Paru le vendredi, 26 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Aujourd’hui, Jay Deragon [un de mes blogeurs préférés – j’admire sincèrement son travail] écrit à propos des cultures qui résistent au changement. Soyez un meneur, suivez, ou SORTEZ DU CHEMIN!, indique-t-il. D’après Deragon, les gens s’ajustent à la rupture [disruption] de 3 manières: en la combattant, en s’adaptant à elle; ou en l’accélérant.
Le gouvernement du Québec a décidé de rejeter la sphère du Flublogia. Ignorer l’existence du Flublogia est leur manière de composer avec les médias sociaux. Depuis le 17 juin dernier, le jour où Yves Pépin a déclaré que le Flublogia et Zonegrippeaviaire ne seraient pas reconnus, parce que le gouvernement ne veut pas avoir à reconnaître les autres médias sociaux, il ne s'est absolument rien passé. Les nombreuses questions des utilisateurs de Zonegrippeaviaire sont demeurées sans réponse. Il n'y a pas de véritable dialogue entre la sphère des citoyens et celle de l'appareil gouvernemental.
Combien de temps persistera la résistance du gouvernement? Vers quoi se dirige le Canada si cette résistance persiste? C’est ce que je me demande…
Si vous ne connaissez pas encore le site de Jay Deragon, A Relationship Economy, je vous recommande chaudement d’aller le découvrir. C’est une vraie perle! Il paraîtrait que Jay se lève tous les jours à quatre heures du matin pour bloguer, et qu’il adore cela. «Because it’s fun» (parce que c’est plaisant), qu’il a dit. Jerry Bowles de SocialMediaToday, a même déclaré que Jay Deragon 'is the hardest working man in Social Media'. On peut voir qu’il adore son travail et que tout ce qui concerne le développement des médias sociaux le passionne véritablement. Je lui lève mon chapeau pour son travail et ses réflexions sur les ‘socialutions’.
Je vous invite à savourer ce billet de Jay Deragon: ‘ReThinking & Rebuilding Business?’.
Blogue de Lyne Robichaud
Aucun message portant le libellé résistance au changement. Afficher tous les messages
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18 novembre 2008
L'e-démocratie, c'est pour qui?
L'e-démocratie, c'est désormais pour les Français, les Américains, et même les Canadiens... mais surtout pas pour les Québécois
Paru le jeudi, 18 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Je remercie mon copain Christian Aubry d'avoir publié un lien dans le réseau Facebook.com, pointant vers une nouvelle annonçant que Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'État aux affaires européennes, projette une sorte de "Leadership Blog" et a convié au Quai d'Orsay quelques blogueurs pour leur faire découvrir un forum d'échanges.

Mike Leavitt, ministre, HHS.
Pandemic Flu Leadership Blog est une initiative du ministère de la Santé [Health and Human Services] des États-Unis. Ce projet virtuel s'est déroulé en 2007, et a réuni une poignée de blogueurs, dont nos amis Michael Coston (mieux connu sous le pseudonyme Fla_Medic), qui édite Avian Flu Diary, et le Dr Greg Dworkin (éditeur fondateur du forum FluWiki. Il blogue également de remarquables billets sous le pseudonyme DemFromCT dans Daily Kos. Consultez nos traductions de ce blogueur). Découvrez également quels ont été les autres contributeurs de ce projet virtuel d'envergure (le Leadership Blog) qui a permis par la suite entre autres de positionner solidement la sphère du Flublogia aux États-Unis.
Plusieurs blogueurs ont dernièrement été invités au CDC, à Atlanta, et au HHS, à Washington, pour participer à des simulations de pandémie.
Quant à moi, je n'entretiens plus aucun espoir de recevoir quelque invitation que ce soit pour aller sur la colline parlementaire, à Québec.
Toutefois, j'ai appris aujourd'hui l'existence d'un projet vraiment emballant. Et oh la la, j'ai peine à le croire... cela a lieu ici même, AU CANADA. Il existe un Center for Global eHealth Innovation, rattaché à l'Université de Toronto.
La description des gens qui travaillent à ce Centre me fait presque verser des larmes! Je ne pensais pas voir naître un projet de cette nature de si tôt au Canada, et je suis vraiment très heureuse d'apprendre que ces gens existent. "We are a group of people who share the Centre's vision to improve health for all through information and communication technologies (ICTs)."
C'est donc avec un grand soupir de soulagement que j'entrevois qu'il sera éventuellement possible, dans un avenir relativement rapproché, de voir naître des projets de e-démocratie, dont certains pourraient même être liés à des préoccupations de préparatifs pandémiques.
Ce n'est pas malheureusement pas demain la veille que nous allons voir le gouvernement du Québec annoncer un projet de e-démocratie pour réfléchir à quelque sujet que ce soit... Car avec le document "Les médias sociaux et la communication du risque", nous pouvons comprendre que les décideurs québécois sont très loin d'accueillir à bras ouvert les innovations technologiques dans leurs pratiques de communication de risque.
Ici, au Québec, l'e-démocratie, c'est donc tout simplement une histoire impossible à imaginer pour le moment, étant donné la volonté de contrôle de l'information, que souhaiteraient pouvoir exercer indéfiniment les autorités gouvernementales.
Paru le jeudi, 18 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Je remercie mon copain Christian Aubry d'avoir publié un lien dans le réseau Facebook.com, pointant vers une nouvelle annonçant que Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'État aux affaires européennes, projette une sorte de "Leadership Blog" et a convié au Quai d'Orsay quelques blogueurs pour leur faire découvrir un forum d'échanges.
Mike Leavitt, ministre, HHS.
Pandemic Flu Leadership Blog est une initiative du ministère de la Santé [Health and Human Services] des États-Unis. Ce projet virtuel s'est déroulé en 2007, et a réuni une poignée de blogueurs, dont nos amis Michael Coston (mieux connu sous le pseudonyme Fla_Medic), qui édite Avian Flu Diary, et le Dr Greg Dworkin (éditeur fondateur du forum FluWiki. Il blogue également de remarquables billets sous le pseudonyme DemFromCT dans Daily Kos. Consultez nos traductions de ce blogueur). Découvrez également quels ont été les autres contributeurs de ce projet virtuel d'envergure (le Leadership Blog) qui a permis par la suite entre autres de positionner solidement la sphère du Flublogia aux États-Unis.
Plusieurs blogueurs ont dernièrement été invités au CDC, à Atlanta, et au HHS, à Washington, pour participer à des simulations de pandémie.
Quant à moi, je n'entretiens plus aucun espoir de recevoir quelque invitation que ce soit pour aller sur la colline parlementaire, à Québec.
Toutefois, j'ai appris aujourd'hui l'existence d'un projet vraiment emballant. Et oh la la, j'ai peine à le croire... cela a lieu ici même, AU CANADA. Il existe un Center for Global eHealth Innovation, rattaché à l'Université de Toronto.
La description des gens qui travaillent à ce Centre me fait presque verser des larmes! Je ne pensais pas voir naître un projet de cette nature de si tôt au Canada, et je suis vraiment très heureuse d'apprendre que ces gens existent. "We are a group of people who share the Centre's vision to improve health for all through information and communication technologies (ICTs)."
C'est donc avec un grand soupir de soulagement que j'entrevois qu'il sera éventuellement possible, dans un avenir relativement rapproché, de voir naître des projets de e-démocratie, dont certains pourraient même être liés à des préoccupations de préparatifs pandémiques.
Ce n'est pas malheureusement pas demain la veille que nous allons voir le gouvernement du Québec annoncer un projet de e-démocratie pour réfléchir à quelque sujet que ce soit... Car avec le document "Les médias sociaux et la communication du risque", nous pouvons comprendre que les décideurs québécois sont très loin d'accueillir à bras ouvert les innovations technologiques dans leurs pratiques de communication de risque.
Ici, au Québec, l'e-démocratie, c'est donc tout simplement une histoire impossible à imaginer pour le moment, étant donné la volonté de contrôle de l'information, que souhaiteraient pouvoir exercer indéfiniment les autorités gouvernementales.
Rencontre avec Jean-Pierre Jouyet: l'e-démocratie, une chance pour l'Europe
Par Natasha QS | Mémoire Vive.Tv
Le cabinet du Secrétaire d’État aux affaires européennes a convié huit blogueurs au Quai d’Orsay pour échanger avec Jean-Pierre Jouyet. Il est plutôt jovial et moins «techno» qu’on a pu le dire. But de la rencontre: nous faire découvrir le forum qui aura lieu à Nantes en octobre prochain : “12 projets pour 2020. L’Europe de demain” (europeens.touteleurope.fr). Ce forum a pour ambition de consulter plus de 500 jeunes venus de toute l’Europe et de faire remonter leurs propositions. Jean-Pierre Jouyet nous brosse un rapide panorama de ce qu’il attend de ce forum nantais. Les internautes sont invités à y participer activement (voir la vidéo, à la fin du billet).
Jules de Diner’s Room évoque dans une question le concept d’opinion publique européenne. Le ministre ne pense pas qu’elle existe. L’Europe, c’est un regroupement de 27 pays avec des visions bien différentes sur certaines questions, à l’instar des conceptions juridiques anglo-saxonne, germanique ou française, très dissemblables.
À l’entendre, une évidence se fait jour: trouver des consensus avec autant de pays différents doit être complexe. C’est sans doute un long apprentissage pour apprendre à travailler et diriger ensemble. Dommage que les politiques ne bloguent pas les coulisses de cette aventure. L’Europe a très certainement besoin d’un haut représentant pour les affaires étrangères. On se fait une petite idée de la complexité de la charge.
La politique de l’autruche est-elle la bonne stratégie?
Paru le jeudi, 11 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Le 30 mai dernier, j’ai appris que le gouvernement du Québec projetait pour cet automne d’avoir recours à un «focus group» pour déterminer de quelle manière sont perçus les outils de préparatifs pandémiques et le site Internet Pandémie Québec.
Cette information m’a été présentée lors d’une rencontre avec deux hauts fonctionnaires du gouvernement du Québec. Pendant la rencontre, je me suis demandée ce que je faisais là, étant donné que ces deux planificateurs de mesures d’urgence avaient devant eux un leader d’opinion à la tête d’une communauté virtuelle. Au lieu de me faire part d’un projet de consultation avec la communauté virtuelle, ils m’ont informée de leur intention de recourir à un outil traditionnel.
Dès la seconde où j’ai appris qu’aurait lieu ce projet de «focus group», je me suis dit qu’il y avait sur la table d’autres options beaucoup plus avantageuses pour les autorités gouvernementales et la population. Les raisons pour lesquelles elles avaient été écartées n’ont pas été précisées.
Trois mois plus tard, je n’ai toujours pas changé d’avis au sujet du projet de «focus group». Deux articles publiés aujourd’hui ont attiré mon attention, et viennent soutenir mon idée qu’en plus du «focus group», le gouvernement aurait dû expérimenter avec les médias sociaux. Les deux articles avertissent qu’il est fortement déconseillé d’ignorer les médias sociaux dans les stratégies de communications.
Direction Informatique a interviewé Michelle Blanc à propos des médias sociaux. La conseillère en marketing Internet a expliqué que «les entreprises trouveraient de la valeur à participer aux réseaux sociaux, mais les organisations démontrent des réticences envers la communication.»

L’autre article est en fait un billet signé par Paul Gillin, écrivain et consultant spécialisé dans les technologies de l'information, à Framingham, Massachusetts, aux États-Unis. Il est l'auteur du livre The New Influencers: A Marketer’s Guide to the New Social Media. Dans son billet How not to cope with bloggers, il analyse l'attitude d'une entreprise qui ignore totalement - tout comme le fait présentement le gouvernement du Québec avec le site Zonegrippeaviaire - l'existence d'un blogue influent et d'un leader d’opinion de communauté virtuelle.
Paul Gillin décrit le phénomène social du Gannett Blog, édité par Jim Hopkins, lui-même ancien éditeur du quotidien Gannett et journaliste. Ce blogue génère 91,000 visites par mois, ce qui est considéré par Paul Gillin comme étant un achalandage considérable. La plupart des visiteurs proviennent des 46,000 employés de l’entreprise, qui s’inquiètent et spéculent à propos de mises à pied annoncées récemment par Gannett, qui prévoit remercier jusqu’à 1,000 employés, soit environ 3% de sa masse salariale. Les employés de Gannett trouvent qu’ils n’obtiennent pas la vraie histoire de la part de leur employeur et ils se tournent par conséquent vers le blogue, qui agit comme espace de rassemblement virtuel.
Paul Gillin indique que la stratégie de Gannett est pire que celle du «aucun commentaire». Non seulement l’entreprise n’a-t-elle pas fourni son point de vue à la pléthore de commentaires, mais c’est à peine si elle répond aux demandes de renseignement de Jim Hopkins.
C’est à peu près ce qui se passe avec le gouvernement du Québec et la sphère du Flublogia… mais en pire. Le gouvernement du Québec n’a pas fourni de réponses aux innombrables questions et commentaires émis par Zonegrippeaviaire, et il est fermé comme une huître et ignore totalement nos demandes de renseignement et de reconnaissance de notre rôle dans les préparatifs en vue d'une pandémie. Nos innombrables lettres n’ont reçu aucune réponse au cours des trois derniers mois. Il ne reste plus que l’option des demandes d’accès à l’information qui permettent de tirer quelques vers du nez.
Paul Gillin rapporte que l’incapacité de Gannett à répondre aux allégations et aux critiques a pris des proportions gigantesques et est presque devenu une aussi grande problématique que les difficultés engendrées par l’annonce de mises à pied d’employés de l’entreprise. «Dans le nouveau monde de l'édition actionnée par le citoyen, les établissements ont moins d'endroits pour se cacher que jamais. Le silence est une invitation à la spéculation, et les individus ont maintenant les moyens d'énoncer leurs avis d'une manière très publique», indique Paul Gillin. Il ajoute: «Une meilleure ligne de conduite pour Gannett serait de répondre aux commentaires signalés par Jim Hopkins et ses lecteurs. Même si cette réponse est un «aucun commentaire», il s’agirait au moins une reconnaissance que leurs préoccupations ont été notées.»
Yves Pépin, en plus d'avoir décidé le 17 juin dernier que la sphère du Flublogia ne serait pas reconnue, a décliné une invitation de Zonegrippeaviaire de participer aux discussions de la communauté virtuelle. Comme l’indique Paul Gillin, n’importe quel commentaire aurait été mieux apprécié que le silence. En plus, ce genre de participation gouvernementale a déjà eu lieu dans le forum américain FluWiki.
D’après Paul Gillin, le Gannett Blog est le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire dans la gestion des nouveaux leaders d’opinion. La manière dont sont repoussés et ignorés la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire par le gouvernement du Québec est également, à mon avis, un exemple à ne pas suivre.
Le 30 mai dernier, j’ai appris que le gouvernement du Québec projetait pour cet automne d’avoir recours à un «focus group» pour déterminer de quelle manière sont perçus les outils de préparatifs pandémiques et le site Internet Pandémie Québec.
Cette information m’a été présentée lors d’une rencontre avec deux hauts fonctionnaires du gouvernement du Québec. Pendant la rencontre, je me suis demandée ce que je faisais là, étant donné que ces deux planificateurs de mesures d’urgence avaient devant eux un leader d’opinion à la tête d’une communauté virtuelle. Au lieu de me faire part d’un projet de consultation avec la communauté virtuelle, ils m’ont informée de leur intention de recourir à un outil traditionnel.
Dès la seconde où j’ai appris qu’aurait lieu ce projet de «focus group», je me suis dit qu’il y avait sur la table d’autres options beaucoup plus avantageuses pour les autorités gouvernementales et la population. Les raisons pour lesquelles elles avaient été écartées n’ont pas été précisées.
Trois mois plus tard, je n’ai toujours pas changé d’avis au sujet du projet de «focus group». Deux articles publiés aujourd’hui ont attiré mon attention, et viennent soutenir mon idée qu’en plus du «focus group», le gouvernement aurait dû expérimenter avec les médias sociaux. Les deux articles avertissent qu’il est fortement déconseillé d’ignorer les médias sociaux dans les stratégies de communications.
Direction Informatique a interviewé Michelle Blanc à propos des médias sociaux. La conseillère en marketing Internet a expliqué que «les entreprises trouveraient de la valeur à participer aux réseaux sociaux, mais les organisations démontrent des réticences envers la communication.»
«Les entreprises ont peur de se faire critiquer, mais si elles n'y sont pas elles seront critiquées de toute façon. Une critique dans le dos fait plus de mal parce qu'on peut difficilement y répondre, alors qu'une critique en face peut être répondue avec des argumentaires. En plus, cela permet d'apprendre des lacunes sur les produits ou les services. Au lieu de payer pour un «focus group», on peut en avoir un en temps réel et savoir les vraies affaires. Beaucoup de gens croient que la politique de l'autruche est une bonne politique...»

Paul Gillin décrit le phénomène social du Gannett Blog, édité par Jim Hopkins, lui-même ancien éditeur du quotidien Gannett et journaliste. Ce blogue génère 91,000 visites par mois, ce qui est considéré par Paul Gillin comme étant un achalandage considérable. La plupart des visiteurs proviennent des 46,000 employés de l’entreprise, qui s’inquiètent et spéculent à propos de mises à pied annoncées récemment par Gannett, qui prévoit remercier jusqu’à 1,000 employés, soit environ 3% de sa masse salariale. Les employés de Gannett trouvent qu’ils n’obtiennent pas la vraie histoire de la part de leur employeur et ils se tournent par conséquent vers le blogue, qui agit comme espace de rassemblement virtuel.
Paul Gillin indique que la stratégie de Gannett est pire que celle du «aucun commentaire». Non seulement l’entreprise n’a-t-elle pas fourni son point de vue à la pléthore de commentaires, mais c’est à peine si elle répond aux demandes de renseignement de Jim Hopkins.
C’est à peu près ce qui se passe avec le gouvernement du Québec et la sphère du Flublogia… mais en pire. Le gouvernement du Québec n’a pas fourni de réponses aux innombrables questions et commentaires émis par Zonegrippeaviaire, et il est fermé comme une huître et ignore totalement nos demandes de renseignement et de reconnaissance de notre rôle dans les préparatifs en vue d'une pandémie. Nos innombrables lettres n’ont reçu aucune réponse au cours des trois derniers mois. Il ne reste plus que l’option des demandes d’accès à l’information qui permettent de tirer quelques vers du nez.
Paul Gillin rapporte que l’incapacité de Gannett à répondre aux allégations et aux critiques a pris des proportions gigantesques et est presque devenu une aussi grande problématique que les difficultés engendrées par l’annonce de mises à pied d’employés de l’entreprise. «Dans le nouveau monde de l'édition actionnée par le citoyen, les établissements ont moins d'endroits pour se cacher que jamais. Le silence est une invitation à la spéculation, et les individus ont maintenant les moyens d'énoncer leurs avis d'une manière très publique», indique Paul Gillin. Il ajoute: «Une meilleure ligne de conduite pour Gannett serait de répondre aux commentaires signalés par Jim Hopkins et ses lecteurs. Même si cette réponse est un «aucun commentaire», il s’agirait au moins une reconnaissance que leurs préoccupations ont été notées.»
Yves Pépin, en plus d'avoir décidé le 17 juin dernier que la sphère du Flublogia ne serait pas reconnue, a décliné une invitation de Zonegrippeaviaire de participer aux discussions de la communauté virtuelle. Comme l’indique Paul Gillin, n’importe quel commentaire aurait été mieux apprécié que le silence. En plus, ce genre de participation gouvernementale a déjà eu lieu dans le forum américain FluWiki.
D’après Paul Gillin, le Gannett Blog est le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire dans la gestion des nouveaux leaders d’opinion. La manière dont sont repoussés et ignorés la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire par le gouvernement du Québec est également, à mon avis, un exemple à ne pas suivre.
Une coche plus loin dans la censure des informations par les autorités gouvernementales
Une coche plus loin dans la censure des informations par les autorités gouvernementales
Paru le samedi, 6 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Jonathan Kitchen, Photographer's Choice RF, #200517052-001
Michelle Blanc a rapporté aujourd’hui que certains billets de son blogue, qui parlent du gouvernement, ont été censurés par le gouvernement fédéral. Il semblerait ne pas s'agir de tout son site, mais d'une portion de son site: certains billets qui portent spécifiquement sur le gouvernement ne sont pas accessibles à des fonctionnaires qui tentent d'accéder à certaines pages du blogue de Michelle Blanc. La populaire blogeuse du marketing Internet (le 3e blogue le plus consultée au Québec) a appris cette nouvelle étonnante via les commentaires d’un billet de Branchez-vous.
Une personne qui se surnomme le Grand maître des anonymes a commenté le billet de Michelle Blanc en révélant que «Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec censure aussi des blogues, des sites Internet, Yahoo, Hotmail, Mediadico, etc. Il veut interdire à ses employés de consulter des sites sans lien avec la santé… C’est de la pure ingérence dans le temps libre des employés.»
Ah bon!??? Merci beaucoup, Michelle Blanc, en tout cas, d’avoir partagé cette information! Je suis abasourdie d’apprendre cela…
J’ai appris à la dure au cours des derniers mois que le gouvernement du Québec ne veut rien entendre des communautés virtuelles. La porte est complètement fermée à des collaborations avec des groupes de citoyens qui utilisent des plates-formes et outils du web 2.0 pour discuter et analyser les politiques gouvernementales. Zonegrippeaviaire.com est un exemple, mais je parie que nous ne sommes pas les seules communautés virtuelles qui souhaiteraient pouvoir bâtir une collaboration cordiale et continue avec des membres de l’administration gouvernementale, dans le but de faire avancer les mesures et diverses politiques.
Toutefois, je ne serais jamais allée jusqu’à imaginer que le refus de collaboration avec les citoyens irait jusqu’à censurer ce qu’ils ont à dire sur des blogues! Je pensais au contraire que les blogues et les commentaires de gens sur des forums ou autres médias sociaux étaient consultés de temps à autre par des fonctionnaires. J’imaginais même les décideurs en train de se payer une bonne rigolade en lisant certains de nos commentaires. J'ai même souhaité qu'ils nous répondraient.
Pour ce qui est des commentaires et informations publiés sur Zonegrippeaviaire.com, je sais pertinemment qu’ils ne sont ni lus, ni appréciés, ni retenus par les décideurs et les planificateurs: si c’était le cas, cela aurait paru quelque part dans les politiques, et je m’en serais rendu compte au fil des mois. Nous avons recueilli plus de 21,000 articles et analyses sur le site. Ce savoir rassemblé grâce à des efforts collectifs, s’il avait été consulté, aurait certainement pu servi à mieux éclairer nos décideurs et planificateurs.
Jusqu’à ce que je lise le billet de Michelle Blanc, je pensais que cette attitude d’ignorance/suffisance de la part des autorités s’appliquait uniquement au contenu hautement controversé, tel que les préparatifs pandémiques par exemple. Je pensais aussi que je n’avais pas eu de chance d’être tombée sur un "cas" (Yves Pépin), un promoteur de la pensée conservatrice.
Je voulais encore oser croire que d’autres fonctionnaires, dans d’autres ministères de l’appareil gouvernemental, pouvaient être différents de ce monsieur Pépin et ne pas penser comme lui. Comment le savoir? Je m'accrochais à l'idée que si quelqu'un d'autre avait occupé le poste de direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence, cette personne aurait pu sans doute prendre des décisions différentes et aurait même pu ne pas lever le nez sur les médias sociaux et la sphère du Flublogia.
Mais je ne pouvais pas m’imaginer, au grand jamais, qu’un rejet de cette nature pouvait s’étendre à d’autres domaines d'intervention et à d’autres blogueurs!
J’étais convaincue que le contrôle maniaque de l’information s’effectuait dans un sens (one way), c’est-à-dire que les autorités gouvernementales ne voulaient pas partager leur information avec le reste de la population.
Dans un document de Services Québec intitulé «Les médias sociaux et la communication du risque», le gouvernement du Québec a déclaré qu’il ne vaut pas la peine de «dépenser ni temps ni argent dans les applications du web 2.0». Michelle Blanc a découvert quelque chose de très important ici: cette mentalité ou refus d’accueillir favorablement tout développement en lien avec le web 2.0, qui cache une allergie considérable à tout ce qui s’appelle communication avec le citoyen ordinaire, semble être étendue aux employés du gouvernement, qui seraient contrôlés afin qu’ils n’aient pas accès à ce que la population pense d’eux.
Le gouvernement mettrait-il donc des visières aux citoyens pour que nous ne sachions pas ce qui se passe, et mettrait-il également des visières à ses fonctionnaires, pour qu’ils ne sachent pas comment les citoyens perçoivent le gouvernement? C’est logique! Les blogues parlent des vraies affaires et viennent du cœur. S'il fallait que des fonctionnaires apprennent ce que la population pense réellement d’eux! Vite, il faut s’empresser de «cacher ce sein», ou encore d’interdire l’accès à ce blogue-là.
Michelle Blanc semble avoir découvert un important pan d’une pratique qui pourrait être généralisée au sein de l’appareil gouvernemental, qui vient s’ajouter à d’autres pratiques peu louables à penchant plutôt totalitariste, mais malheureusement bien réelles…
Paru le samedi, 6 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
Jonathan Kitchen, Photographer's Choice RF, #200517052-001
Michelle Blanc a rapporté aujourd’hui que certains billets de son blogue, qui parlent du gouvernement, ont été censurés par le gouvernement fédéral. Il semblerait ne pas s'agir de tout son site, mais d'une portion de son site: certains billets qui portent spécifiquement sur le gouvernement ne sont pas accessibles à des fonctionnaires qui tentent d'accéder à certaines pages du blogue de Michelle Blanc. La populaire blogeuse du marketing Internet (le 3e blogue le plus consultée au Québec) a appris cette nouvelle étonnante via les commentaires d’un billet de Branchez-vous.
Une personne qui se surnomme le Grand maître des anonymes a commenté le billet de Michelle Blanc en révélant que «Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec censure aussi des blogues, des sites Internet, Yahoo, Hotmail, Mediadico, etc. Il veut interdire à ses employés de consulter des sites sans lien avec la santé… C’est de la pure ingérence dans le temps libre des employés.»
Ah bon!??? Merci beaucoup, Michelle Blanc, en tout cas, d’avoir partagé cette information! Je suis abasourdie d’apprendre cela…
J’ai appris à la dure au cours des derniers mois que le gouvernement du Québec ne veut rien entendre des communautés virtuelles. La porte est complètement fermée à des collaborations avec des groupes de citoyens qui utilisent des plates-formes et outils du web 2.0 pour discuter et analyser les politiques gouvernementales. Zonegrippeaviaire.com est un exemple, mais je parie que nous ne sommes pas les seules communautés virtuelles qui souhaiteraient pouvoir bâtir une collaboration cordiale et continue avec des membres de l’administration gouvernementale, dans le but de faire avancer les mesures et diverses politiques.
Toutefois, je ne serais jamais allée jusqu’à imaginer que le refus de collaboration avec les citoyens irait jusqu’à censurer ce qu’ils ont à dire sur des blogues! Je pensais au contraire que les blogues et les commentaires de gens sur des forums ou autres médias sociaux étaient consultés de temps à autre par des fonctionnaires. J’imaginais même les décideurs en train de se payer une bonne rigolade en lisant certains de nos commentaires. J'ai même souhaité qu'ils nous répondraient.
Pour ce qui est des commentaires et informations publiés sur Zonegrippeaviaire.com, je sais pertinemment qu’ils ne sont ni lus, ni appréciés, ni retenus par les décideurs et les planificateurs: si c’était le cas, cela aurait paru quelque part dans les politiques, et je m’en serais rendu compte au fil des mois. Nous avons recueilli plus de 21,000 articles et analyses sur le site. Ce savoir rassemblé grâce à des efforts collectifs, s’il avait été consulté, aurait certainement pu servi à mieux éclairer nos décideurs et planificateurs.
Jusqu’à ce que je lise le billet de Michelle Blanc, je pensais que cette attitude d’ignorance/suffisance de la part des autorités s’appliquait uniquement au contenu hautement controversé, tel que les préparatifs pandémiques par exemple. Je pensais aussi que je n’avais pas eu de chance d’être tombée sur un "cas" (Yves Pépin), un promoteur de la pensée conservatrice.
Je voulais encore oser croire que d’autres fonctionnaires, dans d’autres ministères de l’appareil gouvernemental, pouvaient être différents de ce monsieur Pépin et ne pas penser comme lui. Comment le savoir? Je m'accrochais à l'idée que si quelqu'un d'autre avait occupé le poste de direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence, cette personne aurait pu sans doute prendre des décisions différentes et aurait même pu ne pas lever le nez sur les médias sociaux et la sphère du Flublogia.
Mais je ne pouvais pas m’imaginer, au grand jamais, qu’un rejet de cette nature pouvait s’étendre à d’autres domaines d'intervention et à d’autres blogueurs!
J’étais convaincue que le contrôle maniaque de l’information s’effectuait dans un sens (one way), c’est-à-dire que les autorités gouvernementales ne voulaient pas partager leur information avec le reste de la population.
Dans un document de Services Québec intitulé «Les médias sociaux et la communication du risque», le gouvernement du Québec a déclaré qu’il ne vaut pas la peine de «dépenser ni temps ni argent dans les applications du web 2.0». Michelle Blanc a découvert quelque chose de très important ici: cette mentalité ou refus d’accueillir favorablement tout développement en lien avec le web 2.0, qui cache une allergie considérable à tout ce qui s’appelle communication avec le citoyen ordinaire, semble être étendue aux employés du gouvernement, qui seraient contrôlés afin qu’ils n’aient pas accès à ce que la population pense d’eux.
Le gouvernement mettrait-il donc des visières aux citoyens pour que nous ne sachions pas ce qui se passe, et mettrait-il également des visières à ses fonctionnaires, pour qu’ils ne sachent pas comment les citoyens perçoivent le gouvernement? C’est logique! Les blogues parlent des vraies affaires et viennent du cœur. S'il fallait que des fonctionnaires apprennent ce que la population pense réellement d’eux! Vite, il faut s’empresser de «cacher ce sein», ou encore d’interdire l’accès à ce blogue-là.
Michelle Blanc semble avoir découvert un important pan d’une pratique qui pourrait être généralisée au sein de l’appareil gouvernemental, qui vient s’ajouter à d’autres pratiques peu louables à penchant plutôt totalitariste, mais malheureusement bien réelles…
À quoi ressemble une offre d'emploi pour un gestionnaire de média social?
Paru le 3 septembre 2008 dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Les médias sociaux ne sont pas encore reconnus au Québec et au Canada, mais cela n'empêche pas le fait que des gestionnaires de médias sociaux existent et qu'ils possèdent des compétences et des qualifications qui devraient être elles aussi reconnues.
Le phénomène des médias sociaux est devenu si répandu aux États-Unis qu'il existe même désormais un portail d'emploi spécialisé dans le domaine des médias sociaux: www.socialmediajobs.com. Impressionnant, n'est-ce pas? Cela donne le vertige rien qu'à songer que les Américains en sont rendus à créer un outil de recherche d'emploi, juste pour les employés travaillant dans les médias sociaux, alors que nous en sommes ici au Québec encore enfoncés jusqu'au cou dans une bataille de reconnaissance du rôle social bénéfique des applications du Web 2.0 auprès des autorités gouvernementales. Dernièrement, un document obtenu par Zonegrippeaviaire par le biais de la loi sur l'accès à l'information, "Les médias sociaux et la communication du risque", a permis de constater quelles sont les résistances du gouvernement du Québec à propos des médias sociaux. Combien d'années de retard accusons-nous par rapport aux États-Unis? C'est le genre de réponse que je ne souhaite pas vraiment entendre...
Un billet signé par le blogueur Hugo Cousin dans SocialMediaActualités rapporte à titre d'exemple assez spectaculaire, une offre d'emploi pour un gestionnaire de média social de l'entreprise IBM (le poste exact est intitulé "Social Media Marketing Manager"). Comme l'a conclu Hugo Cousin, cela fait rêver, tout cela! Le salaire proposé n'a malheureusement pas mentionné dans l'offre d'emploi. Avez-vous le profil de l'emploi?
Voici comment IBM perçoit la description de tâche d'un gestionnaire de média social (disponible en anglais uniquement):* Act as the leader and catalyst in moving SWG marketing into online and social media
* Serve as SWG's lead strategist and evangelist on social media, responsible for articulating social media plans across SWG and helping lead their implementation
* Set targets and timelines for social media programs and key initiatives
* Develop a set of best practices and devise recommended rules of engagement and use the social media and evangelization/education opportunities to share best practices and knowledge, helping to build social media capability worldwide
* Lead efforts to devise system of measurements and key metrics to understand SWG effectiveness in terms of social media penetration and impact of social media SWG reputation and perceptions of leadership and relevance
* Deploy social media in support of both SWG product, brand, and marketing programs
The candidate should the following qualifications:
* Deep experience in online and social media thought leadership
* Strong understanding of social media in relation to the broader media mix; understanding of the interplay between online/social media and traditional media
* Knowledge of agency and consultant resources in social media that add highest value to large corporations
* Understanding of industry best practices, especially as they relate to social media at large corporations
* Proven ability to be a change agent in a large, complex organization
* Deep knowledge of social media tools, including Technorati, social bookmarking, tagging, dynamics of XML and blog publishing
* Ability to counsel senior executives and marketing leaders on effective use of social media
* Proven ability to work with PR and or marketing agencies
* Strong understanding of Web design, applications, navigation, Web 2.0
* Strong knowledge of user-generated content, Web video and viral marketing on the Web
* Experience working with corporations or corporate clients who deploy social media
* Proven ability to act as a leader and mentor of other people
Required
* Bachelor's Degree
* At least 3 years experience in Marketing
* Readiness to travel Up to 25%; travelling 2 days a week, home on weekends
* English: Intermediate
Preferred
* Advertising/Journalism/Media Studies
* At least 4 years experience in Marketing
* At least 2 years experience in Social Media Marketing and Consulting
* At least 1 year experience in Web 2.0 technologies
* At least 2 years experience in International Business exposure
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Les médias sociaux ne sont pas encore reconnus au Québec et au Canada, mais cela n'empêche pas le fait que des gestionnaires de médias sociaux existent et qu'ils possèdent des compétences et des qualifications qui devraient être elles aussi reconnues.
Le phénomène des médias sociaux est devenu si répandu aux États-Unis qu'il existe même désormais un portail d'emploi spécialisé dans le domaine des médias sociaux: www.socialmediajobs.com. Impressionnant, n'est-ce pas? Cela donne le vertige rien qu'à songer que les Américains en sont rendus à créer un outil de recherche d'emploi, juste pour les employés travaillant dans les médias sociaux, alors que nous en sommes ici au Québec encore enfoncés jusqu'au cou dans une bataille de reconnaissance du rôle social bénéfique des applications du Web 2.0 auprès des autorités gouvernementales. Dernièrement, un document obtenu par Zonegrippeaviaire par le biais de la loi sur l'accès à l'information, "Les médias sociaux et la communication du risque", a permis de constater quelles sont les résistances du gouvernement du Québec à propos des médias sociaux. Combien d'années de retard accusons-nous par rapport aux États-Unis? C'est le genre de réponse que je ne souhaite pas vraiment entendre...
Un billet signé par le blogueur Hugo Cousin dans SocialMediaActualités rapporte à titre d'exemple assez spectaculaire, une offre d'emploi pour un gestionnaire de média social de l'entreprise IBM (le poste exact est intitulé "Social Media Marketing Manager"). Comme l'a conclu Hugo Cousin, cela fait rêver, tout cela! Le salaire proposé n'a malheureusement pas mentionné dans l'offre d'emploi. Avez-vous le profil de l'emploi?
Voici comment IBM perçoit la description de tâche d'un gestionnaire de média social (disponible en anglais uniquement):* Act as the leader and catalyst in moving SWG marketing into online and social media
* Serve as SWG's lead strategist and evangelist on social media, responsible for articulating social media plans across SWG and helping lead their implementation
* Set targets and timelines for social media programs and key initiatives
* Develop a set of best practices and devise recommended rules of engagement and use the social media and evangelization/education opportunities to share best practices and knowledge, helping to build social media capability worldwide
* Lead efforts to devise system of measurements and key metrics to understand SWG effectiveness in terms of social media penetration and impact of social media SWG reputation and perceptions of leadership and relevance
* Deploy social media in support of both SWG product, brand, and marketing programs
The candidate should the following qualifications:
* Deep experience in online and social media thought leadership
* Strong understanding of social media in relation to the broader media mix; understanding of the interplay between online/social media and traditional media
* Knowledge of agency and consultant resources in social media that add highest value to large corporations
* Understanding of industry best practices, especially as they relate to social media at large corporations
* Proven ability to be a change agent in a large, complex organization
* Deep knowledge of social media tools, including Technorati, social bookmarking, tagging, dynamics of XML and blog publishing
* Ability to counsel senior executives and marketing leaders on effective use of social media
* Proven ability to work with PR and or marketing agencies
* Strong understanding of Web design, applications, navigation, Web 2.0
* Strong knowledge of user-generated content, Web video and viral marketing on the Web
* Experience working with corporations or corporate clients who deploy social media
* Proven ability to act as a leader and mentor of other people
Required
* Bachelor's Degree
* At least 3 years experience in Marketing
* Readiness to travel Up to 25%; travelling 2 days a week, home on weekends
* English: Intermediate
Preferred
* Advertising/Journalism/Media Studies
* At least 4 years experience in Marketing
* At least 2 years experience in Social Media Marketing and Consulting
* At least 1 year experience in Web 2.0 technologies
* At least 2 years experience in International Business exposure
Les médias sociaux ont conduit à la création d’un nouveau mot, «socialutions»
Les médias sociaux ont conduit à la création d’un nouveau mot, «socialutions», d’après un spécialiste américain des TI. De mon côté, je répète comme un gramophone que le Flublogia fait partie de la solution à l’amélioration des préparatifs pandémiques!
Paru le dimanche, 31 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

À force de répéter sans cesse la même chanson comme un vieux gramophone, surtout quand l’interlocuteur est un gouvernement qui fait la sourde oreille et volte-face, on finit par se questionner… et peut-être même se tanner, certains jours. C’est pourquoi j’apprécie les bons billets qui offrent des analyses éclairées sur la nature des médias sociaux. Ils m’aident à maintenir le cap des objectifs à atteindre.
Cela fait des mois que je répète que la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire.com font partie de la solution à l'amélioration des préparatifs pandémiques. Je viens d’apprendre qu’un nouveau mot vient d’être inventé pour décrire le rôle des médias sociaux: ils sont des «socialutions». Aux États-Unis, cela fait belle lurette que les autorités gouvernementales de tous les paliers ont déjà compris cela (et par elles-mêmes en plus!), alors qu'ici, au Québec, le gouvernement fait une indigestion rien qu'à entendre prononcer l'expression médias sociaux.
La lecture d’un billet signé par Jay Deragon dans SocialMediaToday, intitulé “What is the Root Cause of Social Media? “ m’a permis de me remémorer un commentaire d’un fonctionnaire gestionnaire de communication de crise au gouvernement du Québec. Le 2 avril dernier, lors d’une rencontre, il m’a dit: «Les personnes qui utilisent les forums de discussion [ou médias sociaux] ont eu quelque chose dans leur passé qui les a extrêmement déçues. Elles ont eu de grandes déceptions.». Cette déclaration m’a laissée perplexe, et j’y réfléchis encore… A-t-il voulu dire que ces gens-là sont en fait des frustrés?
Cela ferait beaucoup de gens «déçus» ou frustrés, car Jay Deragon, dans le paragraphe d’introduction de son billet, affirme qu’il y a environ 500 millions de personnes engagées dans le réseautage social du web 2.0, et qu’il existerait plus de 60 millions de blogues à travers le monde discutant de tout et de n’importe quoi, par quiconque et n’importe qui.
Au second paragraphe de son analyse, il a posé les questions suivantes: «Pourquoi les leaders d’entreprises minimisent-ils cette tendance [les médias sociaux] comme s’il s’agissait de manies et d’exagération? Vous êtes-vous tout simplement demandé pourquoi?» L’auteur du billet parle des leaders d’entreprises, mais les «manies et les exagérations» [fads and hype] pourraient aisément se comparer à l’expression «grande déception» véhiculée présentement par des décideurs gouvernementaux québécois.
Savourez la réponse-analyse de Jay Deragon:
Cette décision a eu pour conséquences que les communications sont totalement rompues entre le gouvernement du Québec et la communauté virtuelle de Zonegrippeaviaire. Nous avons multiplié les lettres, et les appels téléphoniques de suivi, il n’y a plus AUCUNE réponse provenant du gouvernement du Québec à nos (pourtant très) nombreuses questions et préoccupations concernant la mitigation de la société dans le but de mieux faire face et gérer les épidémies de maladies ou autres situations d'urgence majeures. Le gouvernement fait comme si nous n’existions tout simplement pas.
Nous avons pu observer ces derniers jours à quel point le gouvernement du Québec s’est empêtré dans sa gestion de crise concernant la listériose. Alors que le nouveau ministre de la Santé Yves Bolduc fait des erreurs monumentales, et se donne en spectacle, que le chef de l’opposition officiel Mario Dumont semble assez perdu quelque part entre le SRAS et la grippe aviaire: le portrait général qui en résulte est un fouillis et une cacophonie désolants.
Pour un gouvernement n’ayant pas une très grande expérience de gestion des épidémies graves (on peut voir présentement que ça ne marche pas très fort leurs affaires, avec la manière dont est gérée la crise de listériose), est-ce une attitude prudente et prévoyante que de rejeter une collaboration avec des citoyens, visant à mieux planifier une pandémie d'influenza (et par conséquent une épidémie très grave)? Personne, au gouvernement du Québec, n’a écrit sur son curriculum vitae qu’il possède de l’expérience en gestion de pandémie. Parce que personne n’a vécu de pandémie, à part nos arrière-grands-parents, qui ont peut-être connu la grippe espagnole de 1918, et qui sont probablement déjà tous morts. Dans ce cas, les solutions pour passer-à-travers-une-pandémie-qui-constitue-une-inconnue-pour-nous-tous ne devraient-elles pas être toutes examinées, encouragées et SOUTENUES?
Pourquoi le gouvernement s’accroche-t-il désespérément aux vieilles stratégies du passé, aux vieux paradigmes, alors qu’il a lui-même identifié, dans son document «Les médias sociaux et la communication du risque», les effets bénéfiques d’un partenariat avec les médias sociaux? Voici ce qu’indique ce document (obtenu par le biais de la loi sur l'accès à l'information):
Une autre conséquence du rejet des applications web 2.0 et des médias sociaux est que le projet «d’actualisation du site Internet Pandémie Québec» ne comportera probablement pas de blogue ou d'autres applications web 2.0, ni aucun projet d’interaction avec la sphère du Flublogia. Zonegrippeaviaire.com a obtenu dernièrement par le biais de la loi sur l'accès à l'information le Plan d'action sommaire 2008-2009 provenant du Sous-comité de planification gouvernementale en cas de pandémie d'influenza, et a appris que la livraison du projet d’actualisation de Pandémie Québec était prévue en décembre 2008. Ce travail d'actualisation du site gouvernemental est en quelque sorte un gaspillage «de temps et d'argent » (oui, je reprends ici la même expression employée par le gouvernement pour décrire les médias sociaux - voir la dernière phrase du document), puisqu'il se limitera probablement à d'anciennes formes de communication.
Nous (les membres de la sphère du Flublogia) sommes les mieux informés - par rapport à la majorité des citoyens - à propos de la menace d’une pandémie, de même qu'à propos des outils et des programmes développés par le gouvernement du Québec, et pourtant, le gouvernement lève le nez sur nous et se permet de nous ignorer totalement.
Jay Deragon, spécialiste en commerce électronique, communications et technologies de l’information, à Hendersonville, Tennessee, aux États-Unis, rapporte en quoi consiste la définition du nouveau mot «socialutions»:
Imaginez un peu à quel point notre société pourrait s’améliorer et se développer «sans aucune limite et à portée infinie», si seulement nos gouvernements se donnaient la peine de faire confiance aux citoyens, en accueillant favorablement les médias sociaux! Et pas uniquement la sphère du Flublogia des préparatifs pandémiques, mais aussi les autres domaines, que le gouvernement du Québec n’a notamment pas voulu reconnaître.
Paru le dimanche, 31 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com
À force de répéter sans cesse la même chanson comme un vieux gramophone, surtout quand l’interlocuteur est un gouvernement qui fait la sourde oreille et volte-face, on finit par se questionner… et peut-être même se tanner, certains jours. C’est pourquoi j’apprécie les bons billets qui offrent des analyses éclairées sur la nature des médias sociaux. Ils m’aident à maintenir le cap des objectifs à atteindre.
Cela fait des mois que je répète que la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire.com font partie de la solution à l'amélioration des préparatifs pandémiques. Je viens d’apprendre qu’un nouveau mot vient d’être inventé pour décrire le rôle des médias sociaux: ils sont des «socialutions». Aux États-Unis, cela fait belle lurette que les autorités gouvernementales de tous les paliers ont déjà compris cela (et par elles-mêmes en plus!), alors qu'ici, au Québec, le gouvernement fait une indigestion rien qu'à entendre prononcer l'expression médias sociaux.
La lecture d’un billet signé par Jay Deragon dans SocialMediaToday, intitulé “What is the Root Cause of Social Media? “ m’a permis de me remémorer un commentaire d’un fonctionnaire gestionnaire de communication de crise au gouvernement du Québec. Le 2 avril dernier, lors d’une rencontre, il m’a dit: «Les personnes qui utilisent les forums de discussion [ou médias sociaux] ont eu quelque chose dans leur passé qui les a extrêmement déçues. Elles ont eu de grandes déceptions.». Cette déclaration m’a laissée perplexe, et j’y réfléchis encore… A-t-il voulu dire que ces gens-là sont en fait des frustrés?
Cela ferait beaucoup de gens «déçus» ou frustrés, car Jay Deragon, dans le paragraphe d’introduction de son billet, affirme qu’il y a environ 500 millions de personnes engagées dans le réseautage social du web 2.0, et qu’il existerait plus de 60 millions de blogues à travers le monde discutant de tout et de n’importe quoi, par quiconque et n’importe qui.
Au second paragraphe de son analyse, il a posé les questions suivantes: «Pourquoi les leaders d’entreprises minimisent-ils cette tendance [les médias sociaux] comme s’il s’agissait de manies et d’exagération? Vous êtes-vous tout simplement demandé pourquoi?» L’auteur du billet parle des leaders d’entreprises, mais les «manies et les exagérations» [fads and hype] pourraient aisément se comparer à l’expression «grande déception» véhiculée présentement par des décideurs gouvernementaux québécois.
Savourez la réponse-analyse de Jay Deragon:
«La tendance et les marchés, qui sont présentement formés [par les médias sociaux], sont les effets de la répression d’une liberté humaine au fil du temps, qui a désormais trouvé les moyens de s’exprimer librement et sans contrainte. Lorsque nous étions enfants, on nous a dit de nous tenir tranquilles. Dès notre plus jeune âge, on nous a encouragés à ne pas parler ouvertement et à ne pas exprimer ce que nous ressentions. Rendus à l’âge adulte, on nous a montré comment survivre dans un milieu corporatif en ne parlant uniquement que le langage corporatif.OK, dans ce cas-là, il y a réellement quelque chose qui ne va pas avec la décision du 17 juin 2008 de Yves Pépin du gouvernement du Québec de ne pas reconnaître la sphère du Flublogia et le site Zonegrippeaviaire, «pour ne pas avoir à reconnaître les autres [médias sociaux]». Le gouvernement voudrait que tout reste figé dans le temps, s'accroche au passé, et refuse d'admettre que la société change. Son refus a pour effet de paralyser l'évolution des mesures et politiques de notre société.
Nous sommes tout simplement fatigués de ne pas être en mesure de nous exprimer ou d’être entendus.
[…]
Nous pouvons désormais être connectés à n’importe qui et n’importe où sur la planète par le simple clic d’une souris. Nous pouvons désormais nous exprimer librement sans l’influence des institutions. Notre capacité à nous exprimer et à nous connecter a maintenant créé les moyens de discuter et d’être entendu. Nous avons finalement trouvé la voie qui nous permet d’avoir des conversations ouvertes et honnêtes, ce qui a été compromis depuis des décennies. [Paul Gillin, dans son livre “The New Influencers“ parle de 150 années de répression.] Un changement [shift] s'est produit. Nous sommes libérés des influenceurs traditionnels et nous sommes devenus les influents.
[…]
Désormais, les masses [de gens] sont les marchés, et les conversations ne peuvent plus être contrôlées. Ce sont plutôt les conversations des gens qui influenceront les marchés des affaires.»
Cette décision a eu pour conséquences que les communications sont totalement rompues entre le gouvernement du Québec et la communauté virtuelle de Zonegrippeaviaire. Nous avons multiplié les lettres, et les appels téléphoniques de suivi, il n’y a plus AUCUNE réponse provenant du gouvernement du Québec à nos (pourtant très) nombreuses questions et préoccupations concernant la mitigation de la société dans le but de mieux faire face et gérer les épidémies de maladies ou autres situations d'urgence majeures. Le gouvernement fait comme si nous n’existions tout simplement pas.
Nous avons pu observer ces derniers jours à quel point le gouvernement du Québec s’est empêtré dans sa gestion de crise concernant la listériose. Alors que le nouveau ministre de la Santé Yves Bolduc fait des erreurs monumentales, et se donne en spectacle, que le chef de l’opposition officiel Mario Dumont semble assez perdu quelque part entre le SRAS et la grippe aviaire: le portrait général qui en résulte est un fouillis et une cacophonie désolants.
Pour un gouvernement n’ayant pas une très grande expérience de gestion des épidémies graves (on peut voir présentement que ça ne marche pas très fort leurs affaires, avec la manière dont est gérée la crise de listériose), est-ce une attitude prudente et prévoyante que de rejeter une collaboration avec des citoyens, visant à mieux planifier une pandémie d'influenza (et par conséquent une épidémie très grave)? Personne, au gouvernement du Québec, n’a écrit sur son curriculum vitae qu’il possède de l’expérience en gestion de pandémie. Parce que personne n’a vécu de pandémie, à part nos arrière-grands-parents, qui ont peut-être connu la grippe espagnole de 1918, et qui sont probablement déjà tous morts. Dans ce cas, les solutions pour passer-à-travers-une-pandémie-qui-constitue-une-inconnue-pour-nous-tous ne devraient-elles pas être toutes examinées, encouragées et SOUTENUES?
Pourquoi le gouvernement s’accroche-t-il désespérément aux vieilles stratégies du passé, aux vieux paradigmes, alors qu’il a lui-même identifié, dans son document «Les médias sociaux et la communication du risque», les effets bénéfiques d’un partenariat avec les médias sociaux? Voici ce qu’indique ce document (obtenu par le biais de la loi sur l'accès à l'information):
«La concertation du public par le biais du blogue augmenterait probablement le sentiment de contrôle de la population face à la crise imminente, réduisant l’incertitude et régulant le risque de panique sociale. Rassemblant les autorités publiques et les citoyens sur un même pied d’égalité, faisant front face à la pandémie, le blogue renforcerait sans doute la cohésion entre le gouvernement et le population.»Ne pensez-vous pas que davantage de cohésion serait souhaitable, dans la présente crise de listériose/salmonelle/E.coli qui sévit au Québec?
Une autre conséquence du rejet des applications web 2.0 et des médias sociaux est que le projet «d’actualisation du site Internet Pandémie Québec» ne comportera probablement pas de blogue ou d'autres applications web 2.0, ni aucun projet d’interaction avec la sphère du Flublogia. Zonegrippeaviaire.com a obtenu dernièrement par le biais de la loi sur l'accès à l'information le Plan d'action sommaire 2008-2009 provenant du Sous-comité de planification gouvernementale en cas de pandémie d'influenza, et a appris que la livraison du projet d’actualisation de Pandémie Québec était prévue en décembre 2008. Ce travail d'actualisation du site gouvernemental est en quelque sorte un gaspillage «de temps et d'argent » (oui, je reprends ici la même expression employée par le gouvernement pour décrire les médias sociaux - voir la dernière phrase du document), puisqu'il se limitera probablement à d'anciennes formes de communication.
Nous (les membres de la sphère du Flublogia) sommes les mieux informés - par rapport à la majorité des citoyens - à propos de la menace d’une pandémie, de même qu'à propos des outils et des programmes développés par le gouvernement du Québec, et pourtant, le gouvernement lève le nez sur nous et se permet de nous ignorer totalement.
Jay Deragon, spécialiste en commerce électronique, communications et technologies de l’information, à Hendersonville, Tennessee, aux États-Unis, rapporte en quoi consiste la définition du nouveau mot «socialutions»:
«Le levier technologique des gens, communautés et organisations qui leur permet d’interagir avec des personnes afin de créer de nouvelles solutions à de vieux paradigmes de communications et d’interaction, sans aucune limite et à portée infinie.»Sans aucune limite et à portée infinie... C'est plutôt rare qu'on entende cela!
Imaginez un peu à quel point notre société pourrait s’améliorer et se développer «sans aucune limite et à portée infinie», si seulement nos gouvernements se donnaient la peine de faire confiance aux citoyens, en accueillant favorablement les médias sociaux! Et pas uniquement la sphère du Flublogia des préparatifs pandémiques, mais aussi les autres domaines, que le gouvernement du Québec n’a notamment pas voulu reconnaître.
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