Blogue de Lyne Robichaud

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18 novembre 2008

Combien de respirateurs avons-nous au Québec pour affronter une pandémie?

Le Japon multiplie par 10 son budget de pandémie et planifie 3,600 respirateurs de plus. Combien de respirateurs avons-nous au Québec pour affronter une pandémie?

Paru le mercredi, 27 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Un respirateur. Photo source

Le Japon est parti sur une lancée de préparatifs de pandémie. Nous avons appris dernièrement que les Japonais vont débuter cet automne un projet d’immunisation des premiers répondants avec un vaccin pré-pandémique, qui sera par la suite administré à toute la population, soit environ 20 millions de personnes.

De notre côté, le Canada a fait savoir qu’il n’achèterait pas de vaccins pré-pandémiques. C’est ce qu’a révélé la journaliste Helen Braswell le 18 mai dernier: «Les autorités canadiennes se sont abstenues [d’acheter le vaccin Prepandrix de GlaxoSmithKline], en disant qu’elles préféraient s’en tenir au présent contrat du Canada qui accorde au pays un accès privilégié à quelque vaccin que ce soit produit à l’usine de GlaxoSmithKline une fois que sera déclenchée une pandémie.»

Le Japon a ensuite annoncé qu’il planifiait doubler sa réserve de Tamiflu. «Le Japon devrait augmenter la réserve de médicaments pour la grippe, afin de couvrir environ 60 millions de personnes, ou la moitié de sa population, pour lutter contre une pandémie possible qui pourrait tuer des millions de personnes, a recommandé un panel du gouvernement.»

Par ailleurs, le Japon a fait don de 500,000 doses de Tamiflu à ses voisins de l’Asie: «Le Japon a accepté de fournir 500,000 doses additionnelles de Tamiflu aux pays de l'Asie du Sud-Est, soulevant des préoccupations additionnelles en ce qui concerne la situation en Indonésie. L'expédition précédente de 500,000 doses de Tamiflu a été stockée à Singapour, qui est adjacent à Sumatra du nord.»

Le Canada a quant à lui publié dernièrement le rapport du Conseil du RPSP et les recommandations sur l’utilisation d’antiviraux à des fins prophylactiques pendant une pandémie d'influenza, Le Conseil du RPSP a nommé un Groupe de travail sur l’utilisation d'antiviraux à des fins prophylactiques (GTAP) afin d’examiner le bien-fondé de l’utilisation d’antiviraux à des fins préventives durant une pandémie d’influenza. La conclusion du GTAP, concernant l’utilisation étendue d’antiviraux à des fins prophylactiques pendant une pandémie, est que «cela n’est pas justifiable pour le moment». Ces arguments sont tous acceptables, surtout en contexte d’une propagation de 100% de la résistance au Tamiflu dans la grippe saisonnière (H1N1) observée dernièrement en Afrique du Sud et en Australie, sauf que pendant que la possibilité des antiviraux est écartée, quoi d’autre est suggéré? Il faudrait chercher à savoir de quelle manière les premiers répondants seront protégés au Canada lors d’une pandémie…

Le Japon a ensuite annoncé qu’il s’associait à deux autres pays, la Chine et la Corée du Sud, pour orchestrer cet automne une simulation de pandémie.

Avez-vous déjà entendu parler d’une simulation de pandémie ou d’un projet de simulation de pandémie au Canada ou au Québec? Nous avons eu droit à de nombreuses répétitions de cliniques d’administration massive de vaccins, mais pas de répétition générale, de simulation où tous les acteurs seraient appelés à se pratiquer à faire face à une pandémie.

Ne perdons pas de vue non plus que nous n’aurons aucun vaccin pré-pandémique au Canada. Et qu’il n’est pas certain non plus que nous voyions la couleur d’un vaccin pandémique avant de très longs mois après le déclenchement d’une pandémie, voire même une année. Les autorités sont persuadées que les vaccins seront disponibles «trois mois après» l’apparition de la souche pandémique, mais elles ont oublié un élément majeur dans leur planification: l’impact d’une pandémie sur les systèmes d’approvisionnement et notre économie juste-à-temps. Cela pourrait influencer sur le temps de livraison d’un vaccin.

Ensuite, le Japon a annoncé qu’il allait multiplier par 10 son budget de planification de pandémie, passant à 60 milliards de yens (soit 534 millions de dollars américains).

À combien s’élève le budget de planification pandémique au Canada, et au Québec? Des augmentations d’enveloppes budgétaires sont-elles prévues?

Aujourd’hui, le 27 août, Michael Coston rapporte que le Japon annonce qu’il prévoit l’achat de 3,600 respirateurs supplémentaires en 2009, soit une dépense de 2 milliards de yens, ou environ 5,000$ par respirateur.

Je ne suis pas en mesure de vous donner des précisions sur la situation canadienne, mais j’ai vu passé des données récentes en ce qui a trait aux projets du gouvernement du Québec. Mais malheureusement, ce n’est pas dans les habitudes du gouvernement de nous informer à ce sujet. La source provient d’une association de professionnels, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, un document daté du 2 au 6 juin 2008 intitulé «Pandémie d’influenza: avancement des travaux».

On peut lire en page 11 de ce document:
«Le ministère effectue actuellement un appel d’offre pour l’achat de respirateurs dans le but d’en arriver à un ratio d’un respirateur pour chaque lit de soins intensifs au Québec.»
La quantité de respirateurs qui sont prévus être achetés, bien qu’elle ne soit pas précisée (comme d’habitude…) est plus facile à calculer que les termes associés à la providence divine, auxquels nous (la population) avons habituellement droit. Il est probable que le gouvernement du Québec ne s’adresse pas dans les mêmes termes aux professionnels de la santé qu’il ne le fait pour la population québécoise. Il suffira de savoir cette fois-ci combien de lits de soins intensifs existent actuellement au Québec, et nous pourrons estimer plus ou moins combien de respirateurs sont prévus être achetés.

Admettons que le nombre de respirateurs souhaités est beaucoup plus simple à déterminer que ce qui correspond à une «manne» de vaccins ou encore à des «ententes pour s'assurer d'en avoir toujours en quantité suffisante». Un article du Devoir du 12 juillet dernier citait le vocabulaire de providence divine de la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux: «Des compagnies pharmaceutiques ont déjà conclu des ententes avec le gouvernement fédéral pour produire une manne de vaccins lorsque la souche pandémique sera connue.»

Un article du Soleil du 11 août dernier citait Pierre Laflamme, coordonnateur du comité du MSSS sur la pandémie, concernant un investissement de 50 millions de dollars supplémentaires en achat d’antibiotiques pour le traitement des infections secondaires en cas de pandémie de grippe aviaire: «On a signé des ententes pour s'assurer d'en avoir toujours en quantité suffisante».

Pour l’investissement de 50 millions de dollars dépensés pour acheter des antibiotiques en prévision de la pandémie de grippe au Québec, si cette nouvelle n’est pas affichée sur le site de Pandémie Québec, cela peut laisser croire à la population que la nouvelle n’est pas entérinée par le gouvernement du Québec. Pour comprendre cette situation, j’ai contacté M. Pierre Laflamme, par téléphone, et dès qu’il a su qui j’étais [administratrice d’un média social], il a raccroché après m’avoir dit qu’il me mettrait en communication avec le Service de presse du MSSS, et depuis, personne ne m’a contactée. Pierre Laflamme a toutefois pris le temps de m’informer que le MSSS n’avait publié aucun communiqué de presse pour annoncer l’investissement, puisque cette nouvelle avait été diffusée sous forme d’entrevue avec le journaliste du Soleil. À mon point de vue, même si le MSSS n’a pas publié de nouvelle officielle à cet effet, cela devrait être mentionné sur leur site, parce que les gens ne le sauront pas, si ce n’est pas mentionné ni par le ministère de la Santé, ni par Pandémie Québec.

Autre question: est-ce que la firme BCP a planifié un «plan de communication» ou établi un plan de match de relations publiques concernant l’annonce du 50 milions d’investissement? À quoi sert la firme BCP et quel travail effectue-t-elle pour le 725,000$ en «planification stratégique» qui lui est versé chaque année?

Retournons aux respirateurs… À propos de l’annonce japonaise d’acquisition de respirateurs, le blogueur américain Michael Coston a indiqué:
«Bien entendu, ce n'est pas tout de posséder les respirateurs. Les patients assistés par respirateur exigent des professionnels hautement qualifiés pour surveiller et ajuster leurs systèmes de soutien à la vie.

De quelle manière les Japonais planifient de combler ces besoins n'est pas mentionné dans cet article.»

À ce propos, le document de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec a identifié une problématique majeure. Alors que l’estimation des besoins en nombre d’inhalothérapeutes en temps de pandémie au Québec s’élève à 228 (d’après le document de la FIQ), pour le moment, seulement 10 volontaires se sont proposés pour le maintien des activités pendant la pandémie. La FIQ a indiqué une note dans son document: «218 infirmières ont été rajoutées aux dix inhalothérapeutes pour combler le manque d’effectif chez ces derniers». Mon analyse de la deuxième partie du document suivra prochainement, et je reparlerai alors des inhalothérapeutes. En attendant, vous pouvez lire la première partie de mon analyse du document de la FIQ, ici.

Il serait utile que les autorités canadiennes et québécoises prennent le temps de rédiger un communiqué de presse pour faire le point sur la situation concernant l’avancement des préparatifs pandémiques et fournissent des précisions sur les projets en cours, de même que ceux prévus à moyen terme. Ces informations devraient être affichées dans le site Pandémie Québec, et accessibles en tout temps.

«Nous sommes prêts.» Vraiment?

Paru le dimanche, 6 avril 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Les journaux locaux du Québec abordent rarement la problématique d’une pandémie d’influenza. Quand cela se produit, nous pouvons nous réjouir qu’un média se penche sur le sujet. Toutefois, la manière dont l’information sort est parfois douteuse.

Nous avons eu droit ce week-end à deux articles publiés par La Seigneurie, un journal local édité à Boucherville, en Montérégie, une région située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en banlieue de Montréal, métropole du Québec. Un de ces deux articles, «Pandémie de grippe: les municipalités se préparent au pire», a même été publié à la une de l’édition. Ce qui est absolument remarquable, et pour cela, je lève mon chapeau à l’éditeur et au chef de pupitre de ce média.

Lorsque des articles portant sur une pandémie d’influenza et la grippe aviaire sont publiés, s’ils contiennent des irrégularités qui nous font a priori grincer des dents, il y a plusieurs facteurs à considérer: s’agit-il d’une erreur journalistique; les propos ont-ils été mal cités ou mal compris; les porte-parole font-ils fausse route avec leurs déclarations; ou est-ce l’ensemble des mesures qui nécessiterait des ajustements? Il pourrait s’agir de toutes ces réponses…

Dans l’article signé par Marilyn Veillette, intitulé «Pandémie d’influenza: mythe ou réalité inévitable?», en premier lieu, le titre nous fait crier au secours, car on se demande comment le mot «mythe» a pu se retrouver là. Ce mot signifie «Représentation de faits réels déformés ou amplifiés par l’imagination collective. Pure construction de l’esprit». Félicitons plutôt le titreur de ce journal, dont la mission est de rédiger des titres à gros tirages. On se demande en effet ce que la notion de mythe vient faire dans la grippe aviaire, car les ouvrages officiels et scientifiques concernant une pandémie d’influenza soulignent qu’elle se déclenchera, mais personne ne peut prédire quand. On entend souvent l’expression anglophone «Not If But When».

À partir du cinquième paragraphe de l’article, les choses commencent à se gâter. «Sur les 2,6 millions de Québécois touchés, on estime que 8500 personnes pourraient décéder». La plupart s’en sortirait, mais plusieurs personnes seraient dans l’incapacité de travailler et devraient garder le lit durant plus de huit semaines.» Ces propos proviendraient apparemment de Hélène Gingras, porte-parole pour le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. C’est la première fois que je lis que plusieurs personnes devront garder le lit pendant plus de huit semaines. C’est assez surprenant comme perspective, ne trouvez-vous pas? Surtout quand il s'agit d’influenza aviaire. Existe-t-il de la documentation officielle et scientifique à ce propos? Il semble exister peu de données sur l’état de santé des personnes qui par chance ont échappé à la mort, et qui ont récupéré d’une infection de grippe aviaire. Quelle est la durée de leur convalescence? Ont-elles subi des dommages graves à des organes internes, au cerveau, par exemple? Ont-elles été en mesure de reprendre leurs activités professionnelles? Nous aurions besoin d'informations de cette nature pour aiguillonner nos préparatifs pandémiques.

Les "huit semaines" mentionnées dans l’article ont peut-être été confondues (par qui?) avec le laps de temps prévu par les scientifiques pour la durée d’une vague de pandémie (on voit souvent 8 à 10 semaines). Si on se fie aux cas d’infection de H5N1 survenus dans le monde, il n'est pas question de "huit semaines". Peu de temps après l’exposition, la majorité des infections développent rapidement des symptômes tels que forte fièvre, problèmes respiratoires, toux, qui dégénèrent souvent en pneumonie. Les infections de H5N1 sont mortelles dans plus de 60 pour cent des cas, et le décès de la personne infectée survient dans la majorité des cas quelques jours après l’exposition au virus. La plupart des personnes infectées nécessitent des soins intensifs et ont besoin d’un respirateur. Certaines répondent au traitement de Tamiflu, mais nous n’avons aucune indication que les antiviraux seront efficaces s’ils sont administrés massivement à des populations entières, ou qu’ils auront un quelconque effet sur une nouvelle souche pandémique.

Autre citation désolante, selon Hélène Gingras: «Le ministère de la Santé est prêt. «On sait comment soigner une pandémie d’influenza car c’est une grippe. Ça se soigne avec des antiviraux. Nous avons déjà une réserve de 13 millions de doses.» Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec est prêt… Bravo! Ce Ministère serait donc le seul sur la planète à être prêt. Difficile à avaler. Il n’existe pas une seule nation au monde actuellement «prête» à affronter une pandémie. Deux nations ont été nommées dernièrement par David Nabarro, coordonnateur de la grippe aviaire au Nations Unies, comme ayant pris une longueur d’avance dans leurs processus de préparation, et il s’agit des États-Unis et de l’Australie. Le Canada et le Québec n’ont pas été cités pour avoir fait preuve de telles prouesses. L’humanité commence à peine à effleurer la problématique mondiale d’une pandémie, et les mesures déployées jusqu’à présent se concentrent sur quelques éléments. Elles sont loin d’avoir fait le tour de toutes les implications et répercussions qu’aura une pandémie sur notre société. "Le monde reste insuffisamment préparé à faire face à une pandémie", a déclaré David Nabarro de l'ONU.

Par ailleurs, il serait sage de préciser que les antiviraux ne servent au plus qu’à atténuer les symptômes de l’influenza, et qu’il n’existe aucun médicament pouvant guérir l’influenza aviaire, encore moins lorsqu’il s’agit du H5N1 mortel, extrêmement virulent. Pour ce qui est du fameux vaccin tant espéré, il faudrait faire très attention de ne pas déposer tous nos œufs dans le même panier en espérant qu’un vaccin se matérialise au début d’une pandémie. Cela prendra des mois – peut-être même de très longs mois – avant qu’un vaccin soit enfin prêt. Par ailleurs, rien n’indique que notre capacité actuelle de production mondiale sera en mesure de fournir des vaccins dans les quantités que nous espérons. Nous produisons au maximum, de nos jours, environ 565 millions de vaccins trivalents par année. Pour une population mondiale de plus de 6 milliards d’habitants, faites un calcul rapide. Peut-être aurons-nous réussi à produire un vaccin dans les temps souhaités, et peut-être pas. Ne perdons surtout pas de vue que la grippe saisonnière et la grippe aviaire semblent être entrées cette année dans un processus d’évolution accéléré, et que les cibles du vaccin de la grippe saisonnière ont déraillé (en n’ayant pas vu venir la souche de Brisbane).

Il y a aussi le fait que cette année, la grippe saisonnière (H1N1) comporte une résistance très élevée au Tamiflu, un antiviral étant utilisé pour traiter la grippe aviaire (H5N1). En Norvège, les taux de résistance au Tamiflu observés s’élèvent à plus de 66%. Par ailleurs, la grippe aviaire (H5N1) s’est développée en plus de 10 sous-clades différentes, ce qui porte à croire que le design d’une cible de vaccins pourrait s’avérer un exercice difficile. Des co-infections pourraient faire muter constamment la nouvelle souche pandémique, provoquant de nombreuses vagues, et compliquer le travail de production d’un vaccin efficace. Il existe donc de nombreux éléments à prendre en considération quand vient le temps de lancer des promesses rassurantes de vaccins sauveurs de la population. De plus, rien ne nous indique que ces promesses se réaliseront dans les délais indiqués dans les plans de lutte des ministères et des agences; dans le cas du Québec, dans les trois mois suivant le déclenchement d’une pandémie, si on se fie à ce qui est inscrit dans les plans officiels.

Le discours véhiculé dans les articles publiés ce week-end par le média La Seigneurie est celui que nous entendons depuis deux ans. Même chanson, même message. Il serait temps d’accorder le refrain aux nouvelles réalités de la grippe aviaire. Depuis deux ans, de nombreux postulats, qui ont servi de fondement à l’élaboration de mesures, ont été réfutés par de nouvelles études scientifiques et par les nouvelles caractéristiques propres au virus H5N1 qui ont été découvertes en cours de route. Depuis deux ans, des nations se sont mises à planifier en fonction de plusieurs scénarios. Le scénario retenu par le gouvernement du Québec est le plus léger de tous, équivalent à un taux de mortalité de 0,3% - soit la pandémie de 1957. Des nations se sont mises à réfléchir au-delà de la question des antiviraux et des vaccins. Malgré beaucoup d'efforts déployés par les nations du monde entier - certaines beaucoup plus avancées que la nôtre dans leurs réflexions - il est prévu que les agences gouvernementales pourraient ne pas tenir long feu en temps de pandémie.

La question est de savoir de quelle manière nous allons traverser une telle crise. C’est pourquoi, si j’étais porte-parole d’une agence respectable, j’y réfléchirais avant d’avancer des mots lourds de sens et d’implication comme «Nous sommes prêts». Quand la population sera sensibilisée à l’influenza pandémique, y compris les étudiants et les enfants; quand les gens auront commencé à mettre en œuvre aux niveaux individuel et communautaire des plans de préparation, au même titre que les gouvernements et les agences gouvernementales; quand les entreprises, dans l'ensemble, se seront impliquées pour protéger la vie de leurs employés et assurer la continuité de leurs services, alors là, il sera peut-être temps de songer à faire des annonces plus prometteuses. Si toutefois nous avons le temps de nous préparer adéquatement avant que la future pandémie éclate.
 
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