Blogue de Lyne Robichaud

Aucun message portant le libellé Thierry Saussez. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Thierry Saussez. Afficher tous les messages

24 juillet 2011

Leaders de gouvernement ouvert, apprenez à gérer consciemment la grande force d’entraînement collectif

J’ai téléchargé sur mon iPhone l’application suivante: Deepak Chopra Daily Gift. Chaque jour je reçois une seule phrase, plutôt profonde, qui me permet de méditer sur la conscience. Aujourd’hui, j’ai reçu ceci:
"It is not possible to change others only yourself. To change the picture, you merely change the film, you do not attack the cinema screen".
Ce qui signifie qu’il suffit simplement de changer ses pensées. De remplacer les pensées négatives par des pensées positives.

Thierry Saussez, l’ex-directeur du Services d’information du gouvernent de la République française, est cité dans le magazine L’Express du 20 juillet 2011, à l’article «111 raisons d’être optimiste pour la France» annoncé en couverture.

Le conditionnement social nous porte à penser que tout ce qui est normal, selon notre culture, est aussi naturel, donc universel. Il est rare que l’on entende parler d’un leader gouvernemental choisissant délibérément de penser positivement, dans le but prémédité d’avoir une influence sur la société, et cherchant à enseigner aux gens à démanteler leurs schémas de pensées, issus du leur conditionnement social, pour remplacer ceux-ci par de nouvelles habitudes choisies cette fois consciemment. «La société française a perdu ses références et surtout la conscience exacte de ce qu’elle est», indique Jean-Hervé Lorenzi.

«La nation ruisselle d’atouts, qu’elle aime dénigrer, et de forces, qu’elle affectionne de moquer», peut-on lire dans l’article de l’Express.

«C’est aux politiques d’être au rendez-vous, pour remplacer le principe de précaution, ce bréviaire de la frilosité, par un théorème de l’audace.»

L’article souligne que chaque personne est unique, regorgeant de potentiel. Chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose qui n'existait pas auparavant, quelque chose d'original et unique. C'est le devoir de toute personne de savoir apprécier qu'elle est unique par son caractère particulier et qu'il n'y a jamais eu quelqu'un de semblable à elle. «Derrière chaque citoyen se cache une raison d’espérer pour notre pays», indique L’Express. Les 111 raisons célèbrent ce qu’il y a de meilleur à propos de la France.

La toute première tâche de chaque être humain est l'actualisation de ses possibilités uniques, sans précédents et jamais renouvelées. Voilà pourquoi je considère que les plates-formes de gouvernement ouvert peuvent aider de nombreuses personnes à s’exprimer et à se rapprocher de qui elles sont (leur soi supérieur). Lorsque les gouvernements comprendront que s’ils célèbrent ce qu’il y a de meilleur chez les citoyens avec qui ils collaborent, et s'ils arrivent à mobiliser suffisamment de gens pensant de façon positive (le type de pensées est très important, de même que le niveau de conscience), ils réussiront consciemment à gérer la conscience collective et son pouvoir pour le bien commun. «La seule querelle qui vaille est de savoir si la somme de nos confiances individuelles peut devenir la grande force d’entraînement collectif à laquelle rien ne résistera», indique Thierry Saussez.

Pas besoin de se quereller pour cela, M. Saussez.

La réponse: Oui, c’est possible.

Celles et ceux qui sont dans un état physique de conscience le savent et le comprennent. Ces personnes comprennent quels sont les mécanismes pour y arriver, et sont en mesure de les appliquer à une plus grande échelle. Gestionnaires gouvernementaux, faites entrer un peu de physique quantique dans vos vies. Vous en aurez besoin pour exceller dans vos initiatives de gouvernement ouvert.

07 juin 2010

Agent de changement?

Depuis ce printemps, je fréquente la Maison des familles Chemin-du-Roy, histoire de socialiser un peu avec d’autres parents. Une intervenante sociale m’a qualifiée «d’agent de changement». Cela m’a fait réfléchir...

En quoi suis-je un «agent de changement»?

J'ai réalisé que je soutiens, et que je provoque le changement.

Je me passionne pour le changement, je transmets mon enthousiasme aux autres et j’assure des responsabilités majeures dans sa conception et son application.

Je possède la faculté d'alimenter des débats, et d'être à l'écoute des autres.

Je possède la capacité d'assurer une courroie de transmission entre des décideurs et une communauté de citoyens.

J’anticipe le changement et valorise les ressources existantes pour réagir plus rapidement.

Je m'arme d'objectifs d'innovation, de création. Mes forces sont la réaction, la vitesse et la souplesse.

Je suis meneur d'hommes vers des modifications à créer, en attribuant à chacun ses mérites respectifs et en acceptant les autres avec leurs qualités ainsi que leurs défauts.

J’ai toujours misé sur la transparence et je ne fait pas de rétention d'informations, sauf en cas de nécessité absolue.

J’aime m’entourer de personnes ayant l'instinct du futur, et je leur fait sentir la nécessité du changement, en créant la confiance.

De 2006 à 2010, j’ai piloté le projet Zonegrippeaviaire.com (prévenir l'inévitable par l’empowerment des gens), probablement le premier projet de collaboration gouvernement / médias sociaux déposé officiellement auprès du gouvernement du Québec. Le gouvernement du Québec n’était pas disposé à accueillir les médias sociaux.

En mai 2007, Services Québec a répondu négativement par le biais d’une «étude de marché» portant sur les médias sociaux, concluant que les médias sociaux «ne sont ni matures ni crédibles», et qu’il «ne vaut pas la peine de dépenser ni temps ni argent» dans ceux-ci.

Ce qui fut dommage, et une bien mauvaise réponse, d'après moi, et déphasée, par rapport à une conjoncture mondiale du développement web.

Ty Pennington

Voici un autre indice que je suis un «agent de changement». Après le Dalai Lama, la seconde personne que j’admire le plus au monde est Ty Pennington, le chef d’équipe de l’émission de télévision de ABC, Extreme Makeover Home Edition. Je trouve qu'il s’agit du plus grand yelleur de tous les temps. Il se promène avec son porte-voix, et on l’entend souvent crier «There’s only one hour left before the family comes home

Ty Pennington arrrive à diriger ses projets de design et de construction avec brio, et en moins d’une semaine, en s’appuyant sur l’esprit de solidarité et l’esprit communautaire, une nouvelle maison est érigée pour une famille exemplaire, mais dans le besoin.

Dans cette vidéo, «Wishstory», Ty explique comment un cadeau qu’il a reçu de ses parents --- un marteau --- l’a motivé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. «The belief of yourself that you get from that one tool, is what takes you all the way through life.»

Je travaille avec deux photographies de Ty Pennington à mes côtés. J’aurais appelé mon propre fils Ty, si je n’avais pas tant craint que tous les gens du Québec ne soient incapables de prononcer son prénom correctement.

Il m’arrive souvent de rêver à Ty Pennington. Dans mes rêves, nous discutons. Et au petit matin, le rêve était tellement réel que j’en suis abasourdie. Je me demande si lors du rêve, nous n’allons pas rencontrer d’autres gens, dans d’autres dimensions…

Après avoir fermé le site Zonegrippeaviaire --- j’ai mis la switch à off --- le 6 janvier 2010, j’ai fait le choix d’entreprendre de nouveau une production artistique. Parce que j’avais envie de faire des choses pour moi. J’espère qu'il surviendra du merveilleux pour moi.

Parallèlement, je continue de lire et de réfléchir, et je sais que tôt ou tard, je serai peut-être appelée à agir de nouveau au sein d’une communauté.

Ces derniers jours, j’ai recommencé à bloguer, après avoir lui un billet de Thierry Saussez, portant sur la notion de «moi-nous». Cette notion m’inspire beaucoup. Qui sait ce que l’avenir me/nous réserve?

03 juin 2010

En cheminement vers le «moi-nous»

Thierry Saussez


Je réponds au billet de Thierry Saussez, intitulé «Une société du soin?».

Thierry Saussez a conclu son billet ainsi: «La nouvelle génération peut promouvoir le moi-nous, s’accomplir individuellement dans un projet de vie qui soit respectueux des autres comme de la planète, dans une véritable communauté de destin.»

Certes, la nouvelle génération pourra promouvoir la notion de «moi-nous».

Toutefois, dès maintenant, à mon avis, plusieurs types de personnes pourraient contribuer à l’implantation de cette notion, la faire cheminer vers un point de basculement, et peut-être arriver à contourner la tendance au «cœur sec qui rôde toujours», dont parle Thierry Saussez: je crois que les leapfroggers, les iconoclastes et les goverati pourraient arriver à faire rayonner le «moi-nous».

«Le leapfrogging exige que les dirigeants regardent au loin, bien au-delà des tendances et des possibilités actuelles, et qu’ils créent des stratégies imprévues et encore non envisagées dans les présentes dynamiques de marchés. Les véritables leaders sont ceux qui sont dotés d’un sens aïgu de l’avenir, et de la capacité de paver une route pour y faire cheminer l’ensemble de leur organisation, voire leur entière industrie, vers de nouvelles voies d'avenir qui seront développées par l’entremise des médias sociaux,» a indiqué Jay Deragon.

J’ai appris ces dernières années, qu’il existe une façon de penser, qui diffère des autres. Cela se développe sans doute avec la pratique, mais pour avoir creusé un peu la chose, et lu quelques ouvrages de neuroscientifiques (dont Iconoclast, du Dr Gregory Berns), j’ai appris que le cerveau de certaines personnes est différent. Le Dr Gregory Berns a indiqué que «le cerveau des iconoclastes est différent, et il diffère de trois façons distinctes. Chacune de ces trois fonctions se cartographie dans différents circuits du cerveau. Le cerveau de l’iconoclaste diffère dans la perception, la réaction à la peur, et l’intelligence sociale

Gregory Berns précise, à propos de ces personnes: «C’est le type de personne qui crée de nouvelles occasions dans chaque domaine, allant de la création artistique à la technologie aux affaires. L’iconoclaste incarne les traits de la créativité et de l'innovation, des choses qui ne sont pas facilement accomplies par des comités [de travail]. Il contourne l'autorité et les conventions. Il lève le nez aux règles. Mais dans un environnement adéquat, l’iconoclaste peut s’avérer un atout majeur pour toute organisation

Le terme «goverati» a été inventé par Dr Mark Drapeau, alors qu’il participait à un groupe de discussion du Social Media Club DC. «Essentiellement, les goverati sont des personnes familières avec le gouvernement et avec la manière dont il fonctionne, et qui comprennent les technologies des médias sociaux. Ces gens veulent se mettre en réseau les uns avec les autres, afin de favoriser de plus en plus de transparence, de participation et de collaboration du gouvernement.» […] «Tout comme les goverati exercent des pressions pour qu’ait lieu un gouvernement plus transparent, participant et collaboratif, ils utilisent simultanément les applications de réseautage social, pour lesquelles ils sont passionnés, pour réseauter les uns avec les autres, et pour devenir une force collective plus puissante que la somme de ses parties individuelles.»

Mark Drapeau a précisé: «Ce mouvement n’est pas limité qu’aux employés de la Génération Y, aux stagiaires collégiaux, et aux geeks.» «Les goverati utilisent également leurs réseaux sociaux pour planifier des événements informels qui les aident à échanger des idées et apporter de nouvelles personnes dans la bergerie

Le philosophe français Pascal Bruckner pense que l’individualisme (qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients --- Extrait de La tentation de l’innocence) – l’état présent – est «la culmination d’un processus historique et qu’on se trouve à la fin de l’histoire

Je m’interroge: quels seraient les moyens pour agir? Comment s’y prendre pour passer de l’état présent à une société de «moi-nous»?

05 mai 2009

Le commissaire belge sur l'influenza, Marc Van Ranst, effectue un virage 2.0

Marc Van Ranst

Après Craig Vanderwagen (USA) et Thierry Saussez (France), Marc Van Ranst et la Belgique se lancent dans le web participatif et embrassent les médias sociaux. Voir mes billets précédents annonçant le virage de Craig Vanderwagen et celui de Thierry Saussez.

Le Commissaire interministériel sur l'influenza du gouvernement belge, Marc Van Ranst, a créé un nouveau groupe sur Facebook. Cela faisait longtemps que j'attendais cela! Je pressentais que Marc Van Ranst était mûr pour ce saut (depuis février dernier). Bravo, troisième nation au monde à prendre un virage 2.0 en lien avec questions pandémiques!


Mexicaanse griep H1N1 - Grippe mexicaine H1N1 - Mexikanische Grippe H1N1

Le commissariat interministériel influenza
Le commissariat interministériel influenza a été créé le 20 octobre 2005. Il s’agit d’un organe de coordination générale des actions et de concertation avec toutes les instances concernées, au niveau fédéral, régional et communautaire. Le commissariat établit également des contacts avec les instances européennes et les institutions internationales.

Grippe mexicaine H1N1
Il s’agit d’un nouveau virus humain composé d’une combinaison de gènes d’origines différentes : ils proviennent en partie de virus porcins, d’un virus aviaire et d’un virus humain. Ce virus a été détecté au Mexique pour la première fois le 18 mars 2009.

Call center: Pour toutes vos questions, notifications ou remarques, le call center influenza est accessible du lundi au vendredi de 9h à 17h au numéro gratuit
0800 99 777.

Michel Vermeulen

Ce groupe a été rejoint par 127 utilisateurs de Facebook (au 5 mai 2009 à 10h30 ET). Naturellement, le médecin et blogueur sur l'influenza Michel S.f. Vermeulen fait partie de ce groupe.

16 avril 2009

La France bâtit les fondations d’un virage 2.0 et d’un leadership de préparatifs pandémiques sociaux

«Monsieur Grippe», Didier Houssin

Le ministère des Affaires étrangères et européennes a fait son entrée sur Twitter ces derniers jours. Merci à l’ami Sacha Declomesnil (@sdeclomesnil) de m’en avoir informée. Trois comptes d'utilisateurs ont été identifiés: @francediplo, @ambafranceht Ambassade de France en Haïti (Port-au-Prince) et @franceinboston French Consultat in New England (Boston).

J’ai remarqué que l’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 13 mars 2009 un excellent article du ministère des Affaires étrangères au sujet des récents développements gouvernement 2.0 aux États-Unis, intitulé «Gouvernement 2.0».

Dans cette publication, nous pouvons constater que le ministère des Affaires étrangères est au fait de ce qui se passe en sol américain. Ce que je retiens de cet article, c’est que la République française semble fort bien comprendre qu’un virage 2.0 doit s’effectuer sur l’ensemble d'une administration. Le virage devient alors une «révolution»:
«Mais on ne pourra parler de révolution «gov 2.0» que lorsque l'action d'évangélisation de Vivek Kundra et les multiples projets de rénovation des outils des agences gouvernementales auront été adoptés par tous, et à tous les niveaux de la pyramide décisionnelle.»

J’ai par ailleurs été enchantée par le fait que le bulletin mentionne le blogue du Dr Mark Drapeau,(@cheeky_geeky sur Twitter) chercheur au sein de la National Defense University, et que le Ministère l’ait décrit comme étant un «spécialiste du gov 2.0». Voilà au moins un goverati qui recueille du succès et de la reconnaissance! J’apprécie le travail de l'ami Mark Drapeau. Je suis persuadée que nous entendrons beaucoup parler de cette étoile montante au cours des prochains mois.

Du côté des préparatifs pandémiques, j’ai noté ces dernières semaines que la République française avait reçu une bonne couverture médiatique décrivant les activités de ses comités de travail. La France accroît sa transparence et s’assure que les citoyens sont au courant des efforts hebdomadaires déployés pour préparer la nation.

Il n’est pas facile de lutter contre l’effet de «flu fatigue». Une solution simple est de faire en sorte que des articles de presse sortent régulièrement dans les médias. Cela permet au message de revenir constamment devant les yeux de la population.

Voici un extrait de «Sur le front de la grippe aviaire, tout est calme en France»:
«Ce que les Français ne savent pas, c’est que des exercices pandémie sont régulièrement organisés pour tester l’organisation interministérielle de gestion d’une pandémie (plusieurs ministères concernés). Le dernier en date (n° 09) a montré que «certaines dimensions de planification restent à approfondir, notamment les stratégies vaccinales ainsi que des enjeux de coordination transfrontalière qui, pris en amont, éviteront des situations, possibles, de tensions locales et internationales».CQFD.

Ce que les Français ne savent pas non plus, c’est que le DILGA, dit aussi «Monsieur Grippe», réunit tous les mardis les hauts fonctionnaires de défense d’une part, en Mardigrippe, et les responsables de communication de chaque ministère d’autre part, en Copil Info Grippe, pour animer et orienter les travaux de préparation à une pandémie.»

Notez cet article, «Pandémie grippale aviaire: la menace reste stable et importante», où sont cités les propos du patron de la délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire, Didier Houssin: «La préparation à une éventuelle pandémie grippale à virus aviaire ne sera pleinement efficace que si chacun d’entre nous prend conscience qu’il est nécessaire de s’y préparer».

La République française a lancé deux importants messages à sa population: a) nous travaillons régulièrement à ce dossier et le prenons à cœur; b) nous englobons maintenant la population dans le processus des préparatifs pandémiques.

Tout porte à croire que cette nation est en voie de développer prochainement de réels préparatifs pandémiques sociaux.

Il reste à voir maintenant de quelle manière les outils 2.0 seront intégrés aux préparatifs pandémiques, quelles avenues de collaboration et ponts de participation seront proposés aux goverati flublogiens et si des projets seront mis sur pied pour transformer la communauté en équipe collaborative, et jusqu’à quel point les problématiques concernant les dommages collatéraux causés par le système juste-à-temps d’approvisionnement seront intégrées dans les stratégies françaises.

Vu les grandes capacités des principaux porteurs de dossiers de pandémie et de communications de la République française - reconnus comme étant talentueux -, j’espère qu’ils arriveront à innover, concocter et implanter un plan d’action de préparatifs pandémiques sociaux, qui réussira à protéger de façon réaliste les ménages vivant sur ce territoire et à limiter les dégâts causés par une pandémie.

Je pousse même les espoirs à un niveau géographique allant au-delà de cette nation: vers la Francophonie. Puisque le gouvernement du Québec a délibérément choisi de ne pas jouer un rôle de soutien des citoyens 2.0 intéressés par les processus de préparatifs de mesures d'urgence, et que le Canada ne lève pas le petit doigt non plus, je considère qu'il existe présentement un vide: les utilisateurs francophones de médias sociaux se retrouvent en quelque sorte orphelins. Ils n'ont aucune administration avec laquelle échanger dans leur langue maternelle. Il y a toujours celle des États-Unis, me direz-vous. Les Américains se sont avérés vraiment très charmants et des plus ouverts, et des employés gouvernementaux comme @AndrewPWilson de l'équipe 2.0 du HHS par exemple, échangent ouvertement avec plusieurs membres francophones du Flublogia. Mais comme l'a fait remarquer une amie cette semaine sur Facebook (sur le babillard de Thierry Saussez, le responsable du Service d'information du gouvernement de la France), ce n'est pas tout le monde qui maîtrise l'anglais lu et écrit, et la barrière des langues empêche probablement à des utilisateurs de contribuer aux flux des conversations dans les médias sociaux. Moi-même j'avoue éprouver des difficultés, puisque je n'écris pas aussi rapidement en anglais. Je dois constamment faire appel à des dictionnaires. Déjà que condenser une idée en 140 caractères s'avère tout un défi, lorsqu'il faut le faire dans une langue seconde en plus, c'est encore plus difficile.

Alors, j'espère que la République française est consciente des problématiques liées à la langue française associée au développement des médias sociaux en général, et qu'elle portera sur ses épaules une responsabilité accrue, d'ici à ce que d'autres nations francophones se décident à prendre un virage 2.0.

Espérons également que les hauts gestionnaires de France n’oublieront pas Zonegrippeaviaire.com dans ce grand portrait, et qu’ils tendront la main vers la communauté de pratique flublogienne. Il est grand temps qu’une nation francophone pose un geste de soutien et reconnaisse les efforts surhumains qui sont déployés par les membres francophones de la sphère du Flublogia – des citoyens 2.0 du monde - pour créer des contenus en français, et sensibiliser des régions du globe qui parlent cette langue à la menace d’une pandémie d’influenza.

Je me rends compte que cela fait bien des choses à espérer... Mais je suis persuadée que de belles surprises nous attendent au cours des prochains mois.

08 avril 2009

Un miracle pascal s'est produit: Bernard Drainville s'exprime enfin

Un miracle pascal s'est produit les amis: le député québécois Bernard Drainville a réagi à une vidéo où l'on voit Barack Obama parlant de pandémie, une information transmise via Twitter. IL A OSÉ UTILISER LE MOT "PANDÉMIE".
@BDrainvillePQ à @Lyne_Robichaud "Merci! Je retiens ceci: pour faire face à une éventuelle pandémie, ça prend des infrastructures publiques fortes. Logique!"

Bernard Drainville, merci, merci. J'ai tant attendu, tant espéré, vous savez. [Je suis en deuil] mais je pleure de joie.

À propos de la fameuse vidéo, l'ami Greg Dworkin (@DemFromCT) m'a indiqué sur Twitter: "We had that snippet pulled just for us by our video editor, Jed." Merci Jed pour ce travail d'édition, merci Greg d'avoir inclus cette vidéo dans ton billet intitulé 'Public Health Interview: Dr. Georges Benjamin'.

M. Drainville, vous êtes le tout premier député de l'Assemblée nationale du Québec à répondre à un "feed-back" de citoyen 2.0 concernant des questions de préparatifs pandémiques.

M. Drainville, vous devenez ainsi le troisième haut gestionnaire gouvernemental au monde à ouvrir une fenêtre de dialogue à propos de questions de pandémie, via les médias sociaux (après Craig Vanderwagen, HHS, États-Unis, et Thierry Saussez, Service de l'Information du Gouvernement, République de France). (Voir mes billets ici et ici.)

18 mois. Cela fait 18 mois que j'espère qu'un député du Québec se penchera sur les questions de pandémie. J'ai débuté mes démarches auprès des députés de l'Assemblée nationale le 27 septembre 2007. L'un d'eux a enfin osé s'exprimer (d'une façon qui fasse sens): le critique de l'opposition officielle en matière de santé.

Ce matin, après 7 jours d'interruption d'accès aux contenus (exceptionnellement en raison de mon deuil), nous reprenons les activités de diffusion et de traduction de l'information dans www.Zonegrippeaviaire.com, avec une bonne nouvelle. Quelqu'un nous a entendu. Quelqu'un nous a répondu.

Et cette fois, c'est différent. La réponse est POSITIVE. Elle se démarque de ce qu'ont déclaré d'autres politiciens québécois et hauts fonctionnaires auparavant.

Je me rappelle encore les paroles de mon ex-député, Sébastien Proulx (janvier 2008): "Tout est conforme [dans les préparatifs pandémiques de l'administration Charest], il n'y a pas lieu d'intervenir."

Et que dire des propos de Yves Pépin (juin 2008): "Nous ne vous reconnaissons pas pour ne pas avoir à reconnaître le reste des médias sociaux."

Bernard Drainville a repris le discours du président des États-Unis, Barack Obama, dans son tweet/réponse du 7 avril.

Il reste à voir si Bernard Drainville et le Parti Québécois prendront désormais l'habitude d'intervenir régulièrement à propos des questions de préparatifs pandémiques, pousseront sur l'administration Charest pour que le Québec déploie davantage d'efforts en vue d'une pandémie, et que les Québécoises et Québécois soient mieux informés du réel risque pandémique.

J'espère aussi que les autorités québécoises cesseront de considérer les citoyens 2.0 comme des tarés, des "pas crédibles et pas matures", et que de nombreux politiciens québécois déploieront leur imagination pour trouver prochainement des avenues de collaboration avec la communauté virtuelle, qui n'a cessé de construire Zonegrippeaviaire.com un peu plus à chaque jour, et ce depuis le 13 juin 2007.

14 mars 2009

Se rendre là où personne n’est encore allé: pousser l’expérience gouv2.0

Steve Ressler

Ces derniers mois, les membres de la sphère du Flublogia ont consolidé leurs liens en expérimentant avec de nouveaux outils de réseautage social, tels que Facebook et Twitter.

En se regroupant, ils ont formé une communauté.

En échangeant des informations, discutant et partageant leurs expériences, ils se sont transformés en communauté de pratique flublogienne. Wikipédia définit une communauté de pratique comme étant le processus d'apprentissage social émergeant lorsque des personnes ayant un centre intérêt commun collaborent mutuellement. Cette collaboration, qui doit se dérouler sur une période de temps notable consiste à partager des idées, trouver des solutions, construire des objets nouveaux.

La communauté de pratique flublogienne a noué des amitiés avec une poignée de hauts gestionnaires gouvernementaux de plusieurs nations.

Très récemment, quelques hauts gestionnaires gouvernementaux se sont mis à bloguer sur Facebook à propos des défis des préparatifs pandémiques. Craig Vanderwagen (des États-Unis) et Thierry Saussez (de la République française) ont ouvert une fenêtre de discussion avec la communauté de pratique flublogienne.

D’autres hauts gestionnaires et leaders gouvernementaux sont invités à suivre les traces de ces deux pionniers, et à participer à l’expérience 2.0. Plus il y aura d’individus impliqués dans la discussion, plus grandes seront les chances que ces échanges conduisent à de l’innovation dans le domaine des préparatifs pandémiques sociaux.

Steve Ressler, un employé de la Sécurité intérieure (Homeland Security) du gouvernement américain, a compris cela il y a plusieurs mois, en lançant (en juin 2008) un site de réseautage social – www.GovLoop.com - conçu et construit exclusivement pour les employés du secteur public (et ouvert au monde entier). Steve Ressler espère positionner ce site comme plaque tournante du secteur public: un endroit où les décideurs et les fonctionnaires échangeront des idées et exploreront de nouvelles opportunités. Ressler est également co-fondateur d’une organisation professionnelle connue sous le nom de Young Government Leaders (Jeunes dirigeants), dont le but est d’aider le gouvernement à évoluer dans l'ère du Web 2.0.

Ce réseau comporte actuellement plus de 7000 membres de plusieurs niveaux de gouvernement: fédéral, des États (ou provincial) et local. Les utilisateurs de GovLoop sont variés: on y compte des CIO (Chief Information Officers), de brillants administrateurs, de même qu’à peu près tous les types de personnel, en provenance des États-Unis, ainsi que du monde entier.

En peu de temps, les utilisateurs ont rédigé des centaines de billets, lancé des centaines de discussions via des groupes, ont affiché des événements, et ont partagé plus de mille photographies et vidéos. Les utilisateurs de GovLoop se réunissent et collaborent de façon à améliorer le gouvernement de l’intérieur. De récentes discussions et blogues ont porté sur des sujets tels que le Gouvernement 2.0, la budgétisation participative, la formation de nouveaux dirigeants, et il existe même un groupe se penchant sur une pandémie.

Meghan Harvey, une utilisatrice de GovLoop, a écrit dans un message intitulé ‘How GovLoop Helps Restore Faith’: «Si les gens situés au cœur d’un gouvernement sont dévoués, passionnés, et intelligents, alors comment le public ne pourrait-il pas avoir la foi dans les directives et mesures d’un pays?»

David Nabarro et son équipe, dans le Quatrième rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire, recommandait: «L’instauration d’une relation de confiance entre les populations et les autorités, en particulier en ce qui concerne les mesures de contrôle qu’elles prônent, jouera un rôle crucial pour permettre aux gens de se protéger contre la grippe aviaire pathogène et de limiter les conséquences potentielles de la maladie et d’autres maladies infectieuses émergentes.» (Synopsis, paragraphe 18)

Je suis fière des développements observés ces six derniers mois concernant des tentatives d’apprivoisement entre la société civile et des membres du secteur public, en lien avec les préparatifs pandémiques.

Réjouissons-nous de ces acquis.

Mais poussons également pour que ce bourgeonnement d’échanges se développe en un phénomène mondial, qui pourraient conduire à l’implantation de réels préparatifs pandémiques sociaux.

Mon hypothèse, en présentant l’outil de réseautage GovLoop.com aux gestionnaires de pandémie, est qu’en introduisant des outils de partage d’information favorisant une plus grande expérience 2.0, cela pourrait conduire à un essor 2.0 mondial dans le domaine des préparatifs pandémiques.

J’ai lancé aujourd’hui des invitations à mes amis gestionnaires et décideurs à s’inscrire à GovLoop.com, et à participer à cette expérience de réseautage. J’espère qu’ils répondront à cet appel et que fleurira la pratique 2.0 dans notre milieu. Après tout, nous sommes sur le point de célébrer l'arrivée du printemps. Un peu de nouveauté ferait le plus grand bien.

01 mars 2009

Thierry Saussez se positionne comme premier haut gestionnaire francophone à initier un dialogue 2.0 à propos de la grippe aviaire

Thierry Saussez

Les idées pour bloguer ne me manquent pas cette semaine, toutefois, c’est le temps qui me fait défaut. J’ai effectué deux ballades en ambulance ces derniers jours (j’accompagnais deux différents membres de ma famille à l’urgence). La seconde personne est dans un état grave, et les prochaines semaines seront certainement occupées et éprouvantes pour toute ma famille.

Je prends toutefois quelques minutes pour vous informer d’une bonne nouvelle.

Il y a quelques jours, je vous ai avisés que Craig Vanderwagen était devenu le tout premier haut gestionnaire de pandémie d’une nation à ouvrir sur Facebook une fenêtre de dialogue avec la communauté de pratique flublogienne. Voir mon billet à ce sujet.

Craig Vanderwagen s’est également distingué cette semaine en rejoignant le groupe Zonegrippeaviaire sur Facebook. Il a suivi les pas de David Nabarro, coordonnateur senior pour l’influenza humain et aviaire aux Nations Unies, qui s’était joint à ce groupe au début de décembre 2008. Voir mon billet à ce sujet.

Le 28 février 2009, soit deux semaines – jour pour jour – après que Craig Vanderwagen ait innové en commençant à partager des éléments de réflexion et d’information sur Facebook, c’est maintenant au tour de Thierry Saussez de se lancer dans une exploration expérimentale en passant par une plate-forme sociale. Il a publié une note intitulée «À propos de la grippe aviaire», dans laquelle il explique que le Service qu’il chapeaute comporte un «département dédié aux situations d’urgence.»

Thierry Saussez a été nommé, le 16 avril 2008, par le Conseil des ministres, aux postes de Délégué Interministériel à la Communication et Directeur du Service d’information du Gouvernement (République française). Il est chargé de veiller à la coordination des actions d’information et de communication de ce gouvernement.

Le Service d’information du Gouvernement (SIG) est chargé d’analyser l’évolution de l’opinion publique et le contenu des médias; de diffuser aux élus, à la presse et au public des informations sur l’action gouvernementale; de coordonner la politique de communication, en particulier en matière de campagnes d’information et d’études d’opinion.

Le Figaro indiquait en avril 2008 à propos de Thierry Saussez qu’un «communicant» avait été nommé pour éviter les «couacs», et soulignait que Thierry Saussez «est souvent cité parmi les membres du «premier cercle» des proches de Nicolas Sarkozy, dont il fut l'un des mentors. À son actif, la stratégie de forte présence médiatique déployée par l'actuel chef de l'État lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, entre 2002 et 2007

Récapitulons.

Nous observons que deux hauts gestionnaires, de deux nations (États-Unis et République française), de deux continents (Amérique et Europe), s’exprimant avec deux langues différentes (l’anglais et le français), et ayant à leur actif une grande expérience dans deux domaines respectifs (la planification de mesures d’urgences et les communications gouvernementales), ont déployé des efforts de rapprochement avec les communautés virtuelles actives sur Facebook.

Ces deux leaders ont débuté leur expérience 2.0 à deux semaines d’intervalle.

Il s’agit d’une bonne chose pour le rayonnement de l’information dans la francophonie en général, que le virtuose des communications de la République française ait initié un balbutiement d’échanges à propos de la grippe aviaire sur une plate-forme de réseautage social.

Bien entendu, vous devinerez que j’aurais souhaité que des hauts gestionnaires du gouvernement du Québec soient parmi les premiers à marcher sur de nouveaux sentiers 2.0 en lien avec les préparatifs pandémiques. Je me réjouis des premiers pas de la République française, mais cela ne se fait pas sans un pincement au cœur, en raison de l’absence d’intérêt ces douze derniers mois de la part des instances québécoises pour le projet Zonegrippeaviaire.com, pourtant basé au Québec. Zonegrippeaviaire est le seul forum en lien avec les préparatifs pandémiques à avoir initié à ce jour une présence sur Facebook, et à avoir contribué à consolider des liens sociaux entre des individus de plusieurs pays et de différents milieux sur cette plate-forme sociale.

Les hauts gestionnaires d’autres nations sont invités à la table de discussion, à joindre leur voix dans le flux des conversations, qui créeront au fil du temps un maillage complexe d'actions entre des acteurs issus de nombreux milieux.

Je pense que Craig Vanderwagen et Thierry Saussez devaient devenir des amis sur Facebook. Ils pourraient ainsi mettre en commun leurs informations et mieux surveiller le fil des conversations.

Je suis très emballée par ce qui se passe et j’ai hâte de voir de quelle manière évoluera l’expérience participative de ces deux spécialistes de la gestion gouvernementale. Observons bien ce qu’ils feront et décideront au cours des prochains mois. Car ces deux leaders sont en train de poser les premières pierres de préparatifs pandémiques sociaux, avec comme catalyseur les médias sociaux. Se prêteront-ils au jeu? Effectueront-ils une sorte de danse, en se répondant l’un l’autre, en partageant leurs préoccupations et leurs défis respectifs? Miseront-ils sur la vitalité des communautés? Parviendront-ils à mettre à profit les forces de la solidarité?

Ces leaders ne seront pas à court de défis.

Si ces deux hommes deviennent amis prochainement (et partagent ensuite plusieurs amitiés), il pourrait se créer un heureux mariage entre la planification de pandémie et les communications gouvernementales. Cela pourrait donner lieu à de nombreux échanges d’idées et de connaissances, et éventuellement, même porter fruit.

07 février 2009

Chronologie d’implantation d'éléments en vue d’un déploiement de préparatifs pandémiques


Les choses vont tellement vite aux États-Unis que c’est littéralement de jour en jour que le développement s’effectue dans le domaine des préparatifs pandémiques, notamment en lien avec Internet. Voici quelques éléments que j’ai notés, que j’ai présentés en une chronologie d'événements des quatre dernières semaines:

SEMAINE 2 DE 2009
> Entrée de @BirdFluGov sur Twitter le 12 janvier.
> Le Comité sur la Sécurité intérieur a publié un rapport intitulé “Getting Beyond Getting Ready for Pandemic Influenza” (Aller au-delà d'être prêt pour une pandémie d'influenza) le 14 janvier. Voir mon billet à ce sujet.
> Article de Jean-Yves Nau dans Le Monde à propos des recherches du sociologue Michel Setbon, le 14 janvier. Michel Setbon pense que les autorités devraient répondre à cette question: «Comment faire pour que chaque citoyen fasse ce qui sera nécessaire pour briser le plus rapidement possible la chaîne de contagion interhumaine d'un nouveau virus grippal hautement pathogène?» Voir mon billet à ce sujet.

SEMAINE 3 DE 2009
> Cérémonie d'inauguration de Barack Obama le 20 janvier.
> Création groupe "Public Health Early Warning and Preparedness" sur Facebook par Jim Wilson, co-fondateur de l’entreprise de gestion de risque Veratect Corporation, le 21 janvier. Voir mon billet à ce sujet.
> @BirdFluGov commence à suivre des gens.
> Thierry Saussez (en France) échange avec une leader d'opinion sur Facebook le 24 janvier. M. Saussez a été nommé, le 16 avril 2008, au Conseil des ministres, aux postes de Délégué Interministériel à la Communication et Directeur du Service d'information du gouvernement. Il est chargé de veiller à la coordination des actions d’information et de communication du Gouvernement.

SEMAINE 4 DE 2009
> Plusieurs agences américaines sur Twitter (dont @femainfocus (FEMA), @USDA_CSREES (ministère de l'Agriculture), @diseasecontrol (CDC), Ready.gov, @RedCross (American Red Cross), @FDArecalls). Voir le billet de Michael Coston à ce sujet.
> Plusieurs salariés d’agences américaines sur Twitter eux aussi, dont @AndrewPWilson, le gestionnaire de l'équipe Web au ministère de la Santé (HHS).
> Un lien annonçant présence Twitter en page d'accueil de PanFluGov le 28 janvier.
> Craig Vanderwagen, un haut planificateur du gouvernement fédéral américain (Secrétaire assistant pour la préparation et la réponse, ministère de la Santé), commence à échanger ouvertement avec plusieurs blogeurs sur Facebook.

SEMAINE 5 DE 2009
> HHS annonce qu'il mise sur le pouvoir des médias sociaux le 3 février.
> Annonce du nouveau Social Media Center le 3 février.
> Marc van Ranst (Belgique), un expert et conseiller en virologie mondialement reconnu, commissaire interministériel du gouvernement fédéral belge de préparation pandémique, a rejoint le groupe créé par Jim Wilson sur Facebook.
> Diffusion Web du HHS de la rencontre du Comité national aviseur sur les vaccins (NVAC) le 4 février
> Les blogeurs DemFromCT et Revere sont validés par Michael Osterholm, directeur du CIDRAP, le 5 février.


Qu'arrivera-t-il en semaine 6 de 2009 et les semaines suivantes?

Encore plus de consolidation aux États-Unis en vue d'un déploiement de préparatifs pandémiques (dont sociaux).

Après les changements observés depuis le 20 janvier aux États-Unis, les espoirs sont désormais tournés vers les nations de l'Union européenne dans l’espoir qu’un autre pays se lancera dans un virage 2.0. Il faut bien que cela vienne de l’Europe, car ce ne sera évidemment pas le Canada (et la province du Québec) qui seront les seconds au monde à développer une relation 2.0 avec leurs citoyens, étant donné que le Québec a rejeté le 17 juin 2008 la sphère du Flublogia sous prétexte que les «médias sociaux ne sont pas crédibles ni suffisamment matures». Aucun élément permet d’entrevoir que cette position ait changé.

En cette époque difficile de crise financière mondiale, au cours des deux ou trois prochaines années, comme l’a fait remarquer Scott McPherson, les nations pourraient ne plus se permettre d'injecter des sommes considérables dans l'acquisition d'antiviraux et d'autres équipements, en ce qui concerne les préparatifs pandémiques. Maintenir l'état de préparation en vue d'une pandémie pourrait s'avérer laborieux.

Toutefois, des préparatifs sociaux seraient beaucoup moins coûteux à mettre sur pied. Les communications pourraient donc jouer un rôle considérable au cours des prochaines années dans ce domaine.

Pour toutes ces raisons, plusieurs espèrent qu'un virage social sera observé d'ici peu quelque part (autre qu’aux États-Unis) sur la planète. Sans doute en Europe?

18 novembre 2008

La France recommande 2 semaines de réserve de nourriture en cas de pandémie

La République française recommande 2 semaines de réserve de nourriture en cas de pandémie, alors que le Canada et le Québec demeurent silencieux à cet effet

Paru le jeudi, 23 octobre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com



Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, en France. Photo source

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Thierry Saussez, délégué interministériel à la communication, directeur du Service d’Information du Gouvernement, et Didier Houssin, délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire, ont présenté, le 16 octobre dernier, la nouvelle version du site Internet gouvernemental www.Grippeaviaire.gouv.fr. Ce site comporte notamment la nouvelle rubrique "Guide pratique de la vie quotidienne en sitution de pandémie". Avec la mise en ligne de ces nouveaux contenus, la France recommande désormais d'avoir au moins deux semaines de réserve de nourriture en cas de pandémie.

Au Canada et au Québec, on en est encore seulement aux 72 heures de réserve alimentaire et autres biens consommables.

Aux États-Unis, les recommandations varient entre 2 semaines à 3 mois de réserve personnelle. Le site Get Pandemic Ready, situé en Idaho, est certainement le site Internet de conseils en préparatifs individuels le plus avancé au monde.

Quand le Canada et le Québec se décideront-ils enfin à en faire autant?

Ce qui démontre, une fois de plus, que le Canada prend du recul dans sa planification de pandémie, et mérite probablement sa réputation de bon dernier, "le moins bien préparé" (selon Amir Attaran), parmi les pays développés pour faire face à la prochaine pandémie.

Zonegrippeaviaire a appris, par le biais de la Loi sur l'accès à l'information, que le gouvernement du Québec prévoit une mise à jour du site Pandémie Québec d'ici la fin de l'année 2008. Le document Guide d'autosoins, qui n'a pas encore été officiellement publié par la gouvernement, recommande aux citoyens de stocker pour 2 semaines de nourriture. Mais malgré le fait que ce document n'ait pas encore été publié officiellement, plusieurs associations de professionnels de la santé l'ont publié sur leur site Internet au moment où l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, donnait sa démission. Ce document est prévu pour distribution en 5 millions d'exemplaires auprès des ménages québécois, uniquement au moment où se déclenchera la pandémie.

Or, une école d'affaires de Toronto (Amin Mawani de la Schulich School of Business) évaluait dernièrement qu'en raison de notre système d'économie juste-à-temps, il n'y aurait seulement que 3 jours de réserve dans les magasins d'alimentation au Canada. Amir Mawani prévoit que le 4ième jour d'une pandémie, nous allons tomber en situation de pénurie.

Une étude publié en décembre 2007 par des chercheurs de l'Université de Sydney (A food "lifeboat": Food and nutrition considerations in the event of a pandemic or other catastrophe") a indiqué qu'en Australie, "si la chaîne d'approvisionnements s'arrête, ou s'il n'y a aucune livraison à partir des magasins centraux, les stocks des supermarchés seront épuisés en moins de 2 à 4 semaines. Si les stocks domestiques débutent à cette étape tardive, alors l'épuisement des stocks sera accéléré."

La semaine dernière, le 4ième Rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire (voir le Synopsis en français), dont les travaux ont été menés par le Dr David Nabarro, coordonnateur du système des Nations unies pour la grippe, était dévoilé. Ce rapport modifie les directives internationales de préparation en vue d'une pandémie, et recommande désormais une approche multisectorielle, c'est-à-dire sociale, économique et politique, en plus du domaine de la santé.

Cette semaine, le bras philanthropique de Google (Google.org) a annoncé un financement de près de 14 millions de dollars à des partenaires situés en Afrique et en Asie, pour le programme "Prédire et prévenir". "L'argent du géant de l'Internet fournira du financement à six projets qui visent à détecter de nouvelles maladies et à comprendre les conditions qui aident à les propager - sauvant potentiellement des millions de vies dans le processus."

"Prévenir" est donc un élément clé de la préparation en vue d'une pandémie.

Au Québec, la Loi sur la sécurité civile (L.R.Q., c. S-2.3) stipule à l'article 5 que "Toute personne doit faire preuve de prévoyance et de prudence à l'égard des risques de sinistre majeur ou mineur qui sont présents dans son environnement et qui lui sont connus", alors que l'article 2 de cette loi inclut dans sa définition de "sinistre majeur" une "pandémie".

De nombreuses autres nations développées à travers le monde font preuve de prévoyance et de prudence dans leur planification de pandémie. Il serait grand temps que le Canada et le Québec modifient leurs recommandations et adressent des messages clairs aux citoyens concernant les réserves individuelles de nourriture et autres biens consommables. La nation devrait par ailleurs s'adapter aux nouvelles directives de gestion de pandémie.

Cet article de Paris-Normandie annonce les nouveaux contenus du site gouvernemental de la République française.

Grippe aviaire: se préparer au pire
Jeudi, 23 octobre 2008 | Paris-normandie.fr

"S’il n’est pas justifié de constituer des stocks de provision importants, faire ses courses pour deux semaines au lieu d’une par exemple sera plus raisonnable. Vous pourrez aussi vous organiser avec des amis ou des voisins pour qu’une seule personne fasse les courses pour plusieurs foyers à la fois. Pensez aussi à rédiger au préalable une liste des achats essentiels (dont un stock de mouchoirs en papier jetables et de savon) pour ne rien oublier et ne pas avoir à retourner sur les lieux d’achat. "

Pas rassurant ? Non, pas rassurant du tout. Mais ce n'est pas l'objet du site gouvernemental sur lequel on trouve ce texte : il est consacré à la grippe aviaire. Utile, voire indispensable, si vous souhaitez savoir comment organiser votre vie quotidienne au cas où la maladie se transmettrait massivement à l'homme, et, pire encore, d'homme à homme.

Le site est construit pour différencier les trois niveaux de risques de l'influenza aviaire à la grippe aviaire, jusqu'à la pandémie grippale. Le "Guide pratique de la vie quotidienne en situtaion de pandémie", disponible en version anglaise, comporte notamment un espace animé destiné à l'information des parents et des enfants.

Toutes les informations pour se préparer sont sur www.grippeaviaire.gouv.fr

Source: www.paris-normandie.fr
Le manque de directives claires venant de la part des autorités canadiennes et québécoises, force les comités locaux de planification de pandémie, à demeurer vagues quant à la durée des réserves individuelles. Cet été, j'ai mis la main sur une superbe affiche au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, préparée par un comité local. Cette affiche est un exemple flagrant que des initiatives locales pourraient effectuer une sensibilisation efficace auprès de la population, mais en raison du manque de leadership fédéral et provincial, le succès du message est compromis...

Les citoyens de la Mauricie qui vont lire cette affiche se diront sans doute "J'ai des sacs de poubelle à la maison, j'ai des conserves, etc." Par contre, est-ce que tout le monde a pour au moins deux semaines d'approvisionnement de ces denrées? Pour trois mois?

Parce que les autorités canadiennes et provinciales NE DISENT PAS pour combien de temps il faut avoir une réserve, les initiatives locales ont les mains liées et sont réduites à produire des publicités ambivalentes. C'est bien dommage.

 
TwitterCounter for @Lyne_Robichaud