Blogue de Lyne Robichaud

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30 janvier 2009

Comment s’y prendre pour réduire les variantes dans l’état de préparation d’une région géographique?

Renold Zergat, Stone. Libre de droits. Source

Avoir un portrait global est nécessaire pour consolider l’état de préparation en vue d’une pandémie d’une région géographique donnée.

Comme l’a indiqué Julie Gerberding, l’ex-directrice du Centre for Disease Control (CDC) des États-Unis, «nous sommes seulement aussi forts que notre lien le plus faible».

Les nations ont intérêt à avoir recours à un leadership fort au niveau fédéral, afin de s’assurer que le développement des préparatifs pandémiques s’effectuent de manière uniforme aux niveaux régional et local. Qu’il s’agisse de provinces, de préfectures, de cantons ou de gouvernorats, chacune des nations compose avec les sous-infrastructures gouvernementales qui lui sont propres.

Le même processus devrait également être appliqué à une plus grande échelle régionale, entre nations d’une même région géographique, d'un même continent.

À l'échelle mondiale, les Nations unies émettent des directives à leurs États membres. Le plus récent rapport a été publié en octobre 2008: le 4e Rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire (synopsis).

Hier, dans mon billet intitulé Existe-t-il un «AmériqueduNordgrippe»?, j’ai mentionné l’annonce du projet «Eurogrippe», qui vise à «identifier les écarts qui peuvent exister entre les différents États en matière de lutte contre une éventuelle pandémie grippale et de proposer un programme de travail européen visant à les atténuer

À ma connaissance, je ne crois pas que ce genre de travaux existe encore en Amérique du Nord. Il y doit certainement avoir des discussions entre les équipes diplomatiques et de décideurs des États-Unis, du Mexique et du Canada, mais je n’ai pas lu à propos de mécanismes officiels ayant été créés dans ce but sur le continent nord-Américain.

Les planificateurs québécois m’ont confirmé au printemps 2008 qu’ils n’avaient pas de portrait général de l’avancement des travaux de préparation en vue d’une pandémie, d’une région administrative à l’autre.

À ma connaissance, je ne pense pas qu’il existe un système d’analyse et de pointage de l’avancement des préparatifs, comme cela se fait aux États-Unis, et qui permet de comparer les travaux effectués d’un État à un autre. Le Trust for America's Health (TFAH) en est à sa sixième publication d'un rapport annuel, comparant la performance des États américains. Voir l'édition de décembre 2008, Ready or not? Protecting the Public's Health from Disease, Disasters, and Bioterrorism.

Malheureusement, peu d’information a été publiée à propos de l'avancement du projet «Eurogrippe», annoncé à l’automne 2008.

Il est utile de se documenter sur ce que d'autres nations (notamment francophones) prévoient en cas de pandémie. Cela permet de mieux situer les stratégies de nos propres autorités gouvernementales (en particulier, dans le cas du Québec, celle concernant la "continuité des opérations" dans les écoles et les établissements de garde).

La République française est certainement un leader européen en matière de préparatifs pandémiques.

J'ai beaucoup apprécié son plan de travail, qui annonçait en détail ce que chacune des ses agences développerait. Cette documentation des processus permet de suivre la progression des réflexions et des travaux. «Perspectives pour 2008. République française, année 2007 (Rapport interministériel concernant le plan gouvernemental «Pandémie grippale»)». J'aurais souhaité que de semblables méthodologies de travail soient adoptées ici (Québec), et que des informations de cette nature soient rendues disponibles au public.

S'il est question, avec le projet «Eurogrippe», de réduire les variantes entre les pays membres de l'Union européenne, alors nous pourrions nous attendre à ce que des stratégies semblables à celle de la République française (concernant notamment les écoles et les établissements de garde, ainsi que les recommandations de stockage de vivres aux individus - au moins 2 semaines, comme pour les États-Unis) puissent être étendues à d'autres nations européennes. J'espère que le nivellement de l'état de préparation s'effectuera à partir des stratégies les plus développées. Le contraire serait décevant. Le Royaume-Uni est des plus actifs, lui aussi. Des simulations britanniques effectuées dernièrement ont révélé de nombreux éléments, qui permettront à des nations de pousser leurs réflexions. Les pays scandinaves ont également développé de de bons éléments de stratégie.

Quant à savoir de quelle manière les nations nord-Américaines vont s’y prendre pour atténuer les variantes dans leurs préparatifs, encore faudrait-il que les nations elles-mêmes se dotent de systèmes d’analyse pour être en mesure de fournir un portrait global aux nations voisines. Les États-Unis ont mis sur pied des mécanismes d'évaluation. Mais qu'en est-il du Mexique et du Canada?

Cela aide, de savoir où on en est soi-même rendu, lorsque vient le temps de se concerter à la table avec ses voisins, afin de planifier à une plus vaste échelle.

29 janvier 2009

Existe-t-il un «AmériqueduNordgrippe»?

Didier Houssin

Le ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (Health and Human Services) développe les préparatifs pandémiques à la vitesse-lumière. Sa perspective sociale est d’intérêt particulier pour les observateurs. Le gouvernement américain est en train de démontrer que la participation citoyenne en planification de situation d’urgence peut être positive. Après avoir lancé plusieurs agences sur Twitter, les décideurs s’engagent présentement dans des discussions ouvertes avec des leaders d’opinions communautaires actifs sur diverses plates-formes de médias sociaux. Ceci pourrait conduire à de nouveaux projets en santé publique et aider à mitiger des désastres.

Toutefois, la sphère du Flublogia n’est pas uniquement limitée aux États-Unis. Le Canada, qui partage une longue frontière avec les États-Unis, possède une communauté 2.0 active. Mais le gouvernement du Québec a adopté une vision radicalement différente à propos du 2.0, et a rejeté une collaboration avec le Flublogia (en juin 2008). Les autorités québécoises disent qu’elles sont «prêtes» pour une pandémie.

Alors que les mois se succèdent, ce manque de vision crée de profondes disparités dans l’état de préparation de deux pays voisins. Il y a de quoi s’inquiéter à propos de cette situation.

En Europe, Didier Houssin, le délégué interministériel à la Lutte contre la grippe aviaire, a annoncé «Eurogrippe» le 3 septembre 2008.
«Eurogrippe a pour objectif d'identifier les écarts qui peuvent exister entre les différents États en matière de lutte contre une éventuelle pandémie grippale et de proposer un programme de travail européen visant à les atténuer.

Le Pr Houssin a cité par exemple des disparités sur l'importance des stocks d'antiviraux, la stratégie d'ouverture des écoles, la continuité des services essentiels ou encore l'organisation des transports aériens.»

D’énormes pas sont effectués dans certaines parties de l’Amérique du Nord. Mais ailleurs, sur le même continent, le développement des préparatifs pandémiques pourrait ne pas survenir à la même vitesse.

Il serait rassurant d’entendre davantage parler de ce qui est planifié à un niveau continental. Par exemple, quels sont les mécanismes pour niveler les variations dans l’état de préparation pandémique entre nations en Amérique du Nord?

18 novembre 2008

Mike Leavitt rencontre 27 ministres européens de la santé en France

Mike Leavitt rencontre 27 ministres européens de la santé en France, et déclare que la menace de pandémie est "toujours réelle"

Paru le vendredi, 12 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Mike Leavitt. Photo source

Le ministre américain de la santé, Mike Leavitt a été invité au début de la semaine, à une rencontre des ministres de la santé des 27 États membres de l'Union européenne, qui s'est déroulée à Angers en France.

Ce n'est pas demain la veille que nous verrons Mike Leavitt être invité au Canada pour venir discuter de la grippe aviaire et de préparatifs pandémiques... Les poules risquent d'avoir des dents avant que cela se produise!

Mais même si nous savons que de telles invitations n'arriveront que dans nos rêves les plus fous, nous sommes toutefois en mesure d'apprécier les organisations et les nations qui ont assez de plomb dans la tête et de professionalisme pour planifier du mieux qu'elles le peuvent en vue d'une pandémie d'influenza.

Il y a quelques semaines, le Royaume-Uni a déclaré qu'une pandémie était désormais considérée comme la menace NUMÉRO 1 de la nation, et supplantait toutes les autres menaces.

Didier Houssin
Photo AFP/JACK GUEZ (source)

La semaine dernière, le délégué interministériel à la Lutte contre la grippe aviaire de l'Union européenne, Didier Houssin, a déclaré quelque chose équivalent à la position des Britanniques: "Une pandémie grippale reste la principale menace qui pèse sur l'Europe en matière de santé".

La rencontre des 27 ministres de la santé permettra sans doute de niveler l'état de préparation de chacun des États membres de l'Union européenne. Cette stratégie assurera au continent européen une force égale de combat face à la menace de pandémie, et évitera que certains pays soient davantage touchés par un virus mortel, et viennent compromettre les mesures et infrastructures des autres pays limitrophes.


Julie Gerberding. Source photo

Il est difficile d'oublier cette citation de Julie Gerberding, experte en maladies infectieuses, directrice du Centre for Disease Control (CDC) aux États-Unis: "Nous sommes seulement aussi forts que notre lien plus faible." L'Union européenne semble apparemment déterminée à appliquer cette stratégie de renforcement et de mitigation de sa communauté d'États membres.

En ce qui concerne le gouvernement du Québec, j'ai pu vérifier lors d'une rencontre ayant eu lieu le 30 mai dernier avec deux hauts fonctionnaires en charge de la planification de pandémie, qu'ils n'ont aucune idée, ni aucun outil, qui leur permettrait de déterminer où en est rendu l'état de préparation de chacune des agences provinciales, et l'ensemble des municipalités du Québec. Le gouvernement du Québec n'a pas d'outil qui lui permette de comparer l'état de préparation des diverses régions administratives de son territoire.

Le gouvernement du Québec ne sait pas non plus où il se situe par rapport aux autres provinces canadiennes, et encore moins par rapport aux autres nations développées du monde entier. Le gouvernement du Québec est convaincu d'être "bon" et plusieurs s'imaginent qu'il figure parmi les meilleurs, et que ses préparatifs en vue d'une pandémie sont excellents. Les fonctionnaires du gouvernement ne cessent de répéter qu'ils reçoivent des louanges pour leurs travaux de planification. On ne sait pas trop d'où proviennent au juste cette pluie de louanges, mais les gens qui ont parti ces rumeurs ont fait du bon travail (mais ceux qui ont parti cela sont des vraiment bons leaders d'opinion), car cette perception erronée de l'avancement des préparatifs du Québec en vue d'une pandémie semble être partagée par de nombreux employés du gouvernement, répartis dans plusieurs ministères de l'appareil gouvernemental.

Aux États-Unis, des fondations (Trust for America’s Health (TFAH) et Infectious Diseases Society of America (IDSA)) travaillent depuis des années à mettre sur pied un système de comparaison entre les divers États qui composent les États-Unis d'Amérique. Les États reçoivent annuellement une note (sur une échelle de 1 à 10) pour leur état général de préparation. Plusieurs éléments sont évalués et les États savent en quoi ils excellent et dans quels domaines ils affichent des lacunes et nécessitent des améliorations.

À ma connaissance, il n'existe pas de système de cette nature au Canada, qui permettrait d'avoir un portrait global de l'avancement de l'état de préparation des provinces et territoires canadiens.


Les trois chef d'États nord-américains. Photo source

Le Canada fait partie d'un regroupement continental (nord-américain), et des accords ont été conclus avec les États-Unis et le Mexique à propos des préparatifs en vue d'une pandémie. Le partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité comporte des clauses de coopération portant sur la grippe aviaire. Mais depuis le sommet du mois d'août dernier, qui s'est déroulé à Montebello, au Québec, il n'y a pas eu à ma connaissance d'information récente publiée dans les médias à propos de ce qu'il est advenu de cet accord. Le communiqué officiel du PSP datant du mois d'août 2007 a mentionné que "beaucoup de progrès ont été réalisés pour relever les défis auxquels font face nos trois pays nord-américains". Je trouve qu'il est difficile d'évaluer en quoi consiste exactement l'expresssion "beaucoup de progrès", et si "beaucoup de progrès" dans ce dossier a eu lieu ou non depuis un an.

Voici un article du Figaro, qui rapporte les propos de Mike Leavitt lors de sa visite en France. Le ministre de la santé a rappelé que la menace de la grippe aviaire pesait toujours, et que l'épée de Damoclès pend encore au-dessus de nos têtes, même si nous n'en entendons pas vraiment parler dans l'actualité...
Grippe aviaire: menace "toujours réelle"
9 septembre 2008 | AFP, Le Figaro

Le secrétaire américain à la Santé, Michaël Leavitt, a estimé aujourd'hui que la menace d'une pandémie liée au risque de mutation du virus de la grippe aviaire H5N1 était "toujours aussi réelle", même si elle suscite moins d'intérêt qu'au moment de son apparition en 2003.

"Le virus continue de se répandre dans le monde, il ne suit pas le gré des médias et la menace est toujours aussi réelle qu'il y a quelques années", a déclaré le ministre à l'usine Sanofi-Pasteur de Val-de-Reuil (Eure).

Il a notamment visité une unité en cours de qualification qui pourrait être mobilisée pour fabriquer en grande quantité des vaccins en cas de pandémie.

Le secrétaire à la Santé a souligné que les actions de préparation comme celles menées par Sanofi en France ou aux États-Unis ne visaient pas que le virus H5N1 mais les pandémies "en général".

Source: www.lefigaro.fr

En Mauricie [Québec], on nous recommande de ne pas nous «faire prendre les culottes baissées»

En Mauricie [Québec], on nous recommande de ne pas nous «faire prendre les culottes baissées» mais on ne nous précise pas pour combien de temps il faut stocker une réserve de vivres et de matériel!

Paru le vendredi, 5 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Je devrais visiter les toilettes des salles d’urgence d’hôpitaux plus souvent... À part des germes potentiels, virus et autres microbes, et beaucoup de papier de toilette jonchant le plancher, on y trouve parfois des choses intéressantes... Je suis ainsi tombée par hasard sur une très belle affichette qui recommande de stocker des vivres et des biens essentiels en cas de situation d’urgence. Mon enfant a bouchonnée l’affichette en petite boule, le temps d’une minute de distraction, alors je m’excuse pour la mauvaise qualité de reproduction de cet outil de communication.



Observez que sur cette affichette, la pandémie de grippe arrive en Numéro 1 (tiens donc!) de l’énumération de ce qu’est une situation d’urgence: pandémie de grippe, inondation, verglas, panne d’électricité prolongée). Certaines sections des autorités gouvernementales québécoises auraient-elles donc compris que la pandémie de grippe est la menace No. 1 de la nation? C’est ce qu’ont pourtant affirmé publiquement le gouvernement britannique, de même que l’Union européenne.

Il s’agit d’une bien jolie affichette, mais le problème principal avec cette publicité, c’est qu’elle ne dit absolument pas pour combien de temps il faut stocker des vivres et des biens essentiels. Ce que je trouve extrêmement curieux. On ne retrouve pas les 72 heures habituellement recommandées par les autorités gouvernementales canadiennes. On ne retrouve pas non plus les 2 semaines recommandées dans le futur Guide d’autosoins en cas de pandémie d’influenza, pas encore publié par le gouvernement du Québec, et prévu pour distribution en 5 millions d’exemplaires au moment du déclenchement d’une pandémie.

Aux États-Unis, on peut lire des recommandations officielles publiques variant entre 2 semaines à 3 mois. Le site Internet géré par Nez Perce County, en Idaho, Get Pandemic Ready, recommande 3 mois de stockage de nourriture et autres biens essentiels.

Par ailleurs, des chercheurs de l’Université de Sydney ont expliqué pour quelles raisons il est préférable de stocker des denrées et autres produits avant le déclenchement d’une pandémie, et ils ont prédit que l’Australie allait manquer de tout en moins de 2 semaines après le déclenchement d’une pandémie, étant donné que le marché agro-alimentaire est contrôlé par des entreprises ayant le monopole de la fabrication et de la distribution. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose, en lien avec notre situation canadienne? Comme Maple Leaf Foods et la présente crise de listériose, par exemple?

L’expert en influenza, le directeur du CIDRAP de l’Université du Minnesota, Dr Michael Osterholm, a prédit pour sa part que nous manquerions de tout DÈS LES PREMIERS JOURS d’une pandémie:
«Je crois que la prochaine pandémie de grippe, même de nature la plus modérée, serait l'un des événements les plus catastrophiques de santé publique de notre histoire. J'arrive à cette conclusion en raison de: l'envergure de la population mondiale actuelle (approximativement 6,5 milliards, comparée à 1,2 milliards en 1918), la probabilité d'un manque de réserve de vaccins efficaces au début de la pandémie, et l'existence de l'économie «juste-à-temps» [just-in-time], qui signifie que nous épuiserons la plupart des produits et services essentiels, comme les médicaments et les vaccins, d'autres fournitures médicales, et même la nourriture, dès les premiers jours de la pandémie».
Je ne sais pas à quelle date cette affichette jouant sur la métaphore des «culottes baissées» a été produite. Il n’y a pas de petit texte écrit en minuscule indiquant la date, ou encore comme pour les règlements d’annonces de voitures, de descriptions qu’il faut lire avec une loupe donnant des détails de l’offre. À l’exception de la mention du design graphique effectué par Julie Plamondon, et de 7 logos affichés en bas de la publicité, je n’ai trouvé aucun autre indice à propos de la date de création de l’affiche ou encore du nombre de jours de stockage de vivres et autres biens. Les 7 logos démontrent qu’il s’agit d’une publicité LOCALE destinée au public-cible de la région administrative de la Mauricie et du Centre-du-Québec:
- Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec
- Centre de services en déficience intellectuelle de la Mauricie et du Centre-du-Québec
- Domrémy Mauricie / Centre du Québec, centre de réadaptation en dépendance
- Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
- Centre de santé et de services sociaux de l’Agence de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec
Je trouve qu'avoir pensé et pris le temps de produire cette affichette est une excellente initiative, et que l’image choisie pour illustrer le texte permet de comprendre le message en un quart de seconde. J’espère que nous verrons de nombreux autres outils de ce genre, plein de fraîcheur, de couleurs vives et attrayants à consulter. Il s’agit d'un bon travail de graphisme et de publicité. Le seul GROS problème, à mon avis, c’est que cette affichette n’indique pas le nombre de jours de réserve stratégique individuelle. Et malheureusement, pour cette raison, malgré tous les autres aspects positifs que j'ai identifiés, je dois vous indiquer que je pense que c’est un flop.

Et j’ai l’impression que c’est délibéré. Cela cache-t-il une situation inconfortable entre deux chaises qu’occupe l’agence régionale de la Mauricie / Centre-du-Québec? Le 72 heures de réserve n’est pas suffisant pour répondre aux situations d’urgence mentionnées dans l’affichette. Donc les planificateurs ne l’ont pas mentionné. Les 2 semaines de réserve (qui correspondent au Guide d’autosoins), étant donné que le gouvernement du Québec n’a pas été encore suffisamment stratégique pour le recommander aux citoyens Québécois, les agences régionales qui souhaiteraient agir quand même auprès de leur population afin de mieux préparer les gens aux situations d’urgence se retrouvent dans de beaux draps, avec les mains liées.

On assiste alors à la création d’outils de communication vagues et beaucoup moins efficaces que ce qu’ils pourraient l’être, s’ils osaient recommander des vrais chiffres. C’est notamment le cas pour cette affichette, qui n’ose pas déclarer à combien de jours la réserve individuelle devrait correspondre. À mon avis, c’est encore un autre exemple de «gaspillage de temps et d’argent» pour produire des outils incomplets qui ne veulent pas dire grand-chose pour le commun des mortels. Ce genre d'outils n’aura probablement aucun impact de protection efficace et de réelle mitigation des communautés visées, étant donné qu’il échoue à fournir les informations les plus importantes, les données vitales qui pourraient faire toute la différence en situation d’urgence, entre un certain état de confort relatif et la panique, et peut-être même entre la vie et la mort.
 
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