Blogue de Lyne Robichaud

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06 juin 2009

Vendre l'état de préparation à la famille et aux amis


Avez-vous essayé de convaincre votre famille et vos amis à l'idée de se préparer à une pandémie? Ce n'est pas facile!

J'en parle depuis 3 ans dans mon entourage. J'ai réussi à convaincre des gens, et plusieurs se sont lancés dans des préparatifs.

Mais une partie des personnes que je connais n'ont pas voulu entendre parler de mes histoires. Plusieurs m'ont tourné le dos, d'autres m'évitent, d'autres abordent tous les sujets inimaginables sauf celui d'une pandémie. Il y en a même qui ont affiché des comportements agressifs (au point que c'est maintenant moi qui les évite, pour avoir la paix).

Gaby poursuit avec efficacité son exploration des contenus proposés par le communicateur de risque Peter Sandman, en nous livrant une troisième traduction en français.

Dans ce billet-dialogue de Peter Sandman, on trouve une analyse des types de personnes et leurs probables comportements face à la menace de pandémie. Vous remarquerez qu'il y a des catégories de gens avec lesquels il n'y a rien à faire: mieux vaut ne pas perdre sa salive avec ceux-là.

Concentrez-vous sur les personnes qui sont le plus susceptibles de vous écouter. En ce qui concerne les autres (qu'il sera absolument impossible de convaincre), préparez-vous à ce que ce soit justement ceux-là qui viennent larmoyer à votre porte, et réclamer des provisions, quand les choses tourneront vraiment mal...

Vendre l'état de préparation à une pandémie, à la famille et aux amis

Traduction en français (par Gaby) de
"Selling pandemic prep to family and friends"
18 mai 2009 | Par Peter Sandman (répondant à Elenor Snow)

15 janvier 2009

Les patrons d’entreprises britanniques prennent la menace de pandémie à la légère

Deux mois après que le gouvernement britannique ait publié le registre des menaces à la nation, en insistant sur le fait qu’une pandémie d’influenza est considérée comme étant la menace No.1, supplantant toutes les autres menaces (dont les inondations, les catastrophes naturelles et le terrorisme), nous apprenons qu’un sondage effectué auprès des patrons d’entreprises britanniques a révélé que cette information n’avait pas poussé les entreprises à se préparer à une pandémie.
Les entreprises principales se détournent, aveuglées, à la menace pandémique

Les patrons britanniques ignorent les avertissements gouvernementaux à propos de la menace d'une pandémie d'influenza, d'après le Business Continuity Forum.

Un récent sondage auprès de 1500 leaders d'entreprises par une organisation conseil indépendante a révélé une "culture répandue d'ignorance et de déni parmi les patrons britanniques à propos de cette menace," a-t-elle indiqué. Trois quart des patrons britanniques ne soutiennent pas l'idée de planifier afin de protéger leurs entreprises ou leurs employés, si jamais une pandémie venait à frapper.

Cela fait suite à la publication du Registre de risque national par le gouvernement en novembre dernier, qui déclarait qu'une pandémie d'influenza constitue la plus grande menace à la nation, portant le potentiel d'infecter la moitié de la population du Royaume-Uni et de tuer jusqu'à 750,000 personnes.

Le Business Continuity Forum a prétendu que sa recherche souligne la vulnérabilité auxquelles les entreprises s'exposent elles-mêmes. Plus d'un tiers (36%) des patrons n'ont aucun plan pour faire face à une absence d'employés, et seulement 11% des entreprises ont établi des réserves d'antiviraux afin de protéger leurs employés.

Russell Price, président de Continuity Forum, a déclaré: "Il y a un état de paralysie parmi les entreprises du Royaume-Uni, lorsqu'il s'agit de planification pandémique, et une telle paralysie est exactement ce à quoi plusieurs entreprises s'exposent. Alors que l'économie continue de ralentir, il est surprenant et inquiétant de constater qu'autant d'entreprises s'exposent volontairement à de tels considérables risques financiers."

Des entreprises qui prétendent être préparées, deux-tiers d'entre elles ont admis que leurs plans ne seront pas complétés avant une année et demie et la plupart ont rapporté ne pas avoir testé leurs plans dernièrement.

Pourtant, la publication du Registre de risque national a été bien diffusée. Les patrons de grandes entreprises ont certainement dû en avoir connaissance. C’était la première fois qu’une nation admettait publiquement que le risque pandémique est le plus important, parmi une brochette d’autres menaces.

Les autorités britanniques vont devoir retourner à leurs stratégies de communication, si elles souhaitent que davantage de préparatifs de pandémie s’effectuent au sein des entreprises.

Les États-Unis ont eux aussi publié de nombreux guides destinés au secteur privé au cours des derniers mois. Toutefois, chacun est libre d’agir ou non. Ce qui pourrait constituer un problème en temps de pandémie, et fragiliser l’économie, si le niveau de préparation n’est pas suffisant.

Avec l’arrivée en poste du nouveau président Barack Obama, d’ici quelques jours, surviendra-t-il un leadership fort? Il est évident que le monde entier a besoin d’un renouveau dans le domaine des préparatifs en vue d’une pandémie, car c’est davantage que de l’essoufflement que nous pouvons observer: cela s’apparente à l’agonie. Si rien de spectaculaire n’est fait, et si des actions soutenues et répétées n’ont pas lieu pour promouvoir la nécessité de maintenir et de développer les préparatifs pandémiques, ma foi, nous pourrions nous attendre au pire au cours des prochaines années. Les efforts déployés à ce jour pourraient n’avoir été qu’une mode passante, enterrée et oubliée.
 
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