Blogue de Lyne Robichaud

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29 novembre 2011

Risk aversion, locking processes, and leadership models

This year, in spite of myself, I became familiar with the "risk aversion" concept. I found out, the tough way, that government officials and managers deploy torrents of creativity to say NO.

According to Kieran Harrop, Director, Business Engagement, Strategic Initiatives, Government of British Colombia (a Canadian province), "open government risk aversion is one of government's greatest risks".

A quick environmental scan reveals that the majority of governments in Canada (federal, provincial, territorial and municipal), and indeed the world, are resisting the movement to open government, wrote Kieran Harrop at Government in the Lab.

Last week, at Edgeryders, a discussion about open government models with experimental philosopher Michel Filippi opened the door to explore behaviors and factors that lead individuals (such as government officials and managers) in a locking process. In French, Michel Filippi calls it «verrouillage».
"Someone who does not change its mode of action should first be referred by a model. Here, for example, one could refer to the "cognitive locking process". Cognitive scientists have shown that when a player is locked into a spot, nothing external to the situation can enter its cognitive system. Therefore, a government officer that does not change his leadership style could be locked onto a task. Now, if we agree, this model has taught us something more about the situation described, than what was known previously. This is an example of beginning of exploration that could be undertaken (at Edgeryders).

By starting to collect information on what is "irritating", we draw the first step of a design process. We can ask ourselves: What do I know about this particular object that I have designated as "irritating"? Then, we can go one step further by asking what knowledge irritants have, what they are, how are they used, on which "objects", etc. When we increase the creation of knowledge, we have an early model", explained Michel Filippi.
We hear more and more, that government institution have become largely irrelevant and increasingly impotent. I came to think that it is not sufficient for government officials and managers to understand the benefits of open government. They must also change their leadership model. How can there be transparency if corruption is slyly deeply infiltrated in a government, or if a culture of silence weighs on all shoulders? How can we claim to participation, if the government people are not listening, are disconnected from themselves and from citizens? How can we hope to cooperate when some officials are so arrogant and condescending, have the angry switch permanently on, that they make us want to escape by running in the opposite direction? It's hard to get away from a certain rage-against-the-darkness feeling. Government institutions are caught in a spiral, the more degraded they becomes, the harder it is to rally people to its defence.

Another problem is that MPs often end up with a job with no meaningful responsibilities. If there can be a way to treat MPs as somebodies, they will no longer be content to be nobodies. And they might in turn treat citizens as somebodies. If citizens are appreciated and respected, it could lead to a constructive climate of collaboration, in an open government model.

There are brave attempts to reverse these dynamics, but it is not enough. I am afraid it will take much more than that. Various reforms depend on people in the higher spheres being willing to buck the status quo. Can we come across the sort of officials likely to rock the boat, challenge "locking processes", and propose new leadership models?

Can Edgeryders participants explore together, and gather information about risk aversion and locking processes? I believe they can!

16 juillet 2011

Leaders intrépides

Je réponds à la question no.5 de Henri-François Gautrin, le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, par une série de billets.
QUESTION: L'utilisation du Web 2.0 doit-elle entraîner des modifications dans la façon de fonctionner du gouvernement?

Les billets de cette série:
1. Faire face à l'innovation sociale nécessite des approches spécifiques;
2. Leaders intrépides;
3. Faire preuve de souplesse et d'agilité dans un monde en mutation;
4. Réduction de la taille de l'État et rôle de co-producteur;
5. Susciter la participation et la collaboration.

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LEADERS INTRÉPIDES

Pour qu'il y ait un gouvernement ouvert, cela prend d'abord et avant tout du leadership. Un leadership très fort. Dans les médias sociaux également, le leadership est nécessaire.

'Fearless Leaders, you must focus on achieving goals. You must inspire those around you to achieve their goals,' («Leaders intrépides, vous devez vous concentrer sur la réalisation des objectifs. Vous devez inspirer celles et ceux qui vous entourent pour (les aider) à atteindre leurs objectifs»), a écrit John F Moore dans 'Fearless Leaders….Are you out there?'

Lors de sa première journée de gouverne, le président Barack Obama a signé le Mémorandum sur la transparence et le gouvernement ouvert (Memorandum on Transparency and Open Government), appelant à «un niveau sans précédant de transparence du gouvernement» et à la création d'institutions publiques régies par les valeurs de transparence, participation du public et collaboration. Ce fut une des toutes premières choses, un des premiers gestes, qu'il a posé en tant que président des États-Unis. (Voir Memorandum for the Heads of Executive Departments and Agencies, Transparency and Open Government, 21 janvier 2009)

En septembre 2010, le président Barack Obama a donné un élan au mouvement international au gouvernement ouvert, lorsqu'il a invité chaque nation à «rendre le gouvernement plus ouvert et plus responsable.» Le président a exhorté les pays de l'Organisation des Nations Unies à «parvenir à des engagements spécifiques visant à promouvoir la transparence; à lutter contre la corruption; à dynamiser l'engagement civique; et à exploiter les nouvelles technologies afin que nous renforcions les fondements de la liberté dans nos propres pays, tout en vivant à la hauteur des idéaux qui peuvent éclairer le monde». (Remarks by the President to the General Assembly, New York, NY, 23 septembre 2010.)

C'est cela, un leadership fort... C'est poser des gestes symboliques, et avoir le discours qui va avec.

Comment reconnaît-on un leader de gouvernement ouvert?
Je suis persuadée que vous possédez les COMPÉTENCES ESSENTIELLES d'un bon leader de gouvernement ouvert, qui sont:

- CAPACITÉ DE BÂTIR DES CONSENSUS. Le gouvernement ouvert est le dernier cri en matière de destruction de silos, nécessitant une coordination entre les propriétaires d'entreprises, les décideurs politiques, les avocats et les affaires publiques. Sans de fortes compétences de bâtisseur de consensus, un leader en gouvernement ouvert ne génère pas de succès.

- CAPACITÉ DE RÉSOLUTION DE PROBLÈMES. Le gouvernement ouvert est une méthode, pas seulement un ensemble d'outils. La résolution de problèmes doit permettre de disséquer les affaires de l'institution gouvernementale, afin d'être en mesure de comprendre où la participation, la collaboration et la transparence, apportent de la valeur aux opérations de l'appareil gouvernemental. Le leader capable de résoudre des problèmes en gouvernement ouvert est un innovateur et cette personne embrasse ce genre de solutions.

- PENSEUR / ANALYSTE DES SYSTÈMES. En mesure de percevoir comment les méthodes d'injection de gouvernement ouvert dans les affaires des institutions gouvernementales peuvent être liées à des mesures de mission/performance axées sur les résultats. Les dirigeants et leaders en gouvernement ouvert comprennent comment les affaires fonctionnent et sont en mesure de démontrer comment faire pour être axé sur les citoyens et orienté vers le public.

- QUI S'Y CONNAÎT EN INFORMATION. Puisqu'un gouvernement ouvert est associé à des données / informations, un leader en gouvernement ouvert devrait être familier avec la multitude de règles et de règlements qui vont de pair avec l'information (ce qu'on appelle communément la «paperasserie», qualité de l'information, gestion des documents, règles de respect de la vie privée et de confidentialité, etc.). Savoir où aller pour aborder et régler ces questions.

- AGENT DE CHANGEMENT. Les dirigeants ou leaders de gouvernement ouvert doivent être capables d'agir en agents de changement.

- COMPRÉHENSION DE LA CULTURE DE L'INNOVATION. Les dirigeants ou leaders de gouvernement ouvert doivent favoriser une culture de l'innovation où l'échec est autorisé, où l'innovation est récompensée, et où les gens viennent travailler prêts à faire leur travail OUVERTEMENT.

- CAPACITÉ D'ÉCOUTE. Il faut mettre l'accent sur ce que signifie vraiment être sensible [à l'écoute et ouvert]. Certains dirigeants peuvent avoir des idées préconçues sur la réactivité qui ne correspondent pas nécessairement avec ce que le public comprend / juge approprié comme signification de ce concept.

- CAPACITÉ DE SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION. Un leader en gouvernement ouvert doit comprendre quel est leur public-cible [audience] et examiner les données du marché de la même manière que le secteur privé connaît son marché. Se contenter de publier des informations et espérer que les gens viendront participer n'est pas suffisant. Il doit y avoir une sensibilisation active pour encourager le cycle de partage de l'information et permettre une rétroaction. Par ailleurs, le gouvernement ouvert doit être considéré comme un puissant outil éducatif, conçu non seulement pour inciter à participer, mais aussi pour informer l'ensemble des citoyens.

Au cœur de tout
Un gouvernement ouvert, ce n'est surtout pas uniquement qu'une question de technologie. Adopter une approche stratégique devrait être la pierre angulaire de toute initiative. Et par ailleurs, un gouvernement ouvert devrait être au cœur de tout ce que fait un gouvernement ou une administration publique.

Pourquoi? Parce qu'un gouvernement devrait travailler à la vue de tous. Ses contrats, subventions, lois, règlements et politiques devraient être transparents. L'ouverture donne aux citoyens l'information qu’ils ont besoin de savoir à propos de comment fonctionne leur démocratie, et comment y participer.

Dans un contexte de gouvernement ouvert, il faut toujours se demander si la législation permet la participation active et constructive, en utilisant les capacités et l’enthousiasme des citoyens, pour le bien collectif. Il ne suffit pas de simplement jeter aux citoyens un problème sur Facebook ou Twitter. Un processus doit être conçu pour compléter l'outil de gouvernement ouvert, qui assure une participation significative et gérable pour les fonctionnaires et le public.

Un gouvernement ouvert est une philosophie. Pour les gens du gouvernement, cela signifie que le gouvernement ouvert doit devenir un mode de vie, en le gardant constamment en tête - comme un fonds d'écran dans l'esprit - et en l'incorporant dans chacun des gestes posés.

Dans mon prochain billet, je parlerai de la souplesse dans un monde en mutation.

22 février 2011

Leçon no.4 de leadership: L'action éclairée

Après avoir bien observé les situations et écouté attentivement ce que les gens ont à dire à propos de leurs besoins (leçon no.1 de leadership), après avoir réussi à établir des liens affectifs avec les personnes de son entourage (leçon no.2 de leadership), puis en ayant pris conscience de ce qu'il y a de plus important, c'est-à-dire sa propre conscience (leçon no.3 de leadership), un leader est prêt à passer à l'action.

C'est par l'entremise de l'action qu'une vision de leader vient à se matérialiser.

Chaque situation appelle une action éclairée. En tant que leader, vous devez identifier le rôle que vous êtes appelé à jouer. Si vous êtes conscient, votre rôle se dessinera de lui-même à vous. Les visionnaires remportant du succès sont en mesure de remplir n'importe quel rôle - leur flexibilité leur provient de la souplesse de leur âme.

Un rêve (un projet, un objectif) commence comme une simple possibilité. Lentement, cette possibilité se développe et se transforme en une vague d'énergie - une sorte de sentiment d'alignement avec votre but. Ceci exige de la pratique et de la confiance en soi. Les leaders qui réussissent se fient à ce qui provient du plus profond de leurs entrailles. Ces leaders analysent les faits, mais ils savent également qu'ils doivent plonger profondément en eux-mêmes et ils attendent patiemment que les réponses émergent. Les réponses leur proviennent parfois au milieu de la nuit, parfois sous la douche, parfois quand ils font une promenade ou quand ils prennent un verre. Les réponses ne nous parviennent pas toutes de la même manière. C'est pourquoi il est si important de se faire confiance et d'apprendre à reconnaître le sentiment profond à l'intérieur soi, avant de se lancer dans l'action, étant donné que l'action appropriée est fondée sur la conscience.

Par ailleurs, un leader visionnaire ne se contentera pas de construire des équipes de personnes compétentes et qualifiées. Aussi important que cela paraisse, il est encore plus vital de démontrer au groupe - et au monde en général - que vos actions sont authentiques. Lorsque vous vous adressez à un groupe, faites en un engagement personnel. Promettez d'investir votre temps, votre attention, votre énergie, vos contacts personnels, et même des ressources financières (si cela est approprié), etc. Soyez précis. Votre groupe mérite de connaître exactement de quelle manière vous allez vous investir.

Assurez-vous de tenir le groupe informé à chaque étape de progrès sur la trajectoire de votre objectif. Assurez-vous que chacun réalise que vous êtes ouvert aux commentaires. Et assurez-vous que personne ne soit laissé de côté.

• Incitez le groupe à dépasser sa portée afin que tout le monde voit que la vision est à l'œuvre et qu'elle peut se réaliser.

• Mesurez chaque étape vers la réalisation de l'objectif. Des objectifs mesurables sont tangibles, visibles. L'information doit être partagée et connue par l'ensemble du groupe. Évitez d'être imprécis et vague.

• Les accords devrait être la base des décisions. Allez de l'avant avec l'accord de tous ceux qui participent. Évitez des actions unilatérales et des règles arbitraires.

• Enregistrez les progrès réalisés. Que chacun sache qu'il ou elle fait partie d'une histoire qui se dévoile, d'un voyage. Évitez les procédures dépourvues de sens et laissées au hasard.

• Des délais devraient être fixés pour l'attente de l'objectif. Ces limites ne sont pas des contraintes. Ces délais permettent à chaque membre de trouver son propre rythme, tout en restant conscient d'une date de fin de projet déterminée. Évitez les projets ne comportant pas de limites fixes.
 
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