Blogue de Lyne Robichaud

Aucun message portant le libellé gouvernement 2.0; conscience collective. Afficher tous les messages
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31 janvier 2011

Pouvons-nous anticiper l'effet de la censure égyptienne?

S'il y avaient des gens (et surtout des gouvernements) qui doutaient encore de l'importance des médias sociaux dans notre société, la censure du gouvernement égyptien nous apporte une réponse définitive: les médias sociaux sont incontournables.

Les médias sociaux font désormais partie du paysage humain. Les médias sociaux sont un élément essentiel à la liberté d'expression et au développement humain.

Nous assisterons à de la résistance de la part de certains gouvernements. Par exemple, la Chine a censuré le mot «Égypte» sur Internet. La Chine se méfie des aspirations démocratiques en Égypte. Ce pays a à son actif une longue historique de blocage des discussions sur Internet et la presse officielle donne une version très édulcorée de la réalité.

Il y aura d'autres tentatives de résistance et de censure de la part de d'autres gouvernements.

Mais ces tentatives, elles risquent d'échouer, tout comme celle de l'Égypte échoue.

Les moyens de communication ont été coupés en Égypte depuis le jeudi 27 janvier 2011. Notez la rapidité avec laquelle des solutions alternatives à la censure ont émergé: en termes d'heures et très peu de jours.

L'Informaticien indique:
«Les opérateurs étrangers commencent à trouver et à mettre en place quelques solutions afin de venir en aide aux Égyptiens et leur permettre d’être à nouveau raccordés avec le reste du monde.
Vendredi, seul un opérateur local continuait de proposer ses services, notamment parce qu’il traitait avec les plus grandes multinationales présentes sur le sol égyptien, tels qu’Exxon Mobile ou encore Coca-Cola et surtout assurait la connexion à Internet de la Bourse. Mais comme le rapportent nos confrères du Monde, dimanche soir, Noor Internet mettait fin à sa résistance face au gouvernement et se rangeait du côté de l’autorité.» (L'Informaticien, 31 janvier 2011)
Deux solutions émergent: 1) se connecter en bas débit; 2) connexions satellites.

L'Informaticien prévoit qu'il «faudra certainement attendre encore quelque temps avant que les Égyptiens puissent à nouveau échanger sur la toile et délivrer des informations à l’étranger sur cette situation de crise

Les activistes égyptiens ont mis sur pied un Internet parallèle, a rapporté Philippe Le Roux (@dioplr) sur Twitter.

Pourquoi la recette de l'autocratie qui fonctionnait auparavant, risque fort de ne plus être applicable aujourd'hui?

La réponse se trouve dans les médias sociaux et la conscience collective.

Le 27 janvier 2011, la coupure égyptienne des moyens de communication pourrait se comparer à un important choc des plaques tectoniques.

Un de ces mouvements de plaques tectoniques fut la cause du tsunami qui a frappé entre autres l’Indonésie, l’Inde et la Thaïlande en décembre 2004. Comme le choc des plaques s’est produit au cœur de l’océan, une immense vague s’est formée et s’est dirigée sur les rivages en prenant de plus en plus d’ampleur. Cette vague avait une taille et une puissance telles qu’elle a tout emporté sur son passage.

Une onde de choc.

La conscience collective est un champ unifié.

J'ai expliqué dans un billet précédent (Après la Tunisie, l'Égypte, le Yémen, etc. Phase 3 d'éveil de la conscience) que nous sommes tous reliés les uns aux autres par une sorte de connexion Internet invisible.

Un choc causerait-il une onde gigantesque dans le monde invisible, exactement comme provoque un tsunami dans le monde visible?

Il existe heureusement des moyens de prévoir les moments d’activité plus intenses des plaques tectoniques, qui peuvent devenir dangereux pour les habitants. Là où l’activité est plus particulièrement élevée, des appareils enregistrent constamment les moindres fluctuations et mouvements, les spécialistes peuvent ainsi prévoir les secousses et prévenir les populations avant qu’elles ne surviennent.

Comment se fait-il que personne ne songe à prévenir les mouvements qui pourraient s'avérer dangereux dans la conscience collective? Où sont les spécialistes qui analysent et prévoient les fluctuations de notre intelligence collective?

Les gouvernements devraient comprendre et établir la relation entre ce qui se passe présentement, et comment réagit la population lors de grands cataclysmes naturels. Dès les premiers jours d'une catastrophe, cela donne lieu de la part de millions de personnes, à un élan de générosité sans précédent.

Nous assistons actuellement à un élan de volonté de liberté d'expression, de liberté, et de participation citoyenne sans précédent.

Que veulent entendre les gens dans ces circonstances?

Ils veulent être rassurés sur l'action du gouvernement.

Or, actuellement, il existe très peu de pays ayant adopté la philosophie du Gouvernement ouvert.

Il se développe donc une importante disparité entre le désir des citoyens de s'exprimer et de participer activement à la gouvernance ― l'empowerment des citoyens ―, et l'implantation dans la réalité de nombreux Gouvernements ouverts.

Le peu de Gouvernements ouverts qui existent présentement devraient s'empresser de solliciter la participation citoyenne et de renforcer leurs connaissances en empowerment.

Le peu de Gouvernements ouverts qui existent présentement devraient aussi se mobiliser pour inciter le plus grand nombre possible de pays à suivre leur exemple. Les actions internationales devraient être favorisées. Les projets visant l'implantation massive du Gouvernement ouvert devraient être encouragés et soutenus.

Tout comme les gouvernements ont investi dans des appareils enregistrant constamment les moindres fluctuations et mouvements des plaques tectoniques, les gouvernements devraient investir dans la compréhension de ce qu'est la conscience collective. Ce que c'est, ce que cela fait, et ce que cela pourrait faire.

«L'essentiel est invisible pour les yeux.» (Antoine de Saint-Exupéry)

27 janvier 2011

Après la Tunisie, l'Égypte, le Yemen, etc. Phase 3 d'éveil de la conscience


Il a fallu cinq semaines aux citoyens Tunisiens pour faire tomber Ben Ali. Tout a commencé le 17 novembre 2010, lorsqu'un jeune marchand de légumes à Sidi Bouziz, dans le centre du pays, a tenté de se donner la mort en s'immolant par le feu. Le 15 janvier 2011, le règne de Ben Ali se conjugue désormais au passé, après que Ryadh ait confirmé que le couple Ben Ali se soit rendu en Arabie Saoudite.

Radio-Canada rapporte le 27 janvier à propos des manifestations au Yemen:
Des milliers de protestants sont descendus dans la rue jeudi à Sanaa, la capitale du Yémen, pour demander le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Inspirés par la «révolution du jasmin» tunisienne et par les récentes manifestations en Égypte, les manifestants ont demandé des réformes politiques en scandant des slogans antigouvernementaux.
«Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir», «l'heure du changement a sonné», pouvait-on encore entendre de la part des leaders de l'opposition et des jeunes organisateurs des manifestations. [Radio-Canada, Yemen: des milliers de manifestants dans la rue, 27 janvier 2011]

«L'heure du changement a sonné».

Nous entrons dans la Phase 3 d'éveil de la conscience collective. Les citoyens du monde entier pourraient faire tomber un à un les régimes gouvernementaux abusifs. Dans ce cas, les gouvernements devraient s'empresser d'embrasser la philosophie de Gouvernement ouvert, sinon, les citoyens pourraient faire en sorte de les ramener à l'ordre et s'arranger pour implanter une Gouvernance ouverte.

Hier, dans mon billet portant sur le pape et les médias sociaux, j'ai expliqué les étapes du mécanisme d'éveil de la conscience collective.

PHASE 1 - Comprendre que la communication est transmuée
Les médias sociaux font en sorte que les gens peuvent s'exprimer. L'action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose conduit à l'expression de la liberté.

PHASE 2 - Comprendre que tout est lié à tout
Les médias sociaux permettent de reconnaître que nous sommes tous connectés, nous faisons partie d'un tout. Tout comme le monde matériel est connecté, l'invisible est également connecté au niveau quantique: ce monde subtil est relié par un champ de conscience. Ce qui est invisible a retenu peu d'attention jusqu'à présent, dans une culture matérialiste où la réalité est définie par la science. Or la science commence à intégrer l'immatériel dans ses recherches (lisez cet article 'At last scientists are discovering the soul').

PHASE 3 - Découvrir le pouvoir du citoyen, le champ unifié
Jusqu'à maintenant, ce qui nous a empêché de vivre une vie connectée n'est pas l'opposition de la science ou le scepticisme. Le problème est que ce niveau subtile de notre nature fondamentale, ce qui de nous est invisible, n'a été exploré qu'une personne à la fois: cela ne s'est pas encore révélé d'une manière très organisée.
Mais les temps ont changé. Nous pouvons observer que la philosophie de Gouvernement ouvert donne lieu à une hausse de la conscience collective.

Pour qu'une nouvelle vision du monde émerge, la compréhension du champ unifié - la conscience collective - doit être cohérente.

Je suis convaincue que cette même philosophie de Gouvernement ouvert peut également donner lieu à une organisation de la conscience collective. Il faut simplement que les leaders gouvernementaux comprennent ce qui se passe. Le temps est venu pour les leaders gouvernementaux de comprendre les mécanismes de l'esprit afin de pouvoir les mettre à contribution. Car ces mécanismes peuvent avoir un impact considérable sur l'amélioration de la qualité de vie des citoyens, et réduire dramatiquement les dépenses administratives.

John Moore, dans son billet intitulé 'An Open Government Directive Scorecard, Year One', s'est construit un tableau de bord pour évaluer l'action gouvernementale, en utilisant la répartition suivante:
• Définition des objectifs: 30%
• Stratégies claires et mesures de succès: 20%
• Leadership, sensibilisation et approches: 20%
• Communication avec le personnel, formation, rétention: 20%
• L'utilisation de la technologie: 10%

Parmi ces cinq éléments, celui que John Moore considère le plus faible est la «Communication avec le personnel, formation, rétention». Il a accordé la note de 75% (C) au gouvernement américain.

Voici ce que John Moore a dit à ce propos:
«De nombreuses personnes sont enthousiasmées par un Gouvernement ouvert mais plusieurs sont aussi frustrées par le manque de croissance personnelle et d'avancement, de progrès et par les processus bloqués dans les formalités administratives, et le sentiment qu'ils peuvent faire plus pour un Gouvernement ouvert, en travaillant à l'extérieur du gouvernement. Ce ne sont pas tout simplement mes perceptions, mais sont la réalité de plusieurs dizaines de conversations que j'ai eues au cours des trois derniers mois.»

Ce qui revient à dire qu'il y a des lacunes en empowerment... Cela bloque à la phase 3 de conscience.

Je ne parle pas le même jargon que John Moore, parce que j'aperçois tout à travers le rideau de la conscience collective. Mais je considère que mon analyse rejoint celle de John Moore et fournit des outils et des arguments aux leaders gouvernementaux, qui leur permettront d'améliorer leur performance.

Ce que peut accomplir la conscience:
• La conscience collective est une sorte de connexion Internet entre chaque être humain.
• La nature est organisée et intelligente.
• Les états supérieurs de conscience sont réels.
• La guérison directe est possible, c'est-à-dire l'auto-guérison.
• Des esprits distincts peuvent être en communication.
• Tout arrive pour une raison.
• Les prières collectives (pensées) peuvent être exaucées.
• Les rêves, souhaits et intentions (pensées) peuvent se réaliser.
• Une masse critique de gens qui veulent la paix peuvent mettre fin à la guerre et instaurer une ère de paix.
• Une masse critique de gens qui veulent améliorer une problématique mondiale peuvent replacer la problématique par une solution durable.

Une culture de la conscience est possible. En fait, la science d'aujourd'hui s'enligne vers une telle culture, même si elle est fondée, assez ironiquement, sur la prémisse que la conscience n'a pas de validité, sauf comme une propriété émergente de la matière. On peut prévoir que la prochaine culture de la conscience sera fondée sur les connexions, ce qui renversera le préjudice scientifique dans son ensemble contre le corps subtil, les réalités invisibles, et le primat de la conscience collective en général.

La conscience est un champ de possibilités infinies. Les citoyens commencent à prendre conscience de leur pure potentialité. Le potentiel n'a pas de commencement ni de fin. Il existe en tant que potentiel. Quand les gouvernements prendront enfin conscience de cela également, l'heure du véritable changement aura sonné.

D'ici là, quant à la bonne attitude à adopter, John Moore montre la voie aux leaders gouvernementaux.

26 janvier 2011

Les inepties du pape à propos des médias sociaux

Les médias sociaux sont devenus un phénomène caractéristique de notre temps. Même le pape en parle! Cependant, son discours démontre une absence de vision.

Le discours papal d'aujourd'hui portait sur l'usage des médias sociaux:
Benoît XVI a mis en garde contre les «dangers» d’Internet, et des réseaux sociaux en particulier, dans un message lors de la 45e Journée mondiale des communications sociales, le 24 janvier 2011.
Alors que les réseaux sociaux – Facebook, Twitter, myspace, Viadeo ou LinkedIn – sont en pleine croissance, le pape dans son message a partagé « quelques réflexions suscitées par (…) l’expansion de la communication à travers le réseau Internet». Au fil du texte, Benoît XVI a évoqué les «dangers des espaces virtuels », comme celui de «se réfugier dans une sorte de monde parallèle» ou d’une « addiction au monde virtuel». Il a mis en garde devant le risque, pour les jeunes essentiellement, de «céder à l’illusion de construire artificiellement son ’profil’ public».
S’il a reconnu que « les nouvelles technologies permettent aux personnes de se rencontrer au-delà des frontières de l’espace et des cultures, inaugurant ainsi un tout nouveau monde d’amitiés potentielles », Benoît XVI n’a pas oublié les «risques possibles». [Rome: le pape évoque les risques des réseaux sociaux sur Internet, NovoPress, 24 janvier 2011]

Ce qui m'étonne chez ce leader spirituel, c'est sa propension à souligner le négatif. Plutôt que de mettre l'accent sur le petit pourcentage d'abus, pourquoi ne pas se concentrer sur les avantages d'une situation, et adopter une vision à long terme?

Le leadership de la papauté est fondé sur une conception verticale du pouvoir. Nous avons pu observer ces derniers temps, avec l'exemple de la révolution en Tunisie, comment les médias sociaux peuvent renverser un régime abusif pour passer d'une dominance, d'un pouvoir central ou une force supérieure de hiérarchie, à une assemblée de tous qui voudront prendre part à la gouvernance.

Le Gouvernement ouvert, d'après John Moore, est «une philosophie axée sur le citoyen et une stratégie selon laquelle les meilleurs résultats sont généralement le fruit de partenariats entre les citoyens et le gouvernement, et ce à tous les niveaux

Le pape Benoît XVI a déclaré aujourd'hui qu'il souhaite que «le web ne devienne pas un instrument qui permette aux plus puissants de monopoliser les opinions des autres».

L'Église a pourtant une longue historique de monopole de l'opinion des autres. La déclaration d'aujourd'hui démontre-t-elle que l'Église perçoit les médias sociaux comme une menace?


José Comblin explique la problématique de l'Église (dans 'Église et pouvoir'):
La conception médiévale du pouvoir dans l’Église, avec l’abîme qui s’en suit entre le clergé et le peuple, est en crise depuis deux siècles, même si la hiérarchie l’a nié jusqu’à Vatican II et si plusieurs le nient encore aujourd’hui.
Cette relation est en crise depuis longtemps et la crise s’est accentuée davantage au XXe siècle. Des millions de personnes ont abandonné l’Église catholique et la cause fondamentale, consciente ou inconsciente, c’est la question du pouvoir. Avec le Pape actuel, on ne peut même pas soulever le problème parce que son pouvoir est plus absolu que le pouvoir de n’importe quel Pape du passé. [...] Mais il est évident que la nouvelle société urbaine, alphabétisée et culturellement développée, n’accepte pas ce genre de relation de pouvoir qui est né au Moyen Âge.
On ne peut pas nier que l’Église, comme tout groupe humain, a besoin d’une organisation de pouvoir, mais pas éternellement cette organisation née à une époque historique donnée, limitée dans le temps. Personne ne nie que l’autorité soit nécessaire. Mais le système actuel de l’autorité fait que des millions de catholiques, justement ceux qui sont de la nouvelle culture urbaine, s’éloignent de l’Église, ou tout simplement perdent inconsciemment le sentiment d’appartenance à cette Église.

Le pape a également souligné que «les nouvelles technologies ne changent pas seulement le mode de communiquer, mais la communication en elle-même

Un leader spirituel (à mon avis) devrait comprendre les mécanismes de l'esprit, et quels sont les effets bénéfiques des nouvelles technologies et des médias sociaux:

• Si la communication en soi change, cela peut positivement affecter l'être humain.
Plus de communication conduit au développement du soi. La communication permet une prise en compte de l’individu dans ses ressentis présents et dans ses demandes. La communication développe l'estime de soi et permet de réaliser le potentiel inscrit dans l'ensemble d'un être. La communication peut favoriser la libération de l'être.

• Les médias sociaux abolissent toutes les frontières, et permettent de ressentir que nous sommes une seule et même chose: nous sommes tous interconnectés.
Tout est lié avec tout le reste. Dans le monde spirituel, ces liens deviennent visibles. Mais dans le monde physique, nous n'entrevoyons les connexions qu'avec les indices qui nous sont données. Les médias sociaux font en sorte que de plus en plus de gens perçoivent ces connexions.

• Réaliser l'interconnexion favorise l'épanouissement de l'empowerment individuel.
«Chaque goutte de sève contient la plénitude de l'arbre entier.» (Maharishi Mahesh Yogi)
Une fois que l'on prend conscience que l'on est connecté à tout, et que l'on fait partie du tout, on prend aussi conscience de son pouvoir. C'est l'empowerment individuel.

• La conscience est un champ infini dont chaque personne constitue une expression localisée.
Une partie du champ peut en affecter une autre. C'est ainsi qu'un champ fonctionne. Quel que soit son emplacement dans le champ magnétique de la Terre, une boussole s'alignera toujours spontanément avec ce dernier, c'est-à-dire qu'elle pointera vers le nord.

• Par conséquent, les médias sociaux pourraient donner lieu à une hausse du niveau de conscience collective (ou intelligence collective).
«Les groupes sont plus intelligents quand les gens agissent individuellement», affirme James Surowiecki.

• Davantage de conscience collective (ou intelligence collective) pourrait conduire à la résolution de grandes problématiques mondiales.
L'intelligence se comporte de façon autoréférentielle. Elle saute par-dessus les barrières de l'impossible. Il s'agirait là du comportement naturel de l'intelligence qui s'influence elle-même, en elle-même et par elle-même. Elle ne connaît pas d'obstacles absolus. Elle sait tracer de nouveaux chemins. Lorsque besoin il y a, elle crée de nouvelles réalités.
Lyall Watson a indiqué: «Il est possible que lorsqu'un nombre suffisant tient une chose pour vraie, celle-ci devienne vraie pour tous.»

Alors je ne pense pas que le discours d'aujourd'hui prononcé par le pape, à propos des médias sociaux, consistait en un discours éclairé. Un chef spirituel devrait pouvoir voir plus loin que son nez, et surmonter sa peur de perdre le contrôle (pouvoir).

«Je crois que chacun de nos actes comporte une dimension universelle», a indiqué le Dalai Lama. Cela devient de plus en plus évident avec les médias sociaux.

Par ailleurs, Deepak Chopra vient de publier un nouveau livre sur le leadership (The Soul of Leadership). Suggestion de lecture pour le pape...

21 janvier 2011

L'effet de l'empowerment dans une philosophie de Gouvernement ouvert

Le gourou du service à la clientèle, John Tschohl, fort de ses 38 années d'expériences, a répété une dizaine de fois ― voulant s'assurer que son message passerait ― lors de l'émission de Gov20Radio de dimanche dernier (16 janvier 2011), que l'empowerment chez des employé(e)s d'entreprise «génère des décisions rapides, épargne du temps, réduit les dépenses admnistratives et fait grimper les ventes». Il a décrit quel est l'effet de l'empowerment sur une entreprise (ou un gouvernement).

Il a insisté également sur le fait que pour que des employé(e)s acquièrent de l'empowerment au sein d'une entreprise (ou d'un gouvernement), il faut leur donner davantage qu'une «formation d'une journée tous les 6 ans». John Tschohl a indiqué qu'un programme de formation et d'entraînement récurrent aux quatre mois était garant de succès. Il a décrit de quelle manière il faut s'y prendre pour développer de l'empowerment.

Ce qui n'est pas évoqué dans les discussions, c'est l'effet qu'a l'empowerment sur les citoyens. Avez-vous remarqué que l'on parle habituellement de l'appareil gouvernemental, lorsque sont évoquées les réussites de l'implantation d'une philosophie de Gouvernement ouvert? Or, un Gouvernement ouvert est un partenariat entre un gouvernement et ses citoyens. Il y a deux parties, engagées dans une collaboration d'égal à égal, en mode co-créateur. Ce qui n'est pas évoqué, c'est l'effet qu'a l'empowerment sur les citoyens.

Mais bien que John Tschohl n'ait pas eu le temps d'entrer dans les détails de la manière dont fonctionne l'empowerment, et encore plus compliqué à expliquer, d'où vient l'empowerment, car on navigue alors dans les subtils et complexes mécanismes de l'esprit et de ceux de la conscience collective, pour faire une histoire courte, il a décrit que l'empowerment consiste en une «attitude et des compétences».

L'empowerment serait, d'après John Tschohl, à la fois un comportement que l'on adopte, et des capacités que l'on acquiert avec l'expérience. Par conséquent, suivre une courte formation sur l'empowerment ne serait donc pas suffisant: il faut modifier son comportement et faire en sorte que cela devienne un «mode de vie», comme l'indique le gourou John Tschohl.

L'EFFET DE L'EMPOWERMENT
Du point de vue de l'esprit, lorsqu'un être humain adopte l'empowerment et que cela conduit au rayonnement de sa personnalité, «le corps s'harmonise, l'âme rayonne, la pensée s'illumine, les idées deviennent pénétrantes, brillantes, vivantes, précises. La parole devient positive, vraie, constructive. Les affaires s'arrangent et toutes choses prennent leur aspect véritable.» (Baird T. Spalding, La vie des Maîtres)

Voilà pourquoi John Tschohl a observé, au cours de sa longue carrière, que l'empowerment produit des prises de décisions rapides, de l'intérêt de la part des employés pour la clientèle (en anglais, 'care'), et surtout, il a indiqué que cela rendait les clients «heureux». J'ai réécouté l'émission de Gov20Radio pour être bien certaine qu'il s'agissait du bon mot que j'ai entendu. Il a bel et bien prononcé ce mot: «heureux» ('happy').

Ce concept ― bonheur ― c'est la première fois que j'en entend parler dans le sphère du Gouvernement ouvert. Cela est porteur d'espérance, et signale qu'il pourrait s'opérer dans le futur un changement majeur dans notre société. L'empowerment conduit-il au bonheur? Absolument! Je pourrai vous expliquer de long en large ce mécanisme une autre fois, car il s'agit d'une longue histoire... J'insiste toutefois sur ce point, et vous demande de vous en rappeler: inscrivez précieusement cela dans un tiroir de votre tête, et ne le perdez pas de vue.

Un autre aspect important de l'empowerment est que cela change les gens: cela transforme leurs vies et fait en sorte que leurs rêves (leurs idées) se matérialisent. «Il faut que la conscience découvre l'esprit avant de pouvoir former la chose désirée. L'être éclairé perçoit le principe créateur intérieur, puis voit clair, et comprend. Il comprend alors la chance de sa vie. Il a la vision de ses possibilités, il devient conscient du domaine ouvert devant lui. Sachant que le principe créateur est intérieur, il reprend les désirs de son coeur, et ceux-ci deviennent un idéal, un moule qui attire pouvoir et substance, pour se remplir. Le rêve devient réalité.» (Baird T. Spalding, La vie des Maîtres)

À la lumière de ces explications, nous pouvons entrevoir que plus il y aura d'employé(e)s gouvernementaux et de citoyens qui maîtriseront l'attitude et les compétences qui conduisent à l'empowerment, mieux se porteront nos sociétés.

La clé du succès d'un Gouvernement ouvert?
Premièrement ― Le message doit susciter l'émotion contagieuse.
Il ne s'agit pas uniquement d'une disponibilité des données, mais plutôt de la capacité à aller au coeur de l'expérience humaine. Il faut y mettre de la passion, pour que employé(e)s et citoyens trouvent respectivement de l'agrément à collaborer ensemble.

Deuxièmement ― L'empowerment doit devenir à la portée de tous.

10 septembre 2010

Le plus intéressant dans le phénomène Web 2.0?

La notion de SAGESSE DES FOULES (un livre de James Surowiecki) est ce qui est, à mon avis, le plus emballant dans le phénomène Web 2.0. «Collectivement les gens en savent plus que ce que les gens en haut croient», soutient James Surowiecki. Lorsque cette notion est appliquée à la gouvernance, ou le «Gouvernement 2.0», il devient alors possible d'améliorer la société.

«GOUVERNEMENT 2.0» désigne l’intégration de la nouvelle génération de médias numériques à la structure et au fonctionnement d'une Administration. Au Canada, les administrations municipales de Toronto et de Mississauga en Ontario, de Vancouver et de Nanaimo en Colombie-Britannique et d’Edmonton en Alberta ont mis en place des versions «bêta» (expérimentales) de portails de «données ouvertes».

«Les groupes sont plus intelligents quand les gens agissent individuellement», affirme James Surowiecki. Pourquoi se dégage-t-il davantage d'intelligence? La physique quantique et la spiritualité m'ont fourni des éléments de réponse.

Cette année, j'ai passé beaucoup de temps à me documenter sur la conscience, qui est un champ, ou CONSCIENCE COLLECTIVE. Si nous concevons la conscience humaine comme un champ infini dont chaque personne constitue une expression localisée, le fait qu'une partie du champ puisse en affecter une autre devient tout à fait plausible. C'est ainsi qu'un champ fonctionne. Quel que soit son emplacement dans le champ magnétique de la Terre, une boussole s'alignera toujours spontanément avec ce dernier, c'est-à-dire qu'elle pointera vers le nord.

Dans l'expérience du centième singe, l'intelligence se comporta de façon autoréférentielle. Elle sauta par-dessus les barrières de l'«impossible». Il s'agirait là du comportement naturel de l'intelligence qui s'influence elle-même, en elle-même et par elle-même. Elle ne connaît pas d'obstacles absolus. Elle sait tracer de nouveaux chemins. Lorsque besoin il y a, elle crée de nouvelles réalités.

Dans un contexte de conscience collective, un commentaire de Lyall Watson s'avère révélateur: «Il est possible que lorsqu'un nombre suffisant tient une chose pour vraie, celle-ci devienne vraie pour tous

Puisque la conscience collective est une réalité, on devrait être en mesure de la mettre à profit. Des études portant sur les effets de la conscience collective affichent des résultats fascinants. Candace Borland a découvert que lorsque le nombre de méditants d'une ville atteint 1% de la population, le taux de criminalité diminue spontanément. Ces résultats paraissent invraisemblables tant que l'on ne comprend pas que la réalité se forme dans la conscience collective. Une fois le fait admis, ces résultats deviennent fascinants et révèlent la possibilité prometteuse de rendre la réalité humaine positive et progressive.

Il s'avère difficile de prouver s'il existe un lien entre le paradigme de la conscience, et des variables telles que le taux de criminalité, les conflits armés, le nombre d'accidents sur la route, les maladies, et divers autres indices de la qualité de la vie. Alors pourquoi ces résultats? Parce que l'intelligence est une. L'Un est Tout et Tout est Un. «Chaque goutte de sève contient la plénitude de l'arbre entier.» (Maharishi Mahesh Yogi) Si l'intelligence individuelle est capable de guérir d'une maladie, d'introduire des pensées de paix et d'amour, d'éliminer le stress intérieur et de diriger l'esprit vers des attitudes positives, rien n'empêche que cela se produise à une plus grande échelle, celle de la société entière.

«Je crois que chacun de nos actes comporte une dimension universelle», a indiqué le Dalai Lama. Lyall Watson a formulé l'hypothèse voulant que lorsqu'un nombre suffisant de personnes pense qu'une chose est vraie, elle devient vraie pour toutes. Pour se produire, l'effet doit prendre place à un niveau plus profond que la pensée. Durant le processus de la transcendance, le méditant n'essaie pas de maîtriser par la pensée la criminalité, la guerre et la maladie. Il ne fait qu'ouvrir son attention au soi. Une fois cela accompli, l'intelligence fait spontanément le reste.

«Cette nouvelle et remarquable technologie visant à rendre la conscience collective cohérente pourrait non seulement améliorer la qualité de la vie urbaine, mais aussi résoudre les conflits internationaux et assurer la paix mondiale», indiquent les spécialistes de la méditation transcendantale.

Ces faits à propos de la conscience collective me rassurent sur mon rôle d'individu en tant que membre d'une société. Une attitude tranquille, paisible, cohérente, peut à elle seule s'avérer extrêmement puissante. C'est pourquoi je continuerai à célébrer les personnes qui m'inspirent, ces leaders qui poussent pour que les choses avancent. Si notre conscience pouvait s'élever au niveau de la leur, leur influence s'étendrait encore plus loin. En développant notre conscience jusqu'au-delà même de leur expérience, alors l'influence durerait.

Je crois au pouvoir miraculeux des médias sociaux. Ils refaçonnent notre manière de communiquer. Ils pourraient tout aussi bien contribuer à réinventer notre société.
 
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