Blogue de Lyne Robichaud

Aucun message portant le libellé tunisie. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé tunisie. Afficher tous les messages

12 juin 2011

Tunisie: 3 ministères gouvernement ouvert avant la Constituante

D'ici la Constituante, 3 ministères vont adopter le gouvernement ouvert. Le président provisoire a ratifié un décret pour convertir tous les Ministères à ce mode gouvernance transparent d'ici 2 ans. Mais le gouvernement ouvert reste tributaire de l'émergence de l'E-Citizen. Interview exclusive Tekiano de Adel Gaaloul, secrétaire d'État à la technologie.

************************

TUNISIE: TROIS MINISTÈRES GOUVERNEMENT OUVERT AVANT LA CONSTITUANTE
Mercredi, 8 juin 2011 07:00 -=- Propos recueillis par Mohamed Jebri --- Tekiano

Le secrétaire d'état à la technologie M. Adel Gaaloul a prononcé l'allocution d'ouverture de l'évènement TunAndroid qui a eu lieu samedi 4 juin à Sousse. Dans son discours, il a parlé de 5 axes centraux pour donner un coup de fouet au secteur des NTIC's en Tunisie. Parmi les lignes directrices, le secrétaire d'état a parlé du rôle de l'administration qui doit assurer l'aspect «transparence» dans sa relation avec le Tunisien. Après la clôture de la journée, Tekiano a eu des bribes de conversation avec M. Gaaloul, qui relevons-le, a accueilli à cœur ouvert et sans rouspéter les questions qu'on lui a posées. Aussitôt avons-nous découvert un homme humble, souriant, chaleureux, et au verbe facile. Interview garantie 100% sans langue de bois.

Tekiano: Durant votre allocution, vous avez évoqué l'introduction prochaine du gouvernement ouvert en Tunisie. Quelle date prévoyez-vous pour son lancement?

Adel Gaaloul: D'abord, il me semble important de définir la notion du gouvernement ouvert. Ce mode est relatif à la transparence de nos établissements administratifs dans le rapport qu'ils entretiennent avec le citoyen. Il vient donc renforcer la confiance entre le gouverneur et le gouverné. Je dois aussi vous rappeler qu'il s'agit d'une notion qui a été mise en œuvre très récemment dans certains pays développés. Mais puisqu'on se réjouit désormais d'un nouveau climat de liberté en Tunisie, le président provisoire a ratifié un décret selon lequel nous avons prévu une période de 2 années pour que tous nos ministères rendent publics leurs rapports financiers.

Quelles en sont les contraintes actuellement?

Il y a, certes, quelques contraintes inhérentes à l'infrastructure qui font que le gouvernement ouvert ne soit pas immédiatement mis en place. Mais au même titre, je pense qu'il faut souligner le long processus d'apprentissage par lequel doit passer le citoyen tunisien pour se familiariser avec ce concept. A mon avis, il nous faut 5 ans pour que le gouvernement ouvert aboutisse et débouche sur un rapport plus raffermi entre la société civile et son administration. Bouleverser le rapport de forces après 50 ans de dictature n'est pas aussi simple qu'on le croit. Et apprendre au citoyen tunisien de veiller lui-même sur ses intérêts et assumer entièrement ses responsabilités envers sa patrie, ça prend du temps...

Qu'en est-il des contraintes techniques ?

Le plus gros problème que nous rencontrons actuellement s'attache à l'identification des citoyens. L'implantation du gouvernement ouvert doit passer par l'attribution d'un login à chaque Tunisien afin de lui permettre de consulter les rapports de nos administrations et interagir en son nom sur le contenu. Nous n'avons pas banni la tyrannie pour donner lieu à une société d'anonymes. – Vous pouvez imaginez le volume de travail et les investissements que ça implique. Mais la bonne nouvelle c'est que le gouvernement est maintenant acculé, la décision a été prise et on ne peut pas revenir en arrière. La structure ministérielle qui sera formée à travers l'Assemblée Constituante n'a que deux années pour adhérer à ce mode de gouvernance.

Et le mot de la fin...

Ce que je peux vous promettre tout de suite, c'est que je vais mettre le projet en route avant de quitter le Ministère. D'ici l'élection de la Constituante, trois ministères vont adopter le gouvernement ouvert. Je veux également préciser que le gouvernement transitoire mise beaucoup sur le dynamisme et la vivacité de cette jeunesse qui a éjecté le dictateur et qui a fait de la Tunisie ce qu'elle est aujourd'hui...

31 janvier 2011

Égypte: Une fois allumée, la flamme ne s’éteindra jamais

Les citoyens tunisiens ont mis fin au régime de Ben Ali en cinq semaines.

En Égypte, la manifestation du 25 janvier 2011 restera sans doute à jamais gravée dans les esprits. Les égyptiens ont scandé le slogan: «Le 25 janvier, je reprends en mains les affaires de mon pays».

Le 27 janvier, une première dans l'histoire des médias sociaux, les autorités égyptiennes ont débranché la quasi-totalité du système de communication du pays, coupant ainsi la liberté d’expression de 78 millions d’habitants. L’Égypte est le pays arabe le plus peuplé.

Dans les médias, on pouvait lire aujourd’hui que les Égyptiens espèrent que le président démissionnera d’ici quelques jours. Le mouvement anti-Moubarak a appelé à la poursuite des manifestations jusqu'à la chute du régime.

Demain 1er février, un million de personnes sont attendues pour une grande marche, suivant l'appel à la grève générale lancé dimanche pour accentuer davantage la pression sur le régime.

Les citoyens se libèrent des valeurs qui leur ont été imposées, et s’y conformer désormais reviendrait à se duper soi-même. Autrement dit, la liberté devient une quête dont rien ne peut détourner. Les citoyens comprennent qu’ils doivent rester fidèles à cette quête. La mauvaise voie serait de s’en éloigner.

Leur force - devenir l'auteur de leur propre vie, écrire soi-même le scénario de leur destinée, autrement dit, leur sens des responsabilités -, fait en sorte qu’ils réussiront probablement à atteindre leur objectif.

Dans une philosophie de Gouvernement ouvert, on recherche la participation citoyenne. Celle-ci devient possible lorsque les citoyens sont responsables. Nous assistons présentement à un phénomène de responsabilisation citoyenne sans précédent. Les gouvernements du monde entier devraient en prendre conscience.

Depuis quelques jours, je ne ne cesse de penser à la mort de Socrate. La sentence de mort l’a laissé indifférent. On lui a proposé de s’enfuir par la mer en quittant discrètement Athènes en compagnie de ses amis, et il a refusé. Leur idée du «mal» - mourir entre les mains d’un tribunal corrompu – n’était pas la sienne. Le «mal» pour Socrate aurait été de se trahir lui-même. Personne ne comprenait pourquoi il ne redoutait pas la mort. À ses disciples en larmes, complètement accablés, il expliqua que la mort était une issue inéluctable. Il se sentait comme un homme qui marche tranquillement vers un précipice. Maintenant qu’il était arrivé au bord de la falaise, pourquoi le dernier pas lui aurait-il causé la moindre frayeur? En buvant la coupe de ciguë, Socrate n’a pas failli à son engagement total envers lui-même.

Cet exemple illustre comment une quête a un but. Lorsqu'on croit en cette quête, on va jusqu’au bout.

Cela est palpable, nous pouvons ressentir que la population égyptienne est résolue à aller jusqu’au bout.

D’autres populations s’inspireront du courage des Égyptien(ne)s et poursuivront un idéal de bonne gouvernance.

Comme le dit Platon avec éloquence, «une fois allumée, la flamme de la vérité ne s’éteindra jamais

Il semble que cette flamme se répande depuis quelques semaines comme une trainée de poudre à travers la conscience collective. L’humanité serait-elle en train de faire le ménage, et de se débarrasser des mauvais gestionnaires gouvernementaux? Tout cela est rendu possible grâce aux médias sociaux et à prise de conscience qu'il existe la possibilité d'un Gouvernement ouvert.

27 janvier 2011

Après la Tunisie, l'Égypte, le Yemen, etc. Phase 3 d'éveil de la conscience


Il a fallu cinq semaines aux citoyens Tunisiens pour faire tomber Ben Ali. Tout a commencé le 17 novembre 2010, lorsqu'un jeune marchand de légumes à Sidi Bouziz, dans le centre du pays, a tenté de se donner la mort en s'immolant par le feu. Le 15 janvier 2011, le règne de Ben Ali se conjugue désormais au passé, après que Ryadh ait confirmé que le couple Ben Ali se soit rendu en Arabie Saoudite.

Radio-Canada rapporte le 27 janvier à propos des manifestations au Yemen:
Des milliers de protestants sont descendus dans la rue jeudi à Sanaa, la capitale du Yémen, pour demander le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Inspirés par la «révolution du jasmin» tunisienne et par les récentes manifestations en Égypte, les manifestants ont demandé des réformes politiques en scandant des slogans antigouvernementaux.
«Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir», «l'heure du changement a sonné», pouvait-on encore entendre de la part des leaders de l'opposition et des jeunes organisateurs des manifestations. [Radio-Canada, Yemen: des milliers de manifestants dans la rue, 27 janvier 2011]

«L'heure du changement a sonné».

Nous entrons dans la Phase 3 d'éveil de la conscience collective. Les citoyens du monde entier pourraient faire tomber un à un les régimes gouvernementaux abusifs. Dans ce cas, les gouvernements devraient s'empresser d'embrasser la philosophie de Gouvernement ouvert, sinon, les citoyens pourraient faire en sorte de les ramener à l'ordre et s'arranger pour implanter une Gouvernance ouverte.

Hier, dans mon billet portant sur le pape et les médias sociaux, j'ai expliqué les étapes du mécanisme d'éveil de la conscience collective.

PHASE 1 - Comprendre que la communication est transmuée
Les médias sociaux font en sorte que les gens peuvent s'exprimer. L'action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose conduit à l'expression de la liberté.

PHASE 2 - Comprendre que tout est lié à tout
Les médias sociaux permettent de reconnaître que nous sommes tous connectés, nous faisons partie d'un tout. Tout comme le monde matériel est connecté, l'invisible est également connecté au niveau quantique: ce monde subtil est relié par un champ de conscience. Ce qui est invisible a retenu peu d'attention jusqu'à présent, dans une culture matérialiste où la réalité est définie par la science. Or la science commence à intégrer l'immatériel dans ses recherches (lisez cet article 'At last scientists are discovering the soul').

PHASE 3 - Découvrir le pouvoir du citoyen, le champ unifié
Jusqu'à maintenant, ce qui nous a empêché de vivre une vie connectée n'est pas l'opposition de la science ou le scepticisme. Le problème est que ce niveau subtile de notre nature fondamentale, ce qui de nous est invisible, n'a été exploré qu'une personne à la fois: cela ne s'est pas encore révélé d'une manière très organisée.
Mais les temps ont changé. Nous pouvons observer que la philosophie de Gouvernement ouvert donne lieu à une hausse de la conscience collective.

Pour qu'une nouvelle vision du monde émerge, la compréhension du champ unifié - la conscience collective - doit être cohérente.

Je suis convaincue que cette même philosophie de Gouvernement ouvert peut également donner lieu à une organisation de la conscience collective. Il faut simplement que les leaders gouvernementaux comprennent ce qui se passe. Le temps est venu pour les leaders gouvernementaux de comprendre les mécanismes de l'esprit afin de pouvoir les mettre à contribution. Car ces mécanismes peuvent avoir un impact considérable sur l'amélioration de la qualité de vie des citoyens, et réduire dramatiquement les dépenses administratives.

John Moore, dans son billet intitulé 'An Open Government Directive Scorecard, Year One', s'est construit un tableau de bord pour évaluer l'action gouvernementale, en utilisant la répartition suivante:
• Définition des objectifs: 30%
• Stratégies claires et mesures de succès: 20%
• Leadership, sensibilisation et approches: 20%
• Communication avec le personnel, formation, rétention: 20%
• L'utilisation de la technologie: 10%

Parmi ces cinq éléments, celui que John Moore considère le plus faible est la «Communication avec le personnel, formation, rétention». Il a accordé la note de 75% (C) au gouvernement américain.

Voici ce que John Moore a dit à ce propos:
«De nombreuses personnes sont enthousiasmées par un Gouvernement ouvert mais plusieurs sont aussi frustrées par le manque de croissance personnelle et d'avancement, de progrès et par les processus bloqués dans les formalités administratives, et le sentiment qu'ils peuvent faire plus pour un Gouvernement ouvert, en travaillant à l'extérieur du gouvernement. Ce ne sont pas tout simplement mes perceptions, mais sont la réalité de plusieurs dizaines de conversations que j'ai eues au cours des trois derniers mois.»

Ce qui revient à dire qu'il y a des lacunes en empowerment... Cela bloque à la phase 3 de conscience.

Je ne parle pas le même jargon que John Moore, parce que j'aperçois tout à travers le rideau de la conscience collective. Mais je considère que mon analyse rejoint celle de John Moore et fournit des outils et des arguments aux leaders gouvernementaux, qui leur permettront d'améliorer leur performance.

Ce que peut accomplir la conscience:
• La conscience collective est une sorte de connexion Internet entre chaque être humain.
• La nature est organisée et intelligente.
• Les états supérieurs de conscience sont réels.
• La guérison directe est possible, c'est-à-dire l'auto-guérison.
• Des esprits distincts peuvent être en communication.
• Tout arrive pour une raison.
• Les prières collectives (pensées) peuvent être exaucées.
• Les rêves, souhaits et intentions (pensées) peuvent se réaliser.
• Une masse critique de gens qui veulent la paix peuvent mettre fin à la guerre et instaurer une ère de paix.
• Une masse critique de gens qui veulent améliorer une problématique mondiale peuvent replacer la problématique par une solution durable.

Une culture de la conscience est possible. En fait, la science d'aujourd'hui s'enligne vers une telle culture, même si elle est fondée, assez ironiquement, sur la prémisse que la conscience n'a pas de validité, sauf comme une propriété émergente de la matière. On peut prévoir que la prochaine culture de la conscience sera fondée sur les connexions, ce qui renversera le préjudice scientifique dans son ensemble contre le corps subtil, les réalités invisibles, et le primat de la conscience collective en général.

La conscience est un champ de possibilités infinies. Les citoyens commencent à prendre conscience de leur pure potentialité. Le potentiel n'a pas de commencement ni de fin. Il existe en tant que potentiel. Quand les gouvernements prendront enfin conscience de cela également, l'heure du véritable changement aura sonné.

D'ici là, quant à la bonne attitude à adopter, John Moore montre la voie aux leaders gouvernementaux.

26 janvier 2011

Les inepties du pape à propos des médias sociaux

Les médias sociaux sont devenus un phénomène caractéristique de notre temps. Même le pape en parle! Cependant, son discours démontre une absence de vision.

Le discours papal d'aujourd'hui portait sur l'usage des médias sociaux:
Benoît XVI a mis en garde contre les «dangers» d’Internet, et des réseaux sociaux en particulier, dans un message lors de la 45e Journée mondiale des communications sociales, le 24 janvier 2011.
Alors que les réseaux sociaux – Facebook, Twitter, myspace, Viadeo ou LinkedIn – sont en pleine croissance, le pape dans son message a partagé « quelques réflexions suscitées par (…) l’expansion de la communication à travers le réseau Internet». Au fil du texte, Benoît XVI a évoqué les «dangers des espaces virtuels », comme celui de «se réfugier dans une sorte de monde parallèle» ou d’une « addiction au monde virtuel». Il a mis en garde devant le risque, pour les jeunes essentiellement, de «céder à l’illusion de construire artificiellement son ’profil’ public».
S’il a reconnu que « les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l’espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles », Benoît XVI n’a pas oublié les «risques possibles». [Rome: le pape évoque les risques des réseaux sociaux sur Internet, NovoPress, 24 janvier 2011]

Ce qui m'étonne chez ce leader spirituel, c'est sa propension à souligner le négatif. Plutôt que de mettre l'accent sur le petit pourcentage d'abus, pourquoi ne pas se concentrer sur les avantages d'une situation, et adopter une vision à long terme?

Le leadership de la papauté est fondé sur une conception verticale du pouvoir. Nous avons pu observer ces derniers temps, avec l'exemple de la révolution en Tunisie, comment les médias sociaux peuvent renverser un régime abusif pour passer d'une dominance, d'un pouvoir central ou une force supérieure de hiérarchie, à une assemblée de tous qui voudront prendre part à la gouvernance.

Le Gouvernement ouvert, d'après John Moore, est «une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux

Le pape Benoît XVI a déclaré aujourd'hui qu'il souhaite que «le web ne devienne pas un instrument qui permette aux plus puissants de monopoliser les opinions des autres».

L'Église a pourtant une longue historique de monopole de l'opinion des autres. La déclaration d'aujourd'hui démontre-t-elle que l'Église perçoit les médias sociaux comme une menace?


José Comblin explique la problématique de l'Église (dans 'Église et pouvoir'):
La conception médiévale du pouvoir dans l’Église, avec l’abîme qui s’en suit entre le clergé et le peuple, est en crise depuis deux siècles, même si la hiérarchie l’a nié jusqu’à Vatican II et si plusieurs le nient encore aujourd’hui.
Cette relation est en crise depuis longtemps et la crise s’est accentuée davantage au XXe siècle. Des millions de personnes ont abandonné l’Église catholique et la cause fondamentale, consciente ou inconsciente, c’est la question du pouvoir. Avec le Pape actuel, on ne peut même pas soulever le problème parce que son pouvoir est plus absolu que le pouvoir de n’importe quel Pape du passé. [...] Mais il est évident que la nouvelle société urbaine, alphabétisée et culturellement développée, n’accepte pas ce genre de relation de pouvoir qui est né au Moyen Âge.
On ne peut pas nier que l’Église, comme tout groupe humain, a besoin d’une organisation de pouvoir, mais pas éternellement cette organisation née à une époque historique donnée, limitée dans le temps. Personne ne nie que l’autorité soit nécessaire. Mais le système actuel de l’autorité fait que des millions de catholiques, justement ceux qui sont de la nouvelle culture urbaine, s’éloignent de l’Église, ou tout simplement perdent inconsciemment le sentiment d’appartenance à cette Église.

Le pape a également souligné que «les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même

Un leader spirituel (à mon avis) devrait comprendre les mécanismes de l'esprit, et quels sont les effets bénéfiques des nouvelles technologies et des médias sociaux:

• Si la communication en soi change, cela peut positivement affecter l'être humain.
Plus de communication conduit au développement du soi. La communication permet une prise en compte de l’individu dans ses ressentis présents et dans ses demandes. La communication développe l'estime de soi et permet de réaliser le potentiel inscrit dans l'ensemble d'un être. La communication peut favoriser la libération de l'être.

• Les médias sociaux abolissent toutes les frontières, et permettent de ressentir que nous sommes une seule et même chose: nous sommes tous interconnectés.
Tout est lié avec tout le reste. Dans le monde spirituel, ces liens deviennent visibles. Mais dans le monde physique, nous n'entrevoyons les connexions qu'avec les indices qui nous sont données. Les médias sociaux font en sorte que de plus en plus de gens perçoivent ces connexions.

• Réaliser l'interconnexion favorise l'épanouissement de l'empowerment individuel.
«Chaque goutte de sève contient la plénitude de l'arbre entier.» (Maharishi Mahesh Yogi)
Une fois que l'on prend conscience que l'on est connecté à tout, et que l'on fait partie du tout, on prend aussi conscience de son pouvoir. C'est l'empowerment individuel.

• La conscience est un champ infini dont chaque personne constitue une expression localisée.
Une partie du champ peut en affecter une autre. C'est ainsi qu'un champ fonctionne. Quel que soit son emplacement dans le champ magnétique de la Terre, une boussole s'alignera toujours spontanément avec ce dernier, c'est-à-dire qu'elle pointera vers le nord.

• Par conséquent, les médias sociaux pourraient donner lieu à une hausse du niveau de conscience collective (ou intelligence collective).
«Les groupes sont plus intelligents quand les gens agissent individuellement», affirme James Surowiecki.

• Davantage de conscience collective (ou intelligence collective) pourrait conduire à la résolution de grandes problématiques mondiales.
L'intelligence se comporte de façon autoréférentielle. Elle saute par-dessus les barrières de l'impossible. Il s'agirait là du comportement naturel de l'intelligence qui s'influence elle-même, en elle-même et par elle-même. Elle ne connaît pas d'obstacles absolus. Elle sait tracer de nouveaux chemins. Lorsque besoin il y a, elle crée de nouvelles réalités.
Lyall Watson a indiqué: «Il est possible que lorsqu'un nombre suffisant tient une chose pour vraie, celle-ci devienne vraie pour tous.»

Alors je ne pense pas que le discours d'aujourd'hui prononcé par le pape, à propos des médias sociaux, consistait en un discours éclairé. Un chef spirituel devrait pouvoir voir plus loin que son nez, et surmonter sa peur de perdre le contrôle (pouvoir).

«Je crois que chacun de nos actes comporte une dimension universelle», a indiqué le Dalai Lama. Cela devient de plus en plus évident avec les médias sociaux.

Par ailleurs, Deepak Chopra vient de publier un nouveau livre sur le leadership (The Soul of Leadership). Suggestion de lecture pour le pape...
 
TwitterCounter for @Lyne_Robichaud