les derniers sondages. Il y a une semaine, j'ai transmis une suggestion de gouvernement ouvert sur le site de la CAQ. Ensuite, il est survenu de nombreux échanges sur ce site, où j'ai eu l'occasion de fournir des précisions sur ce qu'est le gouvernement ouvert, et des suggestions de projets expérimentaux, que pourrait mettre de l'avant la CAQ. Mais ces discussions, il n'y a aucun moyen de savoir si elles sont lues par les co-fondateurs de la CAQ, et encore moins de sonder ce qu'ils en pensent.

Je n'étais pas en mesure d'évangéliser moi-même François Legault ou Charles Sirois, alors Mario Asselin a eu la générosité de le faire. Une belle surprise, qui génère l'espoir que prochainement un leader québécois tourné vers le changement embrasse la philosophie du gouvernement ouvert.

Voici le compte-rendu de la rencontre de Mario Asselin avec François Legault, publié dans le billet de Mario Asselin, «Je nous souhaite une belle aventure» (18 juin 2011):
«Le Web participatif, un gouvernement plus transparent et des données ouvertes
Beaucoup d’écoute de M. Legault sur ces sujets et de l’ouverture. C’est ce que j’ai senti, véritablement. M. Legault possède un bagage politique déjà très impressionnant qui a le mérite de pouvoir rassurer la population, mais qui pourrait aussi «l’enfermer» dans des comportements prévisibles. Le vent de changement qui souffle au Québec et ailleurs dans le monde n’est pas sans titiller la curiosité des leaders comme M. Legault. Cette idée de donner accès au plus de données brutes possible et de laisser les citoyens «construire» avec, M. Legault ne l’entendait pas pour la première fois. Il m’a confié être à la fois étonné et intrigué par ce concept «des données ouvertes» que certains officiers de l’appareil de l’État avec qui il est encore en contact lui parlent sous le sceau de la confidentialité. Pas étonnant qu’il ne puisse bien comprendre tous les tenants et aboutissants autour de ces questions quand on réalise que les professionnels de la fonction publique doivent eux-mêmes marcher dans un corridor très étroit pour aborder ces questions avec «des politiques». Je suis parti du principe que M. Legault croit énormément au principe de responsabiliser les gens le plus près de là où l’action se déroule. Je lui ai soumis la lecture de ce billet de Lyne Robichaud et je lui ai fait valoir que d’autres internautes veulent connaître l’ouverture de la Coalition pour l’avenir du Québec sur ce sujet qui questionne la gouvernance des affaires publiques.

Évidemment, j’ai partagé à François Legault mes déceptions (et mes quelques rares bons coups) sur l’utilisation du Web en politique. Je crois que mon témoignage sur le nombre de mes batailles perdues sur ce terrain de la politique et du Web participatif a pu lui mettre une certaine pression quand est venu le temps de répondre à la fin de notre entretien à la question «On termine ça par une petite vidéo M. Legault?». Le résultat n’est pas si mal, même si sur le plan technique j’aurais pu faire mieux. Reste que la réaction du numéro un de la Coalition a été rafraîchissante… Il avait vécu avec Charles Sirois cette expérience d’une vidéo destinée au Web et il se surprenait de la simplicité de ma démarche. «On a fait ça sur un coin de table, ça nous a pris cinq minutes et on a parlé directement aux enseignants, sans trop se compliquer la vie; ça n’a rien à voir avec le tournage vécu avec Charles…». Bienvenue dans la conversation et le dialogue sur le Web M. Legault!»
Je suis convaincue du bien fondé de l'implantation d'un gouvernement ouvert au Québec. Les effets positifs seraient si nombreux qu'ils iraient au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.

Mario Asselin, je vous souhaite une belle aventure, une belle complicité avec les leaders de la CAQ.

Mais surtout, je nous souhaite à tous prochainement - à toutes les Québécoises et à tous les Québécois - une belle aventure de gouvernement ouvert au Québec.

Je traduis ce billet en anglais, afin que les membres anglophones de la sphère mondiale du gouvernement ouvert puissent eux aussi retenir leur souffle, et espérer qu'un politicien québécois fasse le grand saut.

16 juin 2011

Financement de son parti: François Legault indique vouloir faire preuve de transparence

François Legault

Alors que le Directeur général des élections, Jacques Drouin, annonçait le 14 juin 2011, que le financement populaire des partis politiques est en baisse marquée, pour parer aux attaques de ses adversaires qui questionnent les dessous du financement de sa Coalition pour l’avenir du Québec, François Legault a indiqué qu’il envisage très sérieusement d’ouvrir ses livres sur la place publique.

«On n’a rien à cacher et on ne veut pas prêter flanc à des soupçons par rapport à notre financement, dit-on dans le clan Legault. Puisque les attaques provenant notamment du gouvernement touchent le financement du mouvement, on a l’intention d’être très transparent et d’ouvrir nos livres aux journalistes s’il le faut

Espérons que cette attitude de transparence, chez François Legault, donnera lieu à de bonnes habitudes, et qu’il embrassera le mouvement du gouvernement ouvert. Je vous invite par ailleurs à lire les nombreux échanges qui ont eu lieu aujourd’hui sur le site de la Coalition pour l’avenir du Québec, concernant un gouvernement ouvert.

Consultez l’article de Geneviève Lajoie, Journal de Québec, 15 juin 2011 21h25, «Financement, Legault disposé à ouvrir ses livres»

13 juin 2011

François Legault, «le plus populaire de tous» parmi les politiciens québécois

Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir, François Legault, co-fondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, est «le plus populaire de tous». Un article signé par Marco Bélair-Cirino, 13 juin 2011, Le Devoir.

Cela tombe bien, puisqu'hier, la Coalition pour l'avenir du Québec m'a répondu qu'elle prend très au sérieux ma proposition de gouvernement ouvert. (Voir mon billet à ce sujet.)


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LE BAROMÈTRE DES PERSONNALITÉS LÉGER MARKETING-LE DEVOIR - LEGAULT, LE PLUS POPULAIRE DE TOUS

(Quelques extraits)

La session parlementaire qui s'est achevée vendredi dernier à Québec a consacré la chute de la popularité d'Amir Khadir, révèle le nouveau baromètre des personnalités politiques Léger Marketing-Le Devoir. Porté aux nues il y a tout juste six mois par les Québécois, le seul député de Québec solidaire à l'Assemblée nationale a chuté de la 1re à la 7e position du palmarès, alors que le chef de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault, et le député indépendant Pierre Curzi figurent respectivement au 1er et 2e rang.

La nouvelle étoile... filante?


C'est le numéro un de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault, qui figure en tête de ce tout nouveau baromètre des personnalités politiques. À l'instar de Pierre Curzi, près de la moitié de la population québécoise a une «bonne opinion» de lui.

«C'est la nouvelle star politique!» fait valoir Jean-Marc Léger. «Il incarne la nouveauté d'une part, mais surtout il a adopté une approche très positive en présentant des solutions concrètes, alors que les autres politiciens ont davantage eu des approches négatives», explique-t-il, faisant référence aux chefs du Parti libéral du Québec (PLQ) Jean Charest (11e position), du Parti québécois (PQ) Pauline Marois (6e position) et de l'Action démocratique du Québec (ADQ) Gérard Deltell (5e position).

Les «démissionnaires»


Pierre Curzi (2e position), Louise Beaudoin (4e position), Lisette Lapointe (8e position) et Jean-Martin Aussant (44e position), qui ont claqué la porte du Parti québécois au cours de la dernière semaine, ont tous vu leur popularité croître.

«Les gens veulent des gens qui disent tout haut ce qu'ils pensent tout bas. En politique, au Québec, ç'a toujours été comme ça, c'est quand tu démissionnes que tu deviens populaire. Mais, ça ne dure pas nécessairement longtemps.»

Marois 6e, Charest 11e

Échevelée par la «tempête» qui s'est abattue sur elle en fin de session parlementaire, Pauline Marois fait une chute de la 4e à la 6e position du palmarès. Quelque 65 % des électeurs péquistes expriment une «bonne opinion» à son égard, tandis que 26 % expriment une «mauvaise opinion». «On mesure dans un moment où c'est le plus difficile pour elle», souligne M. Léger.

Le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, est la seule personnalité à gagner de vitesse la chef de l'opposition officielle dans le «Top 10» des électeurs du PQ. Dans ce palmarès, Pauline Marois est toutefois talonnée par François Legault, Louise Beaudoin, Bernard Drainville et Maka Kotto.

Jean Charest — qui est la personnalité la plus populaire des électeurs libéraux — figure au 11e rang du classement général. Passant de la 20e à la 11e position, c'est un grand bond que le chef du gouvernement a effectué de décembre 2010 à juin 2011.

Le sondage Léger Marketing-Le Devoir a été effectué du 6 au 8 juin 2011, auprès de 1004 personnes âgées de 18 ans ou plus. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20. Le baromètre des personnalités politiques provinciales québécoises Léger Marketing-Le Devoir a été fait selon une méthodologie fiable et éprouvée.
 
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