Selon Sun Tzu, «La plus grande qualité d’un leader est de régler les problèmes avant qu’ils ne surviennent».
Une façon de savoir si nous réglons les problèmes avant qu’ils ne surviennent, est de nous poser la question suivante: «Est-ce que je me sens souvent dans l’urgence, et est-ce que cette situation semble vouloir persister?»
Savoir écouter et observer.
Il est important pour un leader de connaître ses propres capacités, connaissances et valeurs et de savoir comment les autres les perçoivent.
Pour devenir l'âme d'un groupe – qu’il devienne l’expression «symbole d’un rêve collectif» −, un leader doit bien percevoir ce que chacun a besoin et ensuite mettre ses perceptions en action. Notez que ce qui compte, ce n'est pas de penser à être réélu, ou de s'inquiéter de sa popularité. Ce qui compte, c'est de répondre aux besoins des gens.
Être capable de souplesse.
«Souple» suppose que vous ne travaillez pas dans un système fermé et que l'environnement affecte vos résultats. La souplesse dans une organisation gouvernementale peut être obtenue par une approche qui accueille les changements et la complexité, plutôt que de vaines tentatives de gestion en dehors de l'existence, en acceptant la complexité et planifiant en fonction de celle-ci.
Démontrer un véritable intérêt pour les gens.
Faire preuve d’un véritable intérêt à l’endroit de chacun des membres d’une équipe et tout particulièrement au développement de chacun d’entre eux, crée un véritable désir de participation chez tous les membres d’un ensemble, ce qui est essentiel pour son succès. Il n’est pas possible de faire semblant de s’intéressez aux autres - les autres le découvriront toujours. Un leader ne peut que réussir que par le succès individuel de chacun des membres de son entourage.
Avoir de l’intégrité.
Si une équipe ou une collectivité met en doute l’intégrité de son leader, elle s’effondrera et connaîtra des défaillances en cas de conflits, de stress ou de risques rencontrés. Si une personne présente des failles dans son intégrité - aussi petites soient-elles – cette personne aura de la difficulté à surmonter les défis avec son équipe ou sa collectivité.
Être capable de prendre des décisions.
Il y a des moments où la prise de décision peut représenter un risque parce que les informations disponibles menant à ce choix sont incomplètes. Un leader doit reconnaître cela et être capable de prendre quand même des décisions éclairées, et s’ajustant aux situations et circonstances, afin de répondre rapidement aux besoins de l’équipe ou de la collectivité.
Avoir de la passion et de l’enthousiasme naturel.
De toutes les convictions, la plus importante est de croire en l’équipe ou en la collectivité, et en les objectifs qu’elle poursuit, afin d’être en mesure de leur faire part d’enthousiasme. Cela sera assurément visible pour les membres d’une équipe ou d’une collectivité. Cela permet de motiver les troupes et de leur permettre d’entreprendre leur travail avec courage et espoir. Si le leader ne croit pas en ce qu’il fait, pourquoi son entourage y croirait-il et s’investirait-il?
Reconnaître les idées des autres.
Un leader sait courir des risques et innover. Les nouvelles idées peuvent venir du leader, des autres membres de l’équipe ou de la collectivité. Un leader doit savoir reconnaître les bonnes idées, les appuyer activement et encourager les autres à agir. Voilà pourquoi les leaders peuvent être décrits comme des adaptateurs précoces de l'innovation. C’est pourquoi les véritables leaders sont des pionniers, prêts à s'aventurer dans l'inconnu.
Conserver son humilité.
Les leaders sont des apprentis et ils doivent pouvoir tirer des conclusions utiles de leurs erreurs autant que de leurs réussites.
Reconnaître la valeur des autres.
Un leader efficace prend le temps de reconnaître ce que les gens ont fait et est capable de leur dire et de les récompenser. Il y a de nombreuses manières de reconnaître le travail des personnes ou du groupe. Une façon de s’élever en un leader remarquable consiste à manifester un intérêt véritable et beaucoup de respect envers le travail des autres, les accomplissements de son équipe et de sa collectivité.
Avoir de la vision.
«Sans l'action, la vision de l'avenir n'est qu'un rêve. Sans une vision de l'avenir, l'action ne sert qu'à passer le temps. La vision de l'avenir conjuguée à l'action peut changer le monde». Joel Arthur Baker
STYLES DE LEADERSHIP
Le leader «directif/autocratique»
Ce type de leadership correspond à l’ancienne modèle de gestion gouvernementale. Avec ce type de leader, les membres d’un groupe ne sont pas autorisés à prendre des responsabilités. Ils sont incapacités dans leur désir d’accomplissement.
Le leader «délégateur/confiant»
Ce style de leadership correspond au modèle du gouvernement ouvert. Les membres d’un groupe sont disposés à prendre des responsabilités et en sont capables. Le leader choisira de déléguer des responsabilités. Le leader fera confiance au groupe et observera à distance.
Blogue de Lyne Robichaud
21 septembre 2011
19 septembre 2011
L'heure de lâcher prise (Québec et Opengov)
Une scène du film "Out of Africa" me trotte dans la tête. Alors que la plantation de café est menacée d'inondation, les travailleurs de la ferme et la propriétaire tentent de contrôler avec des sacs de sable les flots qui menacent de ravager les récoltes. Ils travaillent sans relâche, jour et nuit, mais la nature gagne sans cesse davantage de terrain. À un moment donné, la propriétaire (Meryl Streep) réalise que les efforts auront été en vain, et elle donne l'ordre de laisser tomber. Elle lâche prise.
Il y a quelques mois, chaque fois qu'un pays se lançait dans une nouvelle initiative de données ouvertes ou de gouvernement ouvert, j'avisais immédiatement l'équipe Gautrin au gouvernement du Québec, afin de leur démontrer le bien fondé des idées proposées. Alors que 43 pays s'engouffreront demain d'une seule voix dans l'Open Government Partnership, comme dans cette scène de "Out of Africa", les décideurs gouvernementaux devraient comprendre que ce n'est plus la peiner de résister aux nouvelles idées en installant des sacs de sable autour du Québec. Ils devraient poser dès maintenant des gestes larges et très nobles, qui démontreraient clairement à la population du Québec qu'ils lâchent prise.
En ce 19 septembre 2011, le mouvement Open Government est à la veille de prendre une envolée mondiale. Le lancement officiel aura lieu demain. Ce qui n'était au commencement (en 2009) qu'un ruisseau, s'est transformé en rivière, et se consolidera demain, fort de 43 partenaires, pour devenir un fleuve.
Voici un gazouillis de @digiphile: "Some 43 countries are set to join an unprecedented global @OpenGovPart tomorrow: http://huff.to/nFLIit #opengov #gov20 #OGP."
En moins de deux mois, en plein été, 43 chefs d'État ont pris la décision de s'engager dans un partenariat international qui fera cheminer leur pays vers une gouvernance ouverte. Ces 43 pays n'ont pas eu besoin de 15 mois d'analyse préalable avant de se décider. Ils osent foncer.
En plus du lancement de l'OGP, cette semaine marque la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale du Québec. Huit sujets «chauds» (hot) ont été relevés par CBC . La corruption est le sujet en tête de liste. Plus de trois quarts (77 %) des répondants Québécois sondés dernièrement estiment nécessaire qu'une commission d’enquête soit mise sur pied pour faire la lumière sur toutes les allégations de corruption dans le domaine de la construction, que le gouvernement Charest s’entête à refuser, malgré les nombreuses voix qui s’élèvent pour le réclamer, rapporte Valérie Gonthier. Les Québécois réclament de la transparence.
Plutôt que de publier le rapport Gautrin le 15 décembre 2011, comme cela a été planifié il y a des mois, il serait sage de faire preuve de souplesse: Jean Charest / Henri-François Gautrin devraient devancer la publication du rapport final d'analyse le plus tôt possible, vers le 1er octobre 2011 par exemple, et annoncer en grande pompe le même jour ou dans les jours qui suivent, une initiative de données ouvertes et de gouvernement ouvert. Ils démontreraient ainsi une volonté de transparence non seulement pour les questions qui touchent le secteur de la construction, mais dans toutes les sphères du gouvernement.
"Open government can be used to fight corruption, to increase the trust in government, to counterbalance the effects of excessive churn in government, to reduce the cost of government, and so forth. But in order to deliver on these different objectives, it does require different approaches", peut-on lire dans un article d'Alexander Howard.
Ce serait vraiment l'heure de lâcher prise.
Il y a quelques mois, chaque fois qu'un pays se lançait dans une nouvelle initiative de données ouvertes ou de gouvernement ouvert, j'avisais immédiatement l'équipe Gautrin au gouvernement du Québec, afin de leur démontrer le bien fondé des idées proposées. Alors que 43 pays s'engouffreront demain d'une seule voix dans l'Open Government Partnership, comme dans cette scène de "Out of Africa", les décideurs gouvernementaux devraient comprendre que ce n'est plus la peiner de résister aux nouvelles idées en installant des sacs de sable autour du Québec. Ils devraient poser dès maintenant des gestes larges et très nobles, qui démontreraient clairement à la population du Québec qu'ils lâchent prise.
En ce 19 septembre 2011, le mouvement Open Government est à la veille de prendre une envolée mondiale. Le lancement officiel aura lieu demain. Ce qui n'était au commencement (en 2009) qu'un ruisseau, s'est transformé en rivière, et se consolidera demain, fort de 43 partenaires, pour devenir un fleuve.
Voici un gazouillis de @digiphile: "Some 43 countries are set to join an unprecedented global @OpenGovPart tomorrow: http://huff.to/nFLIit #opengov #gov20 #OGP."
En moins de deux mois, en plein été, 43 chefs d'État ont pris la décision de s'engager dans un partenariat international qui fera cheminer leur pays vers une gouvernance ouverte. Ces 43 pays n'ont pas eu besoin de 15 mois d'analyse préalable avant de se décider. Ils osent foncer.
En plus du lancement de l'OGP, cette semaine marque la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale du Québec. Huit sujets «chauds» (hot) ont été relevés par CBC . La corruption est le sujet en tête de liste. Plus de trois quarts (77 %) des répondants Québécois sondés dernièrement estiment nécessaire qu'une commission d’enquête soit mise sur pied pour faire la lumière sur toutes les allégations de corruption dans le domaine de la construction, que le gouvernement Charest s’entête à refuser, malgré les nombreuses voix qui s’élèvent pour le réclamer, rapporte Valérie Gonthier. Les Québécois réclament de la transparence.
Plutôt que de publier le rapport Gautrin le 15 décembre 2011, comme cela a été planifié il y a des mois, il serait sage de faire preuve de souplesse: Jean Charest / Henri-François Gautrin devraient devancer la publication du rapport final d'analyse le plus tôt possible, vers le 1er octobre 2011 par exemple, et annoncer en grande pompe le même jour ou dans les jours qui suivent, une initiative de données ouvertes et de gouvernement ouvert. Ils démontreraient ainsi une volonté de transparence non seulement pour les questions qui touchent le secteur de la construction, mais dans toutes les sphères du gouvernement.
"Open government can be used to fight corruption, to increase the trust in government, to counterbalance the effects of excessive churn in government, to reduce the cost of government, and so forth. But in order to deliver on these different objectives, it does require different approaches", peut-on lire dans un article d'Alexander Howard.
Ce serait vraiment l'heure de lâcher prise.
16 septembre 2011
Le choix de faire la différence
Aujourd’hui, il y a des funérailles dans ma famille, du côté maternel.
La mort fait partie de la vie, et nous rappelle que même si nous aimerions que rien ne change, au contraire, l’impermanence est une promesse de changement. Cela signifie que ces choses ne persistent jamais de la même façon, mais qu'elles disparaissent et se dissolvent d'un moment à l'autre.
L'impermanence est universelle. Aucun composé n’y échappe. Les humains autant que les gouvernements. La seule constante qui soit véritablement une constante, vous l'avez déjà entendu dire, c’est le changement.
S'il veut répondre aux exigences de ses clientèles, se conformer aux nouvelles façons de gérer l’espace public, politiques et normes et maintenir les services qui unissent les communautés, le gouvernement du Québec doit changer. Pour gérer le changement organisationnel, il faut transformer la façon de voir et de faire des décideurs, gestionnaires et employés gouvernementaux, et les aider à s'adapter à leur nouvelle situation.
Deux styles de gouvernement ouvert au Canada
Au Canada, il existe présentement deux styles très différents de gouvernement ouvert: un style que je qualifierais «vide de sens», et un autre style «élevant», qui cherche à dépasser les limites de l’excellence.
Nous avons une proclamation de gouvernement ouvert du gouvernement fédéral canadien depuis le 18 mars 2011, mais cela ne signifie pas grand-chose dans la réalité. La culture du secret et du silence persiste. On peut observer l’impact de cette culture lorsqu’il survient des événements dramatiques, comme lorsqu’un politicien tel que Jack Layton est emporté par la mort, chacun des citoyens est consterné, car un grand pan d’espoir s’éteint également avec lui.
Nous avons aussi la province de la Colombie-Britannique, qui s’est démarquée en libérant cet été un nombre record de données publiques et s’efforce de s’appliquer dans chacun des dossiers de gouvernement ouvert et de trouver des solutions pour agir avec efficacité et viser la plus haute vision.
Henri-François Gautrin face à un choix
Chaque jour que la vie nous amène, nous avons le choix. Nous sommes maîtres de nos actions et pouvons faire ce que bon nous plaît avec nos existences. Nous avons le choix d’exceller ou non. NOUS AVONS LE CHOIX DE FAIRE LA DIFFÉRENCE.
Pour les élus et décideurs gouvernementaux, ils sont également totalement libres de leurs choix. Ils peuvent tirer parti de la transformation du monde qui les entoure en créant un milieu de gouvernemental de choix, un milieu qui permette à tous de faire la différence…
Henri-François Gautrin fait face à de tels choix présentement. Il a commencé à partager ses ébauches de recommandations. http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/ideafactory.do?id=14460&mode=review&discussionFilter=byids&discussionID=15970 Il peut choisir l’un ou l’autre des styles de gouvernement ouvert que l’on observe au Canada, ou même en inventer un autre modèle original. Espérons qu’il choisira de respecter les principes de la philosophie du gouvernement ouvert et montrera au gouvernement du Québec la voie à suivre pour diriger harmonieusement le mieux possible l'élément humain et technologique vers le changement.
L’orientation et surtout la STRATÉGIE devrait occuper une place prépondérante dans une vision de développement du gouvernement ouvert. Si un gouvernement comprend où mène la technologie et ce qui peut en être tiré, il devient alors possible pour chaque employé gouvernemental et chaque citoyen d’utiliser une nouvelle culture organisationnelle pour atteindre les objectifs.
Voici mes commentaires concernant les trois volets proposés hier par l’équipe Gautrin:
RECOMMANDATION : TRANSPARENCE
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Transparence-/48050-14460
Le processus de création d'une culture d'ouverture gouvernementale et de collaboration dans le secteur public exige une combinaison de trois volets: 1) des politiques; 2) des plates-formes, et 3) des projets.
Fixer des idéaux nobles d'ouverture et de collaboration dans les termes les plus forts permet d'inspirer les employés gouvernementaux à abattre le dur labeur nécessaire pour transformer les institutions, et aussi de faire en sorte que le public reprenne confiance en celles et ceux qui gouvernent.
Encourager le lancement d'une multiplicité de projets par le biais du pouvoir exécutif permet d'insuffler les valeurs du gouvernement ouvert à toute la bureaucratie et favoriser l'empowerment des fonctionnaires en tant qu'innovateurs.
Au lieu de mettre l'accent sur la transparence en soi, il est important que le gouvernement, de concert avec le public, IDENTIFIE LES PROBLÈMES QUI DOIVENT ÊTRE RÉSOLUS, publie des données qui permettent au public de trouver des solutions éclairées et créatives, et instaure des plates-formes et des politiques qui favorisent la collaboration de la population à leur propre gouvernance.
LE GOUVERNEMENT DEVRAIT TRAVAILLER À LA VUE DE TOUS: SES CONTRATS, SUBVENTIONS, LOIS, RÈGLEMENTS ET POLITIQUES --- TOUT CELA DEVRAIT ÊTRE TRANSPARENT.
Cette transparence, cette ouverture, donnera aux individus l'information dont ils ont besoin pour comprendre comment fonctionne leur gouvernement et à partir de cela, il devient possible de créer des opportunités de participation et de collaboration.
L'ouverture des données publiques génère également des opportunités d'affaires et crée un nouveau secteur économique..
RECOMMANDATION : PARTICIPATION
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Participation/48054-14460
Il s'agit d'une excellente suggestion de recommandation que d'inclure le concept de participation dans une vision de développement.
Peu de gouvernements ouverts ont su composer à ce jour avec 'l’intelligence collective'. Peu de personnes comprennent ce qu'est la nature de l'esprit et en quoi consiste la conscience collective. Il existe des perspectives fabuleuses de développement dans ce domaine. Les gestionnaires gouvernementaux qui arriveront à gérer de façon consciente la conscience collective arriveront à réaliser des prodiges de gestion publique, et solutionneront des problématiques, amélioreront les services gouvernementaux et influeront positivement sur la qualité de vie des citoyens.
J'espère que le gouvernement du Québec explorera les avenues en expérimentant avec diverses initiatives. Je considère que la maîtrise d'une gestion consciente de la conscience collective est la clé du succès de l'avenir. Les gouvernements qui réussiront dans cette voie transformeront la société, avec la collaboration des citoyens. Il n'y a pas de limite à l'esprit humain. Il ne devrait pas non plus y avoir de limite à ce que peut accomplir un collectif d'individus. Développer une myriade d'initiatives qui aient toutes le même but - trouver comment faire pour gérer la sagesse des foules - devrait être une des priorités stratégiques d'un gouvernement ouvert.
RECOMMANDATION : COLLABORATION
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Collaboration/48055-14460
La collaboration entre les diverses parties de l'appareil gouvernemental, il s'agit d'une excellente recommandation. La présente définition de recommandation devrait être modifiée pour inclure le concept de co-production co-création.
Le rôle du gouvernement passerait ainsi de producteur à co-producteur, par le biais d'une collaboration.
La collaboration, dans un contexte de gouvernement ouvert, implique que les CITOYENS, entreprises, organismes, et gestionnaires gouvernementaux collaborent ensemble dans un processus créatif qui leur permette de résoudre des problématiques.
Les données ouvertes en soi ne permettent pas nécessairement des améliorations significatives au fonctionnement de l’appareil gouvernemental.
L'utilisation d'un blogue ne permet pas non plus de solutionner des problématiques complexes. Seulement exprimer des idées n'est pas suffisant. Il est mauvais que nous restions orientés sur la technologie, avec des lacunes en organisation et stratégies.
Il me semble qu'il y a eu suffisamment de littérature sur le fait que des gouvernements ouverts implantés à ce jour aient axé principalement leurs efforts sur la technologie, avec peu d'attention pour la plus grande image de ce qu'un gouvernement ouvert devrait être, c'est à dire permettre l'amélioration des processus et politiques, en ayant recours à une force plus grande que l'entité gouvernementale, c'est-à-dire en puisant dans la sagesse des foules.
IL FAUDRAIT ALLER PLUS LOIN DANS VOS RECOMMANDATIONS, et proposer des mécanismes qui permettent de co-produire avec des groupes de citoyens, entreprises, organismes et employés gouvernementaux.
Fournir des données concernant le fonctionnement de l'appareil gouvernemental consiste en une première étape, qui devrait être associée à une autre étape, un processus d'analyse et de création d'idées en collectivité, qui conduise à des solutions inusitées d'amélioration, dans toutes les sphères du gouvernement.
La mort fait partie de la vie, et nous rappelle que même si nous aimerions que rien ne change, au contraire, l’impermanence est une promesse de changement. Cela signifie que ces choses ne persistent jamais de la même façon, mais qu'elles disparaissent et se dissolvent d'un moment à l'autre.
L'impermanence est universelle. Aucun composé n’y échappe. Les humains autant que les gouvernements. La seule constante qui soit véritablement une constante, vous l'avez déjà entendu dire, c’est le changement.
S'il veut répondre aux exigences de ses clientèles, se conformer aux nouvelles façons de gérer l’espace public, politiques et normes et maintenir les services qui unissent les communautés, le gouvernement du Québec doit changer. Pour gérer le changement organisationnel, il faut transformer la façon de voir et de faire des décideurs, gestionnaires et employés gouvernementaux, et les aider à s'adapter à leur nouvelle situation.
Deux styles de gouvernement ouvert au Canada
Au Canada, il existe présentement deux styles très différents de gouvernement ouvert: un style que je qualifierais «vide de sens», et un autre style «élevant», qui cherche à dépasser les limites de l’excellence.
Nous avons une proclamation de gouvernement ouvert du gouvernement fédéral canadien depuis le 18 mars 2011, mais cela ne signifie pas grand-chose dans la réalité. La culture du secret et du silence persiste. On peut observer l’impact de cette culture lorsqu’il survient des événements dramatiques, comme lorsqu’un politicien tel que Jack Layton est emporté par la mort, chacun des citoyens est consterné, car un grand pan d’espoir s’éteint également avec lui.
Nous avons aussi la province de la Colombie-Britannique, qui s’est démarquée en libérant cet été un nombre record de données publiques et s’efforce de s’appliquer dans chacun des dossiers de gouvernement ouvert et de trouver des solutions pour agir avec efficacité et viser la plus haute vision.
Henri-François Gautrin face à un choix
Chaque jour que la vie nous amène, nous avons le choix. Nous sommes maîtres de nos actions et pouvons faire ce que bon nous plaît avec nos existences. Nous avons le choix d’exceller ou non. NOUS AVONS LE CHOIX DE FAIRE LA DIFFÉRENCE.
Pour les élus et décideurs gouvernementaux, ils sont également totalement libres de leurs choix. Ils peuvent tirer parti de la transformation du monde qui les entoure en créant un milieu de gouvernemental de choix, un milieu qui permette à tous de faire la différence…
Henri-François Gautrin fait face à de tels choix présentement. Il a commencé à partager ses ébauches de recommandations. http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/ideafactory.do?id=14460&mode=review&discussionFilter=byids&discussionID=15970 Il peut choisir l’un ou l’autre des styles de gouvernement ouvert que l’on observe au Canada, ou même en inventer un autre modèle original. Espérons qu’il choisira de respecter les principes de la philosophie du gouvernement ouvert et montrera au gouvernement du Québec la voie à suivre pour diriger harmonieusement le mieux possible l'élément humain et technologique vers le changement.
L’orientation et surtout la STRATÉGIE devrait occuper une place prépondérante dans une vision de développement du gouvernement ouvert. Si un gouvernement comprend où mène la technologie et ce qui peut en être tiré, il devient alors possible pour chaque employé gouvernemental et chaque citoyen d’utiliser une nouvelle culture organisationnelle pour atteindre les objectifs.
Voici mes commentaires concernant les trois volets proposés hier par l’équipe Gautrin:
RECOMMANDATION : TRANSPARENCE
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Transparence-/48050-14460
Le processus de création d'une culture d'ouverture gouvernementale et de collaboration dans le secteur public exige une combinaison de trois volets: 1) des politiques; 2) des plates-formes, et 3) des projets.
Fixer des idéaux nobles d'ouverture et de collaboration dans les termes les plus forts permet d'inspirer les employés gouvernementaux à abattre le dur labeur nécessaire pour transformer les institutions, et aussi de faire en sorte que le public reprenne confiance en celles et ceux qui gouvernent.
Encourager le lancement d'une multiplicité de projets par le biais du pouvoir exécutif permet d'insuffler les valeurs du gouvernement ouvert à toute la bureaucratie et favoriser l'empowerment des fonctionnaires en tant qu'innovateurs.
Au lieu de mettre l'accent sur la transparence en soi, il est important que le gouvernement, de concert avec le public, IDENTIFIE LES PROBLÈMES QUI DOIVENT ÊTRE RÉSOLUS, publie des données qui permettent au public de trouver des solutions éclairées et créatives, et instaure des plates-formes et des politiques qui favorisent la collaboration de la population à leur propre gouvernance.
LE GOUVERNEMENT DEVRAIT TRAVAILLER À LA VUE DE TOUS: SES CONTRATS, SUBVENTIONS, LOIS, RÈGLEMENTS ET POLITIQUES --- TOUT CELA DEVRAIT ÊTRE TRANSPARENT.
Cette transparence, cette ouverture, donnera aux individus l'information dont ils ont besoin pour comprendre comment fonctionne leur gouvernement et à partir de cela, il devient possible de créer des opportunités de participation et de collaboration.
L'ouverture des données publiques génère également des opportunités d'affaires et crée un nouveau secteur économique..
RECOMMANDATION : PARTICIPATION
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Participation/48054-14460
Il s'agit d'une excellente suggestion de recommandation que d'inclure le concept de participation dans une vision de développement.
Peu de gouvernements ouverts ont su composer à ce jour avec 'l’intelligence collective'. Peu de personnes comprennent ce qu'est la nature de l'esprit et en quoi consiste la conscience collective. Il existe des perspectives fabuleuses de développement dans ce domaine. Les gestionnaires gouvernementaux qui arriveront à gérer de façon consciente la conscience collective arriveront à réaliser des prodiges de gestion publique, et solutionneront des problématiques, amélioreront les services gouvernementaux et influeront positivement sur la qualité de vie des citoyens.
J'espère que le gouvernement du Québec explorera les avenues en expérimentant avec diverses initiatives. Je considère que la maîtrise d'une gestion consciente de la conscience collective est la clé du succès de l'avenir. Les gouvernements qui réussiront dans cette voie transformeront la société, avec la collaboration des citoyens. Il n'y a pas de limite à l'esprit humain. Il ne devrait pas non plus y avoir de limite à ce que peut accomplir un collectif d'individus. Développer une myriade d'initiatives qui aient toutes le même but - trouver comment faire pour gérer la sagesse des foules - devrait être une des priorités stratégiques d'un gouvernement ouvert.
RECOMMANDATION : COLLABORATION
http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/a/dtd/Recommandation--Collaboration/48055-14460
La collaboration entre les diverses parties de l'appareil gouvernemental, il s'agit d'une excellente recommandation. La présente définition de recommandation devrait être modifiée pour inclure le concept de co-production co-création.
Le rôle du gouvernement passerait ainsi de producteur à co-producteur, par le biais d'une collaboration.
La collaboration, dans un contexte de gouvernement ouvert, implique que les CITOYENS, entreprises, organismes, et gestionnaires gouvernementaux collaborent ensemble dans un processus créatif qui leur permette de résoudre des problématiques.
Les données ouvertes en soi ne permettent pas nécessairement des améliorations significatives au fonctionnement de l’appareil gouvernemental.
L'utilisation d'un blogue ne permet pas non plus de solutionner des problématiques complexes. Seulement exprimer des idées n'est pas suffisant. Il est mauvais que nous restions orientés sur la technologie, avec des lacunes en organisation et stratégies.
Il me semble qu'il y a eu suffisamment de littérature sur le fait que des gouvernements ouverts implantés à ce jour aient axé principalement leurs efforts sur la technologie, avec peu d'attention pour la plus grande image de ce qu'un gouvernement ouvert devrait être, c'est à dire permettre l'amélioration des processus et politiques, en ayant recours à une force plus grande que l'entité gouvernementale, c'est-à-dire en puisant dans la sagesse des foules.
IL FAUDRAIT ALLER PLUS LOIN DANS VOS RECOMMANDATIONS, et proposer des mécanismes qui permettent de co-produire avec des groupes de citoyens, entreprises, organismes et employés gouvernementaux.
Fournir des données concernant le fonctionnement de l'appareil gouvernemental consiste en une première étape, qui devrait être associée à une autre étape, un processus d'analyse et de création d'idées en collectivité, qui conduise à des solutions inusitées d'amélioration, dans toutes les sphères du gouvernement.
13 septembre 2011
France, Québec et rayonnement du gouvernement ouvert dans la Francophonie
«Cette volonté de transparence est le choix des grandes démocraties», peut-on lire sur le blogue d'Étalab. Avec cette déclaration du 12 septembre du premier ministre François Fillon lors du colloque «La croissance de demain» organisé par le Centre d’Analyse Stratégique, la République française démontre ainsi son intention de jouer dans la cour des grands, de s'inscrire dans le mouvement de libération des données publiques porté depuis quelques années par quelques pays anglo-saxons, mais qui est sur le point de prendre son envol mondial, avec le lancement prochain de l'Open Government Partnership.
Plusieurs «grandes démocraties», en plus de chercher à rendre accessibles un grand nombre de données publiques - ce qui correspond à développer le concept de transparence gouvernementale (open data) -, expérimentent également avec deux autres volets, soit la participation et la collaboration avec les citoyens. Ces trois volets réunis forment la base d'une importante tendance en gestion publique, soit le gouvernement ouvert (open government).
L'absence de la République française dans l'Open Government Partnership ne passe pas inaperçue.
En mettant l'ouverture des données publiques à l'ordre du jour du Conseil des ministres pour les engager dans une «politique ambitieuse d'ouverture des données publiques», et en s'assurant que plusieurs leaders occupant des postes clés de décision au sein de ce gouvernement abordent régulièrement ces questions en public, la République française fait son entrée dans l'arène internationale, où la sphère du gouvernement ouvert.
Plusieurs alternatives
Plus d'un choix s'offre à la République française, dans l'éventualité que l'extension de ses efforts conduise cet État vers une politique de gouvernement ouvert:
OBTION A: Aucune démonstration de collaboration internationale visant à faire rayonner le mouvement du gouvernement ouvert.
OPTION B: Se joindre à la vingtaine de pays ayant déjà annoncé leur participation à l'Open Government Partnership.
OPTION C: Développer une initiative complémentaire qui tienne compte des enjeux et défis particuliers de la Francophonie, en évaluant les possibilités offertes par le projet Gouvernement ouvert et Francophonie.
OPTION D: Combiner l'Option B et l'Option C, par un partage des solutions proposées pour les enjeux et défis particuliers de la Francophonie, et un arrimage des initiatives de ce milieu aux initiatives des pays impliqués dans l'OGP.
Vision d'un potentiel de développement économique
Dans son discours du 12 septembre, le premier ministre François Fillon a indiqué: «Les gains de cette transparence sont aussi économiques. L’ouverture des données publiques contribue à développer l’économie numérique et à soutenir l’innovation, la croissance et l’emploi. Elle encourage les entrepreneurs du Web, les chercheurs, les citoyens à inventer de nouveaux usages pour ces données publiques.»
Par ce discours, ce gouvernement démontre également une vision économique du développement des données ouvertes. Les opportunités d'affaires engendrées par la libération graduelle de données gouvernementales sont perçues par les décideurs clés de ce gouvernement comme ayant le potentiel de création de nouvelles possibilités économiques.
Entraide et cheminement vers l'éveil d'autres États
Si la France choisissait l'Option C, ce gouvernement pourrait servir de modèle au sein de la Francophonie et offrir son soutien et entraide à d'autres États.
La France est le seul État francophone dont les leaders principaux associent dans leurs propos publics la transparence à des possibilité de croissance économique. La France pourrait aider à comprendre et encourager d'autres pays à adopter un discours semblable...
La France et le Québec collaborent ensemble sur des dossiers économiques. La semaine dernière, le ministre français Éric Besson, chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, était en visite au Québec. Lors de ce déplacement, il a été question des possibilités offertes par le Plan nord. Voir l'article «Les Français s'intéressent au Plan nord». Il est prévu que le premier ministre du Québec, Jean Charest, se rende en France pour rencontrer le premier ministre François Fillon en octobre 2011.
Rien n'est impossible à qui comprend que rien n'est impossible
«Je vais dire aux entreprises françaises: voilà, il y a un potentiel extraordinaire. Ce Plan Nord est une aventure humaine superbe, mais aussi une entreprise commerciale très intéressante. Les entreprises françaises sont attendues», a déclaré Éric Besson.
Voilà qui est encourageant! Ne serait-il pas formidable si des propos semblables pouvaient être prononcés par les autorités de la France et du Québec en lien avec des initiatives de données ouvertes et de gouvernement ouvert?
Présentement, le plus grand défi des leaders gouvernementaux du gouvernement du Québec, face au développement des données ouvertes et du gouvernement ouvert, est «d'effectuer un changement complet des mentalités», a souligné le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, Henri-François Gautrin, dans une entrevue de la SRC diffusée cet été. Le rapport final de M. Gautrin est attendu à la mi-décembre 2011. Si vous avez l'impression que je me répète - parce que je cite toujours la même phrase - c'est que les phrases à citer se font rares étant donné que les déclarations de leaders gouvernementaux du gouvernement du Québec à ce sujet se font très rares. J'insiste également pour revenir inlassablement sur cette déclaration, étant donné que le défi du changement de pensées n'a pas encore été relevé.
Le changement de mentalités commence d'abord par le haut, puisque le leadership provient d'en haut.
Un changement de mentalités nécessite de mettre de côté la peur, la crainte du changement, les pensées négatives et le pessimisme.
Le français Thierry Saussez, qui a été à la tête du Service d'Information du Gouvernement (SIG), vient de publier le «Manifeste pour l'optimisme». Sa stratégie d'optimisme excessif me plaît énormément. Je considère qu'il s'agit d'une brillante solution, qui répond aux problématiques actuelles en France. Des applications de cette stratégie au Québec produiraient des effets prodigieux.
Sur la page Facebook de Thierry Saussez «Positivez c'est contagieux», se trouve cette photo du mot «impossible» (synonyme de «Il n'y a pas de solutions») dont les deux premières lettres sont rayées. En éliminant deux lettres de ce mot, on se retrouve avec un nouveau mot, «possible», dont les synonymes sont: faisable, facile, réalisable, envisageable, éventuel, imaginable, permis, admissible, licite, autorisé, acceptable, convenable, virtuel, probable, contingent.
L'esprit humain possède d'infinies possibilités. Il devrait en être de même pour les collectivités humaines et les gouvernements, parce que les gouvernements sont gérés par des esprits humains. Merci M. Saussez de nous rappeler que les barrières et obstacles consistent en nos propres limitations de l'esprit.
Je suis persuadée qu'une collaboration entre la France et le Québec (et d'autres gouvernements) dans le domaine des données ouvertes et du gouvernement ouvert aurait des retombées très positives autant pour les institutions gouvernementales, que les entreprises et les citoyens. Cela donnerait des ailes au reste des pays membres de la Francophonie et pourrait les encourager à suivre leur voie vers l'exploration du gouvernement ouvert.
Plusieurs «grandes démocraties», en plus de chercher à rendre accessibles un grand nombre de données publiques - ce qui correspond à développer le concept de transparence gouvernementale (open data) -, expérimentent également avec deux autres volets, soit la participation et la collaboration avec les citoyens. Ces trois volets réunis forment la base d'une importante tendance en gestion publique, soit le gouvernement ouvert (open government).
L'absence de la République française dans l'Open Government Partnership ne passe pas inaperçue.
En mettant l'ouverture des données publiques à l'ordre du jour du Conseil des ministres pour les engager dans une «politique ambitieuse d'ouverture des données publiques», et en s'assurant que plusieurs leaders occupant des postes clés de décision au sein de ce gouvernement abordent régulièrement ces questions en public, la République française fait son entrée dans l'arène internationale, où la sphère du gouvernement ouvert.
Plusieurs alternatives
Plus d'un choix s'offre à la République française, dans l'éventualité que l'extension de ses efforts conduise cet État vers une politique de gouvernement ouvert:
OBTION A: Aucune démonstration de collaboration internationale visant à faire rayonner le mouvement du gouvernement ouvert.
OPTION B: Se joindre à la vingtaine de pays ayant déjà annoncé leur participation à l'Open Government Partnership.
OPTION C: Développer une initiative complémentaire qui tienne compte des enjeux et défis particuliers de la Francophonie, en évaluant les possibilités offertes par le projet Gouvernement ouvert et Francophonie.
OPTION D: Combiner l'Option B et l'Option C, par un partage des solutions proposées pour les enjeux et défis particuliers de la Francophonie, et un arrimage des initiatives de ce milieu aux initiatives des pays impliqués dans l'OGP.
Vision d'un potentiel de développement économique
Dans son discours du 12 septembre, le premier ministre François Fillon a indiqué: «Les gains de cette transparence sont aussi économiques. L’ouverture des données publiques contribue à développer l’économie numérique et à soutenir l’innovation, la croissance et l’emploi. Elle encourage les entrepreneurs du Web, les chercheurs, les citoyens à inventer de nouveaux usages pour ces données publiques.»
Par ce discours, ce gouvernement démontre également une vision économique du développement des données ouvertes. Les opportunités d'affaires engendrées par la libération graduelle de données gouvernementales sont perçues par les décideurs clés de ce gouvernement comme ayant le potentiel de création de nouvelles possibilités économiques.
Entraide et cheminement vers l'éveil d'autres États
Si la France choisissait l'Option C, ce gouvernement pourrait servir de modèle au sein de la Francophonie et offrir son soutien et entraide à d'autres États.
La France est le seul État francophone dont les leaders principaux associent dans leurs propos publics la transparence à des possibilité de croissance économique. La France pourrait aider à comprendre et encourager d'autres pays à adopter un discours semblable...
La France et le Québec collaborent ensemble sur des dossiers économiques. La semaine dernière, le ministre français Éric Besson, chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, était en visite au Québec. Lors de ce déplacement, il a été question des possibilités offertes par le Plan nord. Voir l'article «Les Français s'intéressent au Plan nord». Il est prévu que le premier ministre du Québec, Jean Charest, se rende en France pour rencontrer le premier ministre François Fillon en octobre 2011.
Rien n'est impossible à qui comprend que rien n'est impossible
«Je vais dire aux entreprises françaises: voilà, il y a un potentiel extraordinaire. Ce Plan Nord est une aventure humaine superbe, mais aussi une entreprise commerciale très intéressante. Les entreprises françaises sont attendues», a déclaré Éric Besson.
Voilà qui est encourageant! Ne serait-il pas formidable si des propos semblables pouvaient être prononcés par les autorités de la France et du Québec en lien avec des initiatives de données ouvertes et de gouvernement ouvert?
Présentement, le plus grand défi des leaders gouvernementaux du gouvernement du Québec, face au développement des données ouvertes et du gouvernement ouvert, est «d'effectuer un changement complet des mentalités», a souligné le leader parlementaire adjoint du gouvernement du Québec, Henri-François Gautrin, dans une entrevue de la SRC diffusée cet été. Le rapport final de M. Gautrin est attendu à la mi-décembre 2011. Si vous avez l'impression que je me répète - parce que je cite toujours la même phrase - c'est que les phrases à citer se font rares étant donné que les déclarations de leaders gouvernementaux du gouvernement du Québec à ce sujet se font très rares. J'insiste également pour revenir inlassablement sur cette déclaration, étant donné que le défi du changement de pensées n'a pas encore été relevé.
Le changement de mentalités commence d'abord par le haut, puisque le leadership provient d'en haut.
Un changement de mentalités nécessite de mettre de côté la peur, la crainte du changement, les pensées négatives et le pessimisme.
Le français Thierry Saussez, qui a été à la tête du Service d'Information du Gouvernement (SIG), vient de publier le «Manifeste pour l'optimisme». Sa stratégie d'optimisme excessif me plaît énormément. Je considère qu'il s'agit d'une brillante solution, qui répond aux problématiques actuelles en France. Des applications de cette stratégie au Québec produiraient des effets prodigieux.
Sur la page Facebook de Thierry Saussez «Positivez c'est contagieux», se trouve cette photo du mot «impossible» (synonyme de «Il n'y a pas de solutions») dont les deux premières lettres sont rayées. En éliminant deux lettres de ce mot, on se retrouve avec un nouveau mot, «possible», dont les synonymes sont: faisable, facile, réalisable, envisageable, éventuel, imaginable, permis, admissible, licite, autorisé, acceptable, convenable, virtuel, probable, contingent.
L'esprit humain possède d'infinies possibilités. Il devrait en être de même pour les collectivités humaines et les gouvernements, parce que les gouvernements sont gérés par des esprits humains. Merci M. Saussez de nous rappeler que les barrières et obstacles consistent en nos propres limitations de l'esprit.
Je suis persuadée qu'une collaboration entre la France et le Québec (et d'autres gouvernements) dans le domaine des données ouvertes et du gouvernement ouvert aurait des retombées très positives autant pour les institutions gouvernementales, que les entreprises et les citoyens. Cela donnerait des ailes au reste des pays membres de la Francophonie et pourrait les encourager à suivre leur voie vers l'exploration du gouvernement ouvert.
10 septembre 2011
"Happy Feet" and open government in Francophonie
Born in a colony of penguins who find their soul mate by singing, Mumble is considered to have a handicap, since he cannot sing a note properly. He is, however, really good at tap dancing. [He thinks differently, he has an iconoclast mind. Brains of iconoclasts work differently, giving them the ability have a different view.] Banished by his community because of his difference, he travelled to the Adélie Land.
Disaster struck the colony of penguins, which lacked food. The fish is scarce. [The community is experiencing economic difficulties and people are feeling the effects of a decline in prosperity.] Mumble looks for the "aliens" who steel their fish. During his journey, he will make findings on all aspects of his life and his destiny.
Mumble faces the waves and swims through a vast expanse of water. Weakened, stranded on a foreign bank, he is found by the authorities. [A foreign government supports him and financial needs.] His difference is quickly spotted and his unique talents are recognized. Foreign authorities are trying to decipher his message. Accompanying Mumble in his colony of origin, foreign authorities allow all community members to learn to tap dance like Mumble and speak with a unified "voice".
According to neuroscientist Dr Gregory Berns, in his book 'Iconoclasts'
"No organization can survive without iconoclasts -- innovators who single-handedly upturn conventional wisdom and manage to achieve what so many others deem impossible.
Though indispensable, true iconoclasts are few and far between. In Iconoclast, neuroscientist Gregory Berns explains why. He explores the constraints the human brain places on innovative thinking, including fear of failure, the urge to conform, and the tendency to interpret sensory information in familiar ways."
Lack of open government States leaders in Francophonie
No developed country of the Francophonie is still seriously involved in a process indicating that it is becoming an open government.
Quebec is not a country but it has a membership at the Organisation internationale de la Francophonie, as does New Brunswick.
On September 1st, the government of Quebec ruled against the Open Government and Francophonie Project. The deputy Jean-Paul Diamond said: "There are no solutions. There is nothing at the government of Quebec that would allow the launch of this project", closing the door (at least for short and medium term) to any hope of collaboration.
Although Canada is part of the twenty-two countries that have offered so far to join the Open Government Partnership http://www.huffingtonpost.com/alexander-howard/international-open-govern_b_950967.html (the Steering Committee will be co-led by the United States and Brazil during the first year of collaboration), the absence of mention in public of open government issues by the Premier of Quebec and other government policy makers shows an obvious lack interest by Quebec authorities, and limits participation of Francophones to the OGP (via Canada). Note that a few countries French-speaking members of the OIF are participating to the OGP.
Open government advocates from France informed me that France has declined to invitation to participate in the OGP.
This week, the Minister Éric Besson, responsible for Industry, Energy and the Digital Economy, was visiting Quebec, a trip dedicated to opportunities for industrial partnership regarding Quebec’s Plan nord, and was to culminate with “laying the groundwork for what could be a special partnership between Quebec and France”. Check the calendar for details of his visit: Also see article «La France s'intéresse à "l'Eldorado" du Nord québécois» http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php
It is regrettable that the Government of Quebec did not include in the discussions, even if it had only been for fifteen minutes, development opportunities and partnership related to open government perspectives.
Although the consultation on the potential of Web 2.0 has been commissioned by Premier Jean Charest, responsible for youth issues in October 2010, the Prime Minister has not yet gotten in a word in edgeways.
Minister Eric Besson’s visit in Quebec would have been an extraordinary opportunity for the Prime Minister to demonstrate support for the work of a team of nearly two dozen government managers, led by the Deputy House Leader, Henri-François Gautrin, which will devote 15 months of their time to provide guidance and propose recommendations. It would have been most interesting to find out about shared ideas on open data and open government by the Prime Minister and Minister responsible for the Digital Economy.
On September 1st, 2011, the Minister Éric Besson provided new details about the upcoming digital strategy of the government. The minister said that "the plan included 154 tangible actions, 80% of which have already been implemented."
A visit of Premier Jean Charest is expected next month in France. Michel Viatteau of APF reported yesterday that "the French Prime Minister Francois Fillon was to receive in early October the Premier of Quebec Jean Charest."
It's not too late to discuss perspectives for open government.
However, Premier Jean Charest "ruled out Thursday the possibility of holding democratic votes on bills, fearing that it would create too much instability," reported the Canadian Press on September 8th. http://www.985fm.ca/national/nouvelles/jean-charest-craint-l-instabilite-que-des-votes-li-95544.html See also "Democratic vote: bad for the economy" http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php
Eight citizens signed an article in Le Soleil, "Quebecers are tired of old politics":
"The cynicism and disinterest for public affairs is a direct consequence of the impression that a majority of votes are wasted in every election, and that good candidates turn into servile parrot once elected.What could allow for more democracy should be welcomed with greater consideration given the issues of disengagement of citizens from politicians and government.
At the age of information and diffuse authority, we can not expect to dictate to docile masses. We will never attract strong and independent personalities in politics by promising them (political party) silence, and this will not convince the young (and old) citizens to vote as they will not see that every vote counts.
Parties who cling to old ways – old fashioned practices that discredit politics rather than showing them a noble and inspiring way - will look for what they are: the old parties.
And Quebecers are tired of old politics."
The reaction of the Prime Minister Jean Chares regarding the democratic votes makes us seriously question ourselves about what he thinks about open government, and what degree of fear of economic instability he has about bringing changes in this field.
Following this week’s declaration of the Premier about the democratic votes, @GautrinWeb2’s Twitter stream recorded a decrease in activity. Despite a team effort to refocus on the analysis work, through a second blog post about "The what, why and how of our report," the passion is gone. A loss of meaning, alienation of citizen’s hope, further undermines the analytical work of Gautrin’s team.
On September 8, via Twitter , the Minister Eric Besson was kind enough to agree to receive details about the Open Government and Francophonie Project.
Many observers from around the world are hanging on Éric Besson’s lips and are waiting to see how he will react to the project and what he will have to offer. We all hope that he offers something… Since Quebec has not dared to venture into new horizons, the ball is Éric Besson’s court now.
Let’s hope that the allegory of “Happy Feet” and Mumble will help Minister Éric Besson and his colleagues, and drive them to be wise and indulgent towards the people who dance tap and think differently.
The Open Government and Francophonie Project, an international partnership project that would allow the deployment and development of open governance throughout the Francophonie, could be complementary to the Open Government Partnership. A Francophone developed country, member of the OIF, endorsing a serious commitment to an open government policy would set an example and would be able to convince other countries of the Francophonie to participate in a global effort towards greater transparency, participation and collaboration with citizens.
Les «Petits pieds du bonheur» et le gouvernement ouvert en Francophonie
Né dans une colonie de manchots qui trouvent l'âme sœur en chantant, Mumble est considéré comme ayant un handicap, étant donné qu’il ne peut sortir une note juste. Il fait en revanche des claquettes comme personne. [Il pense autrement des autres, il est un iconoclaste. Le cerveau des iconoclastes fonctionne de façon différente, ce qui leur confère une vision différente.] Banni par les siens à cause de sa différence, Mumble part en Terre d’Adélie.
Le malheur frappe la colonie de manchots, qui manque de vivres. Les poissons se font rares. [La communauté éprouve des difficultés économiques et les citoyens ressentent les effets d’une baisse de prospérité collective.] Mumble par à la recherche des «extra-terrestres» qui volent le poisson. Il fera des découvertes sur tous les aspects de sa vie et sur sa destinée.
Mumble affronte les flots et traverse seul une vaste étendue d’eau. Affaibli, échoué sur une berge étrangère, il est recueilli par les autorités. [Un gouvernement étranger lui accorde son soutien et veille à assurer ses besoins financiers.] Sa différence est vite repérée et ses talents sont reconnus. Les autorités étrangères tentent de déchiffrer son message. En accompagnant Mumble dans sa colonie d’origine, les autorités étrangères permettent à tous les membres de la collectivité d’apprendre à danser la claquette comme Mumble et à s’exprimer d’une «voix» unifiée.
Selon le neuroscientifique Dr Gregory Berns, dans le livre 'Iconoclasts':
"No organization can survive without iconoclasts -- innovators who single-handedly upturn conventional wisdom and manage to achieve what so many others deem impossible.Absence de gouvernement ouvert dans les États leaders de la Francophonie
Though indispensable, true iconoclasts are few and far between. In Iconoclast, neuroscientist Gregory Berns explains why. He explores the constraints the human brain places on innovative thinking, including fear of failure, the urge to conform, and the tendency to interpret sensory information in familiar ways."
Aucun pays développé de la Francophonie n’est encore sérieusement impliqué dans une démarche démontrant qu’il est en voie de devenir un gouvernement ouvert.
Le Québec n’est pas un pays, mais il a un statut de membre au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, tout comme le Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement du Québec a statué négativement le 1er septembre 2011 sur le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Le député Jean-Paul Diamond a déclaré: «Il n’y a pas de solutions. Il n’y a rien au gouvernement du Québec qui puisse permettre le démarrage de ce projet», fermant ainsi définitivement la porte (du moins à court et moyen terme) à tout espoir de collaboration.
Bien que le Canada fasse partie de la vingtaine de pays qui se sont proposés à ce jour pour rejoindre le Open Government Partnership http://www.huffingtonpost.com/alexander-howard/international-open-govern_b_950967.html (dont le comité des parties prenantes sera co-piloté par les États-Unis et le Brésil pendant la première année d’activités), l’absence de mention en public de questions concernant le gouvernement ouvert par le premier ministre du Québec et les autres décideurs gouvernementaux dénote un manque flagrant d’intérêt par les autorités québécoises, et limite la participation francophone à l’OGP (par le biais du Canada). À noter que quelques pays ayant le français en partage membres de l’OIF, font partie de la vingtaine de pays à participer à l’OGP.
Des intervenants de la sphère du gouvernement ouvert en France m’ont informée que la République française aurait décliné l’invitation d’une participation à l’OGP.
Visite au Québec du ministre français chargé de l’économie numérique
Cette semaine, le ministre Éric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, était en «déplacement au Québec, consacré aux opportunités de partenariats industriels dans le cadre du Plan Nord québécois», et qui devait culminer par «jeter les bases de ce qui pourrait être un partenariat spécifique entre le Québec et la France». Consultez son agenda pour connaître les détails de sa visite: http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/11400.pdf. Voir aussi l’article «La France s'intéresse à "l'Eldorado" du Nord québécois» http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gw7UTBHzZsOTmojf9SYJCN6Ahyxw?docId=CNG.e90f5a7d78f4df301e94b4c7108d7117.61
Il est regrettable que le gouvernement du Québec n’ait pas profité de cette visite pour discuter, ne serait-ce que quinze minutes, des opportunités de développement et de partenariat en lien avec des perspectives de gouvernement ouvert.
Bien que la consultation sur le potentiel du Web 2.0 ait été commandée par le premier ministre Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse, en octobre 2010, le premier ministre n’en a pas encore glissé un mot publiquement.
La visite au Québec du ministre Éric Besson aurait été une occasion extraordinaire pour le premier ministre de démontrer un soutien aux travaux d’une équipe de près d'une vingtaine de gestionnaires gouvernementaux, pilotée par le leader parlementaire adjoint, Henri-François Gautrin, qui se consacreront pendant 15 mois à dégager des orientations et à proposer des recommandations. Il aurait été des plus intéressants de découvrir quels sont les idées partagées par le premier ministre et le ministre chargé de l’Économie numérique au sujet des données ouvertes et du gouvernement ouvert.
Le 1er septembre 2011, le ministre Éric Besson a fourni de nouveaux détails au sujet de la prochaine stratégie numérique du gouvernement. http://www.clubic.com/internet/actualite-443724-france-numerique-2020-gouvernement-ouvre-consultations.html Le ministre a affirmé que «ce plan prévoyait 154 actions concrètes, dont 80% ont d'ores et déjà été mises en œuvre».
Un déplacement du premier ministre Jean Charest est prévu le mois prochain en France. Michel Viatteau de APF a rapporté hier que «le Premier ministre français François Fillon devait recevoir début octobre le Premier ministre québécois Jean Charest.»
Il n’est pas trop tard pour discuter de perspectives de gouvernement ouvert.
Cependant, le premier ministre Jean Charest «a exclu jeudi la possibilité de tenir des votes libres sur des projets de loi, craignant que cela ne crée trop d'instabilité», rapportait le 8 septembre la Presse canadienne. http://www.985fm.ca/national/nouvelles/jean-charest-craint-l-instabilite-que-des-votes-li-95544.html Voir aussi «Vote libre: mauvais pour l’économie» http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/08/01-4432657-vote-libre-mauvais-pour-leconomie-dit-charest.php
Huit personnes signaient dans Le Soleil l’article «Les Québécois en ont marre de la vieille politique». http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201109/08/01-4432724-les-quebecois-en-ont-marre-de-la-vieille-politique.php
«Le cynisme et le désintérêt pour la chose publique sont une conséquence directe de l'impression qu'une majorité de votes sont gaspillés à chaque élection, et que des candidats intéressants se transforment en perroquets serviles une fois élus.Ce qui peut accorder davantage de démocratie devrait être accueilli avec une meilleure considération, étant donné la problématique de désengagement des citoyens face aux politiques.
À l'âge de l'information et de l'autorité diffuses, on ne peut plus espérer dicter sa volonté à des masses dociles. On n'attirera jamais de personnalités fortes et indépendantes en politique en leur promettant le musellement partisan, et on ne convaincra pas les jeunes (et les moins jeunes) de voter tant qu'on ne garantira pas que chaque vote compte.
Les partis qui s'accrocheront aux anciennes façons de faire -- des pratiques qui déconsidèrent la politique dans ce qu'elle a de noble et d'inspirant -- auront l'air de ce qu'ils sont: des vieux partis.
Et les Québécois en ont marre de la vieille politique.»
La réaction du premier ministre Jean Charest concernant le vote libre a de quoi nous interroger sérieusement sur ce qu’il pense du gouvernement ouvert, et quel est son degré de crainte d’instabilité économique face aux changements à effectuer dans ce domaine.
Suite à la déclaration sur le vote libre du premier ministre, le fil de discussions Twitter de @GautrinWeb2 enregistre une baisse d’activité. Malgré un effort de l’équipe pour remettre l’accent sur les travaux, par le biais d’un second billet de blogue portant sur «Le quoi, le pourquoi et le comment de notre rapport», https://www.facebook.com/notes/consultation-publique-gautrin-web-20/le-quoi-le-pourquoi-et-le-comment-de-notre-rapport/239072756138426 le cœur n’y est plus. Une perte de sens, par l’aliénation de l’espoir des citoyens, vient miner encore davantage les travaux d’analyse de l’équipe Gautrin.
Le 8 septembre, via Twitter http://twitter.com/#!/Eric_Besson/status/111874829380091904, le ministre Éric Besson a eu l’amabilité d’accepter de recevoir les détails du projet Gouvernement ouvert et Francophonie.
De nombreux observateurs de partout dans le monde sont suspendus aux lèvres du ministre Éric Besson et attendent de voir de quelle manière il recevra le projet, et ce qu’il proposera. Nous espérons tous qu’il propose quelque chose. Puisque le Québec n’a pas osé s’aventurer vers de nouveaux horizons, la balle est dans le camp de la France.
Espèrons que l’allégorie de Mumble du long métrage «Les Petits pieds du bonheur» fera réfléchir le ministre Éric Besson et ses collègues, et que cela les poussera à faire preuve de sagesse et d’indulgence envers les personnes qui dansent de la claquette et pensent autrement des autres.
Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie, un projet de partenariat international qui permettrait le déploiement et développement de la gouvernance ouverte à travers la Francophonie, pourrait être complémentaire à l’Open Government Partnership. Un pays francophone développé membre de l’OIF s’engageant sérieusement vers une politique de gouvernement ouvert donnerait l’exemple et serait en mesure de convaincre d’autres pays de la Francophonie de participer à un effort mondial vers une plus grande transparence, participation et collaboration avec les citoyens.
29 août 2011
Culture change and the voice of Quebec
Several things have caught my attention during the week of August 22. I share them with you here.
I noticed a small gesture from the @GautrinWeb2 team, which I interpret (THIS IS AN HYPOTHESIS) as an incipient culture change, allowing a glimpse of hope that the government of Quebec walks towards collaboration with citizens and open government. Let's hope the government will soon find a solution that will allow to launch the Open Government and Francophonie Project.
This week, we were informed of the departure of a great politician, leaving a void in the Canadian political landscape. "Working for change can actually bring about change. The hope is better than fear. Hope is better than fear. Optimism is better than despair. So let us be loving, hopeful and optimistic. And we’ll change the world." Jack Layton, Leader of the Official Opposition in Canada, wrote this farewell letter two days before his death.
This letter has moved thousands of people, including myself. It will remain engraved in Canadians' hearts. I found out about Jack Layton's death on Monday morning, when surfing on my iPhone, returning from a meeting with MP of Maskinongé. Jack Layton's funerals were celebrated on Saturday afternoon (August 27) at Roy Thomson Hall, a concert hall in Toronto (Ontario).
I still try to receive support from government of Quebec's high authorities regarding the Open Government and Francophonie Project, despite an adverse decision from Innovation and Business Development of the City of Trois-Rivières (IDÉtr). I requested a review of their decision, and IDÉtr's CEO wanted to receive advice from MP of Trois-Rivieres. Danielle St-Amand transferred my file on August 16 to MP Jean-Paul Diamond, deputy of Maskinongé. Since IDÉtr and MP of Trois-Rivières did not agree to meet me in person (IDÉtr took a decision without even questioning me and allowing me to discuss the project), I was really glad that Jean-Paul Diamond agreed to me speak to me in person on August 22.
My goal, when meeting with MP of Maskinongé, was to find solutions to allow the launch an international project that will deploy open government throughout the Francophonie.
Mr. Diamond said he is willing to deal with these issues.
I hope that Mr. Diamond will soon form a kind of tandem with the Deputy House Leader of the Government of Quebec, Henri-François Gautrin, since he's responsible for the current mandate analysis on the potential of Web 2.0. The final report of this analysis is due on December 15, 2011.
The Open Government and Francophonie Project was presented seven months ago to the government of Quebec, in February 2011. There are four months remaining before Henri-François Gautrin's final report to be revealed. How to accommodate the launch of the international social business initiative before the end of the year, without an official open government declaration from the government?
For now, no solution has yet been proposed, but I'd like to acknowledge the efforts of Diamond / Gautrin: they are trying to find a way.
As months go by and I await a commitment from the government of Quebec (since the beginning of this year), Christie Clark had time to be elected as head the government of British Columbia, declared her intention to become the most connected Prime Minister in Canada, declared the implementation of an open government, (among others) launched the first provincial open data platform starting with an impressive number of data sets (in July 2011), and produce this remarkable video about her open government vision (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3pq6V40uQYY#).
This week, the experienced @fusedlogic interviewed Stephanie Cadieux, Minister of Labour, Citizens' Services and Open Government at the show Gov2TV. The host of this show is Walter Schwabe. He travels around the world to find out how the government is using online technology and the Internet to become more transparent, efficient and responsive.
The open government editor of O'Reilly Media, Alex Howard alias @digiphile tweeted this statement from the Minister Cadieux: "To tackle problems, we need to engage the hearts, the souls, the minds of the smartest people" - View @digiphile's post: http://radar.oreilly.com/2011/07/british-columbia-open-government-data.html.
With this statement, I think that British Colombia (HYPOTHESIS) is experimenting with a style of soul of leadership, appropriate in an open government context. BC begins to decode the alchemy of the heart and great leadership.
Real leadership begins at the spiritual level. It is not about popularity, power or accumulation of profits, but rather about succeeding in getting the ego out of the away so that people that make up an organization can serve the greater good. Does a woman minister, and in addition a person in a wheelchair, have more awareness and opportunity to exercise such leadership?
A car accident at the age of 18 years changed the course of her life. "I have all the same dreams, all the same heartaches… I just use a different mode of transportation," she said. Her different mode of transportation may have helped Stephanie Cadieux to develop her brain to think otherwise, which could explain how she is able to consider leading in a different way.
"In our increasingly interconnected world, we learned that neither the government nor the private sector alone can find solutions to problems. We must work in partnership and we must "deal with the soul" to achieve our common goals," explains Deepak Chopra in his recent book.
This statement by the Minister Cadieux contrasts with the answer I received from IDÉtr. I was told that I am "too good". This would be one reason for the rejection of my project.
On August 23, I attended in Three Rivers (Trois-Rivières) the first citizen meeting organized by the Parti Québécois. Ms. Pauline Marois, Opposition Leader, said she wants to "restore integrity in government, make a cleaning in government institutions which should give confidence back to citizens, and eliminate bureaucracy and duplication of structures." All this could be achieved through an open government. I asked Ms. Marois to go a notch further in her vision, by adopting the open government philosophy. She said that "these issues should not be neglected, but it will take a revolution." Parti Quebecois could be on its way to develop an open government approach and hopefully this will lead to interventions by MP members of the opposition at the National Assembly this Fall, in line with the mandate analysis about the potential of Web 2.0.
TOWARDS A CHANGE OF CULTURE, AND THE 'VOICE' OF QUEBEC
Visit, comment, suggest ideas and vote for ideas on this platform: http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca.
Is the wind changing? There is reason to believe it is.
Firstly, I was granted a meeting. The MP of Maskinongé agreed to meet me on August 22, and said he agrees to tackle with these issues. A window of collaboration may be opening.
Secondly, Gautrin's team begins to recognize citizens' initiatives. In the late afternoon on Friday August 26, @GautrinWeb2 team tweeted this to @CapitaleOuverte: "Congratulations for your initiative and your commitment!"
(http://twitter.com/#!/GautrinWeb2/status/10714 6160023670784)
I read these congratulations as a mark of recognition of "grass-roots movement" efforts by citizens in order for the City of Quebec to release its public data. This could be also read as a step towards the "complete change of thinking", which is necessary for the implementation of an open government, stressed Henri-François Gautrin, in an August 9 CBC report about his mandate analysis.
In an info monitoring mode, to listen means strive to go beyond expectations to create an environment conducive to development. Simply gather ideas on the platform for consultation, it is not enough. Citizens stress it since the beginning of Gautrin's online public consultation in their comments and tweets.
A demonstration of recognition is an excellent starting point.
Those who follow with interest the work of the Gautrin's team hope that a strategy, action plan, or elements of vision, will be disclosed before December 15. Something - some hope - to hold on, allowing a glimpse into what feeds Henri-François Gautrin's vision.
The "voice" of an organization is indicative of its culture. Organizational culture, in the field of organizational studies and management, is described as the psychology, attitudes, experiences, beliefs and values (personal and cultural values) of an organization. Organizational culture is defined also as "the specific collection of values and norms shared by people and groups in an organization which control how they interact with each other and with stakeholders outside the organization."
Please note that this definition focuses on how people interact with each other and with stakeholders outside the organization. The interaction between people is largely facilitated by communications. Communications result in attitudes, actions and tone of conversations. Today, attitudes, gestures and tone of the conversations have become "open source", empowered by the power of social media.
People (government employees, citizens) are the power of any organization. Unless invested with individual empowerment, these people feel... powerless.
United around a cause, a mission or a common goal, people can and will do things out of the ordinary. Uncommon things - such as overcoming the impossible, explore the unexpected, walk out of a frame which is not planned - innovation occurs alongside these rare situations.
I believe that more communication would be the greatest good to everyone, in terms of the GautrinWeb2 project. I suggested three simple areas to develop to M. Gautrin this week.
Premier Jean Charest has initiated a process in October 2010, by offering an analytical term to Henri-François Gautrin. The Prime Minister is directly responsible for youth issues. Frequent communication by the end of the year would be desirable.
If government leaders cannot initially change their own culture (or in the words of Henri-François Gautrin, establish a "complete change of thinking"), they will fail to tap into the "open source" culture of social media. Attempt to do so, without first changing their own culture, is a path to failure.
Therefore, tangible demonstrations of cultural change are desirable now.
In addition, the "voice" of Quebec must assert itself in the coming months, including:
- The mobilization of citizens to participate in the analysis on the potential of Web 2.0 and collaborate with the government;
- The mobilization of its own governmental institutions and the mobilization of Quebec municipalities to engage in a process leading to the release of public data and adoption of open governance throughout Quebec;
- To collaborate and partner with other governments already engaged in this direction in the Canadian space;
- Mobilization of countries sharing the French language by offering to adopt open government principles as a preferred mode of governance (through the Open Government Project and Francophonie);
- To create partnerships with other governments around the world, including developing a Francophone complementary component to the Open Government Partnership.
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September 8, 2011
FINAL ANSWER BY THE GOVERNMENT OF QUEBEC
On September 1st, 2011, the Deputy of Maskinongé, Jean-Paul Diamond, said: 'There are no solutions. There is nothing at the Government of Quebec that allows for the startup of this project'.
27 août 2011
Changement de culture et voix du Québec
Ma semaine du 22 août a été parsemée de plusieurs éléments qui ont attiré mon attention, que je partage avec vous.
J’ai noté un petit geste de l’équipe @GautrinWeb2, que j'interprète comme une amorce de changement de culture, ce qui permet d’entrevoir avec espoir que le Québec est en VOIE d’affirmer sa VOIX (en matière de gouvernement ouvert). Et aussi de trouver prochainement une solution à mon dossier. Espérons-le!
Tout d'abord, je désire souligner le départ d'un grand politicien, qui laisse un vide dans le paysage politique canadien. «En travaillant pour le changement on peu effectivement provoquer le changement. L’espoir est meilleur que la peur. Gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde». Jack Layton, le chef de l’Opposition du Canada, a écrit ces encouragements dans une lettre d'adieu deux jours avant son décès.
INTERVENTION DU DÉPUTÉ DE MASKINONGÉ
J’essaie toujours d’obtenir un appui des autorités québécoises au projet Gouvernement ouvert et Francophonie, malgré une décision défavorable de Innovation et développement des affaires de la Ville de Trois-Rivières (IDÉtr). J’ai demandé une révision de leur décision, et le directeur général de IDÉtr a souhaité prendre auparavant conseil auprès de la députée de Trois-Rivières. Mme Danielle St-Amand a transféré le dossier au député Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé, le 16 août. Puisque IDÉtr ni la députée de Trois-Rivières ne m’ont accordé de rencontre (IDÉtr a pris une décision sans même m'interroger et me permettre de répondre à leurs questions), j’étais vraiment contente que Jean-Paul Diamond accepte de me parler en personne le 22 août dernier.
M. Diamond a indiqué qu’il acceptait de s’occuper de ce dossier.
J’espère qu’il se créera rapidement une sorte de tandem entre M. Diamond et le leader parlementaire adjoint du gouvernement, Henri-François Gautrin, qui pilote depuis octobre 2010 une analyse en cours sur le potentiel du Web 2.0. Le rapport final de cette analyse est attendu le 15 décembre 2011.
Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie a été présenté il y a sept mois au gouvernement du Québec en février 2011. Il reste encore quatre mois avant le dépôt du rapport final de Henri-François Gautrin. Comment faire pour accommoder le démarrage de ce projet, avant la fin de l'année?
Pour le moment, aucune solution n'a encore été proposée, mais je tiens à souligner les efforts de messieurs Diamond/Gautrin pour tenter d'en trouver.
LA COLOMBIE-BRITANNIQUE EXPÉRIMENTE AVEC UN NOUVEAU TYPE DE LEADERSHIP
Pendant que les mois s’écoulent et que je demeure dans l’attente d’un engagement de la part du gouvernement du Québec (depuis le début de l’année), Christie Clark a eu le temps d’être élue à la tête du gouvernement de la Colombie-Britannique, déclarer son intention de devenir la première ministre la plus branchée au Canada, déclarer l’implantation d’un gouvernement ouvert, (entre autres) lancer la première plate-forme provinciale de données ouvertes avec un nombre impressionnant d’ensembles de données (juillet 2011) et produire cette remarquable vidéo sur le gouvernement ouvert (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3pq6V40uQYY#).
L’éditeur de gouvernement ouvert de O’Reilly Media, Alex Howard alias @digiphile a gazouillé cette déclaration de la ministre Cadieux: "To tackle problems, we need to engage the hearts, the souls, the minds of the smartest people" --- «pour s'attaquer aux problèmes, nous devons engager les cœurs, âmes, et esprits des personnes les plus intelligentes». Voir le billet de @digiphile à ce sujet: http://radar.oreilly.com/2011/07/british-columbia-open-government-data.html.
Avec cette déclaration, je trouve que la Colombie-Britannique se rapproche d'un style de soul of leadership, approprié dans un contexte de gouvernement ouvert. La Colombie-Britannique commence à décoder l'alchimie du cœur et d'un grand leadership.
Un véritable leadership commence au niveau spirituel. Il ne s'agit pas de popularité, de puissance ou d'entassement des profits, mais de réussir à parvenir à écarter l'égo de la route afin que les personnes qui composent une organisation puissent servir le plus grand bien. Une femme ministre, et de surcroît une personne en fauteuil roulant, a peut-être davantage de conscience et de chances d'exercer ce type de leadership?
Un accident de voiture à l'âge de 18 ans a changé le cours de sa vie. «J'ai les mêmes rêves que tout le monde, les mêmes chagrins... Sauf que j'utilise un autre mode de locomotion», a indiqué Mme Cadieux. Cette autre façon de se déplacer lui a permis de développer son cerveau pour penser autrement, ce qui pourrait expliquer qu'elle puisse envisager de diriger autrement.
«Dans notre monde toujours plus interconnecté, nous avons appris que ni le gouvernement ni le secteur privé peuvent trouver seuls des solutions aux problèmes. Nous devons travailler en partenariat et nous devons «gérer avec l'âme» pour atteindre nos objectifs communs», indique Deepak Chopra dans son récent livre.
Cette déclaration de la ministre Cadieux contraste avec la réponse que j'ai reçue de IDÉtr. On m'a dit que je suis «trop bonne». Il s'agirait d'une des raisons du rejet de mon projet.
Le 23 août, j’ai assisté à Trois-Rivières à la première assemblée citoyenne organisée par le Parti Québécois. Mme Marois a dit qu’elle souhaitait «redonner de l’intégrité au gouvernement, en faisant le ménage des institutions gouvernementales ce qui devrait redonner de la confiance aux citoyens, en éliminant la bureaucratie et le dédoublement des structures.» Tout cela pourrait être atteint par le biais d’un gouvernement ouvert. J’ai demandé à la chef de l’opposition, Pauline Marois, d’aller plus loin dans ses réflexions, en adoptant la philosophie du gouvernement ouvert. Elle a répondu qu’il «ne faut pas négliger ces questions, mais que cela prendra une révolution». Il y a lieu d’espérer que le Parti Québécois développe une approche de gouvernement ouvert et qu’aient lieu des interventions de membres de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale cet automne, en lien avec le mandat d’analyse sur le potentiel du Web 2.0.
AMORCE VERS UN CHANGEMENT DE CULTURE, ET LA «VOIX» DU QUÉBEC
Visitez, commentez, suggérez des idées et votez pour des idées http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca.
Le vent tournerait-il? Il y a lieu de le croire.
Premièrement, on m’a accordé une audience. Le député de Maskinongé à accepté de me rencontrer le 22 août, et a dit qu’il allait se pencher sur mon dossier. Une fenêtre de collaboration pourrait s’ouvrir.
Deuxièmement, l’équipe Gautrin commence à reconnaître les initiatives de citoyens. En fin d’après-midi, vendredi (26 août), l’équipe @GautrinWeb2 a gazouillé ceci, à @CapitaleOuverte: «Bravo pour votre initiative et votre engagement!»
(http://twitter.com/#!/GautrinWeb2/status/107146160023670784)
Je considère que ces félicitations sont une marque de reconnaissance des efforts d’un "grass-roots movement" déployés par des citoyens, pour que la Ville de Québec libère ses données. Cela pourrait être lu comme étant un pas vers le «changement complet des mentalités», qui est nécessaire à l’articulation d’un gouvernement ouvert, a déclaré Henri-François Gautrin, dans un reportage du 9 août de la SRC à propos de son mandat d’analyse.
En mode veille, être à l’écoute signifie s’efforcer d’aller au-delà des attentes, afin de créer un environnement propice à l’évolution. Se contenter de recueillir les idées sur la plate-forme de consultation, ce n’est pas suffisant. Les citoyens le font sentir depuis le début de la mise en ligne de la consultation publique, dans leurs commentaires et gazouillis.
Une démonstration de reconnaissance constitue un excellent point de départ.
Celles et ceux qui suivent avec intérêt les travaux de l’équipe Gautrin espèrent qu’une stratégie, un plan d’action, ou des éléments de vision, leur soient dévoilés, d’ici au 15 décembre prochain. Quelque chose - quelque espoir - à quoi s’accrocher, qui permette d’entrevoir vers quoi s’enligne la vision de Henri-François Gautrin.
La «voix» d'une organisation est révélatrice de sa culture. La culture organisationnelle, dans le domaine des études organisationnelles et de la gestion, est décrite comme étant la psychologie, les attitudes, les expériences, les croyances et les valeurs (valeurs personnelles et culturelles) d'une organisation. La culture organisationnelle est définie aussi comme «la collecte spécifique des valeurs et des normes partagées par les personnes et les groupes dans une organisation et qui contrôlent la façon dont ils interagissent les uns avec les autres et avec les intervenants à l’extérieur de l'organisation.»
Veuillez noter que cette définition met l'accent sur la façon dont les personnes interagissent les unes avec les autres ainsi qu’avec les intervenants extérieurs à l'organisation. L'interaction entre les gens est en grande partie facilitée par les communications. Les communications se traduisent par des attitudes, des actions et le ton des conversations. De nos jours, les attitudes, gestes et ton des conversations sont devenus «open source», alimentés par la puissance des médias sociaux.
Les gens (pour un gouvernement, des employés, des citoyens) consistent en la puissance de toute organisation, et à moins d’être investis d’empowerment individuel, ces gens se sentent impuissants.
Unifiés autour d’une cause, d’une mission ou d’un objectif commun, des personnes peuvent et vont faire des choses hors du commun. Des choses peu fréquentes - telles que vaincre l'impossible, explorer l’inattendu et sortir hors du cadre, de ce qui n’est pas planifié -, de ces choses, en marge de situations rares, survient l'innovation.
Je considère que davantage de communication ferait le plus grand bien à tout le monde, en ce qui concerne le projet GautrinWeb2. J’ai proposé trois axes simples à développer à M. Gautrin cette semaine.
Le premier ministre Jean Charest a initié une démarche, en octobre 2010, en confiant un mandat d’analyse à Henri-François Gautrin. Le premier ministre est directement responsable des dossiers jeunesse. Des communiqués fréquents d’ici à la fin de l’année seraient souhaitables.
Si les dirigeants gouvernementaux ne parviennent pas d'abord à changer leur propre culture (ou pour reprendre les mots de Henri-François Gautrin, à instaurer un «changement complet des mentalités»), ils ne parviendront pas à puiser dans les «open source» de la culture des médias sociaux. Tenter de le faire, sans préalablement modifier leur propre culture, est une voie vers l'échec.
Par conséquent, des démonstrations tangibles de changement de culture sont souhaitables, dès maintenant.
Par ailleurs, la «voix» du Québec doit s’affirmer au cours des prochains mois, notamment par:
- La mobilisation des citoyens à participer à l’analyse sur le potentiel du Web 2.0 et à collaborer avec le gouvernement;
- La mobilisation de ses propres institutions gouvernementales, ainsi que la mobilisation des municipalités du Québec, à s’engager dans une démarche conduisant à la libération des données et à l’adoption d’une gouvernance ouverte;
- Se rallier aux autres gouvernements déjà engagés dans cette voie dans l’espace canadien;
- La mobilisation des pays ayant le français en partage en leur proposant d’adopter le gouvernement ouvert comme mode privilégié de gouvernance (via le projet Gouvernement ouvert et Francophonie);
- Se rallier aux autres gouvernements à travers le monde, notamment en développant un volet complémentaire francophone au Open Government Partnership.
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DERNIÈRE HEURE --- 8 septembre 2011
RÉPONSE FINALE DU GOUVERNEMENT
Le député de Maskinongé, Jean-Paul Diamond, a répondu le 1er septembre 2011 ceci: "Il n'y a pas de solutions. Il n'existe rien au gouvernement du Québec qui permette de démarrer ce projet".
06 août 2011
Le cas de Nantes versus celui de Trois-Rivières

En France, il y a une longueur d’avance sur le Québec, étant donné que le premier ministre a lancé la mission Étalab en février 2011, en nommant Séverin Naudet à la tête de cette mission (qui relève directement de son cabinet). On parle d’une «révolution» des données ouvertes (open data) en France. Cependant, il n’est pas encore question de gouvernement ouvert (open government), entre autres étant donné une culture du contrôle prononcée.
Toutefois, une collectivité de France se démarque, en raison de facteurs exceptionnels. Le député-maire de Nantes, JEAN-MARC AYRAULT, a embrassé les principes du gouvernement ouvert il y a environ 2 mois. Nantes est ainsi devenue la première ville francophone au monde à emprunter cette voie. Ceci s’est produit grâce à la gestion de proximité du maire, et aux convictions, détermination et persévérance de la talentueuse Claire Gallon, à la tête de l’organisme LiberTIC. La capacité d’écoute du député-maire, sa vision, les fréquents échanges avec Claire Gallon et son équipe, ont conduit à une politique axée sur le citoyen, ouverte, participative, et collaborative.
Avez-vous visionné cette vidéo-entrevue datant du 15 février 2011 du député-maire à propos de la vie numérique et des médias sociaux? (Ce monsieur était pressenti pour devenir premier ministre de la République française il y a quelques années, équipe de Ségolène Royal). Si vous ne l'avez pas déjà fait, je vous invite à prendre quelques minutes pour l'écouter: http://www.youtube.com/watch?v=ZyfuhcdTvlk&feature=player_embedded#at=244
Il est possible pour une municipalité de prendre des décisions avant-gardistes, sans avoir à rejeter la responsabilité de ses propres décisions dans la cour du gouvernement (palier supérieur). Le projet Gouvernement ouvert et Francophonie que j’ai soumis le 7 juin 2011 à la Ville de Trois-Rivières leur offre la possibilité de se positionner en leader mondial de soutien et de développement de la gouvernance ouverte, en plus de devenir la première municipalité québécoise gouvernement ouvert, et offrir des services de qualité accrue à leurs citoyens.
L’équipe de IDÉtr refuse de me rencontrer. Le directeur général ne comprend pas bien le projet Gouvernement ouvert et Francophonie. Il se ferme, il refuse d’écouter et de faire quelque effort pour essayer de comprendre. Il se DÉRESPONSABILISE en exigeant d’un autre palier gouvernemental supérieur qu’il prenne une décision à sa place (la députée de Trois-Rivières, gouvernement du Québec). Le rôle et la responsabilité de l’équipe de IDÉtr Innovation et développement économique est d’évaluer les projets d’affaires. Est-il acceptable que IDÉtr demande à la députée de faire son travail?
Si Nantes est parvenue à innover et à s’ouvrir à un nouveau type de gouvernance, je ne vois pas pourquoi des décideurs québécois ne pourraient pas le faire aussi. Sommes-nous moins intelligents que d’autres? Sommes-nous des êtres moins qualifiés, avec moins de potentiel? Absolument pas. Alors, qu’est-ce qui nous empêche d’innover? La peur de l’inconnu. Et sans doute aussi la peur de la perte de contrôle.
Un gouvernement ouvert ne signifie pas une perte de contrôle. Cela signifie simplement que le contrôle se déplace. Un processus souple n'est pas indiscipliné. Le gouvernement modifie sa façon de faire les choses. Il transforme son rôle de producteur en rôle de co-producteur.
Davantage de façons de travailler en co-production / collaboration signifie que les gens au sommet d'une structure de haut en bas perdent (effectivement) du pouvoir, et cette nouvelle réalité doit être confrontée dans l'ensemble du gouvernement. Ce changement est le mieux articulé lorsque des moyens plus transparents et un travail collaboratif signifient que «le peuple» collectivement s'est accordé un sens accru de sa propre puissance (empowerment) - vous obtenez pour les gestionnaires gouvernementaux la confiance pour agir, car vous savez que d'autres personnes pensent la même chose. Cela peut être vrai autant à l'interne qu'à l'externe. Les employés peuvent désormais (dans ce nouveau système de pensée) avoir une idée de ce qu'ils peuvent réaliser et la capacité de s'y mettre et de l'accomplir. Ainsi, l'empowerment individuel et communautaire conduit à l'empowerment institutionnel.
Au Canada, les membres de l’Association internationale des maires francophones (un des vecteurs de l’Organisation internationale de la Francophonie) sont: Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick; Fédération canadienne des municipalités; Gatineau; Lévis; Montréal; Québec; Saguenay; Sherbrooke; TROIS-RIVIÈRES; Union des municipalités du Québec.
Le maire Yves Lévesque et la Ville de Trois-Rivières sont membres de l’AIMF.
En France, les membres de l’AIMF sont: Angoulême; Association des communes et collectivités d'Outre-Mer; Bordeaux; Le Havre; Lille; Lyon; Marseille; Grand Nancy; NANTES; Nice; Paris; Poitiers; Strasbourg; Tours.
Le député-maire Jean-Marc Ayrault et Nantes sont membres de l’AIMF.
03 août 2011
On parle de moi
Mario Asselin mentionne Government in the Lab et moi-même aussi dans ce billet du 25 juin 2011.
Gouvernement ouvert - données ouvertes
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