Blogue de Lyne Robichaud

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18 novembre 2008

Listériose - Le ministre de l'Agriculture du Québec se sent pris entre l'arbre et l'écorce

Paru le vendredi, 19 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Laurent Lessard. Photo source

D'un côté, il voudrait bien soutenir son industrie, et aider les fromagers touchés par la crise de listériose.

Mais malheureusement, le ministre de l'Agriculture du Québec, Laurent Lessard, a été obligé d'agir avec fermeté pour protéger la santé des Québécois.

Pauvre gars... il doit vivre une situation de déchirement tellement difficile à traverser. Et il se positionne en plus dans une situation qui n'est pas populaire.

Cela doit être donc pas drôle pour lui...

Pourquoi le gouvernement du Québec n'a-t-il pas encore pris la décision de compenser les fromagers touchés par la listériose? On ne comprend pas trop où veut en venir le gouvernement du Québec, avec les informations contradictoires qui nous parvienne dans les médias. Une nouvelle de La Presse canadienne (reprise par Le Devoir) rapporte que le gouvernement a écarté la possibilité de dédommager les fromagers, alors que le ministre Lessard raconte exactement l'inverse, en déclarant que des mesures de soutien seraient présentement étudiées.


Photo source

Quand j'étais petite, quand je ne savais pas quoi faire lors d'une situation, j'avais pour habitude de cueillir une marguerite et d'enlever ses pétales un à un en disant: "Je le fais. Je ne le fais pas. Je le fais. Je ne le fais pas." Le dernier pétale restant décidait pour moi. Bien que l'automne approche, il reste encore pas mal de marguerites dans les champs. Peut-être que ce petit truc aiderait le ministre à se brancher...

Laurent Lessard va-t-il verser des compensations aux fromagers, OUI ou NON? That is the question! Et allez donc tenter de savoir ce qui se passe dans la tête de nos décideurs québécois, qui se demandent encore ce qui devrait avoir la priorité dans l'exercice de leur fonction: la vie des gens, ou bien faire rouler l'économie?

Humm, c'est donc difficile à choisir entre les deux, n'est-ce pas?


Listériose - Québec pourrait aider l'industrie du fromage
Vendredi, 19 septembre 2008 | La Presse canadienne, Le Devoir

Victoriaville -- Québec pourrait apporter de l'aide à l'industrie du fromage en colère, toujours aux prises avec les conséquences de la crise de la listériose.

Même s'il a écarté la possibilité de dédommager les fromagers qui ont dû détruire une partie de leur stock, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Laurent Lessard, soutient que des mesures de soutien sont à l'étude.

«On veut voir comment chaque entreprise a subi des inconvénients et voir ce que ça leur prend à court terme pour repartir, soit des liquidités ou des plans de promotion», a affirmé le ministre, à son entrée à la réunion des députés du Parti libéral du Québec, jeudi à Victoriaville.

Confronté à des critiques persistantes depuis l'opération de destruction de fromages potentiellement contaminés menée par le MAPAQ, M. Lessard a admis que la situation avait découragé certains acteurs de l'industrie.

«Est-ce que ça été une mesure populaire? Non. C'est l'exercice le plus difficile comme ministre de l'Alimentation que je peux vivre parce que, en même temps que je fais la promotion des produits, j'ai le fardeau de protéger la population.»

Le ministre a répété que le MAPAQ n'avait pas eu le choix d'agir de façon musclée pour s'assurer de retirer des tablettes tout fromage qui aurait pu faire l'objet d'une contamination croisée.

«Vous m'auriez tous taxé de ne pas l'avoir fait si quelqu'un avait été malade. Vous vous seriez jetés sur la personne malade pour lui dire que le ministère n'avait pas pris ses responsabilités», s'est défendu M. Lessard.

Il a indiqué qu'il avait l'intention d'inviter la population à reprendre ses habitudes de consommation de fromages du Québec.

«On espère que cet épisode-là est derrière nous et on regarde les solutions envisageables avec les producteurs, les détaillants et les petits comptoirs de spécialité», a-t-il lancé, après avoir signifié qu'aucun nouveau cas de listériose liée aux fromages n'avait été relevé depuis le 12 septembre.

Au total jusqu'ici, 28 Québécois ont été affectés par la maladie après avoir consommé des fromage et une personne en est décédée.

(Suite)

Source: www.ledevoir.com

Le gouvernement du Québec veut confier l'inspection alimentaire à l'industrie

D'ici quelques mois, le gouvernement du Québec veut confier l'inspection alimentaire à l'industrie, dans le domaine de la production de fromage

Paru le lundi, 15 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Photo source

Oh boy! On en apprend des bonnes dans cet article de Martin Croteau de la Presse! Premièrement, le prix du fromage pourrait augmenter. Le prix du panier d'épicerie a augmenté considérablement ces derniers temps, et plusieurs Québécoises et Québécois n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Ces gens-là pourraient devoir se priver de fromage pour de bon, si les prix augmentent trop.

Deuxièmement, on apprend que le ministère de l'Agriculture a annoncé qu'il paierait le dépistage (des infections) pendant quelques mois dans les 43 fromageries qui utilisent du lait cru. Une excellente nouvelle.

La moins bonne nouvelle, c'est que le Ministère veut pousser l'industrie à mettre en place son propre système d'inspection. Le journaliste de La Presse indique que cette mesure inquiète les petits fromagers. Et j'avoue que cette mesure m'inquiète au plus haut point!

Les autorités québécoises de la santé n'ont-elles rien appris de l'exemple canadien? Le gouvernement fédéral a confié la surveillance des aliments à l'industrie il y a quelques mois? Voyez dans quels mauvais draps nous nous trouvons aujourd'hui avec la crise de listériose! Comprenez-vous quelque chose à tout cela! Pas moi, en tout cas...Hausse du prix du fromage en vue?
Lundi 15 septembre 2008 | Par Martin Croteau | La Presse

Les fromages artisanaux pourraient bientôt coûter plus cher, conséquence de la récente éclosion de listériose. La décision du ministère de l'Agriculture d'augmenter le nombre de tests de dépistage de bactéries pathogènes dans les fromageries pourrait forcer les petits producteurs à augmenter leurs prix.

Jusqu'ici, les fromageries n'avaient pas l'obligation de tester leurs produits de façon régulière. Et le MAPAQ ne menait que des examens occasionnels. Or, mercredi dernier, le Ministère a annoncé qu'il paierait le dépistage pendant quelques mois dans les 43 fromageries qui utilisent du lait cru. Par la suite, l'industrie devra mettre en place son propre système d'inspection, une mesure qui inquiète les petits fromagers.

Propriétaire de la fromagerie La Moutonnière, à Sainte-Hélène-de-Chester, non loin de Victoriaville, et présidente de la Société québécoise des fromages, Lucille Giroux fait valoir que ceux qui utilisent du lait cru sont souvent des producteurs artisanaux. Les nouveaux tests, qui coûtent en moyenne une cinquantaine de dollars chacun, parfois plus, pourraient coûter une fortune à ces petites entreprises.

«Quand une analyse peut coûter jusqu'à 100$ et que tu as une production de 15kg, ça fait beaucoup d'argent», a-t-elle expliqué.

Sa compagnie ne produit pour l'heure qu'un fromage au lait cru. «On n'en avait pas fabriqué beaucoup cette année à cause d'un déménagement, explique Mme Giroux. Mais maintenant, on est en train de se demander si on va le refaire.»

La Chèvrerie Fruit d'une passion, à Saint-Ludger, en Estrie, se spécialise dans les fromages de chèvre au lait cru. Son copropriétaire, Alain Larochelle, craint d'être pénalisé par les nouvelles mesures.

«Par fromage vendu, les tests représentent pour nous une bonne partie du coût de production, a-t-il dit. Les tests vont nous coûter beaucoup plus cher en pourcentage qu'aux grosses entreprises.»

On ignore pour le moment à quelle fréquence les producteurs seront tenus de procéder à des tests de dépistage. Le MAPAQ a refusé d'expliquer ses nouvelles exigences. Chose certaine, des inspecteurs gouvernementaux ont déjà commencé à appeler les producteurs pour connaître leurs volumes de production de lait cru.

«Chiche»
Le président du Conseil de l'industrie laitière, Pierre Nadeau, estime que les producteurs ont intérêt à augmenter la fréquence de leurs examens de dépistage. Il croit la mesure nécessaire pour rétablir la confiance des consommateurs, sérieusement éprouvée ces dernières semaines avec l'éclosion de listériose. Il affirme toutefois que Québec aurait dû se montrer plus généreux à l'endroit des producteurs artisanaux éprouvés par la crise.

«J'ai trouvé le MAPAQ chiche dans cette annonce, a-t-il tranché. Lorsqu'il y a une crisette en agriculture, il est prêt à débourser des millions. Mais s'il y a un problème avec les petits fromagers, il n'a pas d'argent à mettre sur la table.»

Le Conseil consultera ses membres dans les prochaines semaines afin d'établir un plan pour financer les nouveaux tests de dépistage. Le groupe envisage de créer un fonds commun qui permettra à tous les producteurs de se conformer aux exigences de Québec.

Source: www.cyberpresse.ca

Éric Régnier dans l'eau chaude

Il reçoit une mise en demeure de la fromagerie Perron

Paru le dimanche, 14 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

Ca joue dur du côté des fromagers! Le Quotidien rapporte une histoire de mise en demeure (un litige survenu entre Sylvie Beaudoin, directrice générale de la
Fromagerie Perron, et Éric Régnier, propriétaire du commerce IGA de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, et également président régional par intérim de l’Association des détaillants en alimentation).


Éric Régnier
Photo Le Quotidien, Steeve Tremblay. Source

On ne comprend pas trop s'il s'agit d'une petite guéguerre entre commerçants locaux, qui auraient fort bien pu être des rivaux et des concurrents commerciaux dans la vraie vie, avant que ne survienne la crise de listériose. Je ne connais pas assez ce coin du Québec et l'industrie du fromage pour être en mesure de comprendre quelles sont les liens et relations professionnelles des commerces de cette région.

Pourquoi une fromagerie enverrait-elle une mise en demeure au président régional de l'organisme censé représenter les intérêts des commerçants de fromage? Un autre article du Quotidien rapporte pourtant que Éric Régnier estime que la crise de la listériose prend une ampleur démesurée. L'unité et l'harmonie n'ont pas l'air d'être au rendez-vous, dans ce coin-là de la province.


La Fromagerie Perron. Photo source

Avant que les choses n'aillent trop loin, et que des histoires pareilles se multiplient et ne viennent miner la crédibilité des autorités gouvernementales, qui interviennent dans le but de préserver la vie de gens et de contrôler un foyer d'éclosion difficile à identifier, je continue de penser qu'il serait urgent que le gouvernement du Québec mette sur pied un programme de compensations. Des programmes de cette nature ont été prévus par le gouvernement du Canada en cas de flambée de grippe aviaire. Une telle mesure permettrait de dédommager les commerçants des pertes encourrues au cours de la crise de listériose.

Un programme de compensation financière premettrait aux fromagers et commerçants de mieux encaisser les mesures de contrôle sanitaire. Les messages véhiculés par les médias comporteraient moins de reportages portant sur le lobby de fromagers irrités, et les citoyens pourraient se concentrer sur les messages officiels provenant des autorités gouvernementales.

Puisque les autorités sanitaires continuent d'affirmer qu'elles s'attendent à d'autres cas - donc que le danger de santé publique est peut-être encore présent - et que le bilan des cas continue d'augmenter, je pense qu'il serait important de garder le focus sur le gouvernement dans la presse en général, et limiter l'attention portée à des commerçants enragés. Une forme de compensation financière destinée aux fromagers touchés par la crise limiterait les dégâts à plusieurs niveaux.


LA FROMAGERIE PERRON DANS LA TOURMENTE - Pointée du doigt par le MAPAQ
Samedi 13 septembre 2008 | Par Marc St-Hilaire | Le Quotidien

SAINT-PRIME - La fromagerie Perron a été injustement mêlée à la crise de la Listériose, jeudi dernier, alors que les inspecteurs du MAPAQ sont débarqués en trombe à l’épicerie IGA Régnier de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Véritable institution de l’industrie fromagère au Québec, la fromagerie Perron de Saint-Prime a clairement été pointée du doigt par les représentants ministériels lorsqu’ils ont fait irruption au commerce jeannois. Sur ordre de leur supérieur, ils devaient procéder à l’analyse complète du comptoir fromager du IGA Régnier parce qu’on y avait coupé une meule du produit suspect.

Les tests se sont finalement avérés négatifs.

Cette affaire confirme l’état de panique qui sévit présentement au ministère du député Laurent Lessard, jusqu’ici muet quant à la situation. Une véritable psychose alimentée quotidiennement par des événements du genre.

Et vraisemblablement, les cicatrices se multiplieront au sein du réseau de l’alimentation, celles-ci étant engendrées par les interventions improvisées des fonctionnaires, prédisent plusieurs observateurs.

Par exemple, la directrice générale de la fromagerie Perron, Sylvie Beaudoin, confirme avoir expédié hier matin une mise en demeure au propriétaire du commerce de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Éric Régnier. Elle lui reproche d’avoir signalé que la fromagerie Perron était l’objet de l’intervention de jeudi dernier.

[La version complète du texte est disponible dans Le Quotidien.]

Source: www.cyberpresse.ca

Un marchand avec une conscience: il procède à un «retrait préventif»

Paru le samedi, 13 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

C'est rare qu'on entend cela: la Fromagerie du marché Atwater a procédé à un «retrait préventif» de ses fromages.

En ce qui concerne la grippe aviaire, la plupart des abattages préventifs que nous avons pu observer ont eu lieu dans des pays où les résultats des tests étaient lents à survenir aux oreilles des propriétaires, qui prenaient les grands moyens pour tenter de contrôler les infections au H5N1.

Le cas de la Fromagerie du marché Atwater est davantage un cas de conscience et de professionnalisme de la part du propriétaire du commerce. Il a indiqué qu'il ne voulait pas prendre de chance de contaminer sa clientèle. Le propriétaire a jugé qu'il vallait mieux endosser quelques pertes financières, plutôt que de risquer de perdre sa chemise, si jamais son entreprise devait être associée à un cas public de contamination. Une stratégie gagnante, à mon avis...


Gilles Jourdenais, propriétaire de La Fromagerie du Marché Atwater à Montréal.
M. Jourdenais propose 650 sortes de fromage dans sa boutique. Photo Flickr source


La Fromagerie du Marche Atwater. Photo Flickr source


Marché Atwater - Les grands moyens
13 septembre 2008 | Par Stéphane Tremblay | Canoë Infos

Un autre fromager prend les grands moyens pour éviter de mettre sa clientèle en danger. La Fromagerie du marché Atwater a procédé à un «retrait préventif» de ses fromages, hier.

«J'ai décidé de retirer mes fromages puisque le MAPAQ a utilisé de mes instruments pour faire des expertises et que le risque de contamination est bien réel. Je ne veux prendre de chance pour mes clients», a raconté le propriétaire de la fromagerie, Gilles Jourdenais.

Les comptoirs dégarnis devraient faire place à de nouvelles meules de fromage dès lundi, jour où cette fromagerie doit recevoir les résultats des analyses du MAPAQ.

Au Québec, plus de 300 commerces ont vidé récemment leurs tablettes des produits potentiellement contaminés par la Listeria.

Hier, le ministère de la Santé répertoriait 24 cas de listériose liés à la bactérie retrouvée dans des fromages québécois, dont un décès.

Source: www2.canoe.com

Listériose: Une mesure de compensation pourrait-elle être proposée aux fromagers?

Leur grand tapage pourrait nuire à la santé publique et provoquer encore plus d'insouciance de la part des consommateurs

Paru le jeudi, 11 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com

J'ai lu quelque part (mais je ne me rappelle malheureusement plus où), que le gouvernement fédéral avait préparé des programmes d'indemnisation et de compensation des fermiers avicoles en cas de flambée de grippe aviaire chez la volaille au Canada. De tels programmes ont été mis sur pied par plusieurs nations à travers le monde, dans le but de soutenir les industries avicoles gravement touchées par le virus galoppant H5N1.


Est-ce qu'il existe un programme de ce genre au pays pour d'autres types de foyers d'éclosion, comme pour la listériose par exemple? Le gouvernement du Québec ne pourrait-il pas en créer un d'urgence?

Un article de Canoë rapporte une entrevue (un clip vidéo) avec un courtier d'assurance (Louis Cyr), qui explique que les petits producteurs de fromage pourraient ne pas être indemnisés pour les pertes encourues à la suite de l'opération de «ramassage» et de destruction des aliments, étant donné qu'ils n'ont pas les moyens de souscrire à la police d'assurance qui les aurait couverts pour ce genre de dommage.

Mais le gouvernement du Québec pourrait-il développer un programme d'indemnisation quelconque? Cela fermerait pourrait peut-être arriver à consoler et fermer le bec aux fromagers. Ils arrêteraient peut-être de se lamenter, et d'accuser le gouvernement d'exagérer dans ses actions de protection de la santé publique. Ce trouve que ce genre de chialage fait du tort à la population: des gens qui n'y croient déjà pas d'avance à la menace de la listériose, pourraient être tentés de penser que le gouvernement exagère, et que la listériose, c'est de la foutaise. Des gens pourraient acheter et consommer des produits qui sont contaminés, influencés par le lamentage des commerçants qui n'ont d'autre intérêt que la santé de leur porte-feuille avant toute chose.

J'espère que les autorités gouvernementales québécoises vont trouver une manière de collaborer avec le lobby des fromagers et leur proposer quelque chose (comme une mesure de compensation) qui leur conviendrait.
Assurance - Crise de listériose: les commerçants seront-ils indemnisés?
10 septembre 2008 | Canoë.com

En vidéo, écoutez les précisions du courtier d'assurance Louis Cyr. (suivez ce lien)



Les détaillants de fromages du Québec doivent encaisser d'importantes pertes à la suite du rappel de plusieurs produits. La fin de semaine dernière, ils ont dû jeter tous les fromages qui auraient pu être contaminés par la bactérie Listéria.

Le courtier d'assurance Louis Cyr explique qu'il existe une police d'assurance qui couvre ce genre d'événements, mais que la majorité des petits commerçants n'ont pas les moyens de se la procurer.

Il affirme que la plupart des commerçants seront couverts pour les dommages subis par les personnes qui ont consommé des produits contaminés. Ils ne seront cependant pas indemnisés pour les pertes encourues à la suite de l'opération de «ramassage» et de destruction des aliments, à moins d'avoir souscrit à «l'assurance pour rappel des produits».

M. Cyr indique que ces commerçants pourraient également devoir se résigner à essuyer les pertes liées à la baisse des ventes futures.

Source: http://argent.canoe.com

Listériose: Le gouvernement a agi avec fermeté, les fromagers chialent tant qu'ils le peuvent

Listériose: Le gouvernement a agi avec fermeté, les fromagers chialent tant qu'ils le peuvent, et la voix des citoyens est inaudible dans tout ce tintamarre

Paru le jeudi, 11 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Photo source

Je trouve que cela fait pitié à entendre, dans une «situation d'éclosion dynamique» d'une maladie, lorsqu'un gouvernement est obligé de justifier l'application de mesures sanitaires d'urgence dans le but de protéger la vie des citoyens. Il me semble que cela va de soi, et que c'est le rôle absolument normal d'un gouvernement de mettre en place des mesures d'urgence et des règles d'inspection des aliments.

On peut s'attendre aussi à ce que les commerçant qui perdent un important chiffre d'affaires en raison d'une crise de santé publique se mettent à rouspetter. Mais aller jusqu'à qualifier "d'effets pervers des actions spectaculaires et parfois cavalières du MAPAQ", je trouve que c'est peser un peu fort sur la pédale des accusations. Si les commerçants sont convaincus qu'ils sont victimes "d'effets pervers", qu'ils se documentent un peu et qu'ils regardent ce que l'industrie de la volaille a dû encaisser en Asie et en Europe, en raison de la grippe aviaire. Ils réaliseront que leur présente situation est presque du bonbon à comparé à ce que des producteurs avicoles et commerçants ont traversé au Bangladesh, en Inde, en Indonésie, en Corée du Sud, etc. Que feront les commerçants d'ici, comment réagiront-ils, s'ils devaient encaisser une crise de flambée de grippe aviaire?

C'est pourquoi je suis rassurée d'apprendre que le ministère de l'Agriculture a déclaré fermement, en réponse aux critiques des fromagers: «Nous avons la certitude que les opérations que nous avons menées nous ont permis de prévenir d'autres maladies et même de sauver des vies».

Les fromagers touchés, et maintenant l'association des fromagers (la Société des fromages du Québec), font beaucoup de bruit ces derniers jours pour mettre de la pression sur le gouvernement du Québec. Je suppose qu'ils cherchent à limiter les actions et les dégâts financiers qui sont causés par la crise de listériose à leur industrie du fromage. Ils ont même obtenu l'appui du député du Parti Québécois critique de l'agriculture, Maxime Arseneau. Voir mon billet à ce sujet: Listériose: Quelqu’un a-t-il parlé d’une «crise de confiance»?

Dans les articles de presse, le point de vue des fabriquants et des commerçants est très présent, mais où donc est celui des représentants des citoyens? N'y a-t-il pas aucune organisation pour prendre la parole et être citée par un journaliste dans les reportages sur la crise de listériose?

Quelques scientifiques ont pris la parole dernièrement. Jacques Goulet, microbiologiste et professeur au département des sciences des aliments et de nutrition de l’Université Laval, a déclaré qu'il croit que les Québécois "devront apprendre à vivre avec Listeria et bien d’autres bactéries causant des toxi-infections alimentaires." Parce que d'après ce microbiologiste, le mégarappel et la grande désinfection imposés par MAPAQ "ont peu de chance de mettre un terme aux éclosions de listériose"

Mais qu'en pensent les regroupements d'aînés? Les associations de sages femmes? Les organisations oeuvrant auprès des cancéreux et autres personnes au système immunitaire affaibli?

Je pense qu'il faudrait inclure le point de vue du contre-pouvoir des citoyens dans des reportages sur la listériose, pour répondre aux chialage grandissant des commerçants. On le sait: gagner de l'argent est important aux yeux des fromagers. Mais faut-il que cela se fasse au péril de la vie des consommateurs de leurs produits?

Voici la nouvelle rapportée par la Presse canadienne, via Le Devoir:
Listériose - Le MAPAQ justifie son opération
Jeudi, 11 septembre 2008 | La Presse canadienne, Le Devoir

Québec -- Critiqué de toutes parts, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation soutient que son opération de destruction de fromages potentiellement contaminés à la Listeria était justifiée et a permis de sauver des vies.

Le MAPAQ a fait le point sur la crise hier, après avoir essuyé de sévères critiques de fromagers et de détaillants qui ont questionné les mesures draconiennes appliquées la fin de semaine dernière.

Selon le porte-parole Guy Auclair, le ministère n'a pas eu le choix d'imposer la mise au rancart de nombreux fromages dans 300 points de vente en raison des risques de contamination croisée, après la découverte de deux sources de Listeria à la Fromagerie Médard et aux Fromagiers de la table ronde.

«Nous avons la certitude que les opérations que nous avons menées nous ont permis de prévenir d'autres maladies et même de sauver des vies», a affirmé M. Auclair en conférence de presse à Québec, flanqué de représentants de l'industrie et des détaillants.

Au cours de l'intervention, 33 commerces ont été inspectés et des traces de contamination ont été décelées chez 16 d'entre eux. Le ministère attend toutefois les résultats d'analyse qui pourraient relier cette contamination aux sources identifiées dans les deux usines.

Jusqu'ici, 22 cas de listériose associés à des fromages ont été répertoriés au Québec, dont un mortel, et quatre cas actuellement à l'étude pourraient s'ajouter à la liste.

[...]

Afin de prévenir que d'autres usines infectées provoquent des rappels de fromage dans le futur, le ministère annonce qu'il mettra sur pied, à ses frais, un programme exceptionnel de dépistage dans les prochaines semaines.

[...]

Présent à la conférence de presse, le président de la Société des fromages du Québec, Gilles Lafontaine, a témoigné à la fois du ras-le-bol de ses membres et de leur volonté de contribuer à la résolution de la crise.

«On a hâte que tout ça s'arrête, mais on doit absolument collaborer avec les autorités en place si on veut en arriver à bout et ça, ça presse, le plus tôt possible», a-t-il résumé.

Puis, autant le président du Conseil de l'industrie laitière, Pierre Nadeau, que le porte-parole de l'Association des détaillants du Québec, Pierre-Alexandre Blouin, ont cherché à rassurer le public. «Avec le geste draconien qu'a posé le MAPAQ, les fromages restants, tous ceux qui sont encore disponibles en magasins, sont des fromages qui ont été blanchis», a indiqué M. Nadeau, selon qui plusieurs de ses membres sont durement affectés par la crise, notamment les neuf usines dont les meules demeurent sous embargo, en attente de résultats d'analyses.

Ni les détaillants ni les producteurs de fromage n'ont dressé un bilan des pertes essuyées à la suite de l'opération du ministère, qui se garde bien d'ouvrir la porte à un quelconque dédommagement financier. «Nous ne sommes pas rendus là», s'est contenté de dire le porte-parole Guy Auclair.

Pour sa part, le directeur de la Protection de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, n'a pas écarté la possibilité que de nouveaux cas de listériose soient découverts dans les prochains jours, précisant que le Québec vit une «situation d'éclosion dynamique». Toutefois, il a dit souhaiter que la découverte des deux sources de contamination dans les usines de fromage permette de freiner la progression de l'éclosion.

Solidarité rurale du Québec réclame elle aussi des mesures. «Demeurer dans l'indifférence aujourd'hui, c'est se payer les premières loges pour assister à l'extinction d'un fleuron de l'économie rurale du Québec. La crise frappe de plein fouet nos artisans et les pousse sérieusement au bord du gouffre. Ils n'ont plus aucune marge de manoeuvre. Il est absolument urgent et essentiel que le gouvernement agisse pour soutenir nos artisans afin qu'ils survivent à cette tempête», a plaidé la présidente de l'organisme, Claire Bolduc, par voie de communiqué.

La coalition ne remet pas en cause la menace pour la santé publique que représente la listériose. Elle est toutefois grandement préoccupée par les effets pervers des actions spectaculaires et parfois cavalières entreprises par le MAPAQ, et «s'indigne devant l'absence de mesures de sauvegarde pour éviter l'écroulement de ce créneau».

Source: www.ledevoir.com

Listériose: Quelqu’un a-t-il parlé d’une «crise de confiance»?

Paru le mercredi, 10 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviare.com


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Un microbiologiste québécois, Jacques Goulet (également professeur à l’Université Laval) est d'avis que nous sommes loin d'en avoir terminé avec la listériose au Québec, même après le grand ménage apparemment effectué dernièrement chez les fromagers par le gouvernement du Québec, qui y serait allé un peu trop fort, de l'avis des commerçants de fromage qui ont subi des pertes. «Il est donc loin d’être acquis que les endroits visités par les inspecteurs du MAPAQ cette fin de semaine sont désormais sans faille. Pas plus que les milliers d’autres laissés pour compte d’ailleurs», a averti Jacques Goulet.


Jacques Goulet. Photo source

On peut comprendre pourquoi ceux qui gagnent leur vie dans la production de fromage puissent être indignés par des mesures un peu drastiques mises rapidement en place par les autorités gouvernementales pour contrôler une éclosion de bactérie pouvant s’avérer mortelle pour les humains.

Ce que je ne comprends pas trop, cependant, c'est l'étrange déclaration d'un membre du Parti Québécois, qui a accusé le gouvernement du Québec de «créer une crise de confiance».



Maxime Arseneau. Photo source

J’avoue que je suis pratiquement tombée en bas de ma chaise lorsque j'ai lu l’article du Matin, rapportant une déclaration de Maxime Arseneau, porte-parole péquiste en matière d'agriculture, de pêcherie et d'alimentation. Le quotidien indique qu’il a qualifié de «geste intempestif» l'opération du MAPAQ.

Je trouve très déplacé que ce monsieur appuie les revendications des producteurs et marchands de fromage, au détriment des intérêts de la population québécoise, qui court ENCORE de probables risques d'être infectée.

J'ai l'impression que les propos de Maxime Arseneau sont en contradiction avec ceux de Bernard Drainville, chargé de critiquer la santé au même parti. Les deux députés se sont-ils consultés avant que soit faite cette déclaration?


Bernard Dranville. Photo source

Bernard Dranville a déclaré le 29 août dernier: «Le Ministère va un peu à tâtons, et le ministre n'a pas l'air sûr de lui. Il est hésitant, déplore Bernard Drainville, du PQ. Il doit être présent, rassurant et être certain que l'information qu'il donne est la bonne.» Le 3 septembre, Bernard Drainville a demandé au ministre Yves Bolduc de revoir tout le processus en cas de rappel de produits contaminés.

Cela ne me plait guère de voir un parti d'opposition prendre la défense des fromagers (surtout après avoir dit que le gouvernement n’était pas assez rassurant pour la population, ni sûr de lui), alors que nous n'avons encore aucune idée de l'ampleur que pourrait prendre la crise de listériose au Québec, étant donné qu'il a été répété à maintes reprises que des symptômes occasionnés par une infection de listériose peuvent survenir jusqu'à 70 jours après consommation d'un aliment contaminé.

Je suis très déçue de lire cette déclaration du député Arseneau, et inquiète pour le sort des gens. Je trouve qu'il est encore beaucoup trop tôt, dans la présente crise, pour se porter au secours des commerçants, alors que l'épée de Damoclès pend encore dangereusement au-dessus de la tête de la population québécoise.

C'est plus fort que moi, je ne peux m'empêcher de projeter cette situation dans une hypothétique crise de grippe aviaire. De toute façon, ceux qui me connaissent suffisamment savent que c’est ce que je fais toujours…


Imaginons par exemple qu'un important foyer d'infection de grippe aviaire se déclare dans une ferme d'élevage du Québec. 30,000 poulets tombent raides mort en l'espace de quelques heures. Les autorités québécoises se mettent alors à abattre les 100,000 poulets qui restent de cet élevage et désinfectent les installations. Les autorités abattent aussi tout ce qui a des ailes et court sur 2 pattes dans un rayon de plusieurs kilomètres de la ferme touchée par le virus de la grippe aviaire.

Ensuite, le foyer d'infection de H5N1 se répand malheureusement à une autre ferme. Autre abattage massif. Puis à une autre ferme. Autre abattage massif. Et ainsi de suite… Les autorités gouvernementales sont obligées d'abattre des millions de poulets en l’espace de quelques semaines, comme cela s’est fait dans plusieurs pays d’Asie, notamment en Corée du Sud dernièrement, qui a dû combattre beaucoup plus férocement qu’à l’habitude un virus démontrant de nouveaux comportements et se propageant à la vitesse de l’éclair.

Ensuite, que pensez-vous que feront les éleveurs de poulets québécois? Ils seront insultés! Ils vont protester, parce qu’ils prendront des centaines de milliers de dollars, voire des millions de dollars en un très court espace de temps. Les éleveurs de volailles devront probablement congédier des employés. Les consommateurs québécois seront frileux à propos de la volaille et ils auront très peur de contracter la grippe aviaire. Les gens vont cesser d’acheter du poulet, et ils se rabattront sur les poissons et les viandes de bétail.

Un scénario de ce genre, nous en avons vu se dérouler des centaines sous nos yeux au cours des dernières années, dans le cas de la grippe aviaire.


Nous plaira-t-il d’entendre les porte-paroles de l’opposition plaider en faveur des commerçant touchés par le virus de la grippe aviaire, alors que nous risquerons d’être contaminés par ce dangereux virus mortel? Trouverons-nous, dans des circonstances de flambée de grippe aviaire, qu’il est de mise de critiquer un gouvernement qui applique des normes de surveillance des épidémies et de l’accuser de «créer une crise de confiance»?

Si ces comportements ne sont pas souhaitables dans une situation de grippe aviaire (et j’espère que nous ne les verrons jamais se réaliser ici, au Québec), je suis atterrée de constater que de telles déclarations ont eu lieu dans un contexte d’éclosion de listériose.

Une critique plus appropriée aurait été de réclamer des compensations financières pour les pertes provoquées par l'éclosion de listériose. Les pays touchés par la grippe aviaire ont mis sur pied des programmes de compensation pour aider l'industrie alimentaire à se remettre des conséquences des flambées du virus.

Je suis très préoccupée par ce qui pourrait arriver, si jamais nous devions combattre, ici au Québec, d’importants foyers d’infection de grippe aviaire chez la volaille et chez les humains.

D’un côté, nous avons un gouvernement qui agit lorsque survient une situation d’urgence de santé publique, mais qui gagnerait à être davantage transparent dans ses communications avec la population et beaucoup plus concis dans sa présentation des faits réels. D’un autre côté, nous avons une opposition qui manque de cohérence dans ses interventions. Alors que certains porte-paroles font des efforts pour défendre les intérêts de la population, d’autres démolissent ce qui aurait pu être dit, en se portant à la défense des marchands éplorés. Dans ce cas, j’ai bien peur qu’il ne reste plus personne pour défendre l'intégrité et la fiabilité du système de santé publique au Québec.

Quelqu’un a-t-il parlé d’une «crise de confiance»? Quand à savoir qui la provoque au juste, et en qui nous devrions avoir confiance, je vous laisse méditer là-dessus…

Le premier ministre Harper précise sur quels facteurs se penchera l'enquête indépendante à propos de la listériose

Paru le samedi, 6 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Stephen Harper. Photo source

Un comité d'enquête créé par le gouvernement fédéral sera mandaté pour formuler des recommandations sur des leçons à tirer de la crise de listériose et suggérer des mesures à prendre afin de prévenir une autre situation semblable.

Toutefois, Bob Kingston, président de l'Alliance du service public de l'Union agricole du Canada, a déclaré que cette commission était davantage un subterfuge pour assurer la ré-élection du premier ministre Stephen Harper qu'un réel souci de protection de la santé des Canadiens. "Nous savons déjà que le problème est un manque d'inspecteurs... dans un système qui se fie trop à l'industrie alimentaire pour s'auto-surveiller", a-t-il indiqué dans un communiqué de presse.

Un article de la Presse canadienne mentionne que la décision prise en mars dernier par le gouvernement Harper de déléguer l'inspection des aliments à l'industrie alimentaire a été grandement critiquée. Et avec raison! Voyez où cela a conduit le pays.

Je suppose que nous allons pouvoir consulter les travaux de cette commission d'enquête, un peu comme ce fut le cas pour la Commission sur le SRAS, présidée par le juge Archie Campbell. Cette commission relevait du gouvernement de l'Ontario, alors que la commission sur la listériose est commandée par le gouvernement fédéral. Le rapport Campbell déposé au printemps 2004 a identifié 21 principes pouvant servir à réformer la santé publique. Il est difficile d'évaluer où en sont rendues les autorités ontariennes dans leurs améliorations au système de santé suite au SRAS. Un bout de chemin a été parcouru, mais je suis certaine qu'il reste encore beaucoup à faire avant le déclenchement d'une prochaine pandémie.

Espérons que la commission qui portera sur la listériose conduira à des modifications et à des améliorations du présent système de procédés de transformation, de surveillance des marchés par des organismes fédéraux, de même que d'inspection des aliments. Tout ce qui touche de près ou de loin à la sûreté alimentaire au Canada a grand besoin d'être revu de A à Z.

Par ailleurs, les travaux réalisés dans le cadre de la crise de listériose permettront au Canada d'améliorer ses préparatifs pandémiques, car un meilleur système de surveillance des foyers d'éclosion et d'inspection des aliments sera un atout de taille, si jamais des flambées de grippe aviaire devaient survenir chez les oiseaux sauvages ou la volaille domestique, de même que chez la population humaine.


Stephen Harper annonce une enquête sur l'éclosion de listériose
Samedi, 6 septembre 2008 | La Presse canadienne

OTTAWA — À la veille du déclenchement d'élections fédérales, le premier ministre Stephen Harper a annoncé les facteurs sur lesquelles se penchera l'enquête indépendante qui sera menée sur l'éclosion de listériose au pays.

Le bureau du premier ministre a indiqué que l'enquête examinera notamment l'efficacité d'intervention des organismes fédéraux dans le rappel des produits contaminés par la bactérie Listéria, qui a entraîné la mort de 13 personnes au Canada.

L'enquête se penchera aussi sur les circonstances qui ont contribué à l'éclosion de listériose, liées à certains procédés de transformation de la part de la société des Aliments Maple Leaf.

Le comité d'enquête aura comme mandat de formuler des recommandations sur des leçons tirées de l'incident et des mesures à prendre afin de mieux prévenir une éclosion similaire à l'avenir.

Depuis l'éclosion de listériose au pays, le gouvernement de Stephen Harper a été la cible de nombreuses critiques. On lui reproche notamment d'avoir pris la décision, en mars dernier, de déléguer à l'industrie alimentaire la responsabilité d'inspecter les aliments qu'elle produit.

Les libéraux fédéraux ont également reproché à M. Harper d'annoncer cette enquête au moment où des élections fédérales seront déclenchées.

Au Canada, 38 cas de listériose ont été répertoriés et 20 autres sont toujours en attente de confirmation.

(Suite)

Crise de listériose | «Calveat emptor»: débrouillez-vous pour savoir quoi acheter et quoi consommer

Crise de listériose | «Calveat emptor»: débrouillez-vous pour savoir quoi acheter et quoi consommer. Demandez-vous aussi à quel point vos vies comptent aux yeux du gouvernement et des industriels

Paru le mardi, 2 septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Tom Hanks, dans le film Seul au monde. Photo source

On voit souvent, dans les billets de blogueurs sur l’influenza, l’expression «Calveat lector», en lien avec des données de cas suspects de grippe aviaire survenant un peu partout en Asie.

Je viens de lire un article du Devoir, plutôt bouleversant, «Mourir de la listériose: les dessous d’une crise fabriquée au Canada», qui mentionne l’expression «Calveat emptor». Il paraîtrait que c'est au citoyen de se débrouiller pour acheter et consommer les bons produits. Nous sommes livrés à nous-mêmes, tel un Tom Hanks dans le film Seul au monde. Voici la conclusion de l'article du Devoir:
«Des esprits cyniques concluront qu'il n'est point besoin d'enquête ni de réforme. Le marché fonctionne très bien: les commerces qui négligent la qualité des aliments sont vite évincés du marché par des consommateurs furieux ou craintifs. Le public renouerait ainsi avec l'antique maxime Caveat emptor! À l'acheteur d'être prudent.

Toutefois, ce serait là sacrifier les gens, de plus en plus nombreux, qui n'ont pas les moyens de faire montre de circonspection, ou même de choisir leurs aliments. Les malades dans les hôpitaux, les résidents des hospices, les enfants des écoles, nombre de gens vulnérables ou dépendants comptent parmi la clientèle de l'alimentation commerciale.

Qui va les protéger du laxisme d'une entreprise ou de la complaisance d'un gouvernement? Achetez local, clament certains. En matière de bactérie dangereuse, le «produit local» n'est pas plus sécuritaire que le produit industriel. En cas de contamination, ses ravages seront forcément limités. Mais cela ne saurait tenir lieu de politique de santé publique.

D'où viendra l'avis honnête dont le citoyen a besoin si le gouvernement, l'université et toute une presse n'en ont que pour les industriels de l'alimentation?»


Jean-Claude Leclerc

Je vous invite à lire au complet et attentivement l'article de Jean-Claude Leclerc du Devoir. L'auteur a dû effectuer de nombreuses recherches sur les dessous de la crise de listériose pour en arriver à produire un article de ce calibre.


Jean-Claude Leclerc révèle qu’il existe une sorte de système à deux vitesses de production des aliments au Canada: la production d’aliments de qualité mieux contrôlée, destinée à l’exportation pour le marché américain, et une production d’aliments de qualité beaucoup moins contrôlée, qui sont vendus aux Canadiens. Le journaliste souligne également le fait que le gouvernement, les universitaires et les médias ferment les yeux sur cette réalité, puisqu’ils appuient les grands industriels du secteur de l’agro-alimentaire.

OK, laissez-moi reprendre mon souffle quelques instants, parce que ces révélations sont plutôt dérangeantes!

Ai-je bien compris? Il semblerait qu’IL N'EXISTE PAS présentement d’instances DANS TOUT CE GRAND PAYS qui souhaiteraient améliorer la sûreté des aliments destinés au marché canadien.

Au fond, c’est un peu la même situation pour la grippe aviaire et les préparatifs pandémiques. Les autorités semblent se ficher éperdument de savoir ou pas si nos préparatifs canadiens en vue d’une pandémie sont suffisants ou insuffisants. La menace de pandémie est No. 1 dans l’échelle des risques pour la nation (du moins, c'est l'avis du Royaume-Uni). Mais avez-vous connaissance présentement que des décideurs et des planificateurs se tracassent à ce sujet? Pas du tout! Pas plus que pour la sûreté alimentaire au Canada.

En fin de compte, ce sera encore les citoyens qui devront tout encaisser. Ceux et celles qui auront la chance de tomber sur de l’information d’ici le déclenchement de la pandémie, et qui auront pu se préparer le mieux possible, vont peut-être échapper à un destin tragique.

Mais pour les autres, c’est «Calveat emptor».

D'après ce qui se passe actuellement - ou plutôt ce qui ne se passe pas - il serait sage de faire de la «Bouée de sauvetage en cas de pandémie» notre lecture de chevet assidue, et tirer tous les plans possibles pour nous préparer individuellement du mieux que nous le pourrons, en vue du déclenchement de la prochaine pandémie d’influenza. Ne lésinons surtout pas sur la prudence et la prévoyance, car si nous nous comparons à d’autres pays qui se préparent à cet éventualité, alors que ce n’est pas notre cas, j'envisage que la pandémie ne sera pas du gâteau pour nous, citoyens canadiens. À observer la gestion de la présente crise de listériose au Canada, il n’est pas difficile de faire le parallèle avec la crise que provoquera la déclaration d’une pandémie. Et avec ce que nous découvrons grâce à ce qui émerge face aux décisions gouvernementales, dans un contexte encore plus grave nous risquons de nous sentir aussi seuls que Tom Hanks. Et j’ai malheureusement l’impression que ce n’est pas demain que nous verrons les choses s’améliorer…

Vaudrait-il mieux être une tranche canadienne de jambon cuit qu'une personne canadienne en pleine crise de listériose?

Paru le lundi, 1er septembre 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Photo source

Je désire porter à votre attention une liste / compilation des cas humains de listériose au Canada (liste MISE À JOUR 1er sept. 12h45), un travail de moine effectué hier par Mado.

Une fois la liste sous les yeux, on arrive à comprendre un peu mieux la situation, mais elle comporte tellement de cases vides que le résultat est pire que les listes de cas suspectés de grippe aviaire que nous avons vues par exemple pour l'Égypte, l'Inde et l'Indonésie.

Il n'y a pas de quoi être fier, c'est sûr! [Je ne parle pas de la compilation de Mado, mais bien du travail bâclé de nos autorités publiques.] Disperser les données à ce point nous empêche d'avoir un portrait global de la situation, à tel point qu'on peut finir par penser que la crise de listériose n'est pas si importance qu'elle en a l'air. Applaudissons,c'est réussi!

Je me demande si les autorités arriveront à donner "l'heure juste", comme le dit le nouveau ministre de la Santé Yves Bolduc. Les autorités manquent tellement de transparence dans leur gestion (publique) des cas d'épidémie, la pente est si longue à remonter avant qu'ils n'atteignent un niveau où nous pourrions les suivre avec plus de facilité, que je m'inquiète sérieusement sur ce que sera la situation pendant la pandémie d'influenza. Je suis persuadée qu'ils sont très forts dans les analyses en laboratoire, et le traitement des patients. C'est la partie des relations publiques qui laisse à désirer. Font-ils exprès pour ne rien dévoiler, ou presque? Nous n'avons qu'à observer l'extrême précision avec laquelle les autorités nous sortent des listes de produits contaminés, pour réaliser qu'il existe une trop grande disparité entre la qualité des informations concernant les produits, et la qualité des informations concernant les victimes contaminées.

Pour la tranche de jambon contaminée, les autorités nous indiquent la sorte de produit, la marque du produit, le poids de l'emballage, la date de péremption et le code de produit. Pour une mortalité causée par la listériose, de salmonelle ou de E.coli, on nous dit qu'il est survenu un cas quelque part dans l'une des provinces canadiennes. Et c'est à peu près tout. Au moins pour la tranche de jambon contaminée, l'entreprise finit par nettoyer et désinfecter la machinerie qui coupe la viande. Mais nous, consommateurs, garderons la même hantise face aux denrées qu'il faut acheter pour se nourrir et au moment de consommer autant les fruits que les légumes, la viande, les fromages, etc.

Devrait-on concocter une déclaration à la manière d'Amir Attaran, du genre:
"Il vaudrait mieux être une tranc
he canadienne de jambon cuit qu'une personne canadienne en pleine crise de listériose", pour faire comprendre aux gens qu'il existe un trop grand écart entre la gestion des éléments liés aux produits contaminés, et celle des être humains contaminés au Canada?

À quoi correspond au juste l'information qu'on nous donne à propos d'une moyenne d'âge de 79,4 ans pour les cas de la listériose cette année, et d'autres données ridiculement imprécises? La moyenne d'âge est peut-être effectivement de 79,4 pour les cas survenus entre janvier et août 2008, mais qu'en est-il de la véritable moyenne d'âge des cas survenus au cours de l'épidémie actuelle uniquement? La compilation de Mado démontre que des jeunes gens en bonne santé, de 25 ans, ont été très malades en raison de la listériose. Ils ont récupéré, c'est un fait. Ils n'ont pas été testés, c'en est un autre. Combien y en a-t-il dans le même cas?

Rappelez-vous bien des données qu'on nous sert: moyenne d'âge de 79,4 ans, ou encore une personne "d'environ 30 ans souffrant de problèmes de santé", parce que vous allez en voir à la pelletée des données de la sorte pendant une pandémie. Le manque de données précises concernant les victimes cacherait-il quelque chose? Qui sont les véritables victimes de la listériose? Étaient-elles toutes âgées de plus de 75 ans, et seraient-elles toutes mortes de toute façon, s'il n'y avait pas eu la listériose entre temps pour les achever? J'ai l'impression que nous ne saurons jamais qui sont ces personnes qui ont succombé dernièrement aux suites de la listériose... J'ai l'impression aussi que les autorités se rabattent sur le groupe à risque des aînés pour minimiser le fait que des cas de contamination pourraient survenir chez des adultes. Peut-être que je me trompe, mais je ne me sens pas à l'aise avec les coins tournés beaucoup trop ronds sur les détails qui concernent les victimes, pour avoir une confiance aveugle en les autorités.

Quand les autorités canadiennes et québécoises nous donneront-elles enfin des informations sur les cas humains d'infection qui soient claires, nettes, précises et bien détaillées... autant que pour les tranches de jambon infectées???

C’est le fouillis et la cacophonie pour la crise de la listériose

C’est le fouillis et la cacophonie pour la crise de la listériose,
et je n’ai pas hâte de voir ce que ce sera pour la prochaine pandémie d'influenza


Paru le samedi, 30 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


John Arsenault, Photonica. # 6581-000009

Ce n’est pas la première fois que j’affirme que nous sommes les moins bien préparés, parmi les nations développées, à faire face à une pandémie d’influenza. Avec ce que vous avez pu observer au cours des derniers jours concernant la crise de listériose au Canada, me croyez-vous maintenant? Comptons-nous chanceux que les morts emportés par les bactéries (elles semblent toutefois se multiplier à une vitesse folle: listériose, salmonelle et E.coli) ne sortent qu’au compte-goutte pour le moment. Quand il s’agira de milliers de personnes par jour qui mourront au cours d’une prochaine pandémie d'influenza, à voir la présente gestion de cette crise de santé publique, j’envisage le pire, et même encore plus désastreux que tout ce qui pourrait être imaginé.

Nous aurions désespérément besoin de davantage de préparatifs pandémiques à l’échelle du pays, en passant par tous les échelons, du gouvernement fédéral au citoyen canadien. L’avènement du SRAS aurait dû sonner l’alarme, et déclencher un branle-bas de combat de préparatifs de pandémie de grippe aviaire. Certes, le SRAS a laissé des traces, et des mesures ont été mises en œuvre, mais pas en quantités suffisantes. La présente crise de listériose nous démontre clairement que nous avons besoin d’examiner, sous toutes ses coutures, nos systèmes de surveillance, et aussi de passer au peigne fin la manière dont les autorités s’adressent à la population lorsque surviennent des épidémies. L’idéal serait qu’il puisse exister un dialogue véritable avec la population. Mais à la lumière de ce que nous avons pu observer ces derniers jours, je pense que nos décideurs n’en sont qu’à leurs premiers jours de cours de gestion de crise 101, et qu’ils ont encore pas mal de croûtes à manger avant d’atteindre la note de passage qui leur permettrait d’avancer dans le processus des communications de crise, ce qui nous permettrait alors d’avoir confiance en ce qui sortirait de leur bouche.

Je suis persuadée que si les équipes de travail chargées de la planification des épidémies s’étaient penchées de façon sérieuse et constante sur la menace d’une pandémie d’influenza, et que si des simulations de pandémie avaient eu lieu, impliquant à peu près tout ce qui bouge au pays, la performance actuelle des autorités aurait été toute autre que ce déplorable spectacle que nous observons, bouche bée, les bras tombant d’impuissance.

J’effectue des démarches depuis le mois de septembre 2007 auprès des autorités québécoises, afin qu’aient lieu davantage de préparatifs pandémiques. C’est assez honteux à admettre: je n’ai trouvé à ce jour AUCUN intervenant intéressé par mon discours et celui véhiculé par la communauté virtuelle Zonegrippeaviaire. Les personnes que j’ai rencontrées au gouvernement du Québec «semblent» se ficher totalement de ce que je leur ai dit. Pourtant, ce que je raconte à longueur de journée sur le site Zonegrippeaviaire.com devrait les intéresser. La preuve: voyez dans quels beaux draps nous sommes présentement avec la listériose, et autres panoplies d’empoisonnement alimentaire! Et ce ne sont même pas des virus pandémiques mortels virulents.

J’ESPÈRE que cette crise va mettre un peu de plomb dans le coco des planificateurs et des décideurs du gouvernement du Québec. Je ne pense pas que la plupart soient devenus assez prévoyants pour ce genre d’exercice mental: faire le lien entre ce que nous traversons en ce moment et l’épouvantable vision de ce que pourrait représenter une pandémie grave.

Voici un extrait de l’article du Journal de Montréal, «Bolduc sort de son mutisme»:
«Le Ministère va un peu à tâtons, et le ministre n'a pas l'air sûr de lui. Il est hésitant, déplore Bernard Drainville, du PQ. Il doit être présent, rassurant et être certain que l'information qu'il donne est la bonne

«Son travail n'est pas de couper des rubans ou d'annoncer des millions. Sa principale occupation devrait être de rassurer la population», martèle son homologue de l'opposition officielle, Éric Caire.

Il pointe aussi du doigt la transmission de l'information concernant la bactérie au public et entre les divers ordres de gouvernement.

«C'est le fouillis total. Il y a une absence de communication entre les agences, les CSSS et le Ministère», dit-il.

«Je donne toujours l'heure juste», répond le ministre.

Il ajoute ne pas pouvoir être au courant de tous les cas dans un délai de quelques heures.» Je ne regarde pas chaque cas de listériose, ce ne serait pas logique. C'est quand ça devient un grand enjeu comme maintenant qu'on suit ça de plus près.

«La situation est sérieuse. C'est une crise nationale, et chacun doit jouer son rôle. L'important pour la population, c'est de savoir qu'on a pris les cas en main et qu'on tente d'établir un lien entre eux pour en trouver la source
Faites, mon Dieu, qu’il n'y ait jamais de pandémie d'influenza grave au Québec!

Les autorités québécoises persistent à penser – comme elles le font depuis quelques années – qu’elles sont donc bonnes, les meilleures qui soient en fait, parfaitement capables de gérer avec efficacité et de main de maître une pandémie, et préparées de manière des plus appropriées pour y faire face. Cette mentalité erronée, et malheureusement contagieuse à de nombreuses sphères du gouvernement, va persister au sein de l’administration québécoise tant que nous entendrons des déclarations venant de la bouche du plus haut responsable de la santé au Québec, telles que: «Je donne toujours l'heure juste», ou encore «Aucune faute n'a été commise après ce décès lié à la listériose».

Ce sont des démonstrations de suffisance chez une personne, qui nous permettent de deviner qu’il n’y a guère de questionnement, d’analyses, et de transparence possibles. Dans ce contexte, j’envisage que les autorités vont continuer à faire leur gestion de pompier habituelle – c’est-à-dire éteindre les feux – et n’apprendront pas des événements.

C’est bien dommage, car la pandémie nous pend au bout du nez, et ça ne regarde pas bien pour les Québecois.

Maple Leaf Foods et listériose, vu par un expert en marketing Internet

pMaple Leaf Foods et listériose, vu par un expert en marketing Internet, et ce que perd le gouvernement du Québec en refusant d’intégrer les médias sociaux dans ses stratégies de communication du risque

Paru le samedi, 30 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com



Grâce au Plan d'action sommaire 2008-2009 provenant du Sous-comité de planification gouvernementale en cas de pandémie d'influenza, obtenu par Zonegrippeaviaire le 27 août dernier par accès à l’information, j’ai appris qu’un projet d’actualisation du site Pandémie Québec est prévu pour livraison en décembre 2008. Vous pouvez sans doute imaginer que j’attends avec impatience ce changement de look. J’espère qu’ils vont mettre le paquet côté chirurgie plastique et mise à jour des contenus, car le site en a grandement besoin…

Même si un projet d’actualisation de Pandémie Québec est en cours, j’appréhende le fait que les changements pourraient ne pas être si importants que cela.

Mon plus grand regret est de savoir À L’AVANCE que Pandémie Québec va très probablement demeurer un site Internet de type traditionnel, et qu’il ne comportera certainement pas d’applications web 2.0, puisque qu’une analyse récente réalisée par l’équipe de M. Yves Pépin, de la Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgences de Services Québec (Les médias sociaux et la communication du risque), concluait qu’il ne valait pas la peine «d’investir ni temps et argent» dans ces patentes-là.

Pourtant, ce n’est pas l’avis d’experts en marketing web…

En lisant un billet de Michelle Blanc, spécialiste en marketing Internet - qui d’ailleurs s’est classée cette semaine dans le top 100 mondial francophone et dans les trois premiers blogues au Québec (toutes mes félicitations!) – intitulé «Maple Leaf Foods et la listeria, et ce que j’aurais fait de plus», je ne peux m’empêcher de soupirer, et soupirer encore, rien qu’à penser à toutes les opportunités manquées par le gouvernement du Québec, étant donné qu’il a décidé de fermer la porte aux blogues et aux médias sociaux. Car si les blogues peuvent s’avérer des plus utiles pour des entreprises dans la tourmente, telle que Maple Leaf Foods, ils devraient l’être aussi pour le gouvernement du Québec, non?

Les autorités québécoises auraient pu se pratiquer et se faire la main avec un blogue de gestion de crise et miser en quelque sorte sur la situation provoquée par la listériose pour apprendre à gérer ce genre d'outil. Car quand viendra la pandémie d’influenza, une crise qui sera de beaucoup supérieure à celle que nous traversons actuellement au Québec avec la listériose… et maintenant aussi la salmonelle, des applications web 2.0 pourraient réellement faire une grande différence dans une crise communicationnelle de cette ampleur.

Par ailleurs, nous existons: la communauté virtuelle de Zonegrippeaviaire. En plus des applications web 2.0 à intégrer dans les sites Internet officiels du gouvernement, il serait urgent que le gouvernement du Québec admette l'existence de médias sociaux des plus actifs, comme par exemple Zonegrippeaviaire.com, et accorde son soutien à ses activités d'information, traduction des contenus, sensibilisation, échanges et discussions, analyses, empowerment des individus et mitigation des communautés en vue de la prochaine pandémie d'influenza. Nous faisons partie des communications de pandémie - et autres maladies infectieuses -, et nous pourrions devenir d'excellents partenaires-citoyens pour le gouverment du Québec. En court-circuitant toute possibilité d'échange entre nos deux mondes, le gouvernement du Québec s'enfonce un peu plus dans une sorte d'ère jurassique
. Les propos de Lise Payette, publiés hier dans Le Devoir, m'ont paru l'évidence même: les idées sont «si vieilles qu'on a toujours l'impression qu'on est en marche arrière quand ses représentants s'agitent autour d'un projet.» C'est vrai pour les Conservateurs de Stephen Harper, et cela s'applique malheureusement aussi aux membres de l'administration Charest.

Voici le billet de Michelle Blanc au sujet de la listériose et Maple Leaf Foods. Merci pour ces conseils!


Maple Leaf Foods et la listeria, et ce que j'aurais fait de plus
Mercredi, 27 août 2008 | Par Michelle Blanc
Si Maple Leaf Foods était l’un de mes clients, étant donné la crise de listeria qui affecte leurs produits, je leur aurais suggéré de monter un blogue de gestion de crise. Comprenez bien que selon les préceptes traditionnels de relations publiques, ils ont jusqu’à maintenant très bien réagi. Selon Abby Martin, le président a même déjà outrepassé la prudence communicationnelle en admettant «être désolé».
How They’ve Handled This

Maple Leaf Foods immediately shut down the plant in question and recalled approximately 20 types of meat involved. As investigators from the Public Health Agency of Canada uncovered more information, the company took precautionary measures and widened its recall to include 200 additional products.

The company also made sure the public has the information it needs by posting a sizeable PDF on its website detailing which products are involved and to be avoided.

The site also updates press releases as received and implores those viewing it to “Check back often to see what we are doing to win back your confidence.”

Additionally, a somber and penitent statement featuring the company’s President and CEO Michael McCain has apparently been running frequently on major Canadian networks during commercial breaks for popular programs as well as on YouTube.

And a full page letter from Michael McCain quickly appeared in the major Canadian newspapers.

From a public relations standpoint, this is a textbook case of excellent crisis management. The company acted quickly and effectively.

They took control of the situation and offered what appears to be genuine contrition.

(McCain even apologizes in the commercial for the failure of their “culture of food safety”- and actually stating that you’re sorry is something at which most companies would balk. And at which most lawyers would pounce - and they may yet.)
Mais lorsque les gens cherchent listeria dans Google, Maple Leaf n’y est pas. Si on cherche Mapel Leaf, ce sont les actualités qui nous sont présentées en premier, sans qu’il soit possible de voir les nouvelles venant de Maple Leaf. Qui plus est, les mots clés Listeria et Maple Leaf ont été achetés « Merchant Law Group LLP » qui sollicite des signatures pour faire un recours collectif contre la compagnie. Maple Leaf elle-même n’est pas présente. Étant à l’ère du web, les méthodes de gestion de crises traditionnelles, auraient avantage à être mise à jour et à positionner convenablement le message de l’entreprise dans Google et dans les autres outils de recherches Web.

Qui plus est, Maple Leaf Food se devra de regagner la confiance des consommateurs et elle pourrait ouvrir un blogue, expliquer ce qu’est la Listeria, pourquoi ils ont été victime de cette bactérie, ce qu’ils mettent en œuvre pour éradiquer ce genre de problème et ouvrir un dialogue avec les consommateurs. C’est ce qu’a fait avec succès Dell (pour une crise communicationnelle beaucoup moins grave, j’en conviens), lorsque plusieurs épisodes de batteries qui explosent se sont retrouvés sur le Web. De plus, ils devraient évidemment faire du monitorage du brand sur le Web. S’ils l’avaient fait, déjà ils auraient commencé à concurrencer la publicité de la firme d’avocat qui tente de monter un recours collectif contre eux…

Listériose au Québec: le nouveau ministre de la Santé s’offre en spectacle

Paru le vendredi, 29 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Yves Bolduc. Source

Nous en avons vu de toutes les couleurs au Québec, au cours de la journée du 28 août 2008, dans un match verbal à propos des victimes de la listériose, opposant le ministre de la Santé Yves Bolduc au chef de l’opposition officielle Mario Dumont. Plus la journée avançait, et plus le nouveau ministre de la Santé (pas encore élu d’ailleurs) s’offrait en spectacle et avait l’air de se comporter comme un petit garçon gâté qui piquait une crise de nerfs, parce qu’il ne réussissait pas à nous convaincre qu’il avait raison.

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant de l’histoire, voici un rappel des événements:
> Mercredi matin (27 août), deux hauts responsables du gouvernement ont fait le point sur la situation de la listériose lors d’une conférence de presse diffusée sur les ondes de Radio-Canada International.
Le message officiel se voulait rassurant et avait pour but de démontrer que tout était mis en place par le gouvernement du Québec afin d’assurer un approvisionnement dans la chaîne alimentaire, et de protéger la santé publique par des inspections, vérifications et enquête épidémiologiques effectuées par une armée composée de 264 inspecteurs québécois. [Voir mon billet à ce propos.]
> Jeudi matin (28 août), les médias locaux ont rapporté que les membres d’une famille québécoise d’une victime de la listériose ont révélé qu'ils n'avaient pas fait l'objet des mesures de vérification.

> Le ministre de la Santé Yves Bolduc a ensuite nié les propos des membres de cette famille. Il a déclaré que «toutes les personnes qui ont été en contact avec l'aliment contaminé sont rejointes».

> Le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont a déclaré par la suite: «Le ministre de la Santé Yves Bolduc doit des explications à la population sur le processus de surveillance des cas de listériose qui surviennent au Québec

> En fin de journée (28 août), le ministre de la Santé a soutenu «qu'aucune faute n'a été commise après ce décès lié à la listériose».
La Presse canadienne a rapporté en fin de journée du 28 août:
«Le ministre de la Santé Yves Bolduc ordonne à la Protection de la santé publique de resserrer son processus de vérification lorsque surviennent des cas de listériose au Québec. Dorénavant, les autorités de santé publique devront contacter elles-mêmes les proches des personnes touchées par la maladie.

Le ministre Bolduc a été forcé de faire le point jeudi après que les membres de la famille de Raymond-Marie Morin, décédé à Longueuil, aient révélé qu'ils n'avaient pas fait l'objet des mesures de vérification pourtant prévues par le protocole.

[…] le ministre, irrité par les critiques de l'opposition adéquiste…

... [le ministre] soutenant d'autre part que l'Action démocratique cherche à faire une récupération politique de cette affaire.»
On dirait que le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux éprouve de sérieuses difficultés à admettre que son système et ses soldats puissent commettre des erreurs de temps à autre. Ce qui est tout à fait normal. C’est pourquoi lors d’une situation de santé publique, il y a ce qu’on appelle les communications de crise. Le nouveau ministre, au lieu de gérer les communications de crise, génère d’autres crises à chaque fois qu’il ouvre la bouche…

Pourquoi ne s’est-il pas tout simplement contenté d’annoncer qu’il ordonnait à la santé publique d'aller plus loin? C’était un beau message simple à se rappeler, qui sonne bien, et qui aurait peut-être pu réussir à faire oublier la gaffe du début de la journée. Cela aurait démontré, à mon avis, qu’il s’inquiétait réellement du sort des victimes de la listériose. À la place de cela, sa démonstration d’irritation, et son incapacité à admettre la possibilité que des erreurs aient eu lieu, ou que des éléments gagneraient à être améliorés, étaient de trop.

Mais la goutte qui a fait déborder le vase, à mon avis, a été la déclaration du ministre que l’Action démocratique du Québec «cherchait à faire une récupération politique de cette affaire». Voyons donc! Qui voudrait récupérer du capital politique d’une situation où des gens meurent d’empoisonnement alimentaire? Là, je trouve que le ministre tape un peu trop fort avec son marteau, et que l’habituel blâme du comportement de l’autre ne passe tout simplement pas dans la présente situation. Qu’il garde son rejet des responsabilités sur l’autre camp pour une autre fois, parce qu’en pleine crise de santé publique, il me semble que ce genre d’enfantillages n’a guère sa place.

Le nouveau ministre de la Santé Yves Bolduc devrait réaliser que lorsqu’il raconte des bêtises, l’opposition ne pourra pas toujours applaudir ses propos et lui accorder son soutien. C’est ainsi que les choses fonctionnent dans un système de démocratie dite «normale». Les gens du contre-pouvoir sont là pour agir un peu comme des chiens de garde, et il ne faudrait pas que le ministre s’attendre à ce qu’ils soient toujours de son avis.

Par exemple, la semaine dernière, même si le ministre de la Santé Yves Bolduc a raconté des sornettes à propos des sites d’injection supervisés, constituant un total revirement de situation par rapport à la position du Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique du Québec, il peut s’être trouvé très chanceux que l’opposition officielle l’appuie dans son délire, et que ses conseillers en communications le laissent déclarer n'importe quoi. J’ai écrit deux billets dernièrement: 1) à propos de la déclaration initiale de Tony Clement, ministre canadien de la santé, 2) qui a entraîné ensuite l’envolée lyrique du ministre québécois de la santé. [Voir: Candidature de M. Yves Pépin au Prix Supari d’excellence en santé, et À force de jongler avec son image publique et de cracher en l’air, cela pourrait-il éventuellement retomber sur le nez du nouveau ministre de la santé Yves Bolduc?]


Éric Caire. Photo source

Voici ce qu’a déclaré Éric Caire de l’Action démocratique du Québec à propos des sites d’injection supervisés:
«Le critique en matière de santé de l’ADQ était extrêmement satisfait. «Heureusement, le ministre a mis ses culottes et arrêté cette folie-là», dit Éric Caire, qui estime qu’un tel lieu contribuerait à la «banalisation» des drogues dures. Dans le même esprit, M. Caire remet en question le travail des 787 organismes communautaires qui distribuent, chaque année, près d’un million et demi de seringues propres. «Les organismes qui distribuent du matériel ne font pas toujours le suivi de leur clientèle. On ne peut pas dire à ces gens-là (les toxicomanes) moi, je vais t’aider à te détruire. J’ai un problème avec ça», dit-il.»
Je ne suis pas d’accord avec la déclaration de l’ADQ à propos des sites d’injection supervisés, car l’opposition officielle ne comprend pas que de tels lieux aident à contrôler les épidémies. Les positions du ministre canadien de la santé, du ministre québécois de la santé, et du critique de l’opposition officielle en matière de santé vont à l’encontre des directives de l’Organisation mondiale de la santé. Que nos trois moineaux chargés de la santé au pays n’aient pas encore compris cela me surprend énormément. L’ADQ est assez difficile à suivre, car une semaine, le parti se positionne contre des projets qui limitent les épidémies (le sida), et la semaine suivante, il réclame des explications au ministre de la Santé à propos du processus de surveillance d’un foyer d’éclosion (de listériose), et voudrait plus de contrôle des épidémies. J’avoue que cela manque un peu de constance et de logique.

Mais en ce qui concerne la listériose, je pense que l’ADQ a fait son travail d’opposition, en demandant des comptes au ministre, pour des déclarations qui n’aurait sans doute jamais dû avoir lieu, et à propos de possibles failles dans le système de surveillance des éclosions de listériose.

Comme l’a indiqué Mario Dumont, il s’agit d’une «situation très délicate», et on s’attendrait de la part du ministre de la Santé qu’il traite les gens comme des êtres humains. Yves Bolduc applique-t-il son approche Toyota à la crise de la listériose? Est-ce approprié, de la part d’un ministre, de nier les propos de parents d’une des premières victimes, à l’aube d’une crise de santé publique qui pourrait s’étirer encore quelque temps? Cela donne le ton pour les prochaines victimes: c’est-à-dire fermez votre trappe et ne vous plaignez pas, parce que le Ministre n’aime pas qu’on le contredise. Si vous osez parler, et que l’opposition ose lever la main pour poser des questions, alors attendez-vous à ce que le Ministre remette cela avec une jolie démonstration d’irritation.

Quel désolant cirque de relations publiques que tout cela!

Mario Dumont, a prononcé aujourd’hui l’expression «grippe aviaire». Yabadabadoo!

Paru jeudi, 28 août 2008, dans la Gazette de Zonegrippeaviaire.com


Mario Dumont. Photo: Le Devoir

Inscrivons cela aux annales. C’est un grand jour!

Un peu plus tôt aujourd’hui, j’ai rédigé un billet à propos d’une déclaration du ministre de la Santé: «Listériose: faux pas monumental du ministre de la Santé Yves Bolduc, qui ne s’avère pas de bon augure, dans l’éventualité d’une pandémie d’influenza». Un article de presse concernant la réaction de Mario Dumont, chef de l’opposition officielle du Québec, rapporte qu'il est allé aujourd'hui un peu dans le même sens que ce que j’ai écrit ce matin:
«Le ministre de la Santé Yves Bolduc doit des explications à la population sur le processus de surveillance des cas de listériose qui surviennent au Québec, estime l'opposition adéquiste.

Le chef Mario Dumont a réagi aux propos d'une femme de Longueuil, qui a affirmé que sa famille n'avait pas fait l'objet des vérifications prévues par la Protection de la santé publique, malgré le décès de son père jeudi dernier.

Le chef de l'opposition officielle [Mario Dumont] a affirmé qu'il n'accepterait pas de simples propos rassurants [du ministre de la Santé Yves Bolduc] alors que la situation est très délicate, ajoutant que le gouvernement du Québec ne semble pas avoir tiré de leçons de la précédente crise de la grippe aviaire.» (Presse canadienne)
Attendez une minute! De quelle «précédente crise de la grippe aviaire» s’agit-il exactement? Ai-je manqué des bouts de l’histoire?

Mario Dumont voulait-il plutôt parler de la précédente crise de SRAS, survenue notamment à Toronto?

Si c’est vraiment de la grippe aviaire qu’il voulait parler, il serait vraiment très surprenant (et décevant) que le chef de l’opposition officielle du gouvernement du Québec perçoive cet événement comme quelque chose étant DERRIÈRE nous, et non se profilant DEVANT nous. Mon Dieu, que j’aimerais pouvoir aller scruter dans la tête de Mario Dumont, afin de mieux comprendre ce que cette phrase-là signifie exactement…

Parce que pour les gens qui sont inquiets à propos du déclenchement prochain d’une pandémie, il serait utile de savoir si le chef de l’opposition officielle du Québec se préoccupe, oui ou non, de la très grande menace (No.1 parmi toutes les autres menaces possibles de la nation) que représente une telle crise de santé publique mondiale pour les Québécois.

J’avoue que la déclaration d’aujourd’hui de Mario Dumont me dérange un peu, parce que je saisis pas encore totalement ce qu’il a souhaité vraiment dire. Mais Aie! c’est une bonne nouvelle! Vous rendez-vous compte que c’est la PREMIÈRE fois que je vois l’expression «grippe aviaire» sortir de la bouche du chef de l’opposition officielle du Québec? Wow, wow et wow! D’aussi loin que ma mémoire me permette de reculer, je n’ai pas vu passer de déclaration au sujet de la grippe aviaire ou d'une pandémie venant de l’opposition officielle depuis quoi… attendez que je réfléchisse... depuis des lustres? Même s’il en a parlé de façon un peu croche pour le moment, au moins, il en a parlé! C’est un début, n’est-ce pas? Je voudrais tant que ce soit un début, en tous cas.

Maintenant que Mario Dumont semble être un peu plus sensible aux questions de foyers d’éclosion et de surveillance des épidémies, peut-être que l’Action démocratique du Québec va enfin pouvoir se pencher de façon sérieuse et continue sur la problématique d’une pandémie et la nécessité d’exiger davantage de préparatifs pandémiques de la part de l’administration Charest? Peut-être que je rêve en couleurs. Ne nous emballons pas trop vite les amis. Je sais, je sais.


Sébastien Proulx. Photo source

Je n’oublierai jamais la déclaration du mois de janvier de cette année de mon cher député de Trois-Rivières (de l’équipe de l’ADQ), Sébastien Proulx, qui m’a dit «Tout est conforme [dans les présents préparatifs pandémiques du Québec]. Il n’y a pas lieu d’intervenir.» Et ce monsieur s’est empressé de fermer le dossier de représentation de la communauté virtuelle Zonegrippeaviaire, qui lui avait demandé deux choses:
a) Faire modifier la stratégie québécoise actuelle afin que soit transformée l'approche gouvernementale, dans le but de mieux préparer les Québécois à faire face à une pandémie de grippe aviaire, et que soit reconnue la notion de résilience de la communauté et l'apport considérable que pourra apporter la population québécoise à l'élaboration et à la mise en oeuvre de mesures d'urgence.

b) Concrétiser un partenariat entre gouvernements, afin de lui permettre à Zonegrippeaviaire.com de réaliser sa mission d'empowerment des individus et des collectivités en vue d'une pandémie.
Ce genre de rejet catégorique ne s’oublie pas!

On dirait que l’ADQ se réveille d’un long sommeil de Blanche-Neige…

La crise de la listériose, pour rien au monde, je n’aurais souhaité cela à personne. Mais cette crise sera peut-être un catalyseur qui permettra de réveiller les consciences des décideurs et des planificateurs à propos des dangers d’une pandémie, et qui plus est, à propos des dangers de notre flagrant manque de surveillance des épidémies et de préparatifs pandémiques, ici, au Québec et au Canada.
 
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