Blogue de Lyne Robichaud

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03 juin 2010

En cheminement vers le «moi-nous»

Thierry Saussez


Je réponds au billet de Thierry Saussez, intitulé «Une société du soin?».

Thierry Saussez a conclu son billet ainsi: «La nouvelle génération peut promouvoir le moi-nous, s’accomplir individuellement dans un projet de vie qui soit respectueux des autres comme de la planète, dans une véritable communauté de destin.»

Certes, la nouvelle génération pourra promouvoir la notion de «moi-nous».

Toutefois, dès maintenant, à mon avis, plusieurs types de personnes pourraient contribuer à l’implantation de cette notion, la faire cheminer vers un point de basculement, et peut-être arriver à contourner la tendance au «cœur sec qui rôde toujours», dont parle Thierry Saussez: je crois que les leapfroggers, les iconoclastes et les goverati pourraient arriver à faire rayonner le «moi-nous».

«Le leapfrogging exige que les dirigeants regardent au loin, bien au-delà des tendances et des possibilités actuelles, et qu’ils créent des stratégies imprévues et encore non envisagées dans les présentes dynamiques de marchés. Les véritables leaders sont ceux qui sont dotés d’un sens aïgu de l’avenir, et de la capacité de paver une route pour y faire cheminer l’ensemble de leur organisation, voire leur entière industrie, vers de nouvelles voies d'avenir qui seront développées par l’entremise des médias sociaux,» a indiqué Jay Deragon.

J’ai appris ces dernières années, qu’il existe une façon de penser, qui diffère des autres. Cela se développe sans doute avec la pratique, mais pour avoir creusé un peu la chose, et lu quelques ouvrages de neuroscientifiques (dont Iconoclast, du Dr Gregory Berns), j’ai appris que le cerveau de certaines personnes est différent. Le Dr Gregory Berns a indiqué que «le cerveau des iconoclastes est différent, et il diffère de trois façons distinctes. Chacune de ces trois fonctions se cartographie dans différents circuits du cerveau. Le cerveau de l’iconoclaste diffère dans la perception, la réaction à la peur, et l’intelligence sociale.»

Gregory Berns précise, à propos de ces personnes: «C’est le type de personne qui crée de nouvelles occasions dans chaque domaine, allant de la création artistique à la technologie aux affaires. L’iconoclaste incarne les traits de la créativité et de l'innovation, des choses qui ne sont pas facilement accomplies par des comités [de travail]. Il contourne l'autorité et les conventions. Il lève le nez aux règles. Mais dans un environnement adéquat, l’iconoclaste peut s’avérer un atout majeur pour toute organisation.»

Le terme «goverati» a été inventé par Dr Mark Drapeau, alors qu’il participait à un groupe de discussion du Social Media Club DC. «Essentiellement, les goverati sont des personnes familières avec le gouvernement et avec la manière dont il fonctionne, et qui comprennent les technologies des médias sociaux. Ces gens veulent se mettre en réseau les uns avec les autres, afin de favoriser de plus en plus de transparence, de participation et de collaboration du gouvernement.» […] «Tout comme les goverati exercent des pressions pour qu’ait lieu un gouvernement plus transparent, participant et collaboratif, ils utilisent simultanément les applications de réseautage social, pour lesquelles ils sont passionnés, pour réseauter les uns avec les autres, et pour devenir une force collective plus puissante que la somme de ses parties individuelles.»

Mark Drapeau a précisé: «Ce mouvement n’est pas limité qu’aux employés de la Génération Y, aux stagiaires collégiaux, et aux geeks.» «Les goverati utilisent également leurs réseaux sociaux pour planifier des événements informels qui les aident à échanger des idées et apporter de nouvelles personnes dans la bergerie.»

Le philosophe français Pascal Bruckner pense que l’individualisme (qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients --- Extrait de La tentation de l’innocence) – l’état présent – est «la culmination d’un processus historique et qu’on se trouve à la fin de l’histoire.»

Je m’interroge: quels seraient les moyens pour agir? Comment s’y prendre pour passer de l’état présent à une société de «moi-nous»?

19 janvier 2009

De la mélancolique démocratie, à la douteuse démocratie

Un billet rédigé aujourd’hui par l’amie Michelle Blanc, intitulé «Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0», m’a fait songer à ce bouquin de Pascal Bruckner que j’ai lu une bonne douzaine de fois. Mais en cette veille du 22 janvier 2009, ce n’est plus de «Mélancolique démocratie» que je m’inquiète, mais de «démocratie» tout court. Pas pour nos voisins du sud, bien entendu! Mais pour nous, citoyens du Québec et du Canada.

Pour votre information, depuis le 12 janvier 2009, @BirdFluGov diffuse sur Twitter de l’information à propos de l’influenza aviaire et des préparatifs pandémiques. Les citoyens discutent directement avec le Health and Human Services sur cette plate-forme. Pour vous donner une petite idée de la cadence et de la vitesse à laquelle les choses évolueront, les trois premiers jours de sa participation sur Twitter, @BirdFluGov a émis 10 nouvelles (en plus de nombreux échanges avec des utilisateurs), alors que Pandémie Québec a diffusé 7 nouvelles au cours des 11 derniers mois sur son site Internet. J’attends toujours par ailleurs que se manifestent des réponses aux centaines de lettres que j’ai transmises aux décideurs du gouvernement du Québec depuis le mois de juillet 2008.

Je considère que le fait qu’un gouvernement se mette à diffuser ce type d’information dans les médias sociaux - sur une pandémie, ce qui n’est pas des plus roses, avouons-le -, est extrêmement révélateur de sa capacité de gestion. Plutôt que de faire l’autruche, et de penser que les gens seront effrayés par ces informations, cette nation prend le taureau par les cornes, et s’attaque à de DIFFICILES PROBLÉMATIQUES, en maximisant sur la participation citoyenne pour arriver à mettre de l’avant des mesures titanesques: les préparatifs pandémiques.

En voyant ce qui se passe aux États-Unis, moi aussi, je m’interroge de plus en plus à propos de notre obscure démocratie. Surtout que les autorités québécoises m’ont encore envoyé valser le 6 janvier dernier, et qu’il ne s’est apparemment manifesté en ce début d’année aucune ouverture pouvant faire entrevoir un revirement de situation de la perception des médias sociaux par le gouvernement du Québec.
Cette fois-ci, on m’a encore répété que les communautés évoluant via les médias sociaux «ne sont pas crédibles», mais on eu la délicatesse d’ajouter «parce qu’ils ne sont pas des docteurs». Cela commence à être agaçant à la longue de se faire sans cesse dénigrer…

Demain, je prévois donc une bonne quantité de papiers mouchoirs devant mon téléviseur. Mais pas pour les mêmes raisons que l’amie (américaine) Maryn McKenna, qui a indiqué dans Facebook «qu’elle se dépêchait à faire son travail, parce qu’elle était pas mal certaine qu’elle pleurerait pendant la plupart de la journée mardi» [getting her work done now 'cause she's pretty sure she's going to be crying most of Tuesday].

Pendant que nous regarderons nos voisins du sud s’épanouir, les Québécoises et Québécois qui souhaiteraient que les choses évoluent ont-ils une chance? Le “rêve américain” existe-t-il désormais uniquement pour celles et ceux qui habitent de l’autre côté de la frontière? Peut-être devrions-nous songer à déménager le Canada sur un autre continent, car nous pourrions être portés à penser que l’on ne ‘fit’ plus tellement par ici. Certains pourraient se sentir comme dans un étau, et trouver que cela commence à être des plus inconfortables.

18 novembre 2008

Voilà de quoi je souhaiterais entendre parler pendant la campagne électorale

Paru le vendredi, 7 novembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Stockbyte, libre de droits, FIO_039

A priori, je ne souhaite entendre parler de rien du tout lors de cette campagne, car la tenue de ces élections générales me rebute. Des élections en ce moment ne sont pas les bienvenues, et de toute évidence inutiles.

La présente campagne électorale ne me semble pas être fondée. Pourquoi des élections? L’avis des citoyens québécois, qui ne souhaitaient apparemment pas d’élections n’a pas été écouté. Qui en effet aurait voulu d’une élection, après avoir dû digérer une campagne électorale fédérale, ainsi qu’une longue et enivrante campagne présidentielle chez nos voisins du sud (alors que nous savons à l’avance que notre campagne québécoise n’aura sans doute qu’un goût insipide)? Des élections, nous en avons soupé! Qu’à cela ne tienne, le premier ministre Jean Charest n’en a fait qu’à sa tête. Il ne s’est pas non plus attardé sur un léger détail: la dépense de 83 millions de dollars, nécessaires pour caresser son rêve d’élection, et ce en pleine crise économique mondiale. Le sociologue Pascal Bruckner dirait sans doute de M. Jean Charest qu’«il fait chaque jour de la démocratie, comme Monsieur Jourdain de la prose». [La Mélancolique démocratie] Une dépense de 83 millions de dollars (correspondant à la tenue de ces élections) est scandaleuse.

L’hypothèse de M. Charest qu’il faille un gouvernement majoritaire pour affronter la présente crise économique ne tient pas tellement la route. Au niveau fédéral, n’avons-nous pas un gouvernement minoritaire? Michel C. Auger écrit dans les Carnets de Radio-Canada: «De toute évidence, ce n'était pas ce que croyait M. Charest quand il a passé le plus clair de l'automne à manoeuvrer de manière à peine voilée pour que Stephen Harper n'obtienne pas sa majorité.»

Le véritable but caché de ces élections semble donc être ailleurs. Peut-être du côté de la personnalité du premier ministre? Davantage de franchise concernant les véritables buts de ces élections aurait été non seulement bienvenu, mais de toute évidence essentiel.

LES RÉELLES PRÉOCCUPATIONS
Alors, ce que je souhaiterais entendre le plus lors de cette campagne serait le reflet des réelles préoccupations des Québécoises et des Québécois. Et je sais pertinemment que cela n’arrivera pas.

Pourquoi? Si je me fie à ma propre expérience, les préoccupations des citoyens ne sont pas écoutées ni entendues par le gouvernement du Québec. J’ai pu le constater, en tentant de faire valoir l’apport positif de la participation de la communauté virtuelle Zonegrippeaviaire.com, dans le dossier des préparatifs pandémiques. Je me suis heurtée à une palissade de déni et d’ignorance. J’ai vu les citoyens monologuer seuls, parce que l’administration Charest a refusé de descendre de sa tour d’ivoire, se mettre au niveau de la population, en entamant un dialogue avec les gens à propos de leurs réelles préoccupations concernant une pandémie. La reconnaissance du rôle des médias sociaux en général, et en particulier en ce qui a trait à la préparation à une pandémie, aurait été non seulement la bienvenue, mais de toute évidence essentielle.

La tendance et les marchés, qui sont présentement formés [par les médias sociaux], sont les effets de la répression d’une liberté humaine au fil du temps, qui a désormais trouvé les moyens de s’exprimer librement et sans contrainte. Paul Gillin, dans son livre “The New Influencers“, parle de 150 années de répression qui ont pris fin grâce à l’avènement des médias sociaux. Nous pouvons désormais être connectés à n’importe qui et n’importe où sur la planète par le simple clic d’une souris. Nous pouvons désormais nous exprimer librement sans l’influence des institutions. Notre capacité à nous exprimer et à nous connecter a maintenant créé les moyens de discuter et d’être entendus. Nous avons finalement trouvé la voie qui nous permet d’avoir des conversations ouvertes et authentiques, ce qui a été compromis depuis des décennies.

Il me semble que le gouvernement du Québec aurait dû être plus ouvert à ce mouvement, et qu’il aurait dû faire quelque chose pour démontrer qu’il était capable d'entrer dans l'ère du Web 2.0 et accepter le changement. Encore là, aurait-il fallu qu’il soit à l’écoute des citoyens, ce qui n’est apparemment pas tout à fait dans les cordes du chef. Il semblerait donc que les hauts fonctionnaires du gouvernement du Québec que j’ai rencontrés se sont alignés sur le modèle de leur chef: c’est-à-dire qu’ils se sont enfoncés dans le mutisme et ont coupé les cordons de la communication avec les citoyens. Une oreille plus attentive aux préoccupations exprimées des citoyens aurait été non seulement la bienvenue, mais de toute évidence essentielle.

Un dialogue véritable avec les citoyens aurait été non seulement le bienvenu, mais de toute évidence essentiel.


L’annonce précipitée, à la veille du déclenchement des élections, d’un investissement dans l’économie sociale, était d’un ridicule confondant. La déclaration suivante, «l'économie sociale au Québec, c'est quelque chose de vital», sonne faux. Le présent plan gouvernemental pour l'entrepreneuriat collectif ne souffle pas mot au sujet des médias sociaux et ne reconnaît pas la contribution «actuelle et potentielle» de la capacité sociale que constitue le développement du Web 2.0. La création d'un programme de développement des secteurs émergents aurait été non seulement la bienvenue, mais de toute évidence essentielle.

LES RÉELS ENJEUX
Ne pas écouter les préoccupations des citoyens est une chose. Ne pas être au courant de ce qui se passe de par le monde, et de quelle manière le Québec se positionne par rapport aux progrès mondiaux, en est une autre. Pour de nombreux dossiers, il est possible d’observer que le Québec s’enlise dans l’inaction et laisse filer d’innombrables occasions d’innover, d’être à la fine pointe des nouveautés, de se développer et de se positionner en leader mondial.

Dans le dossier des préparatifs pandémiques, je réalise que ma liste de souhaits est tellement longue que je ne sais par quel bout commencer! Aborder les défis des préparatifs pandémiques lors de la campagne électorale aurait été non seulement bienvenu, mais de toute évidence essentiel.

En premier lieu, je crois que j’aurais souhaité davantage de leadership. J’aurais souhaité aussi davantage de démonstration de convictions. On sent très bien que le gouvernement du Québec ne semble pas croire qu’une pandémie se déclenchera un jour. Davantage de sensibilité et de leadership auraient été non seulement les bienvenus, mais de toute évidence essentiels.


J’aurais souhaité que le Québec reconnaisse que la menace d'une pandémie est demeurée inchangée depuis 2003, et qu'il prenne exemple sur l’Union européenne, en déclarant que la menace pandémique supplante toutes les autres menaces. La reconnaissance qu’une pandémie est la menace No. 1 à la nation aurait été non seulement la bienvenue, mais de toute évidence essentielle.

Bien entendu, étant donné que je travaille dans le domaine des communications, j’aurais souhaité davantage de communications avec la population sur les enjeux et la menace réelle d’une pandémie. J’aurais souhaité que les gestionnaires chargés des communications soient plus innovants, et que les outils de communication concernant une pandémie soient mieux gérés.

J’aurais souhaité que la coordination interministérielle de gestion de pandémie soit en premier lieu visible, transparente et présente auprès des citoyens.

J’aurais souhaité un réel effort et un intérêt marqué venant de la part du plus haut niveau du gouvernement envers les questions de préparatifs pandémiques. La nomination d’un tsar de pandémie et la création d’un bureau de pandémie auraient été non seulement les bienvenues, mais de toute évidence essentielles.


J’aurais souhaité que soit développée une réelle collaboration avec les citoyens dans la gestion de pandémie. J’aurais souhaité que le gouvernement estompe la frontière entre l’administration et la population, et que des projets soient développés, incorporant les citoyens dans le processus de planification et de préparation de pandémie. Faire confiance à la sagesse publique collective et à la capacité de la collectivité à résoudre des problèmes dans le dossier des préparatifs pandémiques, aurait été non seulement bienvenu, mais de toute évidence essentiel.

Favoriser non seulement la consultation, mais aussi l’engagement de la collectivité à titre de partenaire complémentaire auprès des grandes organisations publiques, tant pour la préparation de la crise que pour la gestion de la crise elle-même, auraient été non seulement les bienvenus, mais de toute évidence essentiels.

J’aurais souhaité qu’il y ait davantage de femmes impliquées dans des hauts niveaux de décision, en ce qui concerne les préparatifs pandémiques. Le blogueur Jay Deragon (A Relationship Economy) a expliqué: «Il est difficile pour les leaders, principalement les leaders de sexe masculin, à la fois d’admettre et de composer avec efficacité avec les choses ‘intangibles’, parce que les éléments fondamentaux des solutions appropriées sont essentiellement orientés socialement. Le top dix des défis et solutions ‘sociales’ exigent la coopération, la collaboration, le consensus et la gestion des «processus des gens». La plupart des entreprises souffrent aujourd’hui de division sociale, interne et externe, entre les gens, les besoins et les progrès.» Un des plus grands défis des préparatifs pandémiques concernera l'un des nouveaux volets des préparatifs multisectoriels, la planification sociale: «Des études ont confirmé que la traduction de la prise de conscience et de la connaissance sous la forme d’une modification efficace du comportement reste un défi.» (Synopsis, paragraphe 18). Davantage de femmes impliquées dans les hautes sphères des préparatifs pandémiques auraient été non seulement bienvenu, mais de toute évidence essentiel.

Réaliser que le Québec est un «suiveux», et non pas un leader mondial, me fait réellement mal au cœur. J’aurais souhaité que les autorités fassent preuve d’innovation, en allant au-devant des nouvelles sur le développement des virus à potentiel pandémique et des maladies émergentes, et qu'il entre en compétition avec les meilleures nations qui se hissent au palmarès des plus avancées en termes de préparatifs pandémiques. Davantage d’audace et de créativité auraient été non seulement les bienvenues, mais de toute évidence essentielles.

Constater que nos plans de pandémie sont désuets et qu’il n’existe ni volonté ni mécanisme pour les mettre à jour, me désole également. Constater que notre planification de pandémie manque gravement de mise en pratique et que le Québec n'effectue pas suffisamment de simulations de pandémie est alarmant. Réaliser que nos vies, en tant que citoyens, sont en danger face à la menace pandémique, en raison du manque actuel de préparatifs pandémiques dans notre société, me révolte. Accepter de baisser les bras, en sachant que les projets et la communauté virtuelle, qui seraient en mesure de faire une différence pour que progressent les préparatifs pandémiques, sont ignorés: cela j’en suis incapable. Davantage de discernement et de vision auraient été non seulement les bienvenus, mais de toute évidence essentiels.

Mettre à profit des capacités de l’infrastructure civique, implanter l’instauration d’un dialogue structuré entre les autorités publiques et la communauté, permettre l’implication de la communauté dans la résolution des problèmes liés à la préparation et à la gestion de la crise, susciter la participation de la communauté en ce qui concerne des actions posées pour prévenir, gérer et régler la crise que constituera une pandémie, auraient été non seulement les bienvenus, mais de toute évidence essentiels.
 
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